‹ Dictionnaire universel des synonymes de la langue franseChapitre 76 sur 494 · LANGUISSANT · texte numérisé non relu

LANGUISSANT

nuisent quelquefois à l'intelligence , mais qui sont ordinairement favorables à l'harmonie. Les expressions propres des patois'sont des restes de l'ancien tangage national, qui , bien examinés, peuvent servir à en retrouver les origines. La question que j'ai entendu faire si souvent, si le français est une langue ou un jargon, me paroît presque un crime de lèse-majesté nationale. (B.)

yOO. LANGUISSANT, LANGO tTRE PX.;

Languissant, qui languit, qui est en langueur; langoureux^ qui ne fait que laiiguii-, qui outre ou affecte la langueur.

Ainsi on est naturellement languissant, et on fait aitiflcictu sèment le langoureux. On a bien l'air languissant , mais on prend l'air langoureux.

S'il n'y a pas de l'affectation dans le langoureux, il j a du moins quelque chose d'excessif, d'immodéré, d'habituel, de singulier dans sa manière d'être. Ainsi l'on dira d'un convalescent qu'il est encore un peu languissant , et d'un autre, qu'il est encore tout langoureux. Vous trouverez langoureux celui qui paroît toujours languissant.

Il ne suffit pas d'être languissant pour être appelé langoureux, il faut le paroitre par des signes ou des démonstrations frappantes de langueur, et d'une langueur assez soutenue, et surtout mêlée de plaintes et de marques de sensibilité.

Aussi langoureux sert-^il à exprimer cette espèce de langueur qu'on attribue à quelque passion violente , tandis que la langueur exprimée par le mot languissant ne désigne que rabattement ou la simple diminution des forces. Des regards languissants sont langoureux, s'ils soat tendres en même temps. (R.)

yOI. LARES , PÉNATES»

Les lares et les pénates sont , dans la mythologie, des dieux ou des génies tutélairt.'s des habitations, des maisons^, des villes, des contrées, de tous les lieux,

Lares signifie habitation , maison , fojer.

Cicéron dit que les génies domestiques sont appelés Pénates ) parce qu'ils résident dans V intérituv (penilus), ou parce qu'ils veillent à la provision (penus} de la mai-

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