‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 165 sur 370 · HOP · texte numérisé non relu

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sa mauvaise situation doit faire écarter ; mais reste rbApîlal Saint-LouiSy situé près de rArsenal, et dont remplacement vaste et commode déterminera, sans doute, le rétablissement.

L'hépilal de la marine, à Toulon, ayant été reconnu très insuffisant, depuis, surtout, que les armemens çnt pris, dans ce port, une grande extension , on a, à peu près, terminé l'importante construction, commencée en 1821, d'un autre hépital, à Saint-Maudrier, sur la plage méridionale de la rade. C'est un très bel édifice, avec de vastes dépendances et des citernes très remarqua* blés. Ainsi que nous l'avons dit au met Forçat (Foy. ce mot), c'est en employant des condamnés aux galères, transformés en tailleurs de pierre, maçons, briquetiers, etc., que cet immense établissement a été bâti; mais il n'en a pas n)oîns coûté des sommes très considérables, et nous avons, de plus, fait remarquer quelle fâcheuse impulsion cet exemple a donnée à l'emploi des forçats â des ouvrages d'art, dans les poris où se trouvaient des bagnes. Quoi qu'il en soit de cette observation, et des justes critiques dont cet hépilal, qui peut recevoir 800 malades, a été l'objet, il présenterait, en temps de guerre surtout, de véritables avantages.

li'aspect très remarquable, tant du corps de l<^ls principal que des dépendances de l'hépital de Rocheibrt, semble annoncer l'importance de cet établissement pour la population maritime et ouvrière de ce port, importance qui n'est que trop bien justifiée par les fièvres endémiques dont cette population est généralement atteinte, presque chaque année, vers l'époque de la canicule. On sait que ces fièvres sont produites par les émanations des marais environnans ; c'est aussi pourquoi la marine possède â Saintes, sur la Charente, à trois rayrianiètres de distance de Rochefort, un autre hépital dit des Çonvalescens. L'air pur que les malades y respirent rétablit assez promptement leur santé.

A Lorient, les malades, appartenant â la marine, sont Hptités dans l'hospice civil de cette ville.

A Cherbourg, les malades, en petit nombre, sont reçus et traités dans une sorte de maison de campagne ou de plaisance, autrefois habitée par le gouverneur de la province, et dont la marine a fait l'acquisition. LprsqQe la digue sera terminée, lorsque les bassins destinés à recevoir les escadres seront achevés, que les édifices et établissemens appropriés à un grand arsenal maritime seront construits, il faudra nécessairement pourvoir, en vue des cas de guerre surtout, à doter ce port d'un hôpital important.

Dans chacun des trois ports de Brest, Toulon et de Rochefort, oCi se trouvent des bagnes, chaque bagne a un hôpital spécial pour le traitement des condamnés malades, ou blessés sur les travaux.

Quant à l'ordre éUbli, quant au régime, tant médi-

cal, qu'administratif, observé dans tous les hôpitaux que nous venons de passer en revue, la bonne tenue, Textrème propreté, et les soins, en général, qu'y reçoivent les malades, méritent tout éloge. Un certain nombre de respectables sœurs hospitalières concourent à ces soins ; seulement, il est difficile de se défendre de l'impression pénible que, là encore, cause la vue des forçats employés, comme infirmiers, dans les hôpitaux des ports qui ont des bagnes.

La marine a, enfin, des hôpitaux dans le port cheflîeu de chacune des colonies ; ces hôpitaux sont tenus et administrés comme ceux delà métropole. {Voy, Hygièhb.)

Le corps des officiers de santé de la marine, lequel se compose de médecins, de chirurgiens et de pharmaciens» est très distingué par sa science théorique et pratique. .Nous ferons^ connaître l'organisation de ce corps. (Foy. Officier de SASiTt.)

HORIZON , s. m. L'un des grands cercles de la sphère. {Foy. Astronomie.)

HORLOGE , 8. f. Sablier ou ampoulettes. {Voy. ce mot et Montre hàrine.)

HOUAGHE, s. f. Espèce de sillon, que laisse derrière lui un navire en refoulant le Ouide. Plus le bâtiment a de vitesse, plus la houache est distincte et a d'étendue.

HOUARI, s. m. B&timent cabot ier à deux mâts, et gréant deux voiles auriques , avec un foc à chaque mât et un tape-cul. {Voy. Bâtiment.)

HOULE, 8. f. Etat de la mer qui, à la suite d*un grand vent, forme des lames longues et élevées, mais dont la surface est unie et qui ne déjprlent pas.

HOULEUSE (Mcr). Qui est agitée par de grosses lames, prolongées et sans brisans.

HOUPÉE, s. f. Effet de deux lames qui se choquent, montent l'une contre l'autre, bouillonnent à leur sommet et retombent ensuite sur elles-mêmes.

HOURI, 8. m. Sorte de chasse-marée qui tait la pèche dans la Hanche.

HOURQUE ou HoucBE, s, m. Grand bâtiment de transport en usage dans le Nord. {Voy, Bâtiment.)

HOURVARI , s. m. Nom que l'on donne aux Antilles à un vent d'orage*

HUBLOT , 8. m. Petite ouverture d'environ 30 cent, carrés, rcTètue en plomb, et pratiquée dans la mu raille d'un bâtiment pour donner du jour ou de l'air. Quelques uns sont clos à demeure, au moyen d'un verre lenticulaire fixé dans le bois ; d'autres ont un petit châssis, qu'on ferme quand la mer est grosse. — Dans les vaisseaux, d'autres hublots sont pratiqués au milieu des mantelets de la batterie basse; ils peuvent donner du jour ou de Tair, quand on est contraint de fermer les sabords ; et même, en mettant la volée et la bouche

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