‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 279 sur 370 · HOC · texte numérisé non relu

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d'un mât.— OEillet{fig. 18). Boucle faite à an cordage en épissant ses cordages sur lui-même. — Cul de porc simple {fig. 19). Nœud qui se fait au bout d'iia cordage pour y former un bouton. Pour former un col de porc simple sur le bout d*un cordage, on détord uoe longueur suffisante de ce cordage et on entrelace leê torons comme en a{fig.i9); ensuite on serre et rejoint le tiœud comme en b {fig. 19), et on ouvre pat dessous, avec un épisSoir , le milieu de ce bouton ; on passe successivement le bout de chaque toron dans le milieu du bouton, en lui faisant faire un demi-tour en dessous du bouton, selon le sens du commet tage des autres torons, de sorte que les trois torons ressortent par le milieu du boaton et se rejoignent ensemble comme en c {fig. 19) ; on lie fortement ensemble les trois torons, avec un menu cordage, tout près du bouton ; on coupe le superflu des trois torons et le cul de* porc simple est terminé. — Cul de porc avec têle de mort {fig. 27) se fait comme le précédent, avec la différence qu'au Heu de lier simplement les torons ensemble on leur fait former une sorte de couronne.-— Ctr/cEe port avec tiie d'alouette {fig. 29) se pratique comme le cul de porc simple et en diffère par la couronne formée an desioa du bouton avec les neuf torons qui coinposent le cordage, car il se fait ordinairement sur un gros cordage commis en câble.— 0£i//et et collet d'état {fig. 20et21). Manière de former le bout supérieur d'un étai pour le capeler sur la tète d'un mât. — Queue de rat {fig. 22) se fait sur un cordage deux fois commis afin de le terminer en pointe. On retranche successivement os des torons du cordage en l'arrêtant convenablemeat, et on recouvre lé tout de tours de ligne. — Etalingwrt d'orin de petite ancre (fig. 23), pour fixer l'orin sur une ancre de galère, {f^oy. Obin.) — Etalingure de grapin {fig. 24), pour fixer un grelin ou petit câble suf un grapin. — Les figures- 25 et 26 représentent une épissure. (Fo^^. Épissbr). — Gïieule de loup. Sorte de nœud que Ion fait avec un cordage sur le croc d'un palan.— Tour-mort (p/.XV, fig. 32). Nœud très sûr servant à amacrer un mât qu'on veut hisser dans un bâtiment. — Là fig. 43 pi. XV représente une tôumenre avec des œillets a a, le mariage qui les unii.b et des boutons ou pommes c c qui forment des points d'appui pour les aiguillettes des bosses. Les nœuds des lignes de loch et' des lignes de sondes, sont des nœuds simples qui servent à marquer leurs divisions. Voyez en outre à leur ordre alphabétique: ^^uî ou nœud d'agui.--' Etalingure. --^ Epissure. — Jambe de chien. — Tireveille (nœuds àe).^Elingue. — Maillon, etc., etc.

NOCHER, s. m. Ancien synonyme de pilote.

NOCTURLABE, s. m. Instrument dont seservaient les anciens marins pour trouver l'heure pendant la nuit en mesurant la dislance d'une étoile au pôle.

NOIXy s. /. La noix d'an cabesUn M sa partie sa* périeure où se trouvent les mortaises qui reçoivent les barres. — La noix d'un mât est un excédant en bois ou un renfort qu*on laisse près de la tôte des mâts de hune et dé perroquet pour servira porter les barres de ces mâts.

NOLIS, s. m. Synonyme de fret.

NOLISER, V. a. Prendre un navire â frôtouà loyec*

NORD, s, m. Nom du pôle boréal de la terre et de l'air de vent dirigé vers ce pôle. — Oh dit : faire le Nord» courir ^u Nord» faire route au Nord, relever un objçt au Nord, ôire an Nord de son estime., Voy. air de vent et variation.

NORD-EST et NORD-OUEST, s. m. PoinU de rhori7on entre le Nord et TEst, et le Nord et l'Ouest.

NORD-ESTER et NORD-OUESTER, v. n. Employés quelquefois pour exprimer que le vent ou l'aiguille aimantée déclinent du Nord vers TEst ou vers rOuest.

NOVICE ou Apprenti marin. Jeune homme qui apprend le métier de matelot (Foy. Equipage et personnel).

OCT 493

NOYER, V. a. Le fort d'un bâtiment est noyé, lorsque ses plus grandes largeurs horizontales sont au dessous du niveau de Teau dans son état de Qotiaison. Il en- résulte un défaut de stabilité. — La batterie basse d'un vaisseau est noyée, lorsque, par suite d'un défaut de construction ou d'un trop fort chargement, elle ne s'élève pas à plus de 1" 62 c. au dessus du niveau de la mer. Lorsque la mer est agitée, on ne peut se servir d'une telle batterie, et le vaisseau porte mal la voile. — On noyé un bâtiment, un bâtiment eût noyé â la mer, lorsqu'on s'en éloignant on le perd de vue. — Noyer les poudres, c'est les inonder pour les mettre hors de service.

NUAISON, s. f. Durée du vent pendant plusieurs semaines sur une direction déterminée.

NUMÉRAIRE, adj. Guidon numéraire {Foy. Signaux).

NUMÉRO, s. m. Chaque bâtiment de l'armée navale reçoit un numéro qui sert â le reconnaître dans toute occasion.

OBSERVATION, s. /.Un bâtiment, une escadre .d'observation, c'est-à-dire un bâtiment ou une escadre chargés d'observer l'ennemi, de surveiller un port ennemi. — Il y a des tables ou habitacles d'observation pour poser le compas quand on l'emploie à faire des relévemans.

OBSERVÉE, part. On dit l'observée, de la latitude obtenue par l'observation d'un astre (Voy. Latitudp..).

OGCASE,ad/. Amplitude occase, qui est observée au coucher vrai d'un astre {Foy. Amplitude).

OCEAN, s. m. S'entend en général de la masse des eaux qui entourent les continens.

OCTANT, s. m. Instrument de réflexion propre â mesurer en mer la hauteur des astres. La description suivante, tirée de Texcellent Traité de Navigation de M. du Bourguet, non> a paru la meilleure 'et la plus complète de toutes celles qui ont été données.

1. Voetant M compote d*uD demi -quart de cercle BC {fig, i, pi. XVI) qui, coDSéquemmeot, n'est que de 4*! degrés, mais que cependant l'on divise s partir de C ou 0, en 90 parties égales qui, comme nous allons le voir tout-à-I'beure, équivalent chacune à un degré. Le ra yon AC de cet Instrument est d'environ 5 décimètres. II y a sur le c6lé ÂC une plnnule 0, ou une courte lunette à laquelle on applique Vceli: Sur le côté opposé AB est placé, perpendiculairement au plan de rinstrument, un petit

miroir plan de glace K , qui h*est étamé que dans la moitié la plus voisine de la branche AB ; l'autre moitié est sans étaln. Quelquefois on étame toute la glace, eicepté en un espace vers le milieu, qui forme une petite fente transparente, à travers de laquelle on a la facilité, lorsqu'on applique l'œil en O, de voir l'horizonfc L^observateur peut, outre cela, voir en même temps l'horizon sur la partie étamée du petit miroir dont nous venons de parier, parce qu'U y a une alidade ou règle mobile AD, qui tourne autour dn centre A, et qui porte un autre miroir plus grand ab, lequel est aussi perpendiculaire au plan de l'Instrument Ce grand miroir ab doit être parallèle au petit K, lorsque l'alidade AD est située sur le premier point de division 0. Dans cette position de l'alidade, l'horizon qui se peint sur le grand miroir ab se peint une seconde fois par réfleiion sur le petit miroir K ; de manière que l'observateur voit, comme deui horizons eiactement à c^té l'un de l'autre, le premier directement, le second par réfleiion.

Sur l'alidade AD, on mène du centre A une droite qui divise sa largeur en deux parties égales, qu'on appelle ligne de foi ou indeXj parce qu'elle est toujours dans la direction du point de dlvilion que marque l'instrument dans les observations où on l'emploie.

Lorsque l'astre que l'on observe est le soleil, on modère l'éclat de sa lumière par le moyen de quelques verres plus ou vaoïaê colorés, suivant que l'astre a plus ou moins d'éclat, et que l'on place quelque part F entre le grand et le petit miroir. Ces verres colorés sont renfermés dans un cadre qui tient è rinstrument par un petit bras qui a un Jeu de charnière, par le moyen duquel on interpose, sur la route du rayon solaire, le verre coloré que Ton juge à propos (Jig, 3, pi XVI) ; ordinairement Ton 4

oer

troif de ces verrei colorés, ran très fortement, Taiitre betneoap moins, le dernier très peu.

2. LMnstrùmenl étant ainsi constroit, et les deui miroirs étant bien parallèles, ce qn^on pourra yériAer et eiCcdt'er dans \t cas contraire, comme nons le verrons tonl-à-liieure, voici commept on s^en servira pour observer la bauteur d*ua astre. On visera à i'horizon à travers la partie non étamée du petit miroir, et, tenant l'instrument dans le plan du vertical de Tastre, on éloignera l^altdade du premier point de graduation, Ju6qu*à ce que Timage de Tastre vienne se peindre dans H pntie éttliiée du petit miroir, à côté de Thoricon vu au travers de la|)arUe non étamée, et que Tborizonde réflexion soit tangent au bora supérieur ou inférieur de Vastre. L'on fixera l'alidade dans cette position, par le moyen d'un petite vis de pression qiii se trouf e derrière, et presse lA face non graduée de la partie ctotirbe BC de l'instrument ; ensuite, l'on com[^tera le nombre de divisions "êm

é lirobe compris depuis l'origine 0 de la graduation jusqn^à la ligne de foi : ces divisions vaudront chacune un degré, quoiqu'elles ne soient réellement que de 30 minutes, et le nombre de ces divisions sera la hauteur du bord observé de Taslre.

3. Il nous sera aisé de prouver que chaque division, tMcê) sur le limbe BC, équivaut au double.de sa v-rite taleilr dans l'opération que nous venons d'indiquer. En effet , soit S le soleil ou généralement l'astre observé, A le point du grand miroir où aboutit le rayon solaire SA, menons AH* parallèle à l'horizon OH, ce qui donne l'angle SAH^ égal à celui de hauteur de l'astre, ou du moins à l'angle de hauteur du point S d'où part le rayon SA. Or, si ce point S s'élève d'un seul degré de plus au dessus de l'horizon, il est clair que l'angle formé par le rayon incident et le rayon réfléchi augmentera d'un degré; mais en diminuant d'un demi-degré l'angle d'incidence, l'angle de réflexion qui lui est toujours égal diminue aussi d'un demi-degré. Ainsl^ il n'y aura pour augmenter d'un degr^. l'angle des rayons incidens et réfléchis, c'est-à-dire pour rapporter l'image du point S dans le petit miroir, tel qu'il était d'abord, qu'à diminuer le premier angle d'incidence d'un demi-degré, ce qui se fera en augmentant l'angle DAC d'un demi-degré, où d'.utte division marquée sur le limbe.

Pour rendre ceci encore plus sensible par un autre exemple, supposons d'abord le point lumineui S à l'horl^oh, pi&sitlon dans laquelle il ne pourra être réfléchi dans la partie étamée du pettt miroir, et friser l'horizon, qu'en mettant t'indet de l'alidade à zéro. Si maintenant nous supposons ce potbt S éll^éà 30 degrés au dessus de l'horizon, il est clair que Tangle des rayons réfléchi et Incident, qui était nul dans la première position, augmente de 30 degrés, c'est-à-dire que les angles d'iDcidencc et de réflexion, qui étaient d'abord rectangulaires diminuent chacun de 15 degrés ou 30 divisions, donc il n'y aura qu'à diminuer cet ahglë d'incidence en poussant l'alidade de G en B d'une quantité CD = 30 parties. Ainsi, généralement l'arc du limbe com^rM entre 0 et le point de division où correspondra la ligne de foi, cit la hauteur de l'astre non corrigée encore de toutes les crreuri dont nous avons parlé, (^oy. Hauteur.)

4. Il est à propos d'observer que le grand miroir, étant perpendiculaire au plan de l'instrument et dans la direction de là ligne de foi , devra être dans la direction de la verticale A 45, lorsque la ligne de foi se trouve sur cette verticale. Donc, lorsque l'index est sur la droite A 0, l'angle du grand miroir avec la verticale est de Sa** 30^; mais alors les deux miroirs sont parallèles, donc le petit miroir K doit toujours être incliné de 22° 30^ relativement à la verticale.

5. Afin de déterminer avec une exactitude sutàsanle le nombre de divisions et parties de divisions du limbe auquel répond l'index dans Tobservation, on termine la partfe inférieure de l'alidade par une espèce d*empa(emeiit dans lequel À y a une

ouverture pour laisser voir les divMoDS du Umbe. Le eMé rieur de cette ouverture, et qui est en biseau, touche toujours exactement Tare gradué du limbe, lorsqu'on fait mouvoir Talidade. Ce c6té est toujours divtsé en tm nombre de jftrlM pias grand d'une unité qtn l'arc du limbe auquel tttépood. Par euBOH ple, si chaque division principale du Umbe qui correspwid i un degré (3) est subdivisée en trois parties qui, conséqaeniniciit, équivalent chacune à 20^ de degrés ; et si le côté tnréri'eur de l*b\iverture praci^dée aU bas^ de l'alidade embrasse tm arc de 19 de 'eei urrlsMuf»; il Diudra diviser ce c^ en SO parties égala à partMr de séro, et dans le même sens que la division de l'asc du limbe. Parle moyen de cette construction, chaque division de ce côté correspond à une division du limbe moins -^ ou 1^, c'estàniire i 19 ihinulés. Donc, si la ligne de foi, qui est marquée idl' le c6té en question, qve Ton appelle nontus ou verftk^, <C ^tt. GMséqnendineDt, a 10 divisleus départ et d'autre^ eeiMÉ|tftad directement à un des points de division du Umbe ; alors le premier point de division à droite du vernier correspondra au point de division suivant du limbe, inoins un vingtième de Tespâce comfirts etitre deUx points de divisiott succteftstft du llnibe ; et alAsl de suite pour les poftits suivatts de division. De ■uoièR que le dernier point de division du vernier, et sur la droite de la ligne de foi, correspondra au dixième point de division à droite du limbe moins 7I, ou x espace compris' entre deux, points de division du limbe. H eu sera de thème pour lèft dlvtsioUB correspondantes du vernier et du limbe, qui sont sur^la gauche du pdlM de division du limbe auquel nous supposons que correspond directement la ligne de foi. Donc, si nous supposons maintenant que la ligne de foi tracée sur le vernier correspond sur la droite d'un point de division du limbe, à une distance de ce dernier égale à -^ de l'espace compris entre deux points de division da Itmbe, le point de division du vernier sur la droite de la ligne de foi correspondra exactement au point suivant de division du limbe. De même » si la ligne de foi était encore plus avancée sur

la droite d'un point de division du limbe de ^, t^, -^ ^ d'un

espace compris entre deux points de division du llml>e, on aurait respe'citvemeiit, à ces cas-1%, le second, trolsiènle, qîiatrtèilie... dixième poMt de division du v«rater qui oorrespoudiuit avsb Ib second, troisième, quatrjème... dixième point de divisiMi du limbe sur la droite de celui que nous avons considéré; donc il faudrait, pour le premier cas et les neuf derniers dont nous venons d<> parler, retrancher respectivement de Tare du Nmlie marqué par le point de division sur la droite duquel si trouve lu ligne de foi, l^ 3^ 3^ 4', . . . 10''. Mais si la ligne de fol est ^acée sur la droite du point de division en question du limbe, d'une quantité plus graifde que -^ ou 4 espace, c est-à-dire si elle est placée sur la gauche du point de divislou, immédiatement sur la droite de ceîdl q\ie tlbus avons considéré de ^, ■^. . . ,-h\ sloAi de même que noua l'avons démontré précédemment, ce senmt les neuvième, huitième.. .. premier point de division du vemler sur la gauche de l'index, qui correspondront respectivement avec les neuvième, huitième. . . . premier point de division du limbe sur la gauche du dernier que nous avons considéré. Ainsi, Il hudlra ajouter à Tare du llmbé marqué par le point de sa division sur la gauche duquel se trouve l'index autant de ^ d'espace ou minute qu'il y a de divisions comprises entre celui que nous avons considéré, et celui auquel correspond le plus directe^ ment sur la gauphe de la ligne de foi un des points de division du vernier.

Donc, généralement, ayant par l'observation placé Talidade de l'octant dans la position qu'elle doit avoir, et serré la vis de pression (1), l'on voit quel est le point de division du limbe qui est le plus près de la ligne de foi, ce qui donné déjà le résultât de l'observation à moins de 10' près ; ensuite on regarde quei est le point de division <ku vernier qui correspond le plus exac«

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tement avee mi'det pioioti de diTiilon du limbe, et comptant sur le yernlfit, à oartlr de la ligne de fol, le nombre ùfi parties com* |>rlfeg entre cett^ dernière ligne et lei deux gipints de division ^1 se correspondent, on ajoutera ou retrapcbeu ce nombre au ^aultat i/&ik trouvé, auivant que les deux divlBlons qui se correspondent, soQt à la gauche ou à la droite <^? l'indeii ce qi^ donnera le Trai résultat à moins d*une ininute près.

Quelqoefoif, pqpr pins d'exactitude, on iou^-divise chaque division principale ou degré en 6 parties qui, çonséquemment, Talent chacune 10 minutei; et alors faisant Varc du vemier, de manière qu'il corresponde à 39 petites divisions du limbe, on le divise lui-même en 40 parties égalea; ainsi, par une opération semblable à la précédente. Ton aura le résultat de l'observation ^ n^oina d'une demi-minute près.

6. L'exactitude nécessaire aux observations faites en mer par If moyen de l'octant, dépend non seulement de celle que rartiate a mise dans la division du limbe et du veniier, mais encore de plusieurs autres causes dont une partie dépend de l'ouvrier qui a construit l'instrument» et dont l'autre partie dépend de cer- ^ines opérations que l'observateur ef t obligé de Caire avant de ^4«rvir de l'inatrament en question* Kous i^oi|s d'abord nons occuper des causes d'inexactitudes qui proviennent de Tartiste, et des mo|ens de les reconnaître, afin que les parlns n'achètent de pareils instrumens qu'après a*ètre assurés qu'ils ne sont po^l atfectés. de telles UpD^rfeçttonf.

V Pour savoir si la graduation est exa^cte, l'on commencera par placer la ligne de foi sur le zéro ; c^ qui peut toujours se Caire exi^ctemeni» parée qpi*il 7 a sur le cM latéral correspondant .de rinsUument «n arrêt qui» à volonté» ppui eiiviécher Talidade de le dépasser. Ensuite, à partir, de ce premier point de difIsloD, on fera mouvoir l'alidade: suivant le aens de la gradualion, en observant si la partie du limbe coRespondante h la kmgnenc du venter est toniours de dix-iievf peitles ou de trente- Mvf parties, anirant que les parties égales qql représentent les degréa sont divisées en S 4W 6 parties.

So U faut que les deux miroirs soient perfidement * plans, et que, s'ils sont de glace, leurs deux faooi respaeltves soieni eiaa^ ment parallèles : car, si elles ne Tétaiept pi\s, les deux images qu'elles donnent ne coïncideraient plus, et par conséquent on aurait une fanage irréguHère et mal terminée de l'objet observé. Pour reconnaître 8| Tinstrument a ce défaut, on observera, avec une lunette qui grossit huit à dii fois, l'image d*un objet éloigné qui est réfléchi très obliquement par le miroir dont on veut vérifier le parallélisme des deux faces. SI rimage parait simple et bien terminée, les deux faces sont parallèles. Mais si Cette image parait doublé, alors on en conclura <ine les deux faces du miroir ne sont pas parallèles, et l'on en fera substituer un autre dont on aura vérifié, par la même méthode , le parallélisme des faces.

3<* Il flint toujours doilner la préférence aui instrumens qui sont entièrement en métal; parce qu'en bois Ils sont toujours plus ou raoms sujets i se déjeter un peu au bout d'un certain temps. La seule objection que Ton pourrait faire à la préférence que nous donnons aux instrumens en métal sur ceux en bois, c>8t que les premiers doivent être plus pesansqne les derniers, et par conséquent plus incommodes pour l'observateur, qui est obligé de supporter tout le poids de l'Instrument dans le moment de l'observation. Mais nous observerons que l'instrument en métal peut être construit d'une manière bien plus déliée que celui fait en bois, et que, çonséquemment, si on le fait d'un volume tel que ce dernier multiplié par la densité du métal que Ton emploie, qui est ordinairement du cuivre, ou du platine» donne pour produit ou masse une quantité égale h celle de la masse d'un instrument en bols, l'inconvénient en question disparaîtra.

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7. Passons maintenant aux causes dHnexactltudës dans l'octant que Tobservateur peut rendre nulles, ce qui s'appelle rectifier l'octant.

l"* U fant que le grand miroir soit exactement perpendiculaire au plan de l'instrument, ce que l'on pourra vérifier de la manière suivante. Placez votre octant sur une table le plus horizontalement que vous le pourrez ; mettez l'alidade vers le milieu du limbe; placez à leitrémité C du limbe le viseur de la figure % qui n'est autre chose que l'assemblage de deux paralléliplpèdes rectangles en cuivre fort minces db, d'à peu près 27 millimètres de hauteur, et df d'environ 20 millimètres de hauteur, lesquels se réunissent en formant un angle dièdre rectangulaire ad ce. Placez un autre viseur parfaitement égal au premier, fig. 2, à l'autre extrémité B du limbe. Enfin, placez votre œil en un point $, à environ la même hauteur que la surface supérieure ah des visei(m , et regardez directement par le bord b du miroir le visenr placf en C; enaulte, faites un peu. tourner l'alidade foit ^ avant, soit en arrière, jusqu'à ce que vous voyiez par réflexion le second viseur placé en B se peindre au môme bord du mtvoic que cejui par lequel vous regardez directement le premier viseur^n G. Cela fait , si vous observez que les bords supérieurs sont exactement sur une même ligne, Vous en conclurez que le grand miroir est perpendiculaire. Si au contraire le bord supérieur. du viseur vu par réflexion parait former un angle avec celui du viseur vu directement, il est clair qu'alors lUncUnaison du grand miroir sur le plan de l'instrument sera égale au supplément de l'angle formé par les bords supérieurs de| deux viseurs. Mais vous le rappellerez aisément à sa position perpendiculaire, en tournant convenablement la vis qui la fixe sur l'alidade, Jusqu'à ce que les bords supérieurs des deux visetirs sq trouvent en l(gne droite.

Si l'on n'avait pas de visenrs tels que cenx de la figure 2, on pourrait y suppléer, ou par deux dés à jouer.parCaitement égaux, ou encore, comme l'indique M. Juévèque dans son Guide du novigateurj on peut opérer de la manière suivante. Mettez l'alidade vers le mUieu du Umbe, appliquer l'œil obliqueiAent vers une des. extrémités du miroir, de manière que voua voyiez uuiD partie de l'are par réflexion et une partie directement. Si les deux portions de l'arc forment une courbe uniforme sans que lune paraisse an dessus de l'autre, alors le grand miroir est perpendiculaire au plan de l'instrument. Mais si la'partie de l'arc qui est vue par réflexion est au dessus 4e celle que vous voyez directement, le miroir incline en avant ; si elle est au dessous, le miroir incline en arrière. Ainsi, dans l'un et l'autre cas, il faudra le rappeler à ^ situation perpendiculaire.

^ U faut aussi que le petit miroir soit exactement perpendiculaire au plan de l'instrument ; mais la métliode pour vérifier cette position et pour la rétablir, si elle n'existe pas, est différente deeeUa employée pour le grand miroir.

Dirigez la lunette sur quelque partie bien distincte de la mâture du vaisseau ; par exemple, sur l'extrémité d'une vergue, en tenant l'instrument dans une situation verticale. Faites mouvoir ensuite l'alidade, de manière que l'image réfléchie du même objet vienne se peindre* dans le champ de la lunette ; si les deux Images coïncident parfaitement entre ellef, sans que l'une dépasse l'autre, les deux miroirs auront la même position relativement au plan de l'instrument ; mais par l'opération précédente, le grand miroir est perpendiculaire sur le plan de l'instrument : donc aussi le petit miroir est perpendiculaire sur le même plan. SI l'image réfléchie ne se confond pas avec l'image directe, vous rappellerez le petit miroir à sa vraie position, par le moyen des vis de sa monture que vous tournerez convenablement jusqu'à ce que les deux Images se confondent en une seule.

Vous pourrez encore obtenir les mêmes résultats, soit en

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faliaDt coïncider lei deux images de l*horizOD si c*est le jonr» ou les deui images d^une étoile si c*est la nuit.

3« Noos avons dit, k l'article 4, que les deux miroirs doivent être parallèles lorsque Findex de l'alidade est à l'origine de la graduation. Pour vérifier ce parallélisme, vous fixerez l'index à zéro ; ensuite, ayant l'attention de tenir l'Instrument dans une position bien verticale, vous viserez la limite de l'horizon à travers de la partie non étamée du petit miroir. SI l'horizon, peint dans la partie étamée, est sur une même ligne droite avec l'horizon vu directement, les deux miroirs sont parallèles ; et ils ne le sont pas si les deux Imiges ne forment pas une ligne droite ; alors, pour rétablir le parallélisme vous tournerez, de c6té ou d'autre, la queue de cuivre qui est pai* derrière le petit miroir, jusqu'à ce que les deux horizons se réunissent et n'eu fassent qu'un seul.

j^u reste, la division du limbe de l'ocUnt s'étendant un peu au delà des limites 0 et 90» que nous avons considérées Jusqu'à présent , vous pouvez, si vous le voulez, ne pas toucher à la queue qui est derrière le petit miroir; mais vous ferez mouvoir doucement l'alidade, soit en avant, soU en arrière de zéro, jusqu'à ce que les deux horizons se réunissent en un seul ; vous aurez seulement le soin de noter le point du limbe (ù correspond l'index, et, dans vos observations, vous compterez la division à partir de ce point, c'est-à-dire qu'il faudra rfarancher des angles observées, ou leur ajouter la quantité dont ce point est éloigné de celui zéro de la graduation, suivant qu'il se trouve en dedans ou en dehors du point* zéro. Cette quantité s'appelle Terreur de Vinitrument,

8. Quelquefois, pour plus d'exactitude et particulièrement dans le cas où Thorizon serait mal terminé ou embrumé, ou que l'on voudrait faire cette vérification avant d'être sous voile, on se sert du procédé suivant : Après avoir mis un verre noir entre l'œil et l'QCulaire, pour affaiblir la lumière du soleil, on dirige la lunette sur cet astre et l'on fait coïncider les bords des deux Images du disque, d'abord d'un c6té, ensuite de l'autre; on écrit à chaque observation les degrés, minutes, etc , marqués par l'index, et le milieu entre les deux résuluts, donne le vrai point du parallélisme des miroirs.

4" Lorsque, dans les observations faites avec l'octant, on emploie la lunette, il faut s'assurer que l'axe de cette dernière est parallèle au plan de l'instrument ; voici dans ce cas>là comment vous opérerez. Vous ferez tourner le porte-oculaire jusqu'à ce que les deux fils parallèles, qui sont au foyer des deux verres, soiertt sensiblement parallèles au plan de l'instrument ; ensuite vous choisirez deux objets éloignés, donf la distance angulaire soit très grande, par exemple, le soleil et la lune; vous ferez coïncider les bords les plus voisins sur le fA le plus proche du plan de l'instrument, et vous changerez, après cela, la position de l'instrument, de manière à amener le point de contact des deux bords sur le fil le plus éloigné du plan de l'instrument. Si les deux disques coïncident, comme ils le faisaient sur le premier fil. l'axe de la lunette est parallèle au plan de l'instrument ; si le contact n'a plus lieu, ou si l'un des disques passe sur l'autre, l'axe de la lunette n'est pas parallèle' au plan de l'Instrument; et alors il faut rectifier la position de la lunette.

Voici, en peu de mots, la manière d'employer cet instrument :

06ierrer la hauteur par devant avec l'octant ou le textant.

L'instrument étant rectifié, comme on vient de l'enseigner, on placera le 0 du verniet sur le 0 du limbe, et on abaissera un ou deux verres de couleur pour diminuer l'éclat du soleil. On placera l'œil à la plnnuleou lunette 0,et regardant l'horizon à travers le petit miroir K, dans l'endroit qui répond à peu près au desaoui du soleil oude Tastre dont on veut observer la hauteur, on

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fçra avancer l'alidade fur le limbe. Jusqu'à ce que rimage chie de l'astre vienne se Joindre à l'horizon vu à traven le petit miroir ; ou, si l'on veut, jusqu'à ce que le bord du soleil rase l'horizon sans le couper. Pour s'assurer si llnstrumont était bien vertical, on la balancera légèrement à droite et à saoclie ; si alors l'astre reste sensiblement à la même hauteur, le lM>rd de ,son Image réfléchie parait décrire un arc de cercle, dont le point du ciel où est le soleil est le centre. Le nombre de degrés, minutes, etc., marqués par l'alidade depuis leOdu limbe fuMpi'si point où se trouve l'index, donne la hauteur de l'astre.

On a dit que la pinnule O avait deux trous. Si on se sert da trat supérieur, on doit faire convenir l'image de l'astre et le polsl d'intersection de. l'horizon dans le milieu de la partie trasuparente du petit miroir ; c'est à ce point que l'observation se fait le plus facilement. Si on se sert du Crou inférieur, Timage ds soleil doit être comme coupée en deux parties égales par la ligne qui sépare la partie étamée de la partie non étamée du petit miroir. Si on fait usage d'une lunette, on observera que le boid qui parait le bord inférieur dans la lunette est le bord supérieur de l'astre, parce que la lunette fait voir les objets renversés.

On s'y prend de la même manière pt>ur observer la hauteur d'une étoile et de la lune, observant cependant que c'est toujoan le bord éclairé de la lune que l'on doit ramener à l'horizon. la meilleure manière d'observer la hauteur d'une étoile est de regarder d'abord l'étoile à travers la partie transparente du petit miroir, l'alidade étant sur 0 du Jimbe. Ensuite, sans perdre l'étoile de vue, on fait avancer l'alidade, et on la conduit parcs mouvement à l'horizon. De cette manière , on ne court pas le risque de prendre une étoile pour une autre. dPour mieux voir l'horizon, on se sert des étoiles qui passent au méridien pendant le crépuscule, ou on firofite du clair de la lune.

Quand on veut avoir la plus grande hauteur ou la hanieinméridienne d'un astre, on doit commencer l'observation mi peu avant son passage au méridien. On fait i'observaUon comme il est dit ci-dessus, et on s'aperçoit que l'astre s'élève lentement; alors on suit son mouvement en hauteur en avançant l'aUdadt, et lorsqu'on volt que l'astre commence à descendre, on fiie l'alidade, et l'ebçervation est faite:

Observer la hauteur d*un astre par derrière avec rodant.

Quand l'horizon est embrumé .ou chargé de nuages qui empêchent de le voir distinctement, ou qu'il est embarrassé par quelque terre peu éloignée, on obtient la hauteur.de l'astre en dirigeant la vue vers l'horizon opposé, s'il est bien terminé, et par conséquent on tourne le dos à l'astre. Pour faire celle observation, on rectifie d'abord l'instrument, comme il est dit , et on place les verres de couleur dans un trou fait près du petit miroir Q. Alors, à travers la pinnule L, on vise à l'horizon du côté opposé à l'astre, on tire l'alidade à soi, jusqu'à ce que l'astre paraisse peint dans la partie étamée du petit miroir, à c6lé de l'horizon. L'arc du Jimbe parcouru par l'alidade depuis le zéro de la graduation .donne la hauteur cherchée, tl est bon d'observer que, dans ce c«s, on voit l'astre renversé. On peut ajonter que depuis long- temps on ne fait plus usage de ce genre d'observation, et que les instrumens à réflexion que l'on fait maintenant sont dépourvus de petits miroirs i^opres à. ces observations.

Mesurer la distance de deux astres.

L'octant et le sextant servent aussi à mesurer la distance de deux astres. Pour cela, e\\\ s'agit de mesurer la distance de la lune à un étoile, on pointe la lunette à l'étoile ; ensuite, conservant toujours cette étoile dans le champ de la lunette, on fait tourner l'instrument jusqu'à ce que son plan passe ^Mir la lune. On balance l'octant ou le sextant, et on fait mouvoir l'alidade jusqu'à ce que l'étoile vue 4 travers la partie transparente du petit ml-

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