‹ Dictionnaire universel des synonymes de la langue franseChapitre 444 sur 494 · TRADUCTION · texte numérisé non relu

TRADUCTION

oonnî'i i'iulelligence , en remplissant ou indiquant le rcmpiiiisage des vides de l'ellipse, en supprimant ou explicjuant les lédondances du pléonasme , en ramenant ou rappelant à la rectitude de l'ordre naturel les écarts de la construction a usuelle.

La traduction ajoute aux découvertes de la version littérale le tour propre du génie de la langue dans laquelle elle prétend s'expliquer : elle n'emploie les secours analjtiques que îOmme des moyens qui font entendre la pensée ; mais elle doit a rendre , cette pensée , comme on la rendroit dans le second diome , si on l'avoit conçue de soi-même , sans la puiser dans me langue étrangère.

La version ne doit être que fidèle et claire. La traduction

loit avoir de plus de la facilité , de la convenance , de la cor-

t ection , et le ton propre à la chose , conformément au génie

u nouvel idiome.

L'art de la traduction suppose nécessairerient celui de la

(I ersion ; et c'est poirr cela que les premiers essais de la traduc-

on que l'on fait faire aux enfants , dans les collèges , du

rec ou du latin en français, sont très -bien nommés des

ersioHS.

Dans les versions latines , grecques , syriaques , arabes, etc.

lEQi 3 l'Écriture sainte, les auteurs ont tâché, par respect pour le

v) xte sacré , de le suivre littéralement , et de nicttre en quel-

[lien le sorte l'hébreu même à la portée du vulgaire, sous les sim-

eroj «s apparences du latin, du grec, du syriaque, de l'arabe, etc. ;

iùoi ais il n'y a point proprement de traduction, parce que ce

.;5 étoit pas l'intention des auteurs de rapprocher l'hébraïsme

1 génie de la langue dans laquelle ils écrivoient. t:aà iNous pourrions donc avoir en français version et traduction i;;ill même texte, selon la manière dont on le rendroit dans tre langue : et en voici la preuve sur le verset dix-neuf du gmier chapitre de l'évangile selon saint Jean. « Les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêti'es et dos rites, afin qu'ils l'inteirogeasscnt : Qui es-tu? » Voilà la 'sion où riiébraîsme pur se Jiiontve d'une manière évidente as cette interrogation directe.

y,,' Adaptons le tour dj notre langue à la même pensée , et di-

/iho TRAIX

sons : « Des Juifs lui envoyèrent de Jénisalena des prêtres des lévites , pour savoir de lui qui il étoit » : et nous auro une traduction. (B. Encijcl. XVI, 5io.)

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