‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 115 sur 370 · DEL · texte numérisé non relu

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oM fasse avec la quille le plas grand angle possible, afin d'empôcher que le vent ne masque les voiles, et ne fasse faire chapelle quand on a les amures sur le bord.

DÉFOCIIRER, V. a. Oter la fourrure qui garnit une manœuvre dormante. — Pour les amarres , tels que câbles et grelins , on dit lever. la fourrure.

DÉJAGER, V. a. On. dégage une manoBuvre, un cftble, etc., en les débarrassant des obstacles qui pourraient s'opposer à leur aclioti immédiate. — Un bÂlimcnt est dégagé ^ m- dégage y quand il parvient, par une Ixmne manœuvre , à se tirer des éciieils ou d'un mauvais pas.

DÉGARNIR, V. a,' On dégarnit un cabestan ou un guindeau en enlevant les barres et en détournant la iournevire ou tout autre cordage dont il est garni. — On dégamii les canons en leur enlevant leut* garniture de palans , bragues , platines , etc. — Dégarnir une vergue, c'est lui ôter ses manœuvres, et ses poulies.

— Dégarnir un mAt , c'est lui enlever son gréeroent.

— On dégarnit aussi des manœuvres ou des cordages , lorsqu'on en détache les enveloppes qui les recouvrent, telles que toiles goudronnées, sangles, paillels, etc.

DÉGAUCHIR» V. a., une pièce de bois, c'est lui donner sa première préparation.

DEGORGEOIR, 5. m. Gros fil de fer qui sert au chef de pièce à crever la gargousse , et à déboucher la lumière.

DÉGRADER , v. n. Un bâtiment dégrade quand il tombe sous le vent d'une côte ou d'un port qu'il voulait atteindre â bout de bordée.

DÉGRAT, s. m. Une embarcation d'un Terreneuvier fait dégral , est en dégrat quand elle est sortie du havre ouest mouillé le navire auquel elle appartient, pour aller pêcher la morue.

DÉGRÉEMENT, s. m. Perte accidentelle d'une partie du gréement.

DÉGRÉER , V. a. Enlever le gréement d'une vergue , d'un mât , ou d'un bâtiment. —* On dégrée un bâtiment qui, après une campagne, rentre dans le port. — Un bâtiment peut être dégréé par la tempête et par les boulets de l'ennemi.

DEHORS, adv. Mettre une voile dehors^ c'est la déferler et l'orienter.

DÉJAUGER, v. n. Un bâtiment est déjaugé lorsque , touchant sur un fond , il ne lui reste plus assez d'eau pour rester i Oot.

DELACER , V. a. C'est détacher du bord inférieur d'une voile une voile supplémentaire qui était lacée avec elle pour ajouter à l'étendue de sa surface.

DÉLAISSEMENT, s. m. Acte par lequel un négociant assuré dénonce la perte d'un navire aux assureurs, et leur abandonne les effets sur lesquels l'assurance est faite, avec sommation de payer la valeur

ij ^.

totale de ced mêmes objets , telle qu'elle tvait été primitivement estimée dans le contrat d'assurance.

DÉLARDER , v. a. Rabattre les arêtes d'une pièce de bois.

DÉLESTAGE, s. m. Action de décharger le lest d*on bâtiment.

DÉLESTER, v. a. Mettre hors d'un bâtiment le lest dont il est chargé.

DÉLIAISOIV, s. f. Désunion des pièces quicoiiiposent la carène d'un bâliment, ce n'est pas une disjonction complète.

DELIE , part. Un bâtiment est délié lorsque ses pièces composantes, n'étant point^ussi fortement unies entre elles qu'à l'époque de la construction, menacent de se désunir.

DÉLIVRER, V. a. Enlever â la hache certaines parties des bordages, vaigres ou membrures d'un bâtiment , soit pour cause d'avarie , soit pour visiter les pièces majeures.

lÉMANGHER, v. n. Sortir de la Manclie ou d'un détroit, ou d'un canal quelconque. On dit aussi emmancher^ par opposition.

DEMANDE (a la), adv. Quand le câble d'une ancre mouillée acquiert une tension trop grande, il faut eu diminuer la raideur et le filer convenablement aux circonstances, c'est le filer à /a demande. — Une pièce de bois est travaillée à la demande lorsqu'elle est suivant la forme de la place qu'elle doit occuper.

DÉMARRAGE, s. m. Action do débarrasser un bâtiment de ses amarres. Le démarrage n'est pars toujours volontaire, quelquefois la mer ouïe vent brisent les amarres des navires.

DÉMARRER, v. a. C'est, en ^général, détacher quelque chose d'amfirré.

DÉMATAGE , s. m. Perte accidentelle qu'un bâtiment fait de ses mâts.

DÉMATEMENT, s. n\. Travail de démâter un bâtiment.

DÉMATER, V. a. S'entend des bas mâts qu'on enlève avec la machine â roâter ou avec des bigues. Le vent ouïes boulets de Tenneroi peuvent démâter un bâtiment.

Si dans un combat, ou par un mauvais temps, on perd un mât, on coupe aussitôt tout ce qui le tient au bord, car il pourrait le heurter fortement et l'endommager. On doit le traîner, s'il est possible, â la remorque , afin de sauver une partÎH de la mâture et du gréement. Dans cette circonstance, il faut généralement faire vent arrière ou mettre à la cape.

On voit quelquefois , pendant un grain , engager son bâtiment. On manœuvre alors pour faire arriver le navire ; et si on ne réussit pas, on coupe le mât d'artimon , pois le grand mât.

BÉP

DÉlfATER, V. n. On dit d'un bâtimeDt ^ai A perdu ges mâts , qu'il a démâté.

DEMOISELLE» t. f. Synonyme de dame. {Voy. ce mot.)

SENT, s. m. Synonyme d'adent. (f'^ot^. ce mot.)

DÉPECER, V, a., un vieux bÂtiment, le démolir, le mettre en pièces.

DEPENDANT (en), adv. Peu à peu. S*avancer par degré , à Falde du vent , vers un point déterminé sans auhrre la route directe , mais en courbant graduellement sa route» c'est arriver, porter, gouverner en dépendant

DÉPENDRE , V. n. Le vent dépend du Tiord ou du Sud lorsque , sans souffler directement de ces points de l'horizon , il s'avance sur des directions voisines.

DÉPLACEMENT, t. m. Espace occupé par la oarène d'un bâtiment au tnilieu du fluide sur lequel il est flottant. (f^oy.ConsTaciGTioff.)

DÉPLANTER, v, a., une ancre , lui faire quitter le fond lorsqu'on veut la lever.

DÉPLOYER, V. n. Une vague déploie lorsqu'elle rencontre un obstacle qui s'oppose à sa propagation. Alors sa partie inférieure perd son mouvement progressif et sa partie supérieure s'étend par-dessus ou le long de Tobstacle.

DEPRESSION DE L'HORIZON , différence entre l'horiion visible et l'horizon sensible, (f^oy. Astronomie.)

Dans toutes les observations de hauteur des astres il est essentiel de corriger la hauteur apparente des effets de toutes les causes qui tendent à la faire différer de la hauteur vraie , car cette dernière seule doit entrer dans les calculs nautiques. Or, parmi ces causes, la dépression de l'horizon est celle dont il est le plus facile de mesurer l'influence.

Soit en effet A {pL X.fig. 19) un point de la surface de la terre: un œil placé A ce point aurait pour horizon sensible AD , et conséquemment la hauteur d'un astre placé en S serait pour lui l'angle SAD ou Tare SD ; mais si cet œil est élevé au dessus du niveau de la mer d'une quantité AB, son horizon visible n'est plus le véritable horizon AD , il devient BCE , c'est-à-dire qu'il s*abai8se au dessous du vrai et va toucher la terre en un point C; de sorte que la hauteur observée de Tastre est mesurée par l'angle SBE ou par Tare SE plus grand que la véritable hauteur SD de la quantité DE ; c'est donc cette quantité DE qu'il s*agit de déterminer, aGn de la retrancher de la hauteur apparente SE, pour obtenir la hauteur vraie SD.

Observons que le rayon AO de la terre étant très petit par rapport à celui de la sphère céleste , Tangle DmE ne diffère pas d'une quantité appréciable de l'angle DAE et qu'on peut conséquemment prendre ce pre-

VÈP

Mier angle pour la mesure de la dépression ; mais DmE est égal à BmA ; et, comme celui-ci est le complément de l'angle mBA . dans le triangle rectangle BAm, il en résulte qu'il est égal A l'angle au centre de la terre BOC, complément du même angle ABm» ou OBG, dans le triangle rectangle BCO* Ainsi l'angle au centre BOC est la mesure de la dépression. Or» dans le triangle rectangle BCO , nous avons :

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