MAS
ne la découvrir qu'à l'approche de l'ennemi. Dans un bombât de mer, les batteries d'un vaisseau ou son feu 'sonïmasqués par le corps d'un autre vaisseau, lorsque celui-ci se trouve entre le premier et le vaisseau enhémi, etc.
Masquer, v» n. On dit qu'un vaisseau masque, lorsque, dans sa marche au plus près du vent, ses voiles prennent le vent devant, soit par le défaut d'attention du timonier, soit par l'effet d'un changement subit, d'une 9aute de vent, qui ne laisse pas le temps de contrebrasser, ou, en d'autres termes, d'orienter les voiles suivant la nouvelle direction du vent. {Voij, Chapelle.)
ÂkÂSSË , s. /. On nomme ainsi un fort marteau en Ter, â manche de bois et quelquefois de fer : son poids est de & â 8 kilogrammes; la longueur du manche a de 60 k 70 centimètres ; on se sert de masses sur les chantiers de construction, pour enfoncer les grands clous et grandes chevilles de cuivre ou de fer. — La masse poin^ tue, celle dont la tête est grosse et droite d'un côté, amincie en pointe de l'autre côté, est ensuite employée pour, au moyen d'une masse ordinaire, faire pénétrer les chevilles en dedans de la superficie des pièces de charpente qui les ont reçues.
Masse [d'habillement, de casernement, etc.). Montant d*Uné sorte d'abonnement fixe, dont l'effet est d'établir qu'au moyen d'une somme déterminée par homme et par an , que l'Ëtat alloue â un corps organisé , ce corps reste chargé de pourvoir à l'habillement, au casernement des sous-officiers^ soldats ou matelots qui composent son effectif.
L'ancien mode de pourvoir à l'habillement des équipages des bâtimens de guerre consistait à en user aveé les matelots en service sur ces bâtimens, comme on le fait avec eux quand ils naviguent pour la marine commerciale, c'est-à-dire, à leur payer Tintégralité de leur solde, en les laissant se procurer eux-mêmes, à prix débattu, leis effets d'habillement, ensemble ceux de linge et chaussure, dont ils pouvaient avoir besoin, pour porter ou pour maintenir leur sac au complet, exigence qui a toujours été reconnue nécessaire dans leur intérêt. Ce mode suivi jusqu'à la formation des équipages de haut-bord en 1805 et 1806, à l'envisager sous le rapport de la comptabilité, était tout ce qu'il y avait de plus simple ; c'était aussi ce qui convenait le mieux aux habitudes des matelots, qui pouvaient ainsi passer du service du commerce à celui moins lucratif de TEtat^ sans avoir, du moins, aucune nouvelle charge à supporter; mais il fut écarté comme inconciliable avec une bonne tenue militaire.
Le second système, emprunté des troupes, a été la masse d'habillement; après une longue expérience, ce système a été jugé tellement antipathique aux marins et à leurs familles qu'il a fallu y renoncer.