DES
semelles pour diminuer la dérive. Pour en faire usage , on laisse pendre verticalement la dérive qui est sous le vent; elle présente alors toute sa surface latérale à la mer et fait diminuer la dérive du tj^timent en augmentant la résistance du fluide sur le côlé , tandis que cette résistance reste la même, dans le sens direct.
DÉSAFFOURGHER , v. a. C'est lever l'ancre d'affourche. Cette opération terminée, le bâtiment reste mouillé sur une seule ancre.
DÉSARMEMENT , s. m. Un bâtiment est en déiarmement lorsqu'on- lui enlève ses agrès et ses apparaux , son artillerie et ses munitions, etc., et qu'on le laisse nu et vide dans le fond d'un port.
DÉSARMER^ v. a. Un bâtiment, une escadre, une flotte, c'est en faire le désarmement. {Fqy. ce mot.) •^ Désarmer une embarcation , c'est retirer les avirons de dessus le bord et les rentrer.
DÉSARMER , v. n. Un homme, un équipage désarment, lorsqu'ils sont congédiés ou seulement débarqués d'un bâtiment.
DÉSARRIMER, v. a. Changer l'arrimage d'un bâtiment. — Quelquefois un vaisseau est désarrimé par les mouvemens de la mer, ce qui provient d'un arrimage mal fait.
DESCENDANT, s. m. Effet du reflux dans les rivières.
DESCENTE, s. f. Débarquepnent de troupes eo pays ennemi.
Il peut quelquefois être important pour l'armée qui veut opérer une descente de s'emparer d'abord d'un point d'appui , tel que celui que présenterait une langue de terré des deux côtés de laquelle des forces navales pourraient s'établir, soit qu'on se borne â protéger les mouvemens des troupes , soit qu'on ait en vue de s'y fortiCer successivement pour y placer ses hôpitaux et ses magasins.
Pour préparer le succès d'une descente, il faut avoir des renseignemens exacts sur la localité ; prendre en temps utile leç mesures d'ordre destinées â prévenir toute confusion ; surprendre l'ennemi , ou tout au moins profiter d'un premier instant d'étonnement pour débarquer en force avec le plus grand ordre ; pouvoir débarquer avec facilité, non seulement les troupes, mais encore l'artillerie et tout le matériel, et n'avoir qu'un court trajet de la flotte au rivage ; pouvoir protéger la descente et soutenir les premiers mouvemens des troupes avec les forces navales ; occuper un mouillage où les bâtimens ne soient pas compromis par le mauvais temps, par les batteries de terre, par l'apparition de l'ennemi , et où ils demeurent en communication sûre et constante avec les troupes débarquées ; pouvoir, en cas de revers, rembarquer promptement les trou* pes » sans désordre et sans perte.