AGE
jMim
passant par son axe, mouvement nécessaire pour pointer au dessus et au dessous de Thorizon. Une vis cfe pointage placée sur l'arrière, sert à élever ou abaisser la culasse à volonté. Cette vis passe dans l'écrou du bouton de culasse et va s'appuyer sur la semelle ; une tnanivclle la fait tourner, l'écrou monte ou descend et entraîne la culasse de la caronade. Après le pointage, oii place un coin de mire sous la pièce, et Ton fait tourner H vis pour l'éloignar de la semelle, où elle irait frapper sans cette précaution, lorsque la caronade fait fetf. Souvent la détonation déplace le coin, et alors la vis rétombe sur la semelle. Pour parer à cet inconvénient, M.Dupouya imaginé un ressortfixé au coin et à Taffût, qui tend toujours à pousser le coin sous la culasse.
De même que les caronadesjes canons de galère, de chaloupe canonnière, de felouques et autres bâttmefn^ A rames, ne sont point non plus montés sur des atTûlâ à roueà ; ils sout établis sur des affûls à coulisse, qu'on ne peut orienter ni à droite ni A gatrche. Dans ce cas, cet ÎDConvénient n'a pas d'importance, puisque cette artillerie est en chasse et qu'on gouverne directement vers Tobjet sur lequel on veut tirer. On a imaginé pour Ic^s grands navires différentes sortes d'affûts, aussi à ca\ilîsse, portés sur une espèce de traîneau à pivot, tcâ affûts auraient peut-être l'avantage de se manœuvrer plds vite et avec mpint de monde; ils permet (l-aient de charger en dedans, en faisant nn qirart de conversion ,' dé serrer le canon )e long du bord, ce qui rtnôrnH le ronKa piua doux et moins fatigant pour le navfre ; m^H ils seraient beaneoap phis kyords que les aiïâts ordi^ naires et ils embarrasseraient les fronts.
AGANTER, v. a. Vieux mot qiii signifie atteirrd^c, attraper, joindre.
AGE DE LA LUNE. On désigne par cette exprèsnon le nombre de jours éeonlés éepBki que la lutte tf été nouvelle, en y comprenant le jour même où cette phase a en lien. Par exemple, si la nouvelle lufre est tombée le 15 d'un mois, le 16 de ce mois êoh âffè e^t 2, le 17 il est d, et ainsi de suite. L'âge de la lune sert à ealculer Theure de la pleine mer , dans un porl dont on connaît Vétablissemetit, ou bien à calculer c^l étatrffssemeni lorsqu'on a observé l'heure de la pleifre mer nn jour déterminé {Fby. établisseméint et HAdÊe). Comme on trouve cet Age indicé pour tons les jours de chaque mois dans la plupart des almanachs, et particnlièrement dans la Connat^^anc^ des temps, livre dont les marins ne sauraient se passer, nous ne rapporterons pas ici les procédés grossiers et inexacts donnés dans les anciens traités de navigation, pour calculer les phases de la lune au moyen dé Tépaete de l'année courante. Nous exposerons, d'ailleurs, aux mots luné et PHASE, tons les éiémens nécessaires à la parfaite intelltgence de la question.
Ai^ITATIO^ToE LA Mfia. {f^oy. mer. )
AGl^Alft , s. m. Virole, petite plaque en fer ou en cuivre, percée par le milieiï pour laisser passer -la pointe du clou qui doit être rivéf dessus.
AGREER , V. a. Travailler atix agrès ou prépàtef les agrès d'uh bâtiment.
AGRÉEUR , i. m. Celui qili travaille adi agréa.
AGRÉNER , V. a. Vider l'eau d'on bâtiment, d'nne embareali<m«
AGRÈS, i, m. Nom collectif par fequel on désigne tout ce qui cotrcerne la ih'âture d'un vaisseau. Un bâtiment qui éort du port avec ses bas mâts doit être muni ens^ite de ses agrèsy c'est-â-dire do ses mâts supérieurs, de ses vergues et de ses voiles. A tout ce système, il faut une solidité suffisante pour résister aux raffales , oif tmt esclllations ^rOdttiteS par une ^ro^se mer, et le jeu nécessaire pour oriente^ IcS voiles qtif communiquerofft an nnrtre une partie de là tMésse du vent. Ce Sont des cordages qui , par leàir forée et leti^ soujylesse, procurent cette solidité, oii permettent les motfvcmens <fa>xlèe la mancenvre.
f^ ra^tè lo^ittfdrhal déterminé patt M ^mlle, i peti l^cs au Centre du bAtriheirt ( Foy. pL i, fig, ï), a'éfete le grand mât ^ sur TavAnt est le nfiât de misaine, et snt Varriéie le fÉfi^ d'artlmô>A. Ghaénn de ces «nfttâf se' compose &ttti bas-mât, ffntt fnât de htine, d*nn rhàt de perroquet et d*tm mât de cacatois. Un autre mât Appelé, le' bèaufité, passe au deSM? de Tépèron ; il ëÈt frfelhtè, landié qne le<r aufreâf ofitt mie direction verticale. Lea (fîÈhite èolofmel (fëi svftent dontiont (es (iroffis de^ différéntesr \ï9itiM rpfi éeh^lltneht ces iiiâts :
Mât de perroquet de fou- , gue ..........;... B
Màtde perraclie..' O
Mat de cacatois de perruche
MAt de Beaupré P
Bout dehors de beaupré ou MfoA de tôt .• Q
BdKat dthotê oti bâton de énti foc R
Grond mât £
Grand rnAt de bune F
Wlit de grand pef roqnét. . . G
Mhi de grand caeaiols. . ... H
M&t de misafne K
PetUinaide hlinè L
M&t de petit perroquet. ... M
Mât de peut cacatois N
Màt d'aftlmon A
On volt encore d^ms fa fiff. nn quatrième mut ttffàftt, proposé prff le vtce-ami^al VHlaumez, mais ^nl n'a point été accrpté. (Foy. rKfio^tR )
CIraqne mât de èacatols est terminé par imc flèclie, dent Texlrémilé supérieure a la forme d'un tenon pour recevoir n^e pomme en bois, mtmie de deux réita, o6 passent les drisses des flammes, dès guidons, dea pavillons pour signaux de jour, et des fanaux ponr afgnaut de nuit. Quelquefois on supprime les mâts de cacatofs, et alors ce sont les mâts de perroquet tp6 sont tei^^rnéa en Oèèfie. Quand,' pour les mativafs pavagety les mMa de perroquet s'emploient sans flèches et saiis mtlf Aecf^'
ctloia, on les appelle blfioat fTHyer^ Eftfliii tri fitk^
to^Mrr^ iuriB^W^ iMioAtf (N 9omme$ tuopl alors P<WpI#!^ m 4m f PM» pl?cé4 H^r le« Aècfie^ tribord l»! MiiEH'd}^ et i^fi» girai|0U«8 toiirnent an^jur de c«8 paratonnerres dont la chaîne deaceiid jiiaqM'4 Ia fn9f • )^e fy^tèiw 4t» vergiief cQmprieiyd :
La yer^e die grand hunier.
La Yergue de grand perroquet. La tergue de grand cacatois.
Lj rergue sèc)i9 o^ barrée.
La Terg^e de perroquet de
fougue.
La tergue de perruche.
La vergue de eacalals de per-
La Tergue de civadièfe.
1# fpffiv d» llMHto«l^ rergpe de pefit filMiier.
La rergue de petit perroquet.
La yergue de petit cacatois.
Toutes ces vergues, excepté la vergue sèche ou barrée et la vergue de civadière, portent des Toiles, qui don* nent,en général, leur nom aux vergues auxquelles elles sont lacées par leur ralingue supérieure appelée têtière.
Cette Yoiiure eomprend :
Folles carrées :
La grand^voile 7
Lepaod hiiniar a
Le grawl pjBmUil^ : |0
Le petit ptrroqaet
Le petit cacatois S5
Le perroquet de fougue. . . 1
La perruche 2
Le cacatois de perruche. . 5
La misaine 20
Le petit hunier 21
La graad'voile, la mîsaiMe at leora hoaiera, s'appèleot eDaanbld les qoatre Toiles majeares. Toutes a^ Toilaa soat des trapèzes, dont les ralingues borizoalales aoBi paraiièles, tandis que les ralingues de chute vont en dirergeant. On les- désigne cependant soqs le noln eoHectif de voiles éarrées, pour les distinguer des voilas triangelaii^s dites latines, qui, avec d'autres voiles trapézoïdales appelées auriques (ayant leurs ralingues de ehute parallèles), sont établies sur les étais» ou pour ne pas les fatiguer, s«r les drailles qui leur sont parallèles.
Sur les étais du grand màtou sur les drailles corres-
ffespondantes, sont :
Voiles (Pétai :
La veils du grand étal , T Elle ne $'in$Ulc que dans les
an la p^iiii||»use. ( forts mauvais temp^.
ta grand'voUe 4*étsl, ojui
voUe d'étai de hune. . . .
La votte d'étal de perroquet .
Laveile d*étal de grand ca-
catsis. .-■*•••.•••••... \i
jDea voilas d etai sont baUas baa at serri^ea syr l'arriéra da vAli^ piifaioef
Sur les étm du oiAi (l'artiioan qm «yr lai draUlai , sont
Ces voiles sont halées iMs et serrées sur l'arrière du grand mit.
Entre Tuoe et l'autre, est une voile supplémentaire appelée contre ou fausse voile d'étai.
|4 v«^ fm d^ijimon, ou le fioc d'artimon si
La voile d'étai de perroquet de fougue, ou le diablotin. 4<
la velle d^étal de perruche, a
La ToU^ d'étai ds cacatois d9 parni^« »... §
>MHI 35
Toutes ces voUes d*itai son^ airjqiiea ; ^Uei da mât de Qtisaifie soo^ latines et prennent le noin de foes» qu'on Résigne ainsi ;
PeUtCoc 28/-
Grand foc.* 29 j Tous ces focs sont haléi basft
Faux foc. . . 4 30 j serrés sur le beaupré.
Clin foc 31 \^
A l'arrière du niàt d artimon, on trouve deux voiles auriques, la brlgantioeet Tartimon, qui sontenverguées sur la corne d*artimop ou pic. Cette corne est munie d'une mâchoire qui s*appuie contre le màt, et de là elle s'élance vers l'arrière, en s'élevant de 20^ à peu prés au dessus de l'horizontale. Elle est maintenue dans sa position par un palan appelé martinet, qui part de {a tète du mât d'artimon, et par des palans de garde qui, frappés vers la partie extérieure de la corne, qu'on appelle plus particulièrement le pic, arrivent aux deux extrémité^ latérales du couronnement. Uqe autre espèce de vergue, appelée béme ou gui^ sert à border la brigantine et l'artimon. Ceç deux voiles qe servent pas à la fois, et l'artimon étant plus petit et plus fort s'établit durant le mauvais temps. Quelquefois même, pour ne pas exposer cette dernière voile, on Iqstalle une voile plus petite encore» de forme triangulaire, nommée foc décape.
Bonnettes. — Des voiles appelées bonnettes peuvent encore être hissées, tribord et bâbord, au grand mât et au mât de misaine, aux bouts des vergues de perroquet et sur des bouts dehors, que portent les vergues de hunier et les basses vergues. Ces voiles ne servent que par un bon vent et par un beau temps.
Bonnettes de grand hunier. 9 Bonnettes de grand perroquet 11
Bonnettes de misaine ou
bonnettes basses %k
Bonnettes de petit hunier. 25 Bonnettes de petit perroquet ...» 26
Il y a encore trois bonnettes pour la brigantine, ee sont :
La bonnette de gui. | La bonnette de sous-gul. | Leflëche-en-cn).
Pour complélef lj9 tableau que nous venons de traper, npus devons parler des cordages eipployés à la tenue 4)es mâts et au jeu (des voiles; en d'autfçs teraipp, djos manœuvres dormantes et courantes.
Les m^nœ^vre^ dornianles comprepnept le9 baubaps> étais et gal-baubanç.
Sur lies jottereau)^ daf bas mâts^ on a chevillé les élpogjs, qifi ^ont pptaillés pour mieux faire corps avec la i^^p du ipât. Chaque élpiygis est entaillé en outre en arrièfe et en avant 4n mât, et il rp(oit à angle droit les traversins. Lo traversin de l'arrière touche le mât, celui de Tav^f^t ep est â une distance un peu plus graq^ gi)e l'épaisseur du pied ou de la caisse du piât de luvt.e. Autour des mâts et au dessus def élongis et traversins, ^t uu ^i]urrQlet d9 Ci)F4^ Wl^k Ji^wir |e frpttt*