‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 155 sur 370 · HAL · texte numérisé non relu

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poli des cuivres dont on les orne, qui le font principalement ressortir. A ce sujet, ainsi qu'à Foccasion de la substitution faite du fer et du cuivre polis au bois, précédemment employé pour un grand nombre d'autres objets du détail de l'armement^ on peut sans doute remarquer que la guerre s'est faite, que de longues navigalions ont été accomplies avec des bàlimens installés plus simplement et à moindres frais. Mais, en temps de paix surtout, il est bon que, dans les pays étrangers où la France montre son pavillon, ses vaisseaux soient remarqués par la supériorité de la tenue, et Ton sait que, pour quiconque est peu versé dans la connaissance de ce qui constitue, en marine, la force réelle, c'est par Téclat des objets qui frappent la vue, lorsqu'on visite un navire de guerre, que cette supériorité de tenue se signale. C'est donc une source de renom à propager et à conserver au dehors, une marque de civilisation avancée, un indice de puissance à laisser, sur les rives lointaines, dans le souvenir des personnes composant les plus hautes classes de la société, que la curiosité attire toujours, en grand nombre, à bord de nos bàlimens de guerre.

HACHE D'ARMES , $. f. Hache légère, dont le côté opposé au tranchant se termine par une forte pointe. Son manche est semblable à ceux des haches ordinaires. Dans les abordages, elle sert aux matelots d'arme offensive et défensive. On l'emploie aussi, dans un cas pressé, à couper les manœuvres.

HAHA, s. m. Yoile d'une forme particulière, qu'on place sous le bout-dehors de beaupré.

HAIE , s. f. On désigne quelquefois sous le nom de haie de rochers, etc., une ligne d'écueils bordant la côte.

HALAGE^jl^. m. Action de halerpu de tirer.' — Le chemin que l'on suit sur le bord de l'eau, lorsqu'on tire après soi un corps flottant, est nommé chemin de halage. — Le salaire des hommes employés à haler se nomme /raïs de halage. — Dans les corderies, on nomme cheville de halage une barre de fer qui sert d'axe de rotation aux rouets ou aux dévidoirs.

HALE A BORD, s. m. Cordage destiné à haler ou à tirer vers un bâtiment tout objet extérieur et éloigné qu'on veut embarquer, ou qu'on veut rapprocher de ce bâtiment.

HALE-BAS, s. m., ou Cale-bas. Manœuvre qui sert à amener les focs et les petites voiles d*èlai. Les haiebreux, les pavillons de signaux, guidons et flammes ont aussi des haie-bas.

HALE-BREU, s. m. Cordage qu sert à iaire monter jusqu'au sommet de la corne les cargues de Tartimon ou de la brigantine. Le haie-bas du halc-breu agit en sens contraire. On donne aussi le nom do hale-breu à toutes les manœuvres également placées au bout des vergues quelconques.

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IIALË-l>fet>ANS, s. m. Manœuvre qui , frappée sur le rocambeau d'un foc, pour le haler en dedans, agit en sens contraire de Tamure.

HALER , V. a. Tirer à soi horizontalement un cordage, une manœuvre. On dit haler les boulines, les embarcations, etc. ^-« Au lieu du mot haler, on emploie le mot peser, lorsqu'on roidit un cordage vertical.

HALER, V, 17. Le vent haie de l'avant, etc., lorsqu'il change en prenant cette direction.

HALER (sr), V. p. Un bâtiment qui s^élève dans le vent en courant des bordées est dit se haler dans le vent. — On dit encore qu'il se haie de l'avant ou de Tarrière, lorsqu'il vire sur une amarre fixée à une distance quelconque.

HAMAC , s. m. Lit des matelots. Il se compose d'un morceau de toile en double, de i'^^dS de longueur sur 0"',86 de largeur, d'un matelas de 0*^,08 d'épaisseur, passé dans le double de la toile, et d'une couverture de laine. Une araignée en ligne, fixée à chaque extrémité, sert à le suspendre â des crocs fixés dans les baux, et des petits bouts de cordages, placés extérieurement de chaque côté et â des distances égales, servent à le serrer lorsqu'on Ta roulé pour le placer dans le bastingage. — Il y a d'autres hamacs, nommés cadres, qui forment un lit complet, sauf la suspension ; ils ne servent que pour les officiers, les élèves et les passagers ; dans, le branle-bas de combat, on les place sur le faux-pont ou dans la cale.

HAIIPE , s. f. Manche d'écouvillon ou de refouloir.

HANCHE, s. f. Partie d'un bâtiment, tribord et bâbord, en arrière des haubans du grand mât. — Dans la Manche, on lui donne le nom de camier.

HANET ou Ahbt, s. m. Buut de ligne qui, dans les petits bâtimens qui prennent les ris d'en bas, remplace les garcettes de ris. La toile, au lieu d'être relevée sur la vergue, est ployée et amarrée sur la ralingue du fond par les amets, passés dans les œils de pie des bandes de ris.

HARPON, t. m. Sorte de javelot eu fer battu, ayant un long mauche sur lequel est frappée une grosse ligne. On l'emploie â prendre les gros poissons, et il est proportionné â Fusage qu'on veut en faire. Une petite lame de fer, couchée dans le harpon et maintenue par une bague, s'ouvre en travers dans le corps du poisson qu'on a harponné ; elle empêche qu'il puisse se dégager, et on ramène à bprd en halant sur la ligne.

HARPONNER , v. d. Lancer le harpon.

HARPONNEVR, i. m. Matelot qui harponne.

HAUBAN, s. m. Cordage qui constitue l'une des principales manœuvres dormantes du gréement. La circonstance que ce cordage est celui qui est mis en place le premier à bord de tout bâtiment, nous fournit

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l'occasion de donner, en commençant, une idée générale du gréement.

Le gréement comprend, comme nous l'avons dit {P^oy. ce mot), Tensemble des cordages et des poulies qui sont nécessaires^ tant pour la tenue des mâts que pour la manœuvre des vergues et celle des voiles.

Anciennement, et de nos jours encore, avant l'application de la force motrice de la vapeur â la navigation, on n'avait, pour imprimer le mouvement â un navire, que l'impulsion obtenue de l'emploi des rames ou celle produite par l'air. Mais l'action des rames, reproduite parles roues des machines, sur des bâtimens à vapeur, suffisait â peine pour la navigation cétière, et, dès les premiers progrès, l'actiqn du vent sur une surface qui lui était opposée, a été promptement mise & profit. Cette action étant habituellement horizontale, la surface à exposer au vent devait être supportée verticalement, et le bord supérieur de cette surface tendu, en même temps qu'il fallait qu'elle fût soutenue de façon â pouvoir, non seulement demeurer développée, mais, déplus, être présentée auvent selon ses diverses directions. La voile, la vergue, le mât ont ainsi été, dans l'origine, le résultat immédiat de la plus simple aperception.Mais un vaisseau, lors .surtout qu'il a reçu son lest, son eau, son artillerie, a un poids énorme, et la masse d'eau que son volume chargé de ce poids lui fait déplacer est très considérable ; une très grande puissance est donc nécessaire pour l'ébranler, et si c'est l'action du vent qui doit le mettre en mouvement, Il faut que les surfaces exposées â cette action soient très étendues, afin qu'elles reçoivent et transmettent au vaisseau une force d'impulsion proportionnée à l'effort qu'il présente â vaincre. Les mâts, Tes vergues, les voiles composent, avec les cordages et les poulies dont ils sont garnis, ou, en un mot, avec le gréement, le système du grand appareil perfectionné, au moyen duquel on obtient celte force d'impulsion. Les voiles la reçoivent du vent, elles la transmettent aux vergues qui les soutiennent; et comme ces vergues sont unies aux mâts, solidement liés eux-mêmes à la coque du vaisseau, la puissance du vent agit sur toute la masse, lui fait vaincre sa force d'inertie et la résistance du fluide, qu'elle lui fait refouler et sillonner^ avec le degré de rapidité que détermine celui de l'effort qui la sollicite.

C'est Tensemble de cet appareil que nous avons succinctement décrit au vieux mot Agrès (Voy. ce mot), encore bien que le moUgrès ne comporte pas exactement cette acception, et que, comme synonyme inmoi Equi" pement^ il exprime, habituellement, la réunion de tous les objets qui composent l'armement d'un bâti* ment.

Cette observation, applicable â un assez grand nombre d'autres mots au su^et desquels les Dictionnaires

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de marine se contredisent , qaant aax significationa qu ils leur attribuent, n'est pas sans intérêt. En effet, si Ton veut, et c'est le but de ces publications, que la langue maritime s'étende et se généralise, il convient, pour lui faire suivre les progrès, (ant théoriques que pratiques, de Tari qu'elle doit nettement définir, delà régler, de la simplifier surtout par la méthode, afin de la rendre de plus eu plus intelligible pour toutes les classes de lecteurs. Un ordre de distinctions qui rattacherait chaque mot à un certain nombre de termes, exprimant, aussi chacun, une grande division ou catégorie, soit de science, soit d'art pratique, soit de navigation isolée, soit de tactique, etc., serait, sous ce rapport, d'une haute utilité. Un tel système lierait, entre elles, les définitions éparscs des mots appartenant à une même classe, soit de vues^ soit de faits, et formerait, dans chaque division autant de chapitres dont les divers titres se trouveraient sans cesse rappelés, pour faire saisir les rapprochemens (1).

Ainsi, quant à notre sujet, les mâts et les vergues, les voiles, puis le gréement, composent trois catégories distinctes dans Tordre des matériel.s d'armçment. Nous avons donné, au mot Agrès, les désignations générales des mâts et des vergues ; nous compléterons les développemens qui se rapportent à ces grands objets, sous le rapport de leur fabrication {Voy. Mat, Mature}, et il en sera de même à l'égard des voiles que nous avons mentionnées dans le même article {Voy. Vergue, Voile}. D'un autre côté, au root Cordage [Voy. ce mot), nous sommes entrés dans quelques explications sur le travail de la préparation du fil de carret, provenant d'un chanvre convenablement affiné (Foi/. Épxjratiom), et dans le même article Cordage, nous avons décrit des procédés de commettage sur lesquels nous avons promis de revenir {Voy. Pekfectionnement). Pour se former, en résumant les détails ainsi rappelés, une idée nette, quoique tout-à-fait générale, d'un gréement, il suffit maintenant de remarquer que chaque mât majeur ou bas-mât, et, de môme, chacun des autres mâts qui lui sont superposés pour accroître sa hauteur, est tenu sur le devant par un étaiy puis sur les côtés, avec une déviation progressive vers l'arrière, par des hau" bans^ qui ne sont aussi, à proprement parler, que des étais;

Que chaque vergue, étant liée au mât dont elle dépend, par une sorte de collier qui embrasse le mât, monte et descend le long de ce mât, au moyen d'une manœuvre appelée drisscy en même temps qu'elle est

(i) C'est Tordre de vues dlstlnc les que développera le Ditcoun TprUiminairt de Touvrage qui aura pour titre : Répertoire mithodiquê dé l'état et des progrèê de la Marine en France , depuis le commencement du Xf^Ill* eiécle ; ce discours sera prochainement publié.

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soutenue, tant, verticalement, par une suipente^ qu'en équilibre ou dans la position horizontale, par des cordages nommées balancines, et peut tourner autour de son mât â l'aide d'autres cordages, les bras, qui sont fixés â chacun de ses bouts ;

Que les voiles tenues aux vergues étant déployées et orientées, il suffit de deux autres cordages, les écoutes et les amures, attachés â chacun des deux points inférieurs de ces voiles, et amarrés sur le corps du bâtiment, pour les maintenir dans la position la plus favorable, selon la direction du vent;

Qu'ainsi, en définitive, chaque mât, en général, ayant sa vergue et sa voile, les dimensions de ces diverses parties de l'appareil, comme les grosseurs des manœuvres qui s'y rapportent, diminuent, â mesure que chaque mât et chaque voile sont plus élevés ; qu'il n'y a d'exception, dans ce système bien simple, quoique en apparence si compliqué, de dispositions uniformes, qu'à l'égard des voiles latines de l'avant nommées focs, qui courent, au moyen debagueSj le long des étais abou-. tissant sur le mât de beaupré, ainsi qu'à l'égard d'autres voiles de diverses formes, nommée^ voiles d'élai, parce qu'elles courent, comme les focs, le long des étais des autres mâts. A l'arrière, enfin, du bâtiment, la voile dite brigantine , portée dans sa partie supérieure par une demi-vergue appelée corne, parce qu'elle fait, avec l'axe du mât d'artimon ,Je long duquel elle monte et descend, un angle â pic d'environ 46 degrés, puis bordée, dans sa partie inférieure, au moyen dune autre sorte de demi-vergue, le gui, constitue la seule différence de disposition relative des vergues et des voiles avec les mâts destinés à les supporter.

Tel est l'ensemble ; le mot Hauban, qui fait le sujet de cet article, nous conduit â aborder les détails.

C'est, en effet, la première des manœuvre* dormantes que l'on met en place, dès qu'un vaisseau a récuses bas-mâts. Il s'agit de soutenir ces mâts contre les efforts ou mouvemens de roulis , qui tendent â les renverser d'un bord sur le bord opposé, d^une part, et, de l'autre part, contre les mouvemens de tangage, qui les feraient pencher de Tavant vers l'arrière, ainsi que de l'arrière vcrs^ l'avant. Les haubans exercent, â la fois, cette dernière action, et celle qui s'oppose aux mouve< mens de roulis ; les étais produisent spécialement l'effet des'opt>oser â l'inclinaison des mâts de Tavant vers

l'arrière (l).

Nous avons dit, au mot Agrès, qu'un même cordage, doublé par le milieu de sa longueur, sert pour deux haubans, an moyen d'une boucle disposée vers ce mi-

(1) V07. Étai , en remarquant qu*uDe erreur de composition noua a fait dire de Vatriire vers l'avant , au lieu de l'avant vers l'arriére.

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Itea et qae l'on capèle sur la tète da mât. Ajoatons qu'après le bordé des hauts du bâtiment, on a mis en place les porte-haubans ou bordages épais, faisant horizontalement saillie contre ce bordé, un peu en con« tre-bas du pont des gaillards, lesquelles pièces fournissent par les chaînes, dites chaînes de haubans , qui, de la préceinte, viennent s'adapter â leur can eitérieur, les points d'appui auxquels le pied de chaquo hauban vient aboutir et est fixé.

Tout étant ainsi disposé, et la tète de^chaquo mât étant garnie d'un bourrelet destiné à prévenir l'effet des froltemens, on capèle alternativement une paire de haubans de chaque bord, en commençant par celle dont lune des branches doit être dans le même plan que Taxe du mà(,ctraulre s'en écarter vers l'arrière, ainsi, successivement, que les autres paires de haubans ;^a progression de celle déviation vers l'arrière, qui produit, en sens inverse de l'effort de l'élai, Tactionde s'opposera l'inclinaison du mât de Tarricrevers l'avant, étant réglée sur la direction donnée aux chaînes de haubans, laquelle est elle-même dominée, quant à celles du grand mât et du mât de misaine, par la détermination de Tespaco â laisser libre entre chaque hauban, visâ-vis des sabords , pour le service des bouches â feu des gaillards.

Les haubans étant capelés, et le capclàge bien serré, ou sonqné contre le bourrelet , on capèle, par dessus le tout, les étais et les faux étais ; ces derniers partageant avec les premiers les efforts â soutenir, et devant même résister seuls, si les premiers venaient à se rompre ouâ être coupés dans le combat.

Les bas* haubans sont de même renforcés, quand il est nécessaire, par de forts cordages nommes pataras ( Voff, Agrès). Les mâts supérieurs sont, comme les bas-mâts, soutenus par des haubans et gal-haubans. {Voy, HuNB.)

Les haut>ans, en général, prenn3nt le nom du mât auquel ils appartiennent; ainsi Ton dit : les grands haubans ou haubans du grand mât, les haubans de misaine, les haubans d'artimon, etc.

Les cordages dont se composent les haubans et les étais sont ceux auxquels la substitution de chaînes en fer, convenablement éprouvées, paraît devoir offrir le plus d'avantage; aussi a-t-elle été ^éjâ mise en essai â bord de quelques bâtimens d'un rang inférieur : les chaînes en ter sont, depuis plusieurs années déjà, adoptées â bord des plus grands bâtimens de guerre, pour certaines manœuvres, telles que les su&penies de basses ▼orgues, qui ont de très grands poids à supporter, ainsi que nous l'avons fait remarquer en parlant de la force des cordages, au mot Epuraiion.

On appelle encore hauban tout cordage, en général, qui sert â soutenir la tête d'une bigue ou d'autre objet

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analogue, qu'il faut maintenir dans une positionsoit verticale, soit plus ou moins inclinée. Ainsi une machine â mater (Voy. ce root) a un grand nombre de haubans destinés à soutenir la partie supérieure de J'asseroblage de grandes b'gues inclinées qui la composent. Enfin, d'autres haubans du grécment sont tendus selon les directions â peu près horizontales, tels que les haubans de beaupré, les haubans de mitiolSj les haubans de tout-dehors, eic, (Fojf. Manceuvrk.)

HAUBANER, v. a. Assujétir, ôUyer un mât quelconque avec des haubans (peu usité),

HAUSSE , s. /. Instrument gradué qui s'adapte â la culasse d'un canon, sert à augmenter à volonté l'angle de mire et celui de projection. Le cran do mire est au milieu de la tête de la hausse.

HAUT, adj. Une terre est haute, lorsque sa côte est très élevée au dessus du rivage. — Un bâtiment^est haut de bord, lorsqu'il est plus élevé au dessus du niveau de la mer que les autres bâtimens du même rang. — La haute mer, ou le large, est tout parage de la mer hors de la vue de toute terre Les huniers, les perroquets, les cacatois, senties voiles hautes par opposition avec les voiles basses.

HAUT, adv. Être dans le haut des mâts, c'est être en haut^ par rapport â ceux qui se trouvent sur le pont, et être sur le pont, c'est être en haut, par rapport â ceux qui sont en dessous. ~ Tout le monde en haut! en haut le monde ! est un commandement pour faire monter sur le pont les personnes de l'équipage qui sont dans l'intérieur du navire. — Guinder un mât. c'est le mettre en Aaiit.^L'ancre est en haut, lorsque, tirée du fond de la mer, elle est élevée jusqu'au bossoir.

HAUT-BORD, «. m« Un bâtiment de haut-bord est un vaisseau de ligne.

HAUTE-PAIE, s. /. Maximum de la solde accordée aux marins des classes.

UAUT-P£;XDU, s. m. Nuage noir et isolé qui passe sur un navire, en donnant plus ou moins de pluie ou de vent.

HAUT rr BAS, adp. Trayailler haut et bas, c'est, dans un armement pressé, travailler â la fois au gréement et â Tarrimage, etc.

HAUTEUR , s. /. En construction, la hauteur de l'éirave, de l'étambot, des lisses ou des lignes d'eau d'un bâtiment, est la distance de rextrémité supérieure de ces pièces â la face inférieure de la quille. — La hauteur de la batterie d'un vaisseau est la quantité en mètres dont est élevé, au dessus du niveau de l'eau, Textérleur du seuillet des sabords du centre de la première batterie. — La hauteur d'un seuillet de sabord est son élévation intérieure au dessus du pont.

HAUTEUR DES ASTRES. La hauteur d'un astre est lare du cercle vertical compris çntre le cen^

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(re de Tastre et l'horizon. (Koy. Astrokomie, 16.) Les marins emploient, pour mesurer les hauteurs des astres , divers instrumens , dont nous donnons des descriptions assez détaillées {Voy. Cercle de réflexion, Octant et Sextant), pour n'avoir à nous occuper ici que des corrections générales qu* il faut toujours faire subir aux résultats des observations.

L'observation directe de la distance angulaire d'un astre à Thorizon ne peut faire connaître immédiatement sa hauteur vraie, par l'effet de plusieurs causes réunies que nous avons signalées dans l'article Astronomie NAUTIQUE, aux paragraphes 23, 25 et 26. Ainsi, la dé*' presiion de l'horizon, due à l'élévation de Tœildu spectateur au dessus du niveau de la mer, et la rélraction des rayons lumineux, causée par l'atmosphère terrestre, concourent, d'une part, à faire paraître tous les astres plus élevés sur Fhorizon qu'ils ne le sont en réa« lité, tandis que, d'autre part, les effets de la parallaxe^ pour les astres qui en ont une, tendeiit, au contraire, à diminuer la hauteur vraie de ces derniers. Lors donc qu'il s'agit d*une étoile fixe, il est seulement nécessaire de retrancher do sa hauteur observée les quantités dont la dépression et la réfraction rendent cette hauteur plus grande que sa hauteur vraie ; mais, lorsqu'il s'agit du soleil, de la lune ou d'une planète^ il faut en outre, après cette première correction, tenir compte de la parallaxe, ^'est-à-dire ajouter à la hauteur observée la quantité dont la parallaxe rend cette hauteur pina petite que la hauteur vraie. Ces diverses corrections ne sont pas toutes indépendantes les unes des autres; car il est évident que l'élévation de Tœil du spectateur au dessus du niveau de la mer, et, conséquemment, que la hauteur observée d'un astre peut varier sans que les effets do la réfraction et de la parallaxe changent. Ainsi la première opération consiste à ramener la hauteur observée à Thorizon rationnel, ou, ce qui est la même chose, à la diminuer de l'effet de la dépression ; on obtient, de cette manière, ce qu'on nomme la hauteur ap* parente de l'astre, et c'est ensuite cette hauteur apparente qu'il faut diminuer de la réfraction et augmenter de la parallaxe, pour obtenir définitivement la hauteur vraie. Les exemples suivans vont éclaircir toutes lea difficultés.

Exemple 1. — L'œil de V observateur étant élevé de 3 mètres 45 centimèlies au dessus du niveau de la mer^ on a trouvé la hauteur de Sirius de 25*^35^ on demande sa hauteur vraie, Kous voyons, dans la table Jonnée au mot DépreslON , que l'inclinaison de l'horizon correspondante à 3'°,45 est de 3'36"; ainsi :

Haalear observée de Sirius 25« 35' 0''

Dépression de rhorizon pour 3",45.. . — 3 36

Haateur appareille de 5i>ÎKf SS* 31' ^ti''

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Cherchant maintenant , dans la table donnée aa mot Réfraction la correction correspondante à25<*31'de hauteur apparente (nous négligeons les secondes de degré dont Tinlluence n'est pas sensible), et trouvant que cette correction est 2'!^^ nous avons :

Uauicur appiren'e de Siriuê,, . . 25* 31' i4'' riéfiaclon po'ir 25" 31' — 2 i

Bauicur vraie de Sirius ,., 25« 29' 23^*

On opérera de la môme manière pour toutes lea observations de hauteur des étoiles fixes.

Lorsqu'on observe le soleil et la lune , on ne peut obtenir immédiatement que la hauteur de leur bord supérieur ou de leur bord inférieur; de sorte que, pour connaître celle de leur centre, il devient nécessaire de retrancher de la hauteur du bord supérieur, ou d'ajouter à la hauteur du bord inférieur, le demi-diamètre apparent de ces astres. Ces demi-diamètres ne sont pas les mêmes à toutes les époques de Tannée et à toutes les hauteurs sur l'horizon; mais comme nous enseignons, aux mots Lune et Soleil, les moyens de les calculer pour un instant donné, nous nous contenterons de faire observer ici que, dans tous les calculs qui n'exigent pas une grande précision , on peut faire le demi-diamètre du soleil égal à 16 minutes, ses changemens à différentes hauteurs sur l'horizon étant peu sensibles, et ses variations dans le cours d'une année ne dépassant pas une demi-minute.

Exemple II. — Le 20 juin 1842, l'œil du spectateur étant élevé de 4 mètres au dessus du niveau de la tiier, on a observé la hauteur du bord supérieur du soleil , et on Va trouvé de 22''25^ On demande la hauteur vraie du centre de cet astre.

Le demi diamètre du soleil étant, le 20 juin {Voy. Soleil) de 15' 46'^, nous avons d'abord :

Eauteur absolue du bord siipéritiir. . . 2i« 25' 0" Dép'tsesiua de riiorison pour 4".,.. •— 3 51

Haotear apparente da bord sopëfîeur. 22 21 9 Deœidiaméire du soUil ^ 15 46

Haalear apparenle du centre 22<» 5' 23"

Connaissant ainsi la hauteur apparenta do centre du soleil, il ne faut plus que cbereher» dans -les tables, la réfraction correspondante à 22''(' de hauteur, et U parallaxe du soleil , pour la même hauteur, au 20 juin. {Foy. PàRALLAXE) , puîs OU achèvera comme il suit le calcul :

Baaiear apparente da centre 22<» 5' 23"

Réfraction pour 22* 5' — 2 .22

Parallaxe pour 22«, en jaio «4- 8

Hauteur vraie dh centre do ©,.. 22*> 3' 9"

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