‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 130 sur 370 · EPI · texte numérisé non relu

EPI

Dans certains Lâlimens de la Méditerranée Téperon est simplement la partie saillante de l'avant, qui se termine en bec d'oiseau. — On donne aussi le nom d'éperon à une pointe de rocher qui rompt la lame à l'entrée d'un havre ou d'une rivière.

ÉPINGLETTE , s, f. Longue aiguille de fer dont se servent les chefs de pièce pour introduire la poudre dans la lumière d'un canon. — On donne aussi ce nom â une sorte de petit épissoir. {Foy, ce mot.)

EPISSER, V. a. C'est ajouter, réunir deux bouts de cordage, en entrelaçant les torons de l'un dans ceux de l'autre après les avoir décommis tous les deuxde la même longueur, et en les croisant et les serrant ferme les uns dans les autres, de manière que l'entrelacemenlqtti se nomme épitsure ne puisse se rompre. On distingue généralement deux sortes d*épissure$y la carrée et la longue. La première, qui se fait sur les câbles, les gre» lins et les manœuvres dormantes, s'exécute en détordant les trois torons décommis de chaque cordage jusqu'à une certaine longueur et en les plaçant les uns dans les autres dans des sens opposés. Ensuite chaque toron décommis de l'un deicordagps est introduit soua les torons commis de l'autre^ et réciproquement. Quelquefois on fait passer une aecoode fois ces toroos décommis sous de nouveaux torons commis, afin d'assurer la jonction des deux cordages.

Pour réunir deux parties ou les bouts de manœuvres courantes, on décommet tous les torons des extrémités des deux cordages^ jusqu'à une certaine longueur» et on les empâte. ensemble comme pour Y épisiure carrée; maiâ^ après avoir ainsi placé ces torons les uns entre les autres , en en décorametun seul sur une plus grande longueur^ et la place qu'il laisse vide sur un premier cordage est remplie par un toron correspondant et libre du second cordage. De môme» on décommet aussi réciproquement , jusqu'à la même distance» un seul tordri du second cordage pour le remplacer par un toron du premier. De cette manière , il ne reste plus qu'un toron de chaque cordage, et l'un d'eux est étendu sur l'espace qu'embrassait l'autre en décommettant cependant celui-ci , d'une longueur plus petite, Pans cet état» les bouts des torons sont passés et arrêtés entre les torons commis » et la grosseur de l'épissure n'excède pas celle des cordages dans le reste de leur longueur» de telle sorte qu'ils peuvent courir librement dans les poulies. Outre ces deux épitsureSf il y en a encore une troisième pour les lignes de sonde et de loch ; elle se pratique à l'aide de deux passes à une certaine distance» entre les torons de la ligne i ainsi la ligne est double dans cette longueur. (Foy. pL III, pg. 21» 22 et 23.)

EPISSOIR, s. ni. Poinçon de fer ou de bots dur propre à lever les torons des cordages que l'on. veut épisser». pour faciliter le passage de« jorons qoe Ton

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