RELEVÉ, SUBLIME
On ne prend ici ces deux mots que dans le sens où ils s'appliquent au discours. Alors il me semble que celui de relevé
RELIGION. Jag
a plus de rappoi't à la science et à la naïuve clos choses qu'où traite ; et que celui de sublime en a davantage à l'esprit et à la manière dont on traite les choses.
L'Entendement humain de Locke est un ouvrage très-re/ecd?. On trouve du sublime dans les narrations de La Fontaine.
Un discours relevé est quelquefois guindé, et fait sentir la peine qu il a coûté à 1 auteur : mais un discours sublime yOuoi^ que travaillé avec beaucoup dart , paroit toujours naturel.
Des mots recherchés, connus seulement dos doctes, joints à des raisounements profonds et métaphysiques, forment le stjle re/ei'e. Des expressions également justes et brillantes, jointes à des pensées vraies , finement et noblemeiat tournées , font le stjle sublime.
Tous les différents ouvrages de l'esprit ne peuvent pas être relevés; mais ils peuvent être sublimes : il est cependant plus rare d'en trouver de sublimes que de relevés. (G.)