‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 264 sur 370 · MAS · texte numérisé non relu

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On a alors adopté une sorte de combinaison mixte qu'on a cru pouvoir faire concorder avec le principe, passé en force d'habitude et de juste conviclioii» dans la population maritime, à savoir, que, dans la marine militaire, comme dans la marine du commerce, la solde du matelot, c'est-à-dire toute sa paie au service lui appartient en propre. Ainsi, on a pensé qu'au lieu d'objets. de qualité souvent médiocre, plus ou moins mal confectionnés, et sans uniformité, tels que les matelots se les procuraient librement au prix de détail chez les marchands, comme dans le premier système; au lieu, comme dans le second, celui de la masse, de la délivrance des effets d'habillement et autres, avec réduction fixe de leur paie, il valait mieux, dans l'intérêt des matelots, que l'Etat se chargeât d'acheter et de faire confectionner les objets, de leur fournir ceux qui leur manquent à leur arrivée , soit des ports du commerce , soit des quartiers de l'inscription, puis de leur précompter, suc» cessivement, la valeur do ces objets dans une proportion convenable sur leur solde.

Il y a eu^ sans contredit, amélioration, en ce que le matelot propre et soigneux peut obtenir une plus longue durée des effets qui lui sont délivrés. Mais il y a à faire la part des intempéries du temps auxquelles les matetols sont continuellement soumis et qu'il importe de ne pas les habituer à craindre; ce qui indique que cette part a de l'influence sur l'esprit du matelot, en général, c'est la répugnance prononcée qu'il témoigne pour le service de l'Etat, et que la diminution de sa solde suffirait à expliquer, mais qu'accroît encore la réduction qu'il a à subir, à raison d'une tenue dont il ne comprend pas l'utilité, et quant aux effets surtout dont il n'a plus besoin, lorsqu'à la suite de congés, il retourne à la marine du commerce. Il semblerait donc juste que les retenues ne portassent, en totalité, que sur les jets de nécessité absolue dans l'une et l'autre navigation, et ne fussent appliquées qu'en partie aux effets de tenue spéciale à la marine de l'Etat. Au surplus, la somme affectée par le budget à l'habillement des équipagçs de ligne est de 108 francs par homme et par an, pour les officiers mariniers et matelots ; elle est de 90 francs , aussi par individu et par an, pour les

mousses. {Voy, Hygiène N4vàlr.)

D'un autre côté, les masses d'habillement, maintenues pour les régimens d'artillerie, ainsi que pour les régimens d'infanterie de la marine, sont de 70 et de 60 francs, également par homme et par an. Les différences sont bien justifiées par la moindre durée inévitable des effets d'habillement à la mer.

MASSIF, s. m. Comme Ton dit ma^s?/' de maçonnerie, pour exprimer une construction pleine et solide, de même on nomme masst/'^ le plein bois, l'assemblage^ fortement lié, des pièces de charpente que l'on éta-

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blit depuis le dessus de la courbe d'étambot, josqn'au dessous des pieds tant du fourcat, que des varangues acculées à Tarriëre, et à Tavant, depuis le dessus do brion jusqu'au dessous des alonges d'écubiers et des pieds des couples qui les avoisinent. On conçoit qu'à raison des façons de la carène des bâtimens, le massif de l'arriére ou de l'étambot , a beaucoup plus de longueur et de hauteur que le massif de l'étrave ou de l'avant.

Massif , adj . C'est ce qui est ou parait pesant, lourd, grossier; — c'est aussi ce qu'on dit, en général, d'on objet qui présente un excédant de dimension oa de poids inutile, ou même nuisible, à son emploi, et, particulier rement, en construction navale, d'un bâtiment, d'une embarcation dont la charpente est lourde et nuit à sa marche, ainsi qu'à sa manœuvre. C'est le défaut qu'on a souvent à reprocher à des embarcations, et surtout k des chaloupes construites dans plusieurs de nos ports.

MAT, 5. m, Nous avons eu l'occasion de faire remarquer {f^oy. Hauban) que le premier emploi d*une voile, dans les essais primitifs de la navigation, a nécessité l'établissement d'un mât pour soutenir cette voile A une hauteur voulue. On conçoit qu'au fur et à mesure que les dimensions des navires ont été accrues, il a fallu plus de voiles (et par conséquent plus de mâts), pour recevoir du vent la force d'impulsion nécessaire à leur mise en mou vemen t. On conçoi t aussi comment les mâts, considérés séparément, doivent être plus ou moins élevés^ afin de soutenir un plus grand nombre de voiles; comment ils doivent avoir plus ou moins de force ou de grosseur, ainsi que plus ou moins de longueur, selon les dinnensions et le poids dé ces mêmes voiles, et comment, enfin, on a été amené à distribuer plusieurs mAts sur difîérens points de la longueur d'un bâtiment. L'exigence, quant à la grosseur ou diamètre des mâts et â leur longueur, a pu être, pendant un certain temps, satisfaite, au moyen des pièces de pin et sapin, des plus ou moins fortes proportions, que l'on avait à employer; mais^ dès qu'il a fallu dépasser toutes ces proportions, à raison do la grandeur desbâtlmens,on a été forcé d'y suppléer, en composant les bas mâts de plusieurs pièces, ainsi que nous aurons à le décrire tout-â^l'heure.

Dans l'état actuel de la marine des divers États, il règne encore la plus grande iiversité quant aux formes et aux dimensions des bâtimens qui sont construits, soit pour la guerre, sM pour le commerce; d'où résultent aussi de grandes différences, moins toutefois dans le nombre des mâts et des vergues, que dans les hauteurs ou longueurs, que dans les grosseurs ou diamètres de ces mâts et vergues.

Ainsi, ce n'a été qu'exceptionnellement que l'on a donné plus de trois mâts verticaux, soit à des bâtimens de guerre, soit à des navires du commerce.

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