H TARDER
Ilig. TARDEIV, DlFFÉREIt,
L'idée propre de tarder est celle d'être , de demeurer longtemps à venir, à faire ; et l'idée de différer^ celle de remettre , de renvoyer à un autre temps , à un temps plus éloigné. Tarder ne signifie pas seulement différera, faire une chose, comme le disent les vocabulistes ; c'est, comme l'Académie l'a dit , différer en sorte que ce qu'il y a à faire ne se fasse pas à temps ou à propos , dans le temps convenable. Tarder ne désigne que le fait sans aucune raison de retard : différer annonce une résolution de la volonté qui détermine le délai. Enfin on tarde en ne se pressant pas de faire ou en faisant lentement, sans prendre un certain terme : on diffère, en renvoyant , en rejetant la chose à un autre temps , ou fixe ou indéterminé.
T^e tardez pas à cueillir le fruit s'il est mûr; s'il n'est pas mûr, différez. Il est quelquefois sage de différer; il est toujours imprudent de tarder. En tout , il y a le temps ou le moment : différez pour l'attendre ; mais ne tardez point , car il n'attend pas., On perd du temps a tarder; on en gagne quelquefois à différer. Il résulte de-la q;i'il convient de dire tarder lorsqu'ou a tort de différer.
Il n'y a pas k .différer quand la chose presse. Pendant que vous tardez, l'occasion est passée.
Tarder est toujours neutre , et Vaiigelas a très-bien repris , au jugemeut même de l'Académie , le poète Malherbe de l'avoir employé dans un sens actif.
A des cœurs bien touchés tarder la jouissance , C'est infailliblement leur croître te désir.
Ils sont également un assemblage de plusieurs choses placées le» unes sur les autres ; avec cette différence , que le tas peut être rangé avec symétrie, et que le monceau n'a d'autre arrangement que celui que le hasard lui donne.
l\ paroit que le mot tas marque toujours uu amas fait exprès , afin que les choses , n'étant point écartées , occupent moins de place i et q^ue celui de mo iceau ne désigne quelque--