‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 228 sur 370 · LIU · texte numérisé non relu

LIU

les accores placés provisoirement pour soutenir les couples de levée, au fur et à mesure qu'ils ont été érigés sur la quille. Ces lisses de construction, qui ont pour objet, et, comme nous l'avons dit, de régler les contours des couples de remplissage , à placer entre les couples de levée, et de déterminer la tenture, tant des préceintes que du bordé, soit do la carène, soit des œuvres-mortes, sont conséquemment enlevées, au fur et â mesure que ce bordé est effectué ; mais d'autres pièces de la charpente qui , au contraire, font partie de la coque, et sont aussi nommées lisses^ nous restent i mentionner.

LissB D HOORDi OU Barre d'hourdi. C'est la principale des barres d'arcasse et qui forme, dans les vaisseaux, les seuiliets des sabords de la première batterie. {Foy. Arcassk.)

Lisse dx plât-bord. C'est celle qui suit et marque la tenture du pont supérieur dans tous les bâtimens. Elle est figurée par une sorte de boudin, en^saillie, qui est quelquefois sculpté.

Lisse de porte-haubans. Les lissés de porte-haubans sont des tringles en bois, que l'on place sur le can extérieur des porte-haubansy et servent à maintenir les chaînes de haubans.

Lisse de batayote. On nomme ainsi les espèces de garde-fou en bois, portant sur des chandeliers en fer, et dont on garnit le pourtour des hunes. {Voy. Hune.)

Lisse d^ appui. Cette désignation générale comprend, enfin, les autres lisses ou garde-fou, qui régnent dans diverses parties du pont supérieur des bâtimens'; ce sont les lisses de fronteau de dunette, les lisses de bastingage, les lisses de poulaine, etc.

LISSER, v. a. C'est exécuter le lissage delà membrure d'un bâtiment. {Foy. Lisse.)

LISTEAU, s. m. Petite lisse ou bout de lisse. — Morceau de bois plus ou moins long qui sert, en forme de remplissage, â suppléer â de légers défauts dans l'épaisseur ou la largeur des pièces dont se compose un mât d^assemblage. — File de légères tringles, qui servent, sur les côtés intérieurs d'un bâtiment en construction, pour déterminer la hauteur où les baux doivent être fixés.

LIT , s. m. Direction d'une rivière, d'un courant, d'une marée. — Lit de marée ou ras de marée; petit courant marqué par un clapotage. — Lit du vent, ligne suivant laquelle il souffle ou point de l'horizon d'où il arrive.

LITTORAL, s. m. Bord des côtes baigné par la mer.

LIURE , s. f. Tours de gros cordage qui, réunis, souquent deux objets ensemble. Le beaupré est fixé à la guibre par deux liures. La plus basse se nomme liure de beaupré, et la plus haute fausse liure. Les petits bâtimens n'en ont qu'une.

4H l-Of

aérien, U livarde ^st uq bout do cordage avec ieqviel QQ froUa un fil Qu un cordage nouyeUemept ÇQmpiUi pour ei) repdre la ayrface pigs polÎQ^

Jl^lYRE DES SIGNAUX. Volume contenant le^ signaux généraux et particulier^ de nuit et dQ jour* Chaque bâtiment de TEtat est obligé d'enOtfe pourvu dès son armement»

LOGII , «. m, C'est Tinstrument <)ui sert, quand W^ bâtiment est sous voile, à mesurer la distance qu'il parcourt pendant une durée de temps donnée, pour en conclure la vitesse de son sillage. Il se compose d'un morceau dç boîa, de la forme d'un triangle isocèle, que l'on nomme bateau de loch , et d'un menu-cordage, fippel^ lîcfne de lochj qui, d'un bout, est attaché 4 ce morceau de bois, par trois branches (dont une pour chacun do ses angles), et est enroulé à l'autre bout, sur un petit touret ou dévidoir, placé horizontalement; c'est le tour de locb, La base du triangle, lequel a environ 20 ou 22 centimètres de hauteur, est chargée d'un peu depipmb, pour que le àatea^, prenant la position verticale, entre dans l'eâu jusqu à la pointe, oi^ au sommet» donne ainsi au vent le moins de prise, et fasse, contre l'eau, le plus de résistance qu'il est possible, l^e^ troia branches de la Lign$ sont réunies à 10 ou 12 centimètres du bateau, et Tune d'elles (celle destinée 4 maintenir cet bateaiil dans Mne situation yerlicale] étant disposée dQ manière à s'en détacher facilement, dés le premier effort que l'on fait sur la ligne pour ramener l'appareil 4 bord, lorsque l'expérience est achevée, il revient à plat sur |a surface de l'eau. La ligne est diviséci en nœuds et en demi-nœuds; les premiers ont entre eux une distance de quarante-sept pieds et demi, et les seconds, parconaéquent, un intervalle de vingt-trois pieds neuf pouces. Chaque nœMd étant la cent vingtième partie du tiers d'une liei^e marine, la durée de l'expérience est aussi de la cent vingtième partie d'une heure ou d'une demi-minute; cette fraction de temps est niesurée, d'une manière assez précise, au moyen d'une petite horloge i soble^ nommée sa^/ier ; le passage du sable de l'un dana Vautre des deux cônes renversés, réunis par le sommet, que figure cet instrument, durant exactement trente secondes, {Yoy. Sillomètre.)

LOF , s« m. Dans un bâtiment sous voile^ le côté sur lequel le vent souffle est le lof de ce bâtiment, ou le côté du lof. Lorsque, par une rotation horizontale sur luirmôme, ce bâtiment reçoit Timpulsion du vent régnant sous un angle d'incidence ))lus grand que précédemment, il est dit venir au lof. Et, lorsque (ournautsur lui-même j le vent dont la direction est constante vient à frapper, sur le côté qui lui est offert^ avec la même incidence sous laquelle il frappait auparavant le côlo opposé» il est dit virer lof pour lof. — On donne le nom

da lof à celui d^a coing inférieiiri i*we ^«e wUi^ fui Q^t du côté du vent, lorsqu'elle est orientée obliq«eii|iw( â la quille. Ainsi, on dit le lof de grand* voile o^ iQt gfand lof, le lof de n^imno,

LQFFfin, v- î»i Veniir «u vent, c'e»t rQPPofA d'^ç» rÂYer*

liOGEVE^IVT , ^. vt. Pésignation d'una chgml^rci 4

bord d'un bâtiment.

liOXGERt V* 0" {Vqh.Aiq^gek qu PB0i.9ff9iift,}

LONGIS, <. m. Les longis dQ pas9e-«vant «oQt 4«| pièces de bois qui s'étendent d*un gaillard à l'autre, pefv^nt d'appui ^u plancher des pasge-avans, un€} A tnbord, l'autre à bâbord. — Ou non^me «ussi lon^ia im faisceau de fils de carett qui, tortillés ensemble, for* ment le toron d'un cordage. (Foif, Elongis.)

LONGITUDE, s. f, La longitude d'un lieu terresiro est Tare de l'équateur, compris entre le premier inèrîdien et le n^éridien de ce lieu. C'est le second élément qui fixe la position d'un point sur lasnrface dQ U terre : le premier est la latitude, {Foij* ce mot.}

Les marins déterminent approximativement la longitude du vaisseau, â un instant donné, d*apès les circonstances de vitesse et de direction de sa marche^ dont ils tiennent compte chaque jour; mais cette 1oq-i gitude, qu'on nomme longitude estimée {Vo^. Routb}« étant nécessairement inexacte, il est essentiel^ pour la sûreté de la navigation, de la rectifier au moien des procédés que nous allons indiquer.

Trouver la longitude d'un lieu est , çpmme nous l'avons exposé au mot Astronomie, la même chose que trouver la différence des heures comptées, au même instant absolu, dans ce lieu et sous le premier méridien. En effet, le soleil décrivant en 24 heures, par le mouvement apparent de la voûte céleste, un cercle paraU lèle â l'équateur, décrit, en une heure,,15 degrés de ce cercle, en deux heures 30<^, et ainsi de suite ; Iqra donc^ que l'on compte midi sous le premier méridien, on ne compte encore que 11 heures du malin sous un méridien éloigné de 15^ à l'occident du premier, puisque le soleil a encore 15° â parcourir pour y arriver^ et, cooséquemment, qu'une heure doit s'écosler, avant qu'il soit midi pour tous les lieux situés sous ce dernier méridien. Par la même raison, on compte déjà au mêmQ Instant absolu une heure du soir sous un méridien éloigné de lô*" â l'orient du premier méridien, puisqu'il s*est écoulé une heure depuis Tinstant où le soleil Ta traversé. Le procédé le plus simj)le dont on pourrait se servir pour déterminer la longitude d'un I|eu serait donc évidemment d'y porter une montre, dont la marche serait parfaitement régulière et qui serait réglée sur le temps du premier méridien ; car, en comparant l'heure indiquée par cette montre avec l'heur^du lieU| on connaîtrait la différence des heures comptéea <ii|

tOJBÎ

ftMiM mVktïi dfttis le liëu eii question «t Aoub le pté" àAêt ihèfi(li«li, è\ (ietlè héUrè convertie éit degrés, à raiàoil de 16* )^At hetiro, ddhherait la longitude, la-* quelle aérait orientale ou occidentale, suivant que l'heure vraie du lieu avancerait ou retarderait sur l'heure Trftie du premier méridien.

Quoiqu'il toit impossible de construire une horloge assez parfaite, pour que son mouvement ait une régularité absolue» Thorlogerie a fait de si grands progrés de* p«is un demi-siécle» qu'elle peut produire maintenant des chronomètres ou montres marineêy capables de ré* soudre la question d'une manière satisfaisante. (Fo|^.Gé« HiB M ARiTiMB») Devant examiner ailleurs les moyens de r^ler ces instrumens et de tenir compte de leurs variations (f^ay. Montre), nous nous bornerons ici à indiquer leur usage pout la délèrminàilon des lohgitudes en mer.

Cet usage est des plus simples et se trouve renfermé dans la règle suivante :

Calculez Vheure vraie, à bord da vaisseaUy au moyen d'une observation de hauteur du soleil ou de tout autre astre (Voy. Heure), et observez l'heure que mmfme Im monlre tnarim au mofnent de Pobservationé Celte dernière étant Vheure moyenne comptée à Paris à ce mê}itê moment, réduisez-la en heure Vraie et pre^ nez-éfi la différence avec Vhéure vraie du lieu} cette (Uffértnetf réduite en degrés^ sera la longitude.

Pair exemple, le 24 juin 1842, on a trouvé que la monlre marine, réglée sur le méridien de Paris, marquait 8^ 59" Cl' du matin, toutes corrections faites, ou le 23 Jiiin; 20^ 5tr O* (temps aslroaomiqtie) au montent i'ane obsertatiort, qui a fait connaître que Thetire vraie du vaisseau était 19^ 6*48*. Cherchant dans la ConiSêiHmtet des temps quelle est Yétfuatiott du temps le U julfi^ à 2tf* f^V^ 6i (Foy. Temps), on a :

temps mojen à ^âris le 23 juin 184Î 20^ 59" 6'

tqtiatlon du temps — I 5d

^^— ^B^^^-^— I ■ Il m

Temps vrai â Paris le 23 juin 20'' 51" 7'

Tempt Trai à bord ■• . . • i9 5 48

DifiMreDee On lmcitvdi » l'' 6k' 19*

GMtëhéttIPe, rMtffte en degrés, dohtie, pouf la longitude demandée, 27° 49^ 45'% laquelle est oecidentalef parce (fÛB VbÈutb de Parts ^st plus grande ^ue celle du lieu.

Les calculs de éontetsion des heures en degrés, et rMphôqtiéftieht, ié préséklletit éI fréquemment dans le^ 6t>ératiotiS astrotiomtqtlps, qu'on û cru devoir donner, difM UMis les ohifégeÈ de hÉVtgâiiôti, des tables destinées à rlmenef Topéfatiott i tioe simple additioit. Comme eea tébids se tfoutent êfgaletnebt dans la Coti' misiattce des temps, ifods ne jugeous pds à propos de tes reprckluff e fcf ; tnais^notid allons indiquer des procé* dèi 4tti noba t^tfAllsent èoéà exi»Mitin ^de leuf ëm«

UlVIt

Page 1