DES INCLL^AISONS DE L HORIZON VISUEL AVEC LE VRAI
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DERADER, v. n. Un bâtiment dérade lorsqu'il est entraîné hors do la rade, malgré la résistance qu'offrent ses ancres ou ses amarres, par Teffet d'un cou« rant violent ou du mauvais temps.
DÉRALIiXGUER , v. a. Séparer d'une voile les ralingues qui la fortifient* Une voile peut être déralin* guée par le vent.
DÉRAPER, y. n. Une ancre dérape lorsquelle quitte prise sur le fond , soit qu'elle cliasse , ou dans Tinstant qu on la lève. On est dérapé lorsque Tancre est dans cet état.
DÉRIVE , s» f* Angle que fait la vraie route d'un vaisseau avec la direction de l'air de vent sur lequel il gouverne^
DÉR
Le compas de route {voy. ce mot) indique bien la position de la quille d'un bâtrment^par rapport â la ligne K. et S. de l'aiguille aimantée , et sert à la main* tenir ou à la ramener à celte position , lorsqu'elle s'en écarte , mais il no fait pas connaître la direction de la route du navire qui , le plus ordinairement, diffère de celle de la quille. £n effet, à l'eiception des cas où le navire marche vent arrière ou du moins grand largue, Tobliquîté des voiles le force d'aller plus ou moins de côté , parce que le vent le frappant plus ou moins vite par le côté qu'on appelle le côié du vent , le pousse de l'autre côté nommé le côié de dessous le vent , il en résulte nécessairement que la direction de la route réelle s'écarte de celle de la quille ou de l'air de vent auquel on gouverne. Cet écart est ce qu'on nomme la dérive.
La dérive dépend de la direction et de la force du vent» des courans, des marées, de la manière dont le navire est appareillé et de ses qualités ; il est donc à peu près impossible de la calculer directement, mais on peut toujours l'obtenir par une observation immédiate en relevant avec le compas de variation la houache ou trace que laisse le navire derrière lui et qui est dans la direction de sa vraie route; l'angle que forme la houache avec l'air de vent auquel on gouverne est la dérive. Supposons, par exemple , que gouvernant au N.-E. i N. on relève Ii^houage du vaisseau au S. i S.*0., on en concluera que l'angle formé par la quille du vaisseau qui est dans la direction N.-E. { N. et la vraie route qui est dans la direction de la houache, c'est-à-dire S. \ S.-O., est de 22"" 30' ou de deux rumbs, parce que l'angle des deux airs de vent N.^E. 2 N., S. i S.-O. est de 22'' 30'; c'est la dérive du vaisseau.
La dérive peut être à tribord ou à bâbord, c*est^-dire à droite ou à gauche , mais toujoiirs du côté opposé au vent, ou à l'amure. Ainsi, quand le vent souffle à droite , on dit que Yamure esta tribord et la dérive à bâbord; quand il souffle à gauche, l'amure est à bâbord et la dérive à tribord» La connaissance de la dérive est indispensable pour déterminer le rumb de vent qu'on doit tenir ou celui qu'on a déjà tenu. {P^oy. Estime et
RODTE.)
DÉRIVER, V. n. C'est avoir de la dérive. {Foy.
ce mot.)
DERIVE , s. f. Espèces de semelles faites de plu-
sieurs planches réunies par leur épaisseur et flxées, une de chaque bord, sur la préceinte , par une grosse cheville autour de laquelle elles peuvent tourner librement. Elles ont en longueur une fois et demie ou deux fois le creux du bâtiment, en largeur la moitié du creux au bout le plus bas, le tiers au milieu, et vont en diminuant jusqu'au bout le plus élevé. Les bâtimens à plates^varaoguQs «e servent de ces