‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 105 sur 370 · CO · texte numérisé non relu

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COMPTABILITÉ, s. f. Le contrôle des opérations administratives , celui àes consommations et des dépenses de toute nature dans les ports militaires, dans les arrondissemens et sous-arrondissemens niaritimes et à bord des bâtimens armés, l'ordonnancement de tous les paiemens, ressortissent à la coropUbilité tenue par les commissaires de la marine. Lé service de ces agens comptables s'étend en outre sur l'inscription et stfr les opérations maritimes dans les quartiers dépendant de chaque arrondissement on sous-arrondjssement , sur radministration maritime dans les ports secondaires [Yoy. commissaire). Des regîstres-matricules, des états et des pièces de comptabilité sont dressés dans tes bureaux, ateliers, magasins, hôpiUux, en un mot, dans tous les élablissemens des ports affectés aux différons

services.

- COMPTOIR, s. m. Chef-lieu du comtnerce des

nations européennes aux c6tes d'Asie, d'Afrique .ou

d'Amérique.

CONDUISSOIR, s. m. Long bâton percé d'un bout, par lequel, dans les corderies, on passe un fil qu'on dévide sur un touret, afin de le forcer à s'étendre uni-

fermement.

CONDUIT, s. m. Canal dans lequel on passe une manœuvre qui doit changer de direction, ou qO'on veut maintenir dans une direction donnée. Les conduits se composent quelquefois d'une pomme percée, gougée d'un côté. Si c'est une poulie qui sert de conduit , on la nomme poulie de conduit.

CONGRÉAGE , «. m. Action de congréer ou résultat de cette action. (P^oy. ce mot.)

CONGRÉER ,v. a. C'est garnir le vide extérieur qui règne entre les hélices d'un cordage avec un filin qui suit le cours de chaque toron. On assujétit le congréage de distance en distance avec des guirlandes de fil à voile de luzin, ou de bitord s'il s'agit d'un cable.

CONNAISSANCE, s. f. Après une longue traversée on cherche ordinairement à prendre connaissance d'une terre avancée, afin de rectifier son point..

CONNAISSANCE DES TEMPS. Ouvrage sons forme de calendrier astronomique que put>lie chaque année , deux ou trois ans à Tavance , le Bureau des Longitudes de France. On y trouve les positions du soleil , de la lune , des principales étoiles, et l'indication des phénomènes célestes pour tous les jours de l'année. Ce livre, qui depuis quelques années a reçu de nombreuses améliorations , est indispensable aux marins et même aux astronomes de tous les pays. Son usage est indiqué dans un grand nombre d'articles de ce Dictionnaire.

CONNOISSEMENT. C'est, sous une forme moins compliquée et plus abrégée, une espèce de contrat comme la Charte-partU ; il doit exprimer la nature et

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la quantité, ainsi que les différentes espèces ou qualltés des objets à transporter par an navire d'un port oo d'un pays à un autre. Il doit indiquer le nom do char» geur , le nom et l'adresse de celui à qui l'expéditioD est faite , le nom et le domicile du capitaine , le nom et tonnage du navire, le lien du départ et celui de sa destination ;. il doit aussi énoncer le prix du fret, et doit présenter en marge les marques et les numéros des marchandises à charger et transporter. Le connoii* sèment peut être à ordre, ou au porteur, oui une per» sonne y dénommée. Chaque connois$ement est fait en quatre originaux , au moins : un pour le chargeur, un pour celui à qui les marchandises sont adressées , un pour le capitaine, un4X)ur l'armateur da bâtiment. Les quatre originaux sont signés par le chargeur et par le capitaine dans les vingt-quatre heures après le cbarg»ment. Le chargeur est tenu de fournir au capitaine, dans le même délai , les acquits des marchandises char* gées. Le connaissement ^ rédigé dans la forme qui vient d'être prescrite, fait foi entre toutes les parties intéressées au chargement , et entre elles et les assureura. CONSEIL , s. m. L'administration de la marine , les améliorations que réclament les différentes parties du service , la discipline, etc., ont donné Heu à la création de divers conseils que nous énumérons ci-après :

Conseil d'amirauté. Ce conseil est appelé 4 délibérer sur les questions de législation et de haute juridiction qui touchent aux différentes parties du service de la marine et des colonies. Il fut créé en 1824 par ordonnance royale et composé, à son origine, de trois officiers généraux de la marine et de deux officiers supérieura de l'administration. Les membres, aujourd'hui en plus grand nombre, se réunissent sous la présidence du ministre qui peut être remplacé par une vice-président. Conseil des travaux de la marine» Ce conseil donne son avis sur toutes les affairés qui lui sont renvoyées par le ministre et qui ont pour objet l'examen des mémoires , des plans et devis relatifs aux constructions navales, au matériel de rartîHerie, aux ouvrages hydrauliques ; la préparation des réglemens, la rédaction des programmes, Texamen des devis de campagne remis'par les commandans des bâtimens de l'état, etc.

Le conseil des travaux de la marine est présidé par un membre du conseil d*amirauté et compte parmi ses membres :

L'inspecteur général des constructions navales , L'inspecteur du matériel de l'artillerie dé marine, L'inspecteur général et l'inspecteur divisionnaire des constructions hydrauliques , • Deux capitaines de vaisseau ,

Un directeur ou ingénieur des constructions navales. Les fonctions de secrétaire sont remplies par un ingénieur de la marine qui a voix délibérative.

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