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Ibment grates ti MêiètM avaient dit aspMt phil itupd^ gant que jamais, s'agenouilla sor le pOfiC de la Santa^ Maria au milieu de ses compagnons , qu'il invita d'une Toix émue à remercier Dteo de lei avoir préservas de tout malheor durant ce périlleut vopge qui touohait à sa 6n , cl il leur promit qu'ils découvriraient lnraillible*< ment la terre avant le lover du soleiK A Atux heures dtt matin , la Ptitfa, qui naviguait en tète de la flottille, fil le signal convenu d'avance pour anooncer qu'elle était en vue de la terre ! Le Nouveau Monde était découvert i et ainsi ce fut dans la nuit du 11 au 12 octobre 14M que s'aecomplil oe grand événement.
Aux premiers rayons du jour les Espagnols virent se dessiner à l'Iiorizoo les verdoyantes collines de Tile de Guanahani , à laquelle Colomb imposa le nom de San^ Salvador. Le$ trois navires cinglèrent vers la terre dent Colomb prit possession au nom du roi d'Espagne* Ëti ce moment solennel , o^ ce grand homme dut éprouver les pl«s sublimes émotions^ ses.eompagnens entliou** aiastes s'indinèreni devant lui » le proclamèrent ami** rai et yice^roi des Indes , et lui jurèrent de nouveaa une obéissance obsolue. On dit qu'à l'aspect de cette terre de rOuest , aux brises parfumées ; à l'Uspeet de ses eompagnoos vaincus pat son génie , de celui des naturels qui observaient en ëilence les Espagnols , Colomb , jusque là si ferme, ne pUt contenir son émo* Uon « et que des larme» iiKMîdèrent son visage* Nous le eroyons, nous qui, après tant d'années^ ne pouvonè noué défendre contre une émotion semblable f en son« géant de quelle noire ingratitude (ut payée dans là suite cette gloire si noble et si pure«
IX. Désormais les compagnons de Colomb hésiteront d'autant moins à le^ suivre que les naturels de Guanahani , doux et timides , ont joyeusement échangé leurs ornemens d'or conire lès verroteries et les objets de peu de valeur des marins espagnols , et qu'ils ont indiqué par des signes que la contrée où se trouvait ce métal précieux était plus loin vers le Sud. Colomb con^ tinua sa roule dans ce(te direction , et découvrit suc- Ceêsivement un grand nombre d'îles , et enOn Cuba et Haïti. Apfés avoir exploré ces deux grandes terres > Colomb f plue convaincu que jamais de l'existence d'un vaste continent occidétilal , étftit néanmoins impatient de retourner en Europe, et d'y faire connaître sa découverte. Après une navigation pénible, et une effroyable tempête qui faillit emporter jusqu'au souvenir de ce voyage, Colomb qui avait perdu la Santa* Maria, et qtii avait été séparé de la Pintat rentra A bord* de la Nina dans le port de Palos le 15 mars 1493.
La découverte du Nouveau Monde ouvre noblement le seizième siècle ai grand dans l'histoire* Ce mémora-* ble événement fut accueilli dans toute l'Europe avec uu enthouaiaame difficile à décrire , et Christophe Colomb
détint dé la paft de là <*6or napigttft l'ôbJM dêl hvélirs les plus justes et les plus méritées. Lès titrée que âon équipage lui avait donnés sur le rfVagé dd San-Salvador lui furent offlciellement oonOrmés, et désormais on he désigna plut ce grand homme que par la dignité d'aihirtl dotft II hit investii II se fit alori dans les idées une étrange réaction : moins on avait cru aiix prévisions de Colomb, plus dn fut porté i lei exagéref, et l'esprit de découvertes ne mit plus de bornée à ses audacieuseé espérances. Une foule de hardis *ven« turlers s élancèrent dans la route que Colomb venait d'ouvrir sur l'Océan Atlantique, et en peu d'années toutes les parties du continent occidental furent recoo-» nues et explorées. Analysons rapidement les prinoipaut faits qtii se rattachent à l'agrandissement successif dée limites du globe.
La seconde expédition de Colomb appareilla du port de Cadix le 25 décembre 1493. C'est dans èe voyage qu'il visita les îles des Caraïbes, et qu'il découvrit la Jamaïque; On assure que toujours dominé par toû Idée favorite de la prolongation ft l'Ouest dn continent asiatique, et ajoutant d'ailleurs une foi implieite attX relations dé MarcoPolo et de Mandeville, Co!oml^ crut sincèrement que Cuba éttfit nne terre continentale et dépendante de l'Inde, et que les nombreuses îles qu'il trouvait sur sa route appartenaient à ce riche archipel, dont les voyageurs du moyen Age avaient parlé aveè tant d'enthousiasme et d'exagération. Les désordres qui commencèrent à éclater dans les nodvèfles colonies déterminèrent Colomb A retourner en Espagne. Il y fut accueilli avec la même faveur et le même eMptesse^ ment , mais déjA sa gloire lui avait suscité des ennemis aussi puissans qhe dangereot, et l'asceitdant tout nt^ •turel qu'il devait exercer sur les âffttiresmaritfihl^s de l'Espagne excitait la Susceptibilité dd la politique ombrageuse de ce cabinet. Néanmoins il obtint en Sf^ja-^ rence toutes les satisfactions qu'il exigeait, et lé 30 mat 1498 Colomb mit A la voile avèe une nouvellis expédition. Ce fut durant ce troisième voyage qu'If aperçut les cétes du continent, et qu'il s'avança jusqu'au confluent de l'Orénoque. Ce fut aussi A cette époque , où sa gloire brilla de l'éclat le plus pur, que commencèrent pour lui des infortunes» dont il sembin qu'aucune grande illustration humaine ne puisse jamais être exempte. Bobadilla, gouverneur d'Hatii ou Hispaniola , de celte belle terre, Tune des premières dccou* vertes de Colomb i eut l'audace de le faire arrêter, et de le renvoyer en Espagne chargé de chaînes.
Malgré l'amertume des déceptions qu'il éprouvait A la cour d'Espagne, dont l'ingratitude se voilait maladroitement sous les apparences du respect et des honneurs dont on Tentourait, Colomb réaolttt d'entreprendre un quatrième voyage de déeonvwtes, et il se
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IHpppdit de ptiTMlr an Indei ptt 1100 r<mtt phtt prompte el plui sàre que celle que Tenait do suivre Vaifto de Gema ; il résolat aussi d*exptorer tooi rOoèae eceidenlal el d aoliever la eircum^navigation da globe. On ne mît à sa dispoeilion qae de faibles resseurces, et dîTers incîdens ne permirent pas à l>miral d'aehever eop généreux dessein. Perti de Cadix le 9 mal 1602, il rentni dansée port le 7 novembre 1504, après avoir alteini les côtee du Honduras, et recueilli d'imperUn# renseignemens sur Ip Mexique. La oour d'Espagne laissa mourir Colomb dans un état voisin de l'indigence» car cet bomme entliousiaste n'avait jamais songé lises intérêts matériels dans le noble but qu'il s*était préposé et qu^it avait aecompli. Il expira à Valladolid le 12 mai lôOê. La mort de ce grand homme délivra Tingrat Ferdinand de nette importunilé que cause toujours aux uiauvais gQuvememens des conseils fermes et éclairés, et la po* lilique d'extermination que le cabinet espagnol avait adoptée dés cette époque et qu'il suivit depuis cou» slamment put suivre son cours. Christophe Colomb est, suivant nous, un d^ hepiimes ks plus éminens de l'histoire. On ne s'attendra pas à nous voir discuter les droKs qu'on lui a disputés depuis à la véritable déeeu* verte du Nouveau Mdhde. Nous avons étsbii nous* mâmes que cette découverte était depuis long-temps dans les pvessentimens de l'humanité , mais Colomb a eu la gloire inappréciable de les réaliser. Nous ne deu* Ions pas que, dés l'époque la plus reculée , le continent eeeldental n'ait été exploré et peuplé , en premier lieu par les Phéniciens et ensuite par d'autres nations ma* rilimes de l'Asie. Lee immenses et majestueuses ruines de Falanqué attestent diins ces belles contrées le pas* sage d une race puiss^nlt» et civilisée, et quoique nous ignorions par quelles révolutions successives ont dû se modiGer et même périr entièrement les antiques popu* talions de ce continent , nous n^en sommes pas moins convaincus de la fraternité de la race humaine de l'Ouest avec celle de l'Orient. Nous ne douions pas non plus que, dans le cours des ftges, le hasard des tempêtes n'ait jeté des navigateurs Normans, Basques ou Dieppeis sur les eétes Nord-Ouest de cette reste terre ; maie quVst-il resté de ces prétendues découvertes , et i quoi peut aboutir celte critique rétrospective, qui manque d'ailleurs de doeumens authentiques? A l'époque où Colomb fit son premier voyage, nul navigateur ne s'était aventuré au-delà des Canaries sur rocéan atlantique. Celte vaste mer était fermée aux hommes par des préjugés traditionnels, ces fliits sont incontestables, et, quelles qu'aient été les erreurs cosmographiques de Colomb , c'est à lui ^eul que revient la gloire d'avoir triomphé de tous les obstacles et bravé tous les dangers au«delA desquels était un mende eiAiié.
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Les découvertes qui ont illustré 1t fin da quinilème siècle, toutes celles qui se son^ opérées dans les siècles sui vans , jusqu'à nos jours, sont la oohséquence des glorieuses tentatives de trois hommes seulement, auxquels en appartient tout le mérite à ôbè titres divers r ces trois hommes sont Christophe Colomb , Yasco de Gama et Fernando Magellan. De hardis explorateurs , des chels purement militaires, ont pénétré plus avant dans le nouvel hémisphère , ont achevé de plus vsstes conquêtes, mais ils n'ont fak que suivre une route eè ces hommes d*un.génie supérieur les avaient précédés.
Un dernier mot sur ee sujet. Colomb ne donna pas son nom au nouveau continent, cette gloire fui la part d'un navigateur qui ne la méritait pas eutani que lui, mais qui n'était pas aussi indigne de cet honneur qu'on le croit communément. Amérigo Vespoeci, citoyeu de Florence , marin expérimenté et distingué par ses connaissances (héorlques, accompagnait Alenio de Hojeda, qui» en 1409, reconnut toute la céte de Ve* neiuela jusqu'au cap Yela. Hojeda était un des hardis marins qui avaient Tait partie de l'équipage de la SanlOF Maria ^ et quelques écrivains pensent qu' Amérigo ou Améric Vespuce avait eu le même honneur. Quoi qu'il en soit, c^est à ce dernier qu'on doit la première relation un peu circonstanciée sur la découverte du Nouveau Monde, que Colomb s'obstinait à considérer comme un développement de l'Inde. Telle est la cir« constance qui fit donner alors, par un géographe obscur, le nom d'América à la grande terre de l^uest. L*usage a sanctionné depuis une usurpation qu'on a vainement essayé de justifier ; mais le nom de Colomb est à jamais lié à celui de l'Amérique., qui, avec tout le monde civilisé, lui a donné dans l'histoire une place plus belle que celle dont un inexplicable hasard a investi Améric Yespuce.
X. Nous examinerons dans un autre article de ce Dictionnaire (voi/. Yoyages) les entreprises des nombreux navigateurs qui s'élancèrent sur les traces de Colomb ; mais il en est un qui tient une place trop distinguée dans rhistoire des découvertes maritimes, pour que nous passions sous silence se9 glorieux travaux. Fernando Magalliaens ou plutôt Magellan, célèbre marin portugais, avait rendu d'immenses services à son pays dans les Indes Orientales, et n'avait recueilli en retour quun froid dédain et un oubli injurieux qui révoltèrent son ame fière et ardente. Il résolut de mettre ses talons au service de l'Espagne, et, en 1517, il reçut à Yalladolid un accueil flatteur à la cour de Charles-Quint. La possession des Moluques était alors un grave sujet de contestation entre le Portugal et l'Espagne , qui appuyaient également leurs prétentions sur l'étrange bulle d'Alexandre YI. Magellan maintint la légitimité des droits de FEspagne sur ces lies et se fit fort d'y coo«
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duire une flotte par rOaest , persuadé qu'il était de Texislence d un passage autour du continent d'Amérique: il reprit ainsi sous une autre forme l'idée de Colomb. Sa proposition fut acceptée, et une flotte composée de cinq navires (ut placée sous son commande* ment. ^ ' .
Cette expédition, la première qui fut destinée à faire le tour du monde , mit à la voile et sortit du port de San-Lucar le 20 septembre 1519. Elle arriva heureusement sur les côtes du Brésil et poursuivit sa route vers le Sud; au mois d'avril suivant, elle s'arrêta dans un bAvre que Magellan nomnna San-Juliah et qui est situé vers le;50® de latitude Sud. Il y radouba ses navires, et, non moins ferme dans le commandement qu'habile marin, il réprima par des mesures terribles, mais promptes^ un complot. qui s'était formé parmi les officieri de la flotte et qui compromettait le sort d^ sa grande entreprise. Magellan quitta le'porlde Sau-Julian au mois d'octobre 1500, et pénétra, peu de jours après, dans le détroit qui porte- son nom , pour, attester à la postérité Ici génie et te courage de cet illustre navigateur. Ce fut seulement avec trois de ses vaisseaux que, le 28 novembre, Magellan sortit du détroit et entra plein de joie et d'enthousiasme dans rOcéan-Pacifique. L'expédition employa trois mois et vingt jours pour traverser celte vaste mer, et arriva, le 16 mars 1521, eQ vue du groupe d'iies qui ont reçu depuis le nom dlijçs Philippines. Ainsi Magellan est lepremier navigateur européen qui ait parcouru TOcéanie et, quoiqu'il n'y ait reconnu qu'un petit nombre d'îles , c*est évidemment à lui qu'appartient l'honneur de la découverte de cette cinquième partie du monde. On sait quelle fut la fin' déplorable et prématurée du célèbre marin. Il avait fait alliance avec un roi de ces îles, nommé Zéba, qui avait consenti â recevoir le baptême, probablement sans trop savoir dequoi il s'agissait. Mais ce chef eut une guerre k soutenir contre une peupUde voisine, et l'intrépide Magellan n'hésita pas à mener ses équipages au secours de son allié. Il fut tué dans cette lutte obscure et sans gloire. Ce malheur fut grand pour la science que Ma.gellan avait enrichie de ses observations , et pour l'Espagne à laquelle il promettait un chef capable d'entreprendre et d'exécuter les pliis difficiles entreprises. Un seul de ses vaisseaux, la Filioria, commandé par Sébastien del Cano , accomplit son œuvre , doubla le cap de Bonne-Espérance et arriva à San-Lucar le 6 septembre 1522.
La glorieuse expédition de Magellan ferme dignement ce vaste cercle de tentatives maritimes dans lequel nous avons vu s'avancer la civilisation depuis le Périple d'Hannon. Le monde entier est découvert, tou* tes les mers explorées , il ne reste plus à Thumanité
qu*i compléter loo immenae conquête et i ^^ rocueilUr
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les résultats. Ce sera, d'une part, l'csavre de la poUtiqae des gouvernemens, d'autre part, celle des expéditions maritimes modernes. Nous suivrons ailleurs, dans le dernier de ces points de vue, le développement successif des connaissances géographiques, qui ont enfin mis l'homme en possession de toute la surface du globe. • C'est dans cette seconde partie de notre travail que nous serons ramenés à l'application des considératioos - philosophiques que nous avons proposées au commeocement de ce rapide résumé. (F'oy. Voyages.)
DÉCOUVERTE, s.f. Nom d'un bâtiment qui est chargé momèntanémentd'aller à la découverte^ en avant ou sur les ailes d'une armée ou d'une escadre dont il fait partie. — Un homme placé en Tigie au haut d'un mât est à la découverte* ,
DÉCOUVRIR , V. n. Un banc, un rocher, un hautfond découvrent , plus ou moins , lorsque la mer qui les couvrait de ses eaux pendant le flux laisse leurs sommités à découvert pendant le reflux.
DEDANS. Le dedans d'une voile est la face de cette voile que le vent doit frapper pour faire marcher le bâtiment de l'avant , la face opposée se nomme le des* sus : de là on dit qu'un navire a vent dessus 9 vent dedans, lorsque le vent frappe A la fois dedans certaines voiles et dessus d'autres voiles d*un même bAtiment.
DEDOUBLER, v. a. Déclouer le doublage d'un bAtiment soit pour le changer, soit pour visiter ou réparer ses bordages. — C'est aussi défaire plusieurs tours des rabans de ferUge, pour avoir les voiles prêtes à tomber. .
DÉFENDRE, v. a. On commande au brigadier d'une embarcation : Défends! pour qu'il évite d'aborder avec violence contre un corps quelconque. ^~ On dit quelquefois d'un bAtiment qu'il se défend bien A la mer lorsqu'il se comporte bien.
DÉFENSE, s. f. Tronçons de vieux cordages, ou tresses de fil caret qu'on place le long du bord d'un petit^bAtimept ou d'une embarcation , pour amortir les chocs qu'ils sont exposés à recevoir.
DÉFERLER, v. a. Une voile, c'est la dégager des rabans qui la tiennent serrée sur la vergue et la pré- .parer ainsi A être déployée au premier ordre.
DEFERLER , v. n. La mer déferle lorsque les lames se brisent , en écumant , A la rencontre d'un rocher ou d'un haut-fond.
DEFIER, v. a., l'abordage , le choc d'une embarcation contre un corps quelconque, c'est prendre garde que l'abordage soit trop violent. — - Dans un navire sous voile, on conimande au timonnier : Défie de la lame! c'est-A-dire de gouverner de manière A éviter le choc direct de la lame qui s'avance ; Défie du tent ! c'est-Adire de mettre la barre au vent pour prévenir une arrivée; et Défie tout! pour ordonner qqe lego«Ter^.