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iDdépendamment d'une supériorité îneontestabie dans la qualité des produits, oq a bientôt reconnu par des calcula rigoureux que, loin de payer plus cher des canons de toute sûreté, on obtenait de leur fabrication par régie une économie de t2 à 15 p. ^U au moins. Nous aurons à revenir, au surplus, sur les importantes questions soulevées, dans ces derniers temps, par la comparaison des deux systèmes, quand nous traiterons des autres établissemens de la marine hors des ports (Koy.UstNR} ; et comme, à l'exception do la fonderie de canons de bronze établie au port de Rochefort, et que nous décrirons en même temps, c'est dans les mêmes établissemens qu'a lieu la fabrication des autres objets en fonte de fer, ainsi surtout qu'en fonte de cuivre, employés pour la construction et Tarmement de la flotte, les développemens qui se rapportent à cette fabrication se trouveront en lieu convenable.
FOIVDRIER, ff. m. Bois dont la pesanteur spécifique est plus considérable que celle de l'eau de mer.
FOIVTURE, ». /. Un banc qui, placé à rentrée d'une rivière, vient à diminuer^ e^ïenfanlure; souvent les sables qui s'en détachent vont augmenter un autre banc.
FORAINE y adj. Rade foraine, ouverte aux venta et à la mer, qui offre un mouillage en pleine c(>te, mais sans abri.
FORRAN, f . m. Pirate, corsaire, veleur sur mer.
FORÇATS , I. m. pi. Nom que l'on donne aux criminels qui sont condamnés aux travaux forcés à temps ou A perpétuité , et qu*on désignait autrefois sous celui de galériens, parce qu'ils étaient employés à ramer sur les galères de l'état.
Pour rester dans les termes des lois pénales , les seuls travaux que les forçais devraient avoir A exécuter seraient les travaux de force. Mais il n'en est pas ainsi, et la marine se voyant, malgré la 8up'l)ression des galères , dans l'obligation de garder à' sa cltarge celte classe de criminels , a dû chercher les moyens d*en tirer un parti quelconque , leur nombre excédant do beaucoup celui nécessaire pour les travaux de force auxquels on avait k les appliquer.
Des essais dirigés vers le but d'utiliser, au moins en partie, les dépenses occasionnées par Tëntretien des bagnes , ont été faits notamment au port de Toulon , en employant les condamnés à la construction de grands établissemens qui eussent exigé dos sommes très considérables, si on y eût apjtliqué des ouvriers libres, mais qui semblaient devoir coûter peu, compati vement, si l'on se servait de forçats, transformés en tailleurs de pierre, maçons, briquetiers, etc., tant pour la main-d'œuvre des travaux, que pour la réunion êjtt place , et la préparation de la majeure partie des matériaux.
Quelque ait été le résultat obtenu exeeptionnellement do ces vues , une impulsion que l'on peut qualifier de ftcheuse a *été donnée, et remploi des forçats à des ouvrages d'art est dévenu une habitude qui s'est promptement propagée dans les porta où se trouvaient des bagnes.
Mais, avec le temps, une partie des illusions qu'on s'était faites a disparu, et ce qui est resté, c'est la conviction, malheureusement tardive, des inconvéniens très graves qui résultent de la participation des forçats aux ouvrages à exécuter par les ateliers des arsenaux maritimes»
L'emploi simultané des forçats et des ouvriers libres est, d'ailleurs, le spectacle le plus immoral que les arsenaux puissent offrir. C'est un scandale révoltant que de voir ces hommes , condamnés à Tinfamie , s'occuper, par l'effet d'une tolérance vraiment déplorable, de corrompre une population honnête par leurs propos et souvent par leurs exemples. Auteurs ou complices de tous les vols qui se commettent dans les ports, ils enseignent dans Ibs ateliers à fer, soit à fabriquer des fausses clefs ou des instrumens propres au même usage , soit à soustraire des outils ou des fragmens des métaux les plus précieux. Ayant Tesprit constamment tendu Vers la recherche des moyens, quels qu'ils soient, qui peuvent favoriser leur évasion, il n'est aucun désordre, aucune calamnité qu'ils ne soient capables de provoquer en vue de ces moyens , et on tremble de les voir circuler à tout instant, soit sur les vaisseaux , soit dans les chantiers, au milieu, enfin, des richesses que renferment les arsenaux maritimes , dont leur présence ne cesse de compromettre la sûreté.
Indépendamment des dangers qui résuUefit de l'emploi des forçats dans les ports , l'entretien des bagnes est pour la marine une charge fort lourde que la valeur du travail qu'ils exécutent est bien loin de compenser.
Quant à rohjection qui a été faite , et qui repose sur la difficulté de remplacer le travail des forçats, elle ne mérite pas qu'on s'y arrête. Rien au contraire ne serait i>lus aisé; il y a partout, dans le voisinage des principaux ports, des populations nombreuses occupées à la recherche des moyens de subsister ; une partie de la population des ports * eux-mêmes souffre faute de pouvoir gagner un salaire. Ce serait donc faire une chose fort utile à ces populations que de leur donner à exécuter les travaux de manœuvres, auxquels seuls les forçats sont encore employés.
Il y aurait peut-être d'abord quelques moihens d'embarras; mais ils n'auraient que la durée du temps indispensable pour réunir le nombre de journaliers nécessaires. Cest ce qui est arrivé dans les ports de Cherbourg et de Lorient, lorsque les bagnes y ont été supprimés; on s'est, un instant , alarmé de cette sup-