SUBREPTICE
Stoïcle^n signifie donc appartenant à la secte philosophique de Zenon; et stdicjue veut dire conforme aux maximes de cette secte. Stoïcien va proprement à l'esprit et à la doctrine ; stoïcjue, a l'humeur et à la conduite.
Des maximes stoïciennes sont celles que Zenon ou ses disciples ont enseignées; les ouvrages de Sénèque en sont pleins, et en tirent leur principal mérite. Des maximes sloiques sont celles qui persuadent un attachemeiit inviolable à la vertu la plus rigide, et le mépris de toute autre chose, indépendamment des leçons du portique ; telles sont tant de belles maximes répandues dans le Télémaque.
Une vertu stolqjie est une vertu courageuse et inébranlable : une vertu stoïcienne pourroit bien n'être qu'un masque de pure représentation ; car il n'y a eu dans aucune école autant d'hvpocrites que dans celle de Zenon. Panêtius , l'un de ses disciples , plus attaché à la pratique qu'aux dogmes de sa philosophie , étoit plus stoique que stoicienm
On a cité plusieurs exemples où ces mots sont employés indistinctement dans l'un ou l'autre de ces sens ; et Ménage a presque vouhi en conclure qu'ils étoient entièrement synonymes. Ces exemples prouvent seulement de deux choses l'une :-ou qu il étoit inutile, dans ces exemples, d'insister sur ce qui différencie ces mots , ou que les auteurs chez qui on les a pris n'ont pas fait assez d'attention à ce que la justesse et la précision exigeoient d'eux, (Bouhours , Remarques nouvelles, tom.l.) (B.)
1097. StJBREPTICE, OBREPTICE.
Quoi<|ue ces mots soient des termes de palais et de chancellerie, ils sont cependant d'un usage si fréquent et si commun, qu'il ne sauroit être hors de propos de les faire connoître ici. Jls servent l'un et l'autre à caractériser des grâces obtenues par surprise , ou de la puissance séculière , ou des magistrats dispensateurs de la justice.
La surprise suppose que ceux qui ont accordé la grâce n'ont pas eu les luiniéres nécessaires pour se décider avee équité, et que les personnes qui l'ont sollicitée j ont mi» obstacle, ce qui peut se faire de deux façons. La première est lors^u'op avance comme viaie, une chose fausse j et alors il