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cesaiveinent, ppnvept èij^ faciljQinent p^lc^léeg, lu loqgueuf de ravant-cale p^ï, au 0urplu8| réglée confqrfn^men^ k ces mômey considérations; le pied de la cale , proprement dite , commence aq peu au dessous du plus haut point où l'eau monte » lors des plus fortes marées. La pente du plan incliné, suivant lequel Tayant-cale et la cale sont établies , varie de 8 à 12 centimètres par mètre de la longueur totale ; mais il faut observer que, quant à la cale « c'est, principalement, au moyen des chantiers ou tins^ sur lesquels la quille doit être élevée, que la pente est obtenue. On sait que ces chantiers ou tins sont des billot^ de chêne que Ton place à 1 mètre 50 centimètres ou 2 mètres de distance les uns des autres , sur le piilieu des cales de construction , ensorte que la quille du bâtiment e^t portée sur ces tins dans toute sa longuepr ; chaque (in est composé du nombre de ))illots, solidement liés pi assujétis entre eux, qui est i^écessité par la pente de la cale, le tin le plus ^levé se trouvant ainsi à Tayant, et sous le pied de Tétrave du vaisseau ; on conçoit que cette hauteur des tins et Tespace libre (|ui Ips sépare sont indispensables, non seulement pour l'opération du lancement, mais aussi pour que les perceur^ puissent frapper sous la quille les chevilles qui doivent être chassées de dehors en dedans; il est entendu que les tins sont momentanément déplacés, puis rétablis et resserrés au moyen de coins ou de langues ^ lorsqu'ils se trouvent porter la quille aux points où elle doit être chevillée.
L'assietle, la base d'une cale de construction poqr up yaisseau, ne saurait être trop solide, puisque le |i)oic)dre tassement de l'un des points de cette base a pour effet de laisser fléchir la quille du vaisseau sur le point correspondant, et par conséquent de le déformer. Les meilleures cales «ont donc celles que Ton établit en maçonnerie. A Cherbourg , le roc granitique a présenté, sous ce rapport, la condition la plu^ favorable; mais c'est une circonstance exceptionnelle. Comme la dépense d'une fondation en maçonnerie épaisse, sur up espace d'ailleurs assez vaste, est considérable, on se borne quelquefois à ne fonder, en pierres de taille, qup le milieu de la cale, ^ui doit recevoir les tins e^ supporter conséquemment le poids du vaisseau ; d'autres fois si le terrain est reconnu bon et ferme jusqu'à une certaine profondeur, on remplace toute maçonnerie par un fort grillage en bois^ que nous allons décrire suc^ cinctement.
Le terrain étant parfaitement uni et bat(u, après qu'on Ta dressé suivant la pen^e réglée, comme nouf l'avons dit plus haut, on conamence par juxtaposer sur le milieu, et selon la longueur de la cale et io Tavantr cale, en ayant le soin de croiser leurs abouts, trois fi; les de pièces de bois droit» eu cUènOi dite^ longueri'*
i^fis^ tr^s lolidpmevit assujéties les v^ta contre ]ps autres. De chaque côté, et à la distance d'un mètre environ de cette première file triple, on place des files doubles dont les pièces sont pareillement croisées à leurs abouts, c'est-à-dire établies de manière que le milieu, ou à peu près, de la longueur de chacune des pièces de l'une des files corresponde à la jonction des bout^ des pièces ^^rautre file. Iiorsquêle nombre de files doubles de longuerines, espacées ainsi que noos l'avons dit, qui est nécessaire pour compléter la largeur de la cale, a été de la sorte disposé, toutes les longuerines sont croisées, à angles droits, par d'autres pièces de même échantillon, nommées travenins, que l'on entaille ayec les longuerines, et que l'on a soin» surtQpt, de placer aux points de jonction dont noua avoqs parlé. Si Ton veut ajouter à la solidité déjà fort grande, comme on le yoit, de ce système, on fixe invariablement les unes avec les, au très, au moyen de goujons en fer et de gournables, les longuerines comr posant tant la file triple du milieu que les files doubleçr des côtés, ainsi que les pièces dites traversins, sojt entre elles, soit avec les longuerines. Après que les traversins ont été mis en place, on remplit tous les yidea du grillage, au moyen de gravats bien battus, et l'on borde l'avant-cale, ainsi que les côtés de la cale, avec de forts bordages ou de fortes croûtes de chêne.
Afais le terrain sur lequel on est forcé à s'établif n'est point partout bon et ferme , tel que nous venons de le supposer; ainsi, à Rochefprt, les rives de la Charente, qui ont dû recevoir le^ cales de construction^ présentent un fond vaseux fort peu solide. Dans ce cas, on ne peut établir, soit une niaçonnerie, soit un grillage en bois , que sur pilotis , très rapprochés les uns des autres, et que Ton enfonce jusqu'au refus d'un puissant mouton.
Telle est l'idée générale que nous devions donner, d'abord, de l'établissement d'qne cale de construction importante; il sera maintenant plus facile de bien concevoir la disposition des appareils employés pour lancer 1q vaisseau érigé sur cette cale, sa quille étant portée, de distance en distance, par les lins de diverses hapteurs, que nous avons définis, et sa carène étant soutenue, de chaque bord, en un certain nombre dQ points, par quatre ou cinq rangs d'ACCoass {Voy. c^ mot}, ep même temps qpe d'autres accores soutiennent, aussi au pombre de quatre pu cinq, et sur divers points de leur hauteur, tant l'étrave à l'avant du bâtiment une l'étambot à son arrière.
}je vaisseau se tr{{uvant complètement prêt à être lancé, et le Jour ainsi que l'heure de sa mise à l'eau étant fixés> d'après le jour et l'heure des fortes marées, pn ce qui concerne, du moins, les ports de la Manche et de rOcéan, il s'agit de monter^ i Tavance, l'appa-
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reil, de faire, en un mot, tous les préparatifs nécessaires, et c'est le sujet que nous allons, en second lieu, aborder; nous terminerons notre exposé par les détails spéciaux à Topération du lancement, soit des vaisseaux, frégates et autres bAlimens des rangs inférieurs , soit des navires du commerce. Il est d'ailleurs entendu que, d'une part, le vaisseau k lancer a été dégagé complètement de ses pieds-droits ou montans et traversins, qui supporlaienl les échafauds dont il était entouré pour le bordé, ainsi que pour le calfatage, soit de ses œuvres mortes, soit de sa carène, et que, d'autre part, sa cale, son chantier et tous ses abords, jusqu'à une dislance de 30 à 40 mètres, ont été entièrement déblayés do pièces de bois , rognures et autres objets susceptibles d'embarrasser les travaux de la mise à l'eau. C'est une précaution très essentielle pour prévenir de graves accidens.
A l'intérieur du vaisseau , la cale devra être nettoyée des rognures et copeaux , ou autres objets , et tenue prête à recevoir la quantilé de lest que Ton embarque avant le lancement; les gaillards ou le pont supérieur devront rester aussi tout-à-fait libres pour la manœuvre dans le port, lorsque le vaisseau sera à flot.
Nous avons dit que les appareils de lancement diffèrent souvent, si ce n^est nécessairement, selon la force des bâlimens, soit de guerre, soit de commerce ; la disparité, qui est d'ailleurs très notable, consiste dans l'emploi de couettes courantes ou vives, portant un ber ou berceau, pour la mise à Teau des bâtlmens de guerre d'une certaine force, d'une part, et^ de l'autre, dans remploi de couettes mortes pour celle des petits bAtimons de l'État, ainsi que des navires du commerce. Mais la disposition des couettes courantes, aussi nommées anguilles^ et surtout celle du ber ou berceau composant l'appareil de lancement pour un vaisseau, dont nous avons d'abord à nous occuper, ne sont pas toujours semblables. Ainsi, on distingue le berceau à roustures et le berceau sans roustures ; le premier est celui dont nous avons donné la description. {F^oy. Ber 0.U Berceau.) La forte consommation de cordages blancs, d*un prix très élevé, que remploi des roustures occasionne, a porté à rechercher le moyen d'éviter cette dépense ; Finvention du berceau sans roustures , dont le premier essai a été fait à Cherbourg pour la mise à l'eau d*une corvette, et dont le second emploi a eu lieu avec plein succès, dans le même port, pour le lancement du vaisseau le Suffren, a fourni la solution souhaitée ; nous décrirons plus tard cet appareil dans tous ses détails. {P^oy. Perfectionnement.)
Le mode de lancer les vaisseaux et autres grands bâtimens sur un berceau est le plus coûteux, mais il est aui^si le meilleur et le plus sûr. La seconde mé-
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thode, beaucoup moins compliquée, dite lancement sur cotieltes mortes, consiste à élever, de chaque côté da vaisseau, sur des pièces de bois solidement liées à la cale, et jusqu'à la hauteur des empatures des varaôgoes, de forts bordages bien dressés et bien nivelés, de manière que la carène du bâtiment, à son fort, glisse comme dans une coulisse, entre les surfaces de ces bordages, sans les toucher plus, durant son mouvement, dans un temps que dans l'autre ; on a soin, d'ailleurs, délaisser quelques millimètres de jeu sur chaque bord, aGn que le vaisseau se trouve toujours appuyé, s'il vient à pencher momentanément sur l'un des cétés, puis sur l'autre côté, en se balançant dans son trajet jusqu'à la mer. Une coulisse est, de plus, établie au moyen de bordages passés sous la quille et de cabrions, assujétis par des taquets sur ses côtés; cette coulisse est, ainsi que tout l'appareil, prolongée jusqu'à l'extrémité de l'avant-cale parallèlement à sa pente, c'est-à-dire, jusqu'à l'endroit où le bâtiment doit flotter. Il est entendu que toutes les parois intérieures de la même coulisse sont, comme les surfaces des bordages tangens à la carène du bâtiment, soignensement suives ou graissés. On ferme avec de l'étoupo, jusqu'à l'instant de la mise à l'eau, Touverture supérieure des interstices, sur toute la longueur, soit de la coulisse de la quille, soit des bordages latéraux, afin de les préserver de l'introduction fortuite et très nuisible, ainsi qu'on le conçoit aisément, de copeaux ou surtout de clous.
Une autre méthode, enfin, de lancement sur couettes mortes, qui n'est plus en usage, à cause de l'inconvénient que nous allons signaler, a consisté dans rétablissement, entre deux couettes ou poutres, et le dessous du fort du vaisseau, de deux dragues ou pièces de bois très éfiaisses, embrassant, de chaque côté, une certaine longueur, ainsi qu'une certaine hauteur de la carène, à laquelle ces dragues étaient solidement fixées au moyen de chevilles*, en sorte que le bâtiment, glissant, lorsqu'il était lancé, et sur sa quille, dans une coulisse telle que nous venons de la décrire, et sur la face supérieure des couettes, en s'y appuyant par ses dragues, emportait ces dernières pièces avec lui dans sa course. II fallait ensuite débarrasser le bâtiment de ces mêmes dragues, et, pour cela, soit l'abattre en carène, soit le faire entrer dans un bassin, afin de repousser les che* villes, et de les remplacer par des gournables ; en outre de ces exigences, le bordé de la carène se trouvait plus ou moins endommagé. On conçoit, au surplus, qu'avec le système d'une coulisse continue dans laquelle glisse la quille d'un bâtiment laneé, il ne s'agit plus que de présenter à ses flancs un point d'appui, soit fixe et contre lequel il court à frottement rendu facile, soit lié avec sa carène et qu'il emporte, comme nous venons de le dire en parlant des dragues.
Qael qne ftoit l'appareil dont on se Bert pour le lancement d'un bâtiment , et surtout d*un vaisseau» cette opération importante, que nous sommes arrivés à décrire, en troisième lieu, et qui était, dans le principe, considérée comme très difficile et même comme fort périlleuse pour les ouvriers et les manœuvres qu on y emploie, n*a point cessé d'exiger beaucoup de soins et de précautions. Le lancement à couettes courantes ou vives, sur berceau, soit à roustures, soit sans roustures, étant celui pour lequel ces soins et ces précautions sont le plus nécessaires, nous en ferons le sujet de quelques développemens.
Complétons la série des préparatifs qui ont été faits et qui doivent être terminés la veille du lancement, en ajoutant que les couettes sur lesquelles le berceau est monté, et qu'elles doivent entraîner avec le vaisseau, sont maintenus k demeure jusqu'au lancement : i^ à leurs extrémités inférieures ou le plus rapprochées de Tavanl-cale, par de forts arcs boutans, dont le pied butte contre des taquels solidement fixés i la cale, et la tète porte contre une entaille pratiquée obliquement de haut en bas dans le bout de la couette ; entre le pied de l'arc-boutant et le taquet, on place deux coins à contre Tun de l'autre, pour qu en abattant ces coins, et enlevant le taquet, Tarc-boutant tombe sous. le premier coup de masse au bas de l'entaille, et soit ainsi très facilement dégagé ; 2* sur chacun des côtés, par des clefs qui sont aussi de forts arcsboutans, placés un peu obliquement, de l'avant vers l'arriére et disposés d'ailleurs sur taquets, comme les arcs-boulans que nous venons de décrire; on établit ordinairement doux clefs sur les faces latérales des couettes; 3o aux extréniii tés supérieures de ces couettes, par les saisines. On nomme ainsi l'assemblage de forts cordages blancs, dont plusieurs tours, raidis au cabestan, passent, et dans une large mortaise dont les couettes sont percées à leurs extrémités, et dans le double d'un cAble qui, lui-môme, est fixé, soit à des bittes, soit à des ancres profondément enfoncées en terre et aro-boutées s il y a par conséquent une saisine pour chaque couette.
Quant au vaisseau enfin, qui, au moment dont nous parlons, se trouve encore porté sur ses lins ou chantiers, et soutenu par ses accores, ceux des accores dits de fonds, placés sous les empatures des varangues, ayant seuls été enlevés pour l'installation du berceau, un fort arc-boutant nommé sous*ùarbe est établi, en vue de Tenlèvemeot, pour la mise à l'eau, et des tins et des accores, vers le pied de l'étambot^ sous la plus basse des ferrures de gouvernail.
Mais on a, de plus, à s'occuper, par avance, de rendre facile et prompt cet enlèvement des accores et des tins. Pour cela, on déplace successivement les billots qui composent le lit supérieur des tins, et on remplace^