TAPISSERIE
On 5e tapit dervicie un buisson ou drms un coin pour n otre pas vu : on dit qu'un enfant est tout blotti ou couché en ronddaus son lit , et il n'a pas eu l'intention de se cacher. Le froid fait naturellement qu'on se blottit, sans avoir le dessein de .se tapir.
Je crois donc que l'idée principale de se tapir est de se carlier, et que la manière n'est qu'une idée secondaire; au lieu que cette manière de se ployer en deux ou de se ramasser en un tas, est l'idée première de se blottir j et que celle de se cacher n'est qu'une idée accessoire. M. de Gébelin dit que se tapir, c'est se cacher; et se blottir, se mettre en deux pour se cacher.
Le lièvre 5e tapit, se renferme dans son gîte; la perdrix se blottit, se pelotonne, pour ainsi dire, devant le chien couchant.
5e blottir ne se dit que dans le sens de se ramasser, selon le stjle des chasseurs. Se tapir s'emploie dans le sens restreint de se renfermer, comme l'a fait un ancien poète :
Qui veut se tapir chez soi, Est libre comme le roi.
II18. TÀPISSEUIE, TENTURE.
L'a tapisserie est faite pour couvrir quelque chose, et la tenture pour être tendue sur quelque chose. La tapisserie est un genre d'étoffe ou d'ouvrage en canevas , en tissu , destiné à couvrir les murs d'une chambre et à la parer : la tenture est un tissu, un objet quelconque, employé à ctve tendu sur les murs et à produire le même effet. La tapisserie est tenture , en tant qu'elle est placée , étendue sur le mur : 1;. tenture est tapisserie, en tant qu'elle revêt et pare le mur.
La /a/7/.jierie est proprement un genre particulier de fibi-ication ou de manufacture : on dit les tapissfr!i'i de T<'i..adre, de Bergame, d'Aubusson , des Gobelins. La lenlure césigue vaguement tout ce qui est employé au même usage : on dit des' tentures de tapisserie, des papiers tentures, etc.
On dit une pièce de tapisserie et une tenture de tapisserie. La tenture renferme toutes les pièces employées à meubler une chambre. (R.)
Dict. des Syaonyme». IL' 3^