INF
iitcommoci^^ lorsqu'il lui est arrivé quelques avaries, comme perte de voiles ou de mets , voies d'eau , etc.
INCOMMODITÉ, s. f. ËUt momenUné de détresse où peut se trouver un bâtiment â la mer. — Un bâtiment fait connaître qu'il est incommodé â ceux qu'il rencontre , en mettant son pavillon en berne et en tirant des coups de canon.
INFANTERIE DE M4RINB, s. {. Corps orga-
s#6 nte
ftftsft qai MUfvwid troiê n»gimga§ d'iBfMlerto , leifmlfl 80Dt ttffedéd, spéeialement , tant à ht gtrde des IMmam en Fraie» ^qu'av servie» mSitalre des «rie* nies. (Foy* Troupes de Lii martoe«)
INGÉNIEUIL , $. m. Cest k Iflre aHriteè , quel- ^pnfois libèralemeot , à des artistes , à des ardiitectee rt ft d*atttres satans de Tordre civil ; en distingue, dtw eetle eatégorie libre , les ingénieors en inilrameas de nathénatiqifes et d'obseryatioo » les ingénieurs opti- Heiis 9 les ingèmeofs mécanicieDs , les îngénîenrfi géo« mètres , et enfin les ingéniears civils. Ces deraîeR sont JtetemeBl eonsîdérèseenHne très untmits ettrèe capables ; on Tenr doft des eonslractiens de beanoonp d'inn portante. Le titre d^ingèineiir ervîl eslaesai «aM q«e prennent, à l'élranger, et notamment en AugMeire^les hommes d*ane hatofte capacité, qui 7 sent dwrgéa dea grands tratanx rehttib aux monnmens pvfoKoe , an ponts et dnmssèes , anx canavx , ainsi qu'au tshemitts de fer. Personne n*ignore que e*est mi ingènienr crrvil français , M. Brune! , qui a construit le célèbre tunnel qd passe sons la Tamise.
En France, pour les services publics étrangers à la marine, il y a les ingénieurs militaires ou officiers du génie militaire , les ingénieurs des mines , les ingé* nienrs des ponts et chaussées , les ingénieurs géogra* phes, etc.
Les services spéciaux à ta marine comprennent les ingénieurs de la marine ou officiers du génie maritime» les ingénieurs des travaux maritimei^ , et les ingénieurs hydrographes.
Kous avons donné la composition du corps des officiers du génie maritime, (^oy. Génie M4RmME.)
Les ingénieurs des travaux maritimes sont des ingénieurs des ponts et chaussées détachés , sur la demande' du ministre de la marine , du corps auquel ils appar* tiennent et ne cessent pas d'appartenir. Ils sont au nombre de vingt -et-un, savoir :
1 inspecteur divisionnaire^ inspecteur- général des travaux hydrauliques, membre du conseil des travaux établi au ministère de la marine, à Paris;
7 ingénieurs en chef, dont trois de première et quatre de deuxième ciuee; 4 ingénieurs ordinaires de deuxième classe; 6 aspirans ingénieurs ; et 3 élèves;
Il y a un ingénieur en chef de première classe, qui a le titre de directeur des travaux hydrauliques, dans chacun des ports de Brest, Toulon et Cherbourg. Chaeon des deux autres ports de KocheTort et Lorlent com»
perte m Ingéniim en dief 4e denième elieae, ^pri m. pateHIement le titre ée directeur.
Les ingéftfeBrs ordinaives de deoxtènie ehiiey les a§* pirans ingénievra et les élèves sont répartis, daaa cei «inq ports princlpaox, aebn nopoitaoee dea travaux t «xéeuter. Nous donaerom, dans un artietetpédal, l'expesé>de la nature des ouvrages, et la iNBionetatnre des divers ateliers, q«e les ingénieurs destravaant faydran* lîqnes ont â conduire et A aurveiiler^ (J^. Forts.)
Le corps royal des mgénietrs fcydiegiepiiea est, eomme son titre l'établit, le«U-Mt apéeiail à la BiariM. Bteoemposede:
DeoK îngéniewrs en chef;
Quatre îmgémmn de prenién dasae;
Quatre tagémeurs dedeoxièiiie disse;
OsatM ÎBgéiiseiiie de tsoisièBie dasse ;
Deux sowMsgénieim ;
Et 4eaK 4Jlèfes.
Le premier des îngènîean en chef est directenr^ad* joM et conservateur du dépôt géiiéfa! des cartes et plans de la marine ; le second est conservateur-adjoint de ce néme dépôt, dont le directeur>général est uni vioe-amiral ou un oontre^miral. C'est anssi ft ce dépôt que sont affectés les ingénieurs et sons-i^géBienn hy* dregraphes ; c'est là qu'ils traviiUest à corriger et à perfectionner les anciennea cartes, ainsi qu'à en ce»* stmire de nouv^ies , pendant le temps qif ils ne sont pas employés activement à relever* les céta« à déter-* minerleur gisemenl et celui des ndeB,pertS) anses, etc.; opérations de la plus haute utilité pour la navigation, et qui sont conduites, il fiut le reconnaître» avec on Eèie et une capacité dignes des plus grands éleges.
Enfin, des ingénieurs hydrc^raphes font partie, lors* qu'il y a lira, des voyages de circunsangalion, et des antres expéditions scîeutifiqves, an saneèe desquels tev concours a toujours contribué de la manière la plus remarqUable. {Voy, Science nautique.)
INSCRIPTION MARITIME, s./: C'est l'enregistrement ou classement, sur des contrôles régalièrement tenus, par des officiers du commissariat de la marine, dans tous les ports du littoral, ainsi que dans un certain nombre de localités peu distantes de ces ports, des individus qui se destinent volontairement au métier delà mer ; c'est, de plus, I^enrqgistrementou classement distinct, sur les mêmes contrôles, des individus qui, sans avoir demanda cette destination, sont tenus de la suivre» provisoirement du moins, après le laps de temps déterminé par la loi (un an et un jour), pendant lequel ils sont reconnus comme ayant navigué, soit pour le cabotage, soit pour la petite pèche.
Ainsi, les inscriptions des marins ont lieu aelon mie volonté exprimée, ou elles sont effectuées d'office; mais les unes elles autres ne sont d'abord qoeprovi-
Mûre»; «U«ft Aft d^viesAMilk défiaiViv^*» et les HiitriM iBicriU B0 aiipp«rtaii to» ohargits que oe tiire leur W poee» Cumule ilA a'oDl droit aux avaDtagee qu'il leur atiliibua» %B'a|ptèa qu'ils est accempli deax aoAéea effae* livea de oavîfiattoii» à bord, aoîi d'iia kàtineal de Téta^ flcii d'ua B«?ire du eommeree,aoîl ffiène d'u» bateau de pèche, fiaaa ai^eir^ avanfcrex|Mi«lioa de cas deux auadea» demandé leur cadiaUen dea coutrôlea, a'ila ae aoni bât ÎDicrire ^okMiMreiBeal, ou aaoa avoir réehaié ooftire leur iDflCEîption défiaiUve, ailear îMeriptiea pro? iaoke a eu lieu d'oIQee ; la tout auîTaut lea fi»maiiléa {Mreaon^ tes par les règlemeM.
Déjà aujBoLfoairAOB (/^oyw eeaot), bous afouarap* pelé quelques Mes des disposiiioue de la loi du 3 bru* maire au iv, qui régit eucDre rioaevjptiaiu nnritîme ; nous noua réserroaa de dûoner, daoa ub autre article^ les développemens que comporte ce sujet {Fby. iu«ri* tction). Ajoutena seulemeDl^ déa à prôaent, que les officymrs du commissariat delà marina» dmrgéa de tenir les coutréies doot noua venons de parler, chargea d'mscrire lea marias, soit sur leur demande, aoit d'office, puis de les lever ou commander pour k service, c'est* à-dire de désigner et diriger les marina sur las perla où ils doivent être emharquéSy aoni nommés commiaaaires et sous-commissaires de inscription maritime, ouccsu» missairea et aoua-commissaires des classes. Il y a un commissaire ou sous-commissaire pour diaqne arron* dîasemeat,, ci pour chaque sous^aRondissemen^maiir time; chaque 8ona*arrondisaemeni étant divisé en quartiers, et chaque quartier en sous-quartiers, U y a, de plus, un sousFcummiasaire ou un commis entretenu pour chacun de ces quartiers ; diacun dessous-quartiers, enfin, est régi, quant au ckssea, par un syndic. On a soin de choisir, autant qu'il est possible, les syndks dans la localité» afin qu'ils soient mîeus à poràée d'exar* cer une surveillance, ainsi qu'une sorte do pataonaga continu, onrera Ica marins ioscrita eu claaaéa qui, à raison de leur domicile, appartiennent à la circonscription. C'est, comme on le voit,, une orgnnisatloB pariai* twsent entendue. A Tiatérèt, pour le a^vicu; de ne point perdre de vue, un aaul instant, lea marina clasaéa> en ce que tous leurs anbarquamans, soit sur les bàl»meas de l'état, soit sur les navirea du commetce» soit enfin sur les bateaux de pèche, ou tous autres flsomwh mens, sent exactement enregiatrés, ette'téumt, en faiseur deafamiUes deeenmariaa, Favanlag&deltur payée; sana dépiaaement, tant les dnMgatiena omsentteaà lenr Iffofit, qun lea aeceura auzqueb ellaa peunant avoùr droit, ainsi que de payer aux manaa cubl mimes, àirar retjar de la mer, kadéoemptea de ieur soUn, parts de prises^ etn.; puis lus penssana que lea Eàglemens leur aitrtbuent^ à L'Agn et après lu tempe dnaarooe déterminés. (F^y, Jbi¥Ai«nia un ta uàmm4
lies qHaaWong qui se rapportent au penuanal de V»* acriptian maritime, en offioienkmMriniera, matalatt« noiicaa et moaasea, ceuaidéEé conmae l'un dea prinar« peux élémeBS de la lorae^navale^ sont du plus haut inté» fét» en ce qua la aolutien do CM quMtîans dsmsnuenllt du degré d'extension à donner à cette force,, sana In rapport du matériel. Une diacumiou extsèaaanmnt Impsrtantua élé, sur ce si^jet, engagé», il y a quel^M aunéaa^etadonnèUctt àexnmîner sèekainsment quiUél enraient, encaadn gustre» h» ressomraes à attendre, soit de rmseripSoB maritime, sait du recrutement annuel des éq«i|Migea par la voie de k cenaoription. L'inspea» tion faite en 183ô> dans tous les quartiers, amnt étaUî que le nombre total dea marfae iatcrifs était de MrOOO ; uMds qu'il fallait retrancher de oa nombre :
aulong cours, laamaitrea et pilotes, lO^QM les novices, . . . .15,0M ka moHSsea. .... lâ,liM
Ensemble. .37,000
D'où l'on eonchmit qu'il ne restait que 63,000 ii^ serita, panni lesquels on pût chokir lea hommes pr» près à composer ka éqm'pages dea hàkimens de l'étais Ou i^joutait même ipse, aur cea'5d,000 martna^ il n*y eu aurait que 34 à 3&,00& lout*à4ait bons au aervicu« st l'on iie prenait ka mntelota que de 20 k êù aoa, et les officiers-mariaiera de 20 à 4ifraBS..
Mettre ainsi hors de compte tous les novices, au nombre de 15,080, d'une part , puis, d'une autre part, toua lea matelots de 40 à M ans, ainsi que tons ka officiersHuariniera de 45 à. 50 ans, constituait wi aya«' tème de rdductiona évidemment inadmissible , et o'eot ce que de nouvelles recherches ont démontré. En déft* nitive, les forces navales du royaume devant, aux tei^ mes de l'ordonnance du 1^^ février 1837, consister en 40 vaisseaux de ligne,. 50 frégaeaa et 220 bàtimens de rang inférieur, y compris 40 bàtimens à Tapeur, et, cette rôunku éd forces exigeant, d'aprèa rardonnance du 11 octobre 1836, un effectif de 78,478 hommes d'équipage, il a été leeonnn» et c'était la sotation cberàéùf que les ressources fournies par kr recrutement aonnel de 7,000 apprentîaHnariBa^ prk daaa k coi»seription, joinÉea à -celles à attendre de In partie valide da rinacrlptfon maritime, o^firalanl peur Tarmument complet,, sur le pied de guerre , dea 310 bàtSmens do tout iang« composant le chiffre normal da la floltui^
IQiSP£C«TEU&, s. m. C'est le titré donné, en général, à un lonetjousiaireî soit de l'ordre adminiatmtîl, aoit de L'ordre uûlilaise, qui est chargé: d'iospastop,^ de aonlréler des epèiatkns,. de vérifier daa aomptes , é» anaifeilkr ek nsaintenir raxéoutio» dea bk» ordonaMiaea^ sèglemenB,. dm coaatater^ quand ë lea reomnafi.
les contraTentions, d'en proroqaer le redressement, ete« Nous n'ayons i neas occiiper ici que de l'inspecteur de Tordre administratif» nous réseryant d'exposer, dans an antre article, ce qui concerne tes mêmes fonctions ressortissant à l'organisation militaire. ( Voy. Inspecteur QtnAaAL.)
L'importance du contrôle, à exercer sur les diyerses branches du seryice des ports, ayait été appréciée dés l'institution prlmitiye de l'administration de la marine, et Ton y ayait pourru par une affectation spéciale d'officiers de ce corps, ayec le titre de contrôleur, lequel fat, ensuite, commné en celui d'inspecteur, (^ojf. In-
SnTUTlON.)
L'une et l'antre qualifications ontété, alternatiyement, consacrées par les diyerses organisations dont ces officiers ont été l'objet, et, en définitiye, par l'ordonnance du 3 janyier 1835, qui a profondément modifié le régime administratif des arsenaux, el déterminé les fonctions du commissariat de la marine sur dés bases entièrement nouvelles , le titre de contrôleur, attribué en dernier lieu, comme il avait été, dans le principe, con- -féré à ces mêmes officiers d'administration, s'est trouvé supprimé. Nous aurons bientôt l'occasion de reyenir sor l'exposé du système adopté par celte ordonnance, et sur les heureuses conséquences, pour l'établissement, d'un contrôle réel , d'une inspection efficace,' qui en pourront résulter. (F^oy* Inspegtioii.}
INSPECTEUR GÉNÉRAL, s. m. L'action de contrôle sor une branche du service public, qui est con« fiée A un inspecteur général, rentre, d'une mamière plus immédiate et plus fixe, dans une spécialité d'art et de science* C'est aussi ce qui a lieu pour les services spéciaux de la marine, dont Tinspection est attribuée aux inspecteurs généraux ci-après :
L'inspecteur général des constructions navales ;
L'inspecteur général du matériel de l'arlillerié;
L'inspecteur général des travaux hydrauliques;
L'inspecteur général du service de santé de la ma* fine.
Ces quatre inspecteurs généraux oiit leur résidence près do ministère j les trois premiers y sont membres de la commission mixte, nommée conseil des travaux. Tous exécutent des voyages ou des tournées d'inspec- Hon dans les ports, lorsque le ministre leur en donne l'ordre ; et il est fâcheux d'avoir à reconnaître que les limites étroites, dans lesquelles les dépenses les plus utiles de la marine ont été renfermées, depuis plus de vingt ans, ont beaucoup trop souvent forcé à négliger remploi des inspecteurs généraux peur les fonctions actives que ce titre leor attribue. L'exercice de ces fonctions ne saurait, en effet, être trop fréquent, pourvu, toQtefois, qu'ihne fût pas restreint ao seul contrôle de Texéeution des travaux d'art particaliers A tel oo tel
port, mais qu'il embrassAt, foant aux constractions na« vales et aux fabrications de l'artillerie, l'ensemble da matériel de la flotte, afin d'établir, dans tous les arsenaux, l'uniformité qui est si désirable. Les fabrications de l'artillerie laissent peu A souhsiter, en général, sous ce rapport important, et l'on sait quel système d'exactitude et de régularité préside A toutes les opérations de cette arme spéciale ; mais il n'en est pas de même d'un grand nombre dé travaux atférens au Service des constructions navales; et l'on conçoit ce que produirait d'éminemment utile une inspection bien faite, pour ramener, enfin, à des méthodes communes, tant les praticiens de certains ports, que la routine retient en arrière de tous progrès, que ceux d'autres ports qui, se livrant avec trop de facilité A des innovations hasardées, occasionnent de fortes dépenses pour des essais de médiocres perfectionnemens.
DéjA au mot EmitNÀGEifEifT {Voy* ce mot), noos avons signalé ce qoe, par opposition A des améliorations réelles, laisse A regretter le défaot d'uniformité dans les distributions intérieures, ainsi que dans l'armement des bAtimens de même rang. Un inspecteur général, qu'une longue habitude du service des ports, et des études poursuivies avec persévérance sur les chantiers de construction et dans les ateliers de fabrication, aurait mis complètement A portée de distinguer:, quant aux emménagemens, ce que le règlement existant, quoique souv^t non exécuté, présente de défectoeox, et, quant aox fabrications des ateliers, quels sont les perfection* nemens réels A adopter définitivement, aurait toute la force d'influence conyenable pour faire consacrer, par des règles fixes, les résultats de son examen, et ensoite toote l'autorité nécessaire pour assurer le maintien de ces règles dans les divers arsenaux. Ce serait le seul moyen efficace d'arriver A n'avoir plus , poor chaque espèce d'ouyrages, autant de systèmes différons que de ports ; mais, pour cet effet, il faudrait que les fonctions d'un tel inspecteur général ne fussent pas restreintes, comme cela a eu lieu pendant très long-temps, A examiner les plans et devis proposés, A entretenir une correspondance avec les directeurs des construcUons nayales, et A donner son avis sur les seules questions qoe les bureaux du ministère jugent convenable de lui soumettre. Peut-être aussi faudrait-il, eu égard A l'utilité de la permanence d'un centre d'examen de ces questions, A Paris, et josqo'ao moment, do moins, où les spécialités d'art et de science seront admises A y recevoir la part de direction qu'il Importerait de leur donner, aviser A rétablir la coopération, supprimée il y a quelques années, d'un inspectrar-adjoint du génie maritime, qoi effectuerait les tournées dans les ports, en cas d'empêchement de l'inspecteur général. Ces considéra^ tiens sont applicables, au surplus, quoique A on moindre
degré ADiérèt, aux tournées d'inspecUon à accomplir par lea inspectears généraux de rartillerle, des trarauz hydrauliques et du service de santé.
Indépendamment de ces inspecteurs généraux, dont l'action de contrôle est afférente, comme on le voit, à des services spéciaux, des officiers-généraux de la marine sont envoyés extraordinairement par le ministre, pour inspecter, soit des troupes de ia marine, soit des divisions d'équipages de ligne, soit enfin des arrondissemons, des sous-anrondissemens et quartiers de Finicription maritime. Il serait à 8<mhaiter que ces misiions fussent données à des intervalles^e tempe moins éloignés qu'elles le sont dans l'état de choses actuel, et qu'elles fussent étendues à divers autres services eesentiela, ainsi que nous aurons bientôt l'occasion de le développer. (Foy.^lMSPBcnoN.)
INSPECTION, s. f. Action de contrôle, d'examen; êoiu^ charge de veiller à l'accomplissement de règles prescrites ; exercice de - cette charge ou de celte fonction, dansun service publie, soit de l'ordre administratif, soit de l'ordre militaire.
Déjà au^ mots Iuspectbor et IiisPBCTBua général {Fay. ces mots); nous avons signalé le haut intérêt qui s'attache à l'action du contrôle â exercer sur les diverses branches du service des arsenaux de la marine, en annonçant que nous aurions k revenir sur l'exposé du nouveau système fondé par l'ordonnance du 3 janvier lg36, sous le rapport de la réalité du contrôle et de Tefficacité de l'inspection qui pourront résulter de ce système ; Il nous reste à donner, sur ce sujet, quelques éclaircissemens.
Le commissariat de la marine a été créé par l'ordonnance que nous venons de rappeler, pour remplir, envers les services de ce département , l'honorable et importante mission qui est attribuée à l'intendance militaire, près du département de la guerre. L'on sait que tes intehdans et sous-intendans militaires sont chargés d'exercer, tant près des corps actifs à l'extérieur qu'à l'intérieur, dans les divisions militaires du royaume, an contrôle incessant et une inspection permanente sur tons les détails de la comptabilité , soit pour le per- •onnel, soit pour le matériel; de même les officiers du commissariat de la marine {Fc^. Commissaire) ont droit d'inspection et de contrôle à bord des bàtimens de r£tat, ainsi que dans les ports, sur tous les détails du service. Leurs fonctions, quant aupersoiinel, sont les mêmes, au surplus, que celles qui étaient précédemment remplies par des officiers de l'ancienne administration, •oua le même titre de commissaire desrevues qui leur est encore attribué. Pour le détail des hôpitaux , pour celui des chiourmes (dans les ports où se trouvent des bagnes), il y a des agens comptables^ dont les officiers du coomiissariat sont chargés de surveiller les opéra*
tiens, en ce qui concerne l'administration , la police et le régime de ces établîssemens. Rien n'est donc cliangé, à proprement parler, à l'égard de ces détails des revues, des hôpitaux et des chiourmes, si ce n'est qu'à côté de chacun des commissaireiB qui administraient ces détails, étaient surabondamment placés d'autres commissaires qui, tantôt avec le titre d'inspecteur, tantôt avec celui de contrôleur, avaient mission de tenir des doubles de tontes les écritures des premiers. C'est cette superfétation qui a été, avec toute raison, comme sans conteste d'ailleurs, retranchée.
Mais à côté, pareillement, du commissaire du magasin général et de celui des chantiers et ateliers , étaient placés d'autres commissaires chargés, non moins surabondamment, de contrôler ces détails, contrôle qui se bornait encore à tenir des doubles ou plutôt des triples de toutes les écritures, puisque déjà le garde-magasin, d'une part« et, de l'autre, les directions, tenaient, de leur côté, enregistrement de toutes leurs recettes et dépenses. £t cependant c'est au sujet delà suppression d'un rouage aussi complètement inutile que l'on a presque accusé les ordonnances relatives au commissariat d*avoir anéanti toute espèce de contrôle sur les opérations des ports, détruit les garanties d'ordre et d'économie nécessaires aux intérêts de TEtat.
Rien, heureusement, n'est moins fondé. Ainsi, le magasin général n'étant plus, dans le nouveau régime des ports, comme nous avons eu l'occasion de le faire connaître ailleurs, (^ojf, FABRiciiTiON) , que le dépôt des matières premières, le garde-magasin en est seul comptable de fait ; le commissaire des approvisionnemens est, de droit, chargéde le contrôler, et, sans abor-* der ici une polémique administrative étrangère à ooê vues spéciales, quelle utilité, quelle garantie nouvelle obtiendrait-on d'un second contrôle?
De même, les directions sont aujourd'hui responsables de l'emploi des matières premières qui leur sont délivrées par le garde-magasin général, sous le contrôle du commissaire des approvîsionnemens; et la gestion de ces directions est contrôlée par le commissaire des travaux, qui vérifie toutes les parties de leurs dépenses en matières et en main-d'œuvre , qui centralise toute lenr comptabilité. N'est-il pas, de même, évident qu'un second contrôle serait sans aucun objet, et aussi qu'un contrôle, exercé par des administrateurs, hors des limites de la comptabilité, serait impraticable, puisqu'il exigerait des connaissances techniques et une expérience que l'homme d'art peut seul posséder? C'est ce qui avait, depuis très long-temps déjà , rendu nulle, forcément, l'action de l'administrateur qu'on appelait commissaire des chantiers. Quant à l'inspection, elle se regardait comme chargée seulement de contrôler les chiffres du commissaire; mais comme elle n'avait
pas aiaei d'em^oyés pour recommeacer toutes les ôcriioies du bureftu des dianiiers^ die avait été la pre* mlère â proclamer <iue son action était nulle» et c'est ce qu'elle n'a point cessé de répéter^ lorsquaprès la supr piessien de ce bureau le contrôle des travaux lui a été r enûs. £n définitive, donc » c'es tcette inutilité de rinspee» tien que nous avions k établir^ et rimpossibilité où elle se trouvait, non seulemeut par rapport au détail des tiavauxy mais encore pour toutes les autres branches du service, d'exercer un contrôle tant soit peu efficace, qui ont dû en amener la suppression. Au surplus, les membres les plus instruits du corps du commissariat, lequel, en général, présente des administrateurs très versés dans la pratique des affaires , reconnaissent qu'eu simplifiant d*une manière aussi notable le régime intérieur des arsenaux, on a fait un grand pas vers les améliorations, dont le résultat doit être d'ap* ]{orter l'économie désirable dans les dépenses de gestion.
Cest d'une action de contrôle permanent qu'il est uniquement question dans les développeinens qui précédent, et en traitant, au mot Iimspecteur gérékâm» (voy. ce mot), de l'utilité des inspections spéciales À effectuer dans les ports , nous avons annoncé quelques observations complémentaires sur ce sujet. Ainsi, en entre des services spéciaux de^ constructions, de l'artillerie» etc., dont nous avons parlé, il est, dans les arsenaux, deux détails essentiels qui n'ont point d'inspecteurs ; c'est, d'une part, la direction des mouvemens du port, et, de Taulre» le magasin général. Il serait à souliai ter qu'on y suppléât, en confiant, temporairement, cette fonction à des officiers généraux et à des adnûnistrateurs d'un grade supérieur, qui seraient envoyés, tantôt dans un port, tantôt dans un autre, à des intervalles peu éloignés. L'officier-général inspecterait les bâtimens armés» ceux en armement ou désarmés , les ateliers et les magasins dépendant de la direction des mouvemens du port. Un officier dueommissariat, spécialement envoyé à ceteffiet, vérifierait les registres du magasin général, ferait opérer quelques recensemenâ partiels, se ferait rendre compte des recensemens opérés depuis la dernière inspection, et connaîtrait, enfin, pour en rendre compte au ministre, de tout ce qui intéresse l'approvisionnement du port en matières premières.
Nous ne faisons mention, au surplus, que de recensemens partiels des matières, pour bien faire remarquer que, si des recensemens généraux savaient, à un haut degré, désirables, ils constitueraient, d'un autre côté, pour certaines matières surtout, telles qm les bois, des opérations très difficiles, axtrèmemeni dispendieuses, ou même impossibles dans divers ports. (/^oy« IiivcN- TAIRX.J Ce n'est qu'en décomposant, pour ainsi dire, cet
immense travail, en mettant i profit toutes ki cir< stances favoxablee qui pourront se présenter, qau 1' parviendra à obtenir quelques résultali^ et, san* usl doute, les inspections spéciales y confieuccaieni très efficacement.
INSTALLATION ^ s. f. G'esi ^ «uand l'on pra^ céda à l'armement d'un bitment, la mise en placA, à bord, des nombreux objets qui composent sam&ture, MB gréement, sa voilure, ses apparaux de mouillage » artillerie et tout ce qui en dépend, Sik timonerie» vivres et tout ee qui s'y rapporte , le cnueber de &m équipage, l'ameublement desebambceedeanoAitres, dee chambres des officiers, du logement du conmmi^ dant, etc» ; c'est, après l'arrimage dst lest» des caissee À eau et autres objets que comprend cette opération, h mise en place de tous les ob^^ets qui ne font point partit de la coque da vaisseau, et sont, conséqpiemmeDt, susceptibles d'être compris dsos la aérie ultétieure dae travaux du désarmement.
L'installation et mise en place à l'umenent, puée, le démontage et la misée terre au désarmement, goqf* stituenl ainsi, avec l'arrimage d'un vaisseau, trois opérations distincles, et dont chacune a, comme on le voit, beaucoup d'importance. C'est pourquoi les comptes dss dépenses, en main-d'cuivre et en consemmationndiyer* ses, que chacune aussi occasionne, aon4 tenae^dietiacli^ ment, et appliqués aubfttimentfiar les quatre diroelÎQas des monveuMns du port, des conrtructions navales, de l'artillerie, et enfin des subsistances, qui concourent, séparéoient, à l'exécution des travaux dont il s'agiU
La direction des mouvemens du port esi'chargéer dDe Tarrimage, du mAtage, de ,1a miaeen place du gvéement et des voiles, des apparaux de nmuiUaget, des objets dis timonerie, de ceux de tenture dans les chambrée due maîtres, dans celles des offieiers et dans le logement du commandant.
La direction des caastnictions navales, qui délivrai eellades mouvemens, les caisses à eau, la nAtura et toutoe qui en dépend, les apparaux de mouillage, etc., bit installer à bord, tant les boccleeet pitoBenécessaiias pour le gréement, que les ferremens des portes, fenè» très, etc., des divers logemens, ainsi que les meoldas alloués par le règlement.
La direction de l'artillerie fait installer et mettra en place les boi?ches à feu et tout ce qui en dépemt
La direction des subsistances, enfin, reçoit du servîfli des construoUotts les caisses eu tèle ou enbeiSt len us^ teasiles de cuisine, et «itree qui se rapportent à la aav» riture des équ^iages à bard; puis, surveilla kmiae» en place de ces objets^ ainsi q^e ceUa è» vàvns, ds tcata nature, qui sont eaahaniués»
Sî nous rappelons qucu dès q»'uB Mtimenl enlmei armement, chaque maUra otuutra oomptahla dnimii.
refoK mi oxtnlt, m 09 <]«i la ccmoeitie, de rinv«iitaîr« géttértl et déliiNé, fer «telicr en nagtsm dépeDéaet de eiieqiie diiutlieB , 4e tous lei objets que nom Tenees ie neetiomer, oe Teoonnmlt, 4e milite, i|iie les divers lnnr«K d'inslaHetioii et de laise en plaee à ramninent peQTentèlre, eomne ils sont «ffectîTeeMnl» en général, conduits avec Tordre et la régalarité désifsMes. Ces «tunes twivawi devraient penroîr être, deptas, elfcctaés ayee eélérilé, tandis que, la plupart du temps, ih M sont, «n eontfwre, aeeoinpits qn'aTee «ne lenteur dè- «espérante, et pv^yrenant, tant de la pénurie des appro* Ttskjnnenions, que de la MMessedes mo^ms d^sxécution, qui accusent, au plus haut point, ta pcreîaionie désasti onat,aTec Inquelle les «lloeatîens todgéCniies de la naiîm ont été réglées, depnîs pins de lingt ans , et TOndenC d'une migenee extrême t'absaden du système de destroetion de ta force narale de la France, qullsem- Matt que fen eût ndopUS.
Mais, de son cMê, fadmintstration des p6rts ne doit pus cesser de faire tous ses efforts pour prévenir les pertes du ^matériel précieux qui lui est confié, et, à ce peint de vue, si les travaux d'installation et mise en place sont, comme nous venons de le dire, conduits, en général, avec Tordre et la régularité nécessaires, il s'en fsut de beaucoup qu'il en soit de même des travaux de démontage et mise à terre, au désarmement. Rien, pourtant, ne serait plus facile et plus régulier que de Mre opérer ces derniers travaux, comme ceux dlnstallation, par chacune des quatre directions de l'arsenal, après que la même commission supérieure, qui, confarmémentaux règlemens, avait vérifié à bord, et avant le départ du bâtiment, reocactitude des délivrances qui devaient lui ètne faites, aurait, en présence de chacun des maîtres et autres comptables, reconnu les existans et les manquans à riErventahre primitif. Mars la cottstatation n'a Ken que lorsque les objets, dépendans de chaque service ou délafi, ont été remis dsns les atcfiers eu magasins; et, vratsemMablement par des motils d'é* cenomie, c*est Téquipsge du bâtiment qui, en général, et sauf quelques exceptions, est chargé d^opérerson dé^ sarmement. "Or comme, â ce même moment, un assez gruid nombre des matelots qui le composent, doit être congédie, et que le surplus est naturel lement fort pressé de quitter le bord, 71 arrive que la majeure partie des objets d^annement qui, le jour où le vaisseau est arrivé sur la rade, le trouvaient en très hon état, ne sont remis, le lendemain tm peu de jours après, dans les ate- Kers ou magàsihis, que tout-â-fait hors de service ; ce qu'expliquent et la précipitation et le défaut f ordre avec lesquels les objets sont démenties ou pflutM arra* chés, puis jetés pêle*mê1e dans les chalands ou pontons amenés, w long wi uoru, pour les wcevoir,eft non moins wftgfigeiHHieHtfliis a leire , trnues unswtle , sans mEufe
préeaaftien, jusqu'aux Itenx 4e dépôt. Les progrès qui t'aceomplissent, d'année en année, dans le régime in térienr des arsenaux , ne permettent pas de douter qu\m tel état de choses excitera unesérieise altention; mais il était d'autant phis utile de le signaler que le fait accessoire des perles qui en résultent se joint â la constdéiutien des dépenses de rinstallatlon et mise en place â Tarmement, pour fah-e souhaiter que le système de permanence dans les armemens soit maintenu, et définiti^reflMnt eubstitué â cette intermittence ruineuse, seuâ le joug de laquelfe la marine perdait les restes de vlta- Mèqui lui étaient laissés. Bspérons qsfelle ne verra piw remeHre, chaque année, en qjueslmi, jusqu'à eon ei^tlenoe même; ee qui détruit toute eeufiavce, ee qai letubstaele à «ouïe prévision de quelque dtfrée,ainrf qu'à tout perfectionnement stable, et seratt espable de ■e iaiaseren perspective, peur le jourcà une lutte entre grandes puiss— ces maritimes devimidreit inévitable, que les plus crueltes déceptions.
INSTITUTION , s. f. Ce mol, dans son sens étroit et abstrait, exprimé l'acte de première reconnaissanee de principes, et de première consécration de régies qui sont jugées en découler, sur un objet d'intérêt général; c'est la création d'un corps , soit judiciaii^ , soit mili* taire, soit civil, énfanant d'une loi on d'une ordonnanee, dans des vues de permanence et de fixité; à la dtflérence de l'acte appelé ûrganhhttan, qui se rapporte plus parti» culièrement à une création afitérieure, et qui a pour objet d'en étendra ou d>n restreindre, d'en modifier, enfin, les disposition^, sous des rapports plus ou moins essentiels.
Cette définition nous conduit à faire remarquer*, en premier lieu, relativement à la nnarine, que ses principales institutions, encore existantes, remontent àrépo« que de la création de Télément maritime en France,* par le génie du cardinal de Kîchelieutf abord, puis par rbabHeté du cardinal Saxarin, et enfin par ta haute eapacHé du ministre Cdbert. Les vues élevées qui do» minent les conceptions de ces hommes dTtat prouvent qu'en créant les institutions que la marine leur doit, ils avaient titilisé, avec une rare intelligence, les èlémens, tant scientifiques que militaires et administratifs^ doDt ils pouvaient disposer; et si les progrès de toutes les sciences, soft nautiques, soit militaires, soit administratives, ont, avec la succession des temps, et dans des circonstances qui n^avaient pu être prévues, signalé la nécessité de profondes modifications , ce qu'on ne sau« rait toutefois méconnaître, c*est que Tesprit, sinon la lettre, des institutions primordiales delà marine est, en beaucoup de points d'un grand intérêt, demeuré intact, comme nous allonç le montrer sucdnclement, et a résisté aux désastres des commdtions sociales qui ont détruit tm si grand nombre iTinstitirtions A^m aiitre ordre.
Si, pour 11 reTW rapide qve noai avoiii à pasMr, iKNii partoDf au ibjer d'impolsioD, rorgaoîntioB de radministraUoo ceetrale, à Paria, ae diatingae eomnie parreeiie, aprèa dîTeraea modîficatiooa, à do ay stème complet de régobrité, el Ui, aurtoot, que la part de direelîoB cooTcnable poarra être proehaîiiemeot, et ainai que cela eat à aoohaiter, attribuée à chaque apé> ctalilé, afin, principalemeot, qoe, aor tonte qoeation d'art, FinitiatiTe élcYèe qoi appartient au mÎDÎatère, reçoive rextenaîon conyeoable. L*ud dea aTaotagea eaaeotiela de cet exercice d'une autorité de talent et de acience pratîquea/appltqoé, par L'adaûniatration centrale, aux détaila ioiportana du aerrîce dea porta, aérait d'établir enfin, danalesaraenaox ruoiformitédéairable, quant aux conalmetions, aux armemena, aux recettea dea matiérea de premier ordre, etc.
L'amirauté, aecond objet d'examen^ conatitnait, dana l'origine^ une Juridiction : c'eat maintenant, pour Tune dea premièrea modifîcationa dont noua aTona parlé, un haut cooaeil établi préa du miniatre, et préaidé par lui. If oua reviendrona tout-A-l'henre sur cette modification.
Un haut cooaeil de cooatruction était primitivement institué près du ministère, et se composait uniquement d'officiers de la marine militaire dont, éyidemment, ce n'était point la spécialité ; d'autres conseils de construction, formés des mêmes élémena, étaient aussi établis dans les grands ports. Ces derniers conseils ayant été aupprimés,le haut conseil pr^4^ ministère a d'abord été organisé sut de nouvelles bases ; puia, après divers remaniemena, incorporé ou plutôt fondu dans la commission mixte qui est le conseil des travaux ac*
tuel.
Les trois inspecteurs généraux du génie maritime, de l'artillerie et des travaux hydrauliques font partie de ce conseil ; le dernier appartient et a toujours appartenu an corps des ponts et chaussées, dont il eat détaché ; le aecond est de création peu ancienne, ainai que les diverses organiaationa de Tartillerie de la marine, intervenuea dqrais rinslitution du corps des canonniers, lequel était, primitivement, réparti en deux brigadea, dans les ports de Brest et de Toulon. Enfin, les fonctions do premier ont été, dans l'origine, attribuées à un officier-général de la marine militaire ; puis données, en charge, sans exercice, à diverses personnes, parmi lesquelles on remarque le aavant Duhamel-Dumonceau ; mises, en dernier lieu, à une aorte de concours, à la suite duquel elles ont été conférées au célèbre ingénieur Sané , elles ont passé, après lui , rationnellement, i des directeurs des constructions navales.
L'autorité aupérieure est dévolue, dans les cinq porta principaux, aux préfets maritimes, tous officiers-généraux de la mari oe ; mais, il n'y a pas long-temps encore, deux préfets maritimea, ceux dea porta de Lorient
et Cherbourg, étaient pria parmi lea
néraux, comme dea adminiatratenra de ce grade aomi
encore chefa du aervice dana lea porta aeeaadairea. Cette
unité d'action, qui exiatait dèa le principe, a été pluaiewn
foia détruite, puia rétablie ; noua n'avona paa à entrer ici*
tout d'abord, dana le détail de cea vieisaitadca. (Fey.
ImBNnAnT.)
Les conaeila d'adminlatration, maintenant cempoaén» préa dea préfeta maritimea, dea cheb dea diflérens aor» vices, sont pareillement d'institution primitive; Un avaient le titre de conseils permanena; lea fonctioM de conaeila de conatruction leur avaient été, dana Toiigine, attribnéea.
Si l'exercice, dans lea porta, de l'aiilDrité aepérieero a été iong4empa partagé on débattu entre le oorpa dce officiera de vaiaaean et celui dea adminiatrateun, il eat, d'un autre côté, à remarquer que la aéparatîon tionnelle de l'exercice dea autorités militaire et nistrative, a été conatamment maintenue telle que lea institutiona.primordialea l'ayaient déterminée ; qu'ainaî, un major-général ou un major (contre-amiral on capitaine de vaisseau) a toujoura commandé, tant lea officiera que les équipagea et lea Iroupea de marine, à terre ainai qu'à la mer; de même, les commisaairea etaonsconmiissaires, composant i'adminiatration dea porta, ont toujours été sous les ordres immédiala, aoit d'un intendant, soit d'un chef d'administration, comme ils se trouvent présentement sous ceux d'un commiasaire» général.
L'importance d'une action de contrôle A exercer, pour l'exécution dea règlemena, aur tontea lea partiee du service des porta, n'avait point, non plua, écliappé^ et il y avait été pourvu, d^ l'origine, par une affectation spéciale d'officiers de l'administration, avec le titre de contrôleur, puis avec celui d'hispecteur^ lequel a été long-temps conservé, ainsi que ce système luimême, qui n'a été abrogé que par la dernière organisation du commiaaariat de la marine. (Foy* InaracrBua.)
Ce même système, dont l'effet était d'attribuer le contrôle dea opérationa d'un corpa à dea officiera appartenant à ce corpa et devant y rentrer, soit par avancement, aoit par changement de destination, était peu rationnel ; mais l'on conçoit qu'à l'époque dea premièrea inatitutions, le corpa de I'adminiatration^ comme élément du personnel le plus prêt et le plua capable, avait dû recevoir lea attributions Jes plus importantea, au nombre deaquellea était celle du contrôle.
Un autre corpa, beaucoup moins ancien, celui dea ingénieurs de la marine, que les progrès de l'application des hautes sciences à l'architecture navale a produit, s'est, au contraire, élevé de la dépendance soua laquelle il était inévitablement placé, dans l'origine, au rang qu'il a dû, après beaucoup de ricisaiindea, obte-
INS
nir ; nous n'avons pas à roTonir sur l'organisation de ce corps. {P^oy. Génie maritimb.)
Mais nous avons annoncé, à la fin de Farlicle ainsi rappelé, quelques développemens sur Tinstitution du oorps des ouvriers militaires de la marine» qui a été détruit en 1816, et sur Tintérêl pressant qui s'attache à son rétablissement ; c'est, d'ailleurs, l'une des institutions nouvelles que nous devons mentionner; nous le ferons succinctement.
L'on sait les services signalés que, réunies en bataiU Ions, les compagnies d'ouvriers militaires ont rendus, ceux qu'elles venaient de rendre encore dans les campagnes du Nord, lorsqu'on les a licenciées; mais il ne s'agirait plus, comme sous l'Empire, d'appliquer leur active énergie à accroître les chances de succès dans la guerre ; ce sont leurs aniécédens, non moins remar* quables sur les chantiers du port d'Anvers, qu'il con- Yient surtout de rappeler, et qui témoignent combien le rétablissement de ces compagnies serait propre à fonder, dans les arsenaux, l'élément d'un personnel.en ouvriers convenablement disciplinés, vigoureux, parce qu'ils seront bien nourris et bien vêtus, à la place de ces populations d'ouvriers malheureux, parce qu'ils sont chargés d'enfans, et de bonne heure usés^ autant par les privations que leur impose cette charge, que par les travaux de leur profession. Que divers faits isolés, et mal compris peut-être, aient donné ou non quelque fondement réel à cette assertion ; que souvent, dans les ports, des travaux s'exécutent, des confections d'objets que l'on pourrait se procurer â un moindre prix, par la voie de marchés, s'effectuent sans nécessité actuelle, et, dans la vue dominante d'entretenir des ouvriers que l'on n'ose pas congédier, ce seul doute serait déjà l'indice d'une exigence très fâcheuse et qu'il serait urgent de faire cesser. Mais une conséquence positive de l'état de choses existant, laquelle serait susceptible de justifier les hésitations, lorsqu'il y a lieu à effectuer des congédiemens, et de démontrer que la marine n'est point libre de restreindre ses travaux et par suite ses dépenses, c'est qu'il arrive fréquemment que, si des circonstances quelconques ou l'exigence des budgets obligent de renvoyer des ouvriers, les autorités» locales s'empressent de réclamer, et de présenter cette mesure d'ordre financier, comme une cause imminente de perturbation. IMettro le nombre des ouvriers des diverses professions en harmonie avec l'importance des travaux qu'on exécute en temps ordinaire, tel serait le premier effet notable du rétablissement des compagnies d'ouvriers militaires. De plus, comme ces compagnies seraient essentiellement mobiles, elles offriraient rinappréciable avantage, tant de pouvoir être transportées, avec la plus grande facilité, d'un lieu à un autre, suivant les besoins 4u service, que de porter avec qux, d'un arsenal dan#
un autre, les bonnes traditions des travaux. On ne verrait plus ces différences, aujourd'huisi choquantes, entre les méthodes, suivant lesquelles certains ouvrages sont exécutés dans les divers ports. Pour être convaincu de la supériorité du travail des*ouvriers militaires sur celui des ouvriers libres, en général, il suffit de remarquer avec quelle précision et avec quelle constante uniformité, les mêmes objets sont confectionnés dans les ateliers du ressort des directions de l'artillerie. Les sous*officiers et même les ouvriers de cette arme reçoivent, de leurs officiers, un sentiment d'exactitude que l'esprit militaire peut seul propager et maintenir.
Enfin, on a prétendu que l'emploi de ces ouvriers coûte plus cher que celui des ouvriers libres, parce qu'il faut ajouter» à la haute-paie que reçoivent les travailleurs, la solde journalière des hommes qui restent à la caserne pour des services divers, et les frais qu'exige l'entretien des corps militaires. Mais cette opinion serait promptement détruite, si on faisait entrer en balance les non-valeurs qu'occasionne le travail des ouvriers libres, les fausses dépenses auxquelles on est entraîné par commisération pour les familles nombreuses qu'ils traînent à leur suite, etc.; et nous ne pouvons, en définitive, que bâter de tous nos vœux le moment où l'on reviendra à une institution que nous regardons comme du plus haut intérêt pour l'avenir de la marine.
Parmi les institutions primitives que nous nous sommes proposé de passer^rapidement en revue, dans cet article, celles qui ont eu la marine active, c'est-à-dire sa haute direction, le commandement de ses flottes, et enfin la composition de ses équipages, pourobjet spécial, méritent de fixer l'attention. Nous commencerons par l'amirauté, que nous nous sommes borné plus haut à mentionner pour ordre*
C'estau commencement du dix-septième siècle (1626) que remonte l'établissement du premier conseil chargé des affaires maritimes; mais il n'était alors composé que de conseillers d'état, de maîtres des requêtes et de commissaires généraux; c'était, comme nous Tavons dit, un conseil de juridiction du contentieux, et non un conseil de direction. Golbcrt le maintint, lorsqu'on 1669 la marine lui fut confiée. Mai?^ en 1715^ après la mort de Louis XIV, chacun des départemens ministériels étant administré par un conseil spécial, le conseil dirigeant de la marine, ayant pour chef le comte de Toulouse, amiral de France, était composé de neuf membres : quatre officiers-généraux et trois intendaus de la marine, un maître des requêtes, rapporteur des prises, et un commissaire général de la marine, secrétaire. C'était, comme on le voit, une amirauté dirigeante, comme l'est encore de nos jours l'amirauté anglaise, dont l'institution date à peu prAide la même époque. Elle fut supprimée, en France, vers 1723, el
remplacée par Pautorité nniqae, et constamment main* tenue depuis, d'un secrétaire d'état ; seulement un conseil de marine, qui varia, quant au nombre et à là composition, fut, dans la suite, établi près du ministre, à titre purement consultatir. En 1789, ce conseil était composé de douze membres : trois officiers^généraux, trois capitaines de vaisseau, un inspecteur général des con« structions navales, et cinq administrateurs de la marine, directeurs au ministère. L'institution disparut en 1791, et ne fut rétablie que près de vingt ans après, en 18f 0, avec cinq membres, dont quatre administrateurs de la marine, et seulement un offlcier général, pour être de nouveau supprimée en 1814.
Ce ne fut qu'en 1824 qu'un nouveau conseil consultatif fut recréé, avec le titre actuel de Conteil (Tamirauié. Composé à cette époque de trois ofBciersgénéraux et deux administrateurs, les diverses organisations successives dont il a été encore l'objet en 1827, 1829, 1830 et 1831, Vont amené, en définitive, à se trouver formé de cinq officiers-généraux, un directeur des constructions navales, bors cadre, et un directeur des ports au ministère. Nous avons pensé qu'il n'était pas sans intérêt de rappeler ces vicissitudes, pour mieux montrer combien, en France, à la différence de ce qui se passe en Angleterre, les idées et les principes mêmes ont peu de fixité, quant à la marine.
Nous aurions pareillement à reproduire, en grand nombre, les organisations diverses qui ont été essayées pour la composition, tant de l'état-major général que du corps des officiers de vaisseau , depuis Tépoqué à laquelle l'ancien corps de la marine fut dissous par le fait de rémigration, jusqu'à celle où nous sommes parvenus. Quant à Tinstilution primitive de ce corps, on sait que le préjugé de la naissance était plus puissant encore, en 1789, que sous le règne de Louis XIV, où Jean-Bart devint chef d'escadre, et que la condition de noblesse dominait toutes les autres pour y être admis. Comme, toutefois, ce même corps a compté beaucoup d'illustrations, et que son histoire est celle de l'apogée de la puissance navale de la France, ce sera pour nous un motif de la reprendre en son lieu. (Voy, Personnel.)
Mais une institution organique qui a le plus résisté, tant à la versatilité des opinions qu'aux bouleversemens politiques, encore bien qu'elle ait éprouvé diverses modifications notables, est celle deTipscription maritime, due à l'inspiration du génie de Colbert {Foy. Inscription maritime); et si, en ce qui se rapporte à l'organisation du personnel destiné à l'armement de la flotte, nous rappelons ici, pour ordre, l'institution des équipages de ligne, qui a succédé à celle des équipages de haut bord {Foy. Ë(^ip\ge), nous sommes arrivés au terme de l'exposé succinct des principales institutions do la marine que nous avions à présenter. (Foy., au sur-
plus, les mots Intendant, Invalidrs, Invbnta.irb.) INSTRUCTION, s. f. Ce mot a plusieurs significations, qui, toutefois, dérivent d'une seule et même idée générale. — C'est l'enseignement d'une science, d'un art, etc.; c'est aussi l'ensemble des institutions qui règlent cet enseignement, soit dans les établisse* mens publics, soit dans les établissemens particuliers ; c'est encore la réunion des connaissances acquises sur les usages, sur les faits de tel ou tel ordre, A la suite d'études sérieuses; c'est la capacité, le talent résultant de ces éludes, dirigées et aidées par l'esprit ou par l'intelligence; c'est, dans une large acception, enfin, le fruit obtenu d'une éducation soignée. A un autre poiol de vue, ce même mot exprime la rédaction des ordres patens ou secrets donnés à un envoyé, en général, et, quant à la marine en particulier, remis ou adressés aa commandant d'une armée navale, d'une escadre oa d'une division ; remis ou adressés, avec tous les renseignemens politiques, hydrographiques et nautiques nécessaires, au commandant d'une expédition scientifique, à l'officier qui est chargé d'une croisière, à tout commandant d'une station pour la protection, en pays étranger, des intérêts, soit des nationaux, soit de la marine marchande. On voit que, sous les deux rapports dont nous venons de tracer un aperçu, le mot Instruction embrasse deux sujets de beaucoup d'intérêt pour la marine.
Nous n'avons pas à entrer dans de nouveaux détails sur celui de ces sujets qui se rapporte aux instructions et ordres confidentiels, donnés ou transmis dans les circonstances dont l'exposé précède. Il est presque superflu d'ajouter que des ordres particuliers et secrets, qui composent pareillement des instructions d*mie autre catégorie, sont aussi donnés quelquefois à dés inspecteurs généraux, ainsi qu'à' des ingénieurs ou A des administrateurs envoyés, soit dans les ports de la France, ou dans ses colonies, soit en pays étranger, pour y remplir des missions spéciales ; et l'on conçoit, d'artiears, qu'il n'y ait pas lieu de rien préciser à l'égard dé toutes ces instructions, en général, dont le texte, dont l'importance, comme celle des pouvoirs qiU'eHes sont susceptibles de conférer, varient suivant la nature des missions qu'elles ont pour objet de diriger vers tel on tel but politique ou scientifique, ou commercial, etc.
Mats au point de vue, tout-à-fait spécial à la marine, de Tinstruction, envisagée comme expression, tant de l'enseignement que des institutions qui le règlent et ontpour but de le propager; comme expression, surtout, de l'application des hautes sciences à l'architecture navale et à la navigation, un vaste champ serait ouvert pour les développemens que ce sujet paraît, dès le premier abord, comporter ; comme nous l'avons déjà traité ailleurs , quoique sous un aspect très général (Foy.
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XNS
Qimk M AitiTiMB)^ noua nous renfertneroiti^ quant mt détails» dsns ee qu'il offre de plus essentiel à exposer*
On sait que la marine est, de toutes tes branches dû sertîee public, celle qui exige le plus impérieusement une haute et solide Instruction, tant théorique que pratique ; et nous ayons eu déjà Toccasion d'établir que eette branche comprend six spécialités distinctes que représentent les six corps d'officiers^ dont la désignation est, en premier lieu, à rappeler, saToir :
1^ Le corps des officiers de vaisseau, auquel il convient de rattacher ici, quant â l'instruction nautique, la classe des capitaines et officiers de la marine du commerce, et notamment celle des capitaines au long cours qui peuvent être appelés à servir, comme officiers auxiliaires, sur les bàtimens de Télat ;
2^ Le corps des officiers du génie maritime ;
3^ Le corps des officiers de Tartillerie de la marina ;
4^ Les ingénieurs dea ponts et chaussées, détachés de leur corps pour l'exécution des travaux hydrauliques dans les arsenaux maritimes ;
6^ Le corps des officiers d'administration ou do commissariat ;
6^ Enfin, le corps des officiers de santé, comprenant les médecins, les chirurgiens et les pharmaciens de la marine,
. Nous avons donc à passer une revue sommaire des institutions qui règlent l'enseignement à recevoir, el qui, par suite, déterminent les garanties d'instruction à fournir, pour concourir A être admis dans les divers services spéciaux que nous venons d'énumérer.
Ainsi, pour obtenir le grade d'élève de la marine, il flut avoir subi, d'une manière satisfaisante, les examens de sortie, soit de l'École Polytechnique^ soit de TEcole spéciale^ établie sur le Vaineau-École, en rade de Brest. Remarquons, toutefois, que, d'après les règlemens, l'Ecole Polytechnique ne dote, chaque année, la marine que d'un très petit nombre d'élèves, de quatre au pltis, et que ces élèves, comme déclarés admissibles dans les services publics par le résultat de leur examen de sortie, reçoivent immédiatement le grade d'élève de première classe, tandis que le Vaisseau- Ecole fournit annuellement de quarante à soixante sujets, qui, étant reconnus comme les plus instruits, d'après les examens de seconde année, ne sont promus qu'au grade d*élève de deuxième classe; c'est ce que nous développerons convenablement en son lieu. [Yoy. Yaisseaii-ëcolk.)
Mais, aux termes de lordonnance royale du 11 octobre 1836, sur l'organisation des équipages de ligne, les premiers maîtres de manoeuvre, de canonnage et de timonerie, ainsi que les capitaines d'armes de première classe, étant, comme les officiers auxiliaires qui proviennent de la marine du commerce, susceptibles de parvenir au grade d'enseigne de vaisseau, lorsqu'ils ont
satisfait aux eoiiditions prescrites, il était rationnel de donner aux officiers-mariniers, doués de plus d'aptitude, les moyens de se préparer, à l'aide d'un enseignement élémentaire, aux études plus avancées qu'ils se trouveraient en mesure d'aborder. Tel est le but de l'établissement, dans chacune des divisions des équipages de ligne (Voti^ Equipage), d'une école de mathématiques élémentaires appliquées àla navigation, et de dessin linéaire, pour l'instruction de ces officiers-mariniers, indépendamment des autres écoles de lecture, d'écrf* ture et d'arithmétique , de comptabilité pour les élèvesfourriers , d'escrime, et enfin de natation, pareillement établies dans chacune des mêmes divisions.
LMnstruction nautique, dont les capitaines et les patrons des navires du commerce, ainsi que les pilotes^ doivent justifier, méritait encore, a un plus haut degré, toute la sollicitude de l'administration publique; aussi l'établissement des moyens d'enseignement nécessaire a-l-il été, dès le principe, l'objet de règlemens, dont plusieurs remontent à une époque très éloignée. Ils se résument dans la condition imposée à ces capitaines, patrons et pilotes, de subir des examens de divers degrés, et dont les résultats les déclarent aptes à commander, soit pour la navigation au long cours, soit pour le cabotage, soit, enfin, pour la navigation cotièredite pilotage, àla suite des cours confiés, dans tous les ports militaires et de commerce, à des professeurs d'hydrographie.
Ces professeurs sont au nombre de quarante-deux, savoir :
7 de première classe, pour les ports de Toulon, Brest, Bordeaux, Saint-Malo, le Havre, Marseille et Nantes ;
4 de deuxième classe, pour les ports de Cherbourg,
Rochefort^ Caen et Lorient ;
5 de troisième classe, pour les ports de Rouen,
Cette, Rayonne, Dunkerque et Granville ; 26 de quatrième classe, pour les ports de Vannes, Paimpol , Saint-Brieuc, et autres de moindre importance ;
Deux examinateurs de la marine se partagent, annuellement, les tournées à effectuer, d'après les ordres du ministre, sur les divers points du littoral, tant de la Manche et de l'Océan que de la Méditerranée, pour procéder à l'examen des sujets de toutes classes, qui se sont fait inscrire à l'avance, soit qu'ils aient suivi les cours d'une école d'hydrographie, soit qu'ils aient acquis Tinstruction nécessaire, à l'aide de tout autre moyen d'enseignement. L'indication précise des itinéraires que les examinateurs doivent suivre est publiée officiellement.
INS
Nous n'avons rien à ajouter aux déreloppemens dans lesquels nous sommes entrés, au sujet des cours à suivre et des garanties dMnstruction à donner» pour être admis dans le corps des ingénieurs de la marine {Foy. Gékie maritime). Mais il était d'un haut intérêt de former, par un enseignement spécial, des maîtres et contre-maîtres pour chefs de chantiers, ainsi que des ateliers des diverses professions qui concourent aux travaux des constructions navales, et c'est le but de l'institution des écoles de maistrance. Il y a une de ces écoles dans chacun des ports de Brest, Toulon et Rochefort. Etablies pour la première fois en 1819, elles ont reçu une organisation définitive par une ordonnance royale en date du 1" janvier 1833.
Cinquante-deux élèves, choisis parmi les ouvriers qui répondent le mieux à des examens d'admission, y reçoivent ensemble un enseignement solide et convenablement varié.
Le nombre des élèves est de vingt-quatre à Bresr, parce que^ indépendamment de douze sujets pris dans ce port, il en est envoyé six de chacun des ports de Lorient et de Cherbourg.
Les écoles de Toulon et de Rochefort ont chacune quatorze élèves.
Les cours sont de deux années pour chaque élève. La première année est consacrée aux études théoriques, qu'on a soin do régler de manière à ne pas manquer, en le dépassant, le but qu'on se propose d'atteindre. La seconde année est employée aux études d'application sur les chantiers et dans les ateliers.
'Depuis quelques années déjà, un bon nombre de sujets capables, d*habiles dessinateurs , de mécaniciens intelligens, de bons conducteurs de travaux, sont sortis de ces écoles ; elles ont opéré, dans les ports, une véritable révolution, non moins avantageuse pour les individus que favorable aux intérêts de l'Etat. Ajoutons que ces écoles, si fertiles en heureux résultats, ne coûtent, par an, qu'une modique somme de cinq à six mille francs, grâces aux soins désintéressés qu'apportent à tes diriger les officiers du génie maritime qui en sont chargés.
Nous venons de dire que les élèves des écoles de maistrance sont choisis parmi les ouvriers, d'après des examens d'admission ; ce qui suppose que ces ouvriers ont pu recevoir un enseignement préparatoire , sans rien perdre du temps consacré aux travaux. Tel a été, en eflet, l'objet des écoles par enseignement mutuel établies dans tous les ports. Huit à neuf cents jeunes ouvriers et apprentis apprennent à lire et à écrire, puis sont initiés à Télude de l'arithmétique et du dessin linéaire, en suivant les cours de ces écoles pendant deux ou trois ans. Ceux des jeunes ouvriers qui ont le plus d'aptitude trouvent ensuite, près de quelques uns des
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élèves des écoles de maistrance, dont il vient d'élre question, les moyens d'accroître Tinstruction élémeotaire qui les met en état d'être admis, à leur^tour, dans Tune de ces mêmes écoles. On a ainsi, d'une part, tiré le meilleur parti possible des masses d'ouvriers qui remplissaient les ports, en répandant un peu d'instmotion dans ces masses, qu'une véritable intelligence des pratiques de leur profession ne sauvait pas de l'ignorance la plus profonde; et, d'autre part, les arsenaux oe présenteront plus , au nombre des premiers maîtres conducteurs des principaux travaux, des hommes incapables même de tenir un casernet, faute de savoir lire et écrire^ ce qui n'était pas rare, il n'y a encore que peu d'années.
Le corps des officiers de l'artillerie de la marine est composé, comme on le sait, d'élèves de l'Ecole Polytechnique qui ont été déclarés admissibles dans les services publics, par le résultat de leur examen de sortie de cette école, et ont suivi, pendant le temps prescrit, les court de l'école d'application d'artillerie établie à Metz, comme sous-lieuténans élèves d'artillerie de la marine. Les garanties d'instruction se trouvent complétées par l'accomplissement de ces deux conditions, et il n'y a rien à y ajouter ; mais nous aurons à entrer dans quelques détails au sujet de l'enseignement donné, tant aux sousofficiers qu'aux caporaux et soldats du régiment d'artillerie. {Foy, Troupes de lu marine.)
Ce que nous venons de rappeler, relativement aux garanties d'instruction offertes par le corps des officiers d'artillerie de la marine, est applicable au corps des ingénieurs des ponts et chaussées et, par conséquent, aux ingénieurs qui sont détachés de ce corps, pour la construction des édifices et autres établissemens , à la mer et à terre, que la direction des travaux hydrauliques est chargée de fonder, élever et entretenir dans les arsenaux de la marine.
Le corps des officiers d'administration ou du commissariat, tel que l'ordonnance royale du 3 janvier 1835 l'a institué, est, des divers corps de la marine, celui dont l'on exige le moins de ces garanties d'instruction spéciale, dont il s'agit dans cet article, et pourtant les fonctions du commissariat, lesquelles sont ou, pour mieux dire, devraient être analogues k celles remplies par les intendans militaires près le département de la guerre, ont beaucoup d'importance. On peut juger du degré d'intérêt que ce dernier dé parlement attache au service de l'intendance militaire, en remarquant que ce service est doté, chaque année, de l'adjonction d'un bon nombre d'officiers du génie, d'artillerie et d'état major, tous élèves distingués, soit de l'Ecole Polytechnique, soit de celle deSaint-Cyr. C'est que Ton apprécie la haute utilité de l'application des spécialités à l'exercice d'une action de contrôle intelligente, sur des détails de servico
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