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. leurs siihôrdonnés. Ces navires, étant particulièrement chargés de tépéter les signaux, ne s'auraient être trop aU tentifs à le faire avec célérit^.et exactitude, ayant grand soin^de manœuvrer et d'orienter leurs voiles pour que ces sighaux j)Ui6sentVàperccvoir sans difficulté ; ils se tiennent en conséquence à une portée de canon par le travers dcsvaiéseaux-paviirons, du côté opposé à Fennefni.En même letnps Ces navires classent et attaquent autoyr
. do Tarmée, ils font Tciffice de troupes légères; ils rcmorqujentles bâtimens désemparés, et^ en cas d'abordage , versent une partie de leurs matelots où il en est
. besoin. • •• . .
Les brûlois , les bombardes , les fliUes pour les vivres çtlës hôpitaux qui. sont 'à la suite d'une armée', dans Kordr'éde marche ordinaire, forment sur les ailes une lignêpa]:ticulîèrë*et.durant l'action se rangent du côté oppoâé à )*enpemi ,; «xceplé les |)rûIots qui se rapprochent'alors de Ja. ligne pour^ôtre prêts à agir selon les ordres du généra*!.. .'
Quelquefois un amfral qui dispose' d'une très grande ' • * ■ • * «
armé^ choisit plusieurs.navites pour en faire une esca-.
dre oti une division légère, destidéé à se porter partout,
sans.qiT&'lies corps principaux' rompent leur ordre de
' bataille. Cette 'méthode i.d« grands avantages; c$ir ces
bàtimenspcûvepl iTorcer dévoile pour attaquer de bonne
heure*iiiv ennemi qui fuit, et le contraindre, en retar-
dant sa marche , d'en xenir aux mains. Pendant le
•combat ifs j^euvenrt doubler la t'èle oulaqueue des lignes,
mettre pTusleurs navires entre deux feux, •çtç. Mais
pour qu'une pareille escadre rende de grands services,
il fmporte' qu'elle soit, cobduite* par un Homme aussi
prévoyant qu'actif et q;ie ses bâtiméns soient tous fins
vôilters;. . . • .
Quand .ou se s^rt des mots ordre de bataille ^ on se
figure les bfttimens d*une armée sur la ligne du plus
près du vent, les amures à tribord' ou à bâbord. PJusieurs raison ont fen effet 'commandé de combattre au plus près! .Sous cette allure les bâtiméns gouvernAnt. plus facilement -sa. maintiennent mieux efi ligne et observent afsém'ent. leurs distances; car il ^ùrfit pour .cela def faîré servir ; ou de mettre en ralingue ou de brasser à eulerune.seulé voile, le perroquet de fougue, par exemple. £n outre, m Ton est ail vent et que Ton désére y rester," oh est oblijgfe de prendre la ligne du plds près,*qjii seule empêchera l'ennemi devons enlever cette, position ; ^t l'on s'assure encore ainsi la liberté dpcombVjipe. L'arniiée , ious le Vijnt, tient à son tour le pjW près quand eJDBvelit engager Taclion, puisque c*est en ieftçint cette-ligne qu'elle pourra plus sûrement profiler des fautes de ses* adVersaiires , pour gagner le venl,/8'll y a' avantagea le. faire. L'armée 'qui est au vent, peut choir.ir la dislance et le temps, opportuns pour livrer'baïaWe, elle peut laisser reposer les équipa-
ilBM
ges , harasser au contraire et tenir en alarme continuelle ceux de l'ennemi ; elle n'est pas Incommodé^ 'de la fumée des canons ; elle voit mieux les signaux et elle est à même de mettre promplement Tennemi entre deux feux , en doublant sa' tête ou sa queue. Mais aussi lorsqu'il vente frais et que la mer est grosse , elle se sert difficilement de la première batterie. Si l'armée du vent a le dessous elle ne se^ retire qu'avec peine , elle ne peut traverser les lignes ennemies sous le vent qu'en courant de grands risques. Si elle continue , dans cette
position, à tenir le vent, elle ne petit guère attendre son salut que des fautes de l'ennemi ou d'un changemeiit de temps* Les navires désemparés sont obligés de changer de bord pour ne. pas tomber sous le vent dans les lignes de l'ennemi, et même alors-, dans cette Jonte opposée, il leifr est difficile de ne pas se séparer de l'armée , surtout s'ils font partie de la queue, et , s'ils sont très maltraités, ils sont exposés à être attaqués et coupés.
. Sous le vent on a donc des avantages réels que dans plusieurs circonstances on ne devra point négliger. Par un bon frais on préférera cette position', parce que l'on pourra se servir des batteries i)asses, tandis qu'au vent on sera obligé de fermer les sabords , et cet avantage est immense. Alors les. bâtiméns désemparée ne seront point forcés de virer de bord , il leur suffira d'arriver un peu, en se tenant sous le vent de leur ligne qu'ils prolongeront et dans laquelle ils reprendront sans, peine '.leur place, dès qu'ils auront réparé leurs avaries. Si . l'armée sous le vent est plus nombreuse , elle pourra, en faisant virer de bord quelques navires de son arrièresgarde , mettre la queue de l'ennemi entre deux feux et même la couper, et cela sans danger pour elle-mêoie, parce qu'en supposant que les bâtiméns détachés n'obtiennent aucun succès , il leur sera toujours facile de reprendre Tordre de bataille. Enfin , sous le vent, on a beaucoup plus de- ressources pour opérer sa retraite, pour éviter le combat ou le terminer par.de fausse^ routes pendant la nuit, ou par quelque autre manœuvre* appropriée â la circonstance* Mais cette position n'est point non plus sans inconvéniens : la fumée et le feu des canons ,. les débris de vplets enflammés que le vent repousse, incommodent sans cesse les artilleurs; les matelots sont quelquefois e^^ténués sans avoir brûlé une amorce , par la nécessité de se tenir continuellement en branlebas de combat, car on est dans la possibilité d'être attaqués â chaque instant; en outre, les brûlots deviennent, inutiles par la difficulté qu'il y a d'en faire usage.
Cependant Tordre de bataille n'est pas toujours ibrmé sur la ligne du plus près. Des navires qui mettent ordinairement peu de voiles dehors (souvent les huniers sont amenés), el qui d'ailleurs sont bientôt dégréés»