‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 23 sur 370 · ARG · texte numérisé non relu

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core écrivait-il dans un temps ou l'art-de la construclîo n navale était en quelque sprte'perdii. Quoi qu'il en §oit , les navires des anciens devaient être pourvus des qualités les plus essentielles, nous.en avons la'pféUYe-^âns les travaux qu'ils ont 'accomplis. Certes^ ces hardîs navigateurs qui s'aventurèrent les pfeYnîer^ jusqu'à XUltinta Thule, qui pratiquèrent lapartie oriefllale dô la mer des Indes, et qui môme ^ sï l'on en'croit'certains historiens, devancèrent "Vascodc Gama dans la décôuverte du cap de Bonne-EspéranCe , devaient'possédcc . * des navires dont la constcuction'étaît as^ez Jiabjlemeot . cémbihée. Il faut ajouter, il est vrai , pour refroidir l'enthousiasme d<^ ceux -qui. seraient portés à'ioAner une trop grande importance aux galères de- Tyr.et de Carthage, que Ton a vu dans notre sièdedes sauvages', de la Polynésie s'aventurer sur de frêles troncs d'arbre cfeusés à des distances immenses de leur patrie *'que le fameux commodôre Bligh, après Ja révolte du Bôuaty, *' traversa les mers duSad dans la: cl\aloupe de soj^ bâtiment , et qn'enfin , si l'on veut des exemples pluS. an-^ ciens, les pirates du JuCland e('de la Scandinavie sillonnèrent les mers du Nord, et visitèrent les iles'Féroe; • l*lslande et même le Groënlancj. . .*. . '• ' Ce n'est donc pas de, quelques brillans voyages', et de quelques découvertes dues plutét « la tempête qu'à.. la science , qu'il est permis de Cirer des inductlops favo-% râbles aux constructions navales ih rkntiquité; Cepen- ' dant il est pisrmis de croire que les longues lutteç' mftri- ' times de Rome et de Carthage contribuèrent .puissamment aux progrès d» cet art ; et si*l'on prend li témoin les immenses monolithes transportés deshords'du Itfl * sur les places publiques de ranciedne Kome , on red^era : convaincu que les fortes galères avaient des dimeusions . égales à celles de nos vaisseaux de premier rang, *

qu'elles étaient douées d'une grande solicité', et '43Ûb

leur armement leur permettait de.lutter'^vep avimtage. contre lés flots. * * /* • . * ^

Aujourd'hui l'architecture navale exige une connaissance iqtim^ de la géométrie transcendante, de la' mécanique , et surtout des rapports qui existent .entre les corps flottans et les fluides : l'êau et Tair. Ce n'est qu'après de longues recherche^ et des-expérietioes répétées qu'on est arrivé à 4éterminer*la*figure adtuôlle de nos vaisseaux ; et encore laisse-t-clle à. désirer, car- le problème àrésoudre est* l'un des plus difO^îIes'qUi aient jamais été posés. Comment, en bffet,- douer un vaisseau de toutes les qualités désirables quand certaines de ces • ' qualités ne s'obtiennent qu au détridlenl; d'une autre? On a donc fait de grands efforts pour concilier le plus •de ces qualités; maison n'est pas encore parvenu à . déterminer d une manière positive quelle est la meiU. leurc forme possible à donner à chaque bâtiment. En effet p plus ^n bâtiment est loftg et étjoit , plus il est

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