‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 227 sur 370 · LIN · texte numérisé non relu

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du plus près, prompte ligne, ligne de force, etc., désignent les différens ordres^ selon lesquels les évolutions , en armée ou en escadre, sont accomplis, (^oy. Évolution navale.)

Ligne équinoxiale ou équateur {Foy. AsmonouiE^ numéros 8 et 17), que les marins nomment simplemeot la ligne. On sait que de temps immémorial toutes les personnes qui passent la ligne pour la première fm doivent recevoir ce qu'on appelle \e baptême de la ligne; une fois qu'elles ont été baptisées , le dieu Neptone les connaît et leur permet le passage. Cet usage traditionnel, dont Porigine est inconnue, donne lieu à une cérémonie burlesque, â une véritable saturnale tolérée par les commandans des bâtimens , qui s'y prèleot, eo général , de bonne grâce, et pendant laquelle on s'arrose à qui mieux mieux , toute distinction de rang et de grade étant, pour quelques heures, effacée. La cérémonie est communément suivie d'un grand bal; puis le soir, au coup de huit heures , tout rentre , comme par enchantement, dans Tordre accoutumé.

LIGNER, v. a. C'est, sur les chantiers de coDstmction, tracer, au moyen d'un cordeau frotté de craie blanche, les lignes qui relent le travail d'une pièce de la charpente d'un bâtiment, et déterminent la portion ou les portions, de bois à retrancher, pour lui donner la fornte appropriée â sa destination. L'ouvrier chef de pièce et son matelot (on donne ce nom à Touvrier d'une classe inférieure, qui sert d'aide au premier) tiennent, chacun, l'un des bouts du cordeau, le présentent sur la pièce, en le tendant et en l'appliquant exactement aux points qui marquent la direction â suivre pour l'équarrissage; puis rouvrier, après avoir raidi le cordeau, en le soulevant ou pinçant par le milieu, le laisse frapper sur la pièce, qui se trouve ainsi nettement liffnée d'un seul coup.

LIGNEROLLE, s. /. Petite ficelle faiteavecde vieux fils carets pour servir à divers usages peu importans*

LIMANDE , s. f. Bande de toile goudronnée qu'on tourne autour d*un cordage, et qui sert, avecla garniture dont elle est recouverte, â garantir le cordage des effets du frottement.

LIMANDER, v. a. Rouler une limande autour d'un cordage.

LIME , s. f. On nomme lime de la mer la trace qu'elle a laissé sur le rivage; k limite où elle a monté.

LIMON , s. m. Bouts de cordages bien ridés, qui servent de bras d'échelle pour monter des gaillards dans les haubans.

LINGUET , Si m. Morceau de bois de chêne cerclé â l'une de ses extrémités, et â l'autre chevillé surla pont près du cabestan. Il sert, au besoin, d'arc-boutant, pour empêcher le cabestan de tourner sur lui-même. {Fog. Pbrfbctionneubnt*)

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LION^ t. m. Pièce de bois senranl de liaison poar maintenir la tête dos épontilles de la cale avec le pont.

LIOUBE, s. /• Entaille angulaire faite dans Tépaisseur d'une pièce de bois, pour recevoir et maintenir rextrèmité d'une seconde pièce qui doit être liée à la première. On lui donne aussi le nom do gueule de loup.

LISSAGE , s. m. C'est Tensemble des liste», dont on garnit la membrure d'un bâtiment en construction'; c'est aussi la désignation du travail spécial, qui a pour objet de préparer et de mettre en place ces lisses. L'on dit d'un bâtiment que son lissage est bien conduit, lors-* que les courbures que présentent les lisses, et notamment celles dites d'acastillage, sont bien suivies et agréables à l'œil.

LISSE, s. /. Les lisses sont formées de cabrions, de droit fil et flexibles, dont l'épaisseur varie selon la force du bâtiment; ils sont écarvés bouta bout, de manière â fournir les longueurs nécessaires, leur objet étant d'embrasser la membrure dans tout son développement de Tavant à l'arrière, â des points ou hauteurs qui, après avoir été déterminés, tant sur la plan primordial du bâtiment, que sur le tracé de ce plan, en grand, sont marqués sur les gabaris, et rapportés sur les pièces composant les couples de levée. Il n'y a donc aucune incertitude pour le placement des lisses sur la face extérieure de ces couples, lorsqu'ils ont été bien balancés et perpignés. (f^oy, Pbrpignagb.) Les lisses sont communément placées à égales distances entre elles, mais cela n'est pas absolument nécessaire; la condition principale est qu'elles règlent, le plus sûrement possible, les contours, tant des œuvres vives que des œuvres mortes ; c'est pourquoi l'on emploie souvent des lisses intermédiaires ou fausses lisses, quand ce surcroît de moyens de guider le travail des couples de remplissage est jugé de quelque utilité.

Les lisses prennent leurs divers noms des points de hauteurs de la membrure où chacune est placée.

Ainsi, la lisse du fond, qui est généralement la première que Ton met en place , parcourt les extrémités des varangues de tous les couples. Viennent ensuite les première, deuxième, troisième lisses^ etc.^ jusqu'à la lisse du fort, qui est placée à la plus grande largeur du bâtiment. Au dessus de cette lisse , commencent Les lisses dites d'acastillage, jusques et compris les lisses de Yibord et de couronnement.

Toutes les lisses sont fixées sur la membrure au moyen de clous spéciaux dits clous de lisse, et, pour mieux rendre leur position invariable, on les appuie, aux points où elles sont clouées, par des taquets entre lesquels elles se trouvent serrées â demeure. C'est ensuite â ces mômes points que l'on commence â assujétir

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