OBI
tiBtiy une étade sérieuse à faire, aq sujet de principes généraux de haute admiaistration, dont rapplication, à regard des diverses spécialités appartenant à la marine, ainsi qu'on la voit observée par le département de la guerre,, constituerait Tune des améliorations les plus
importantes.
Mais nous avons indiqué de semblables reports au même mot organisation^ pour des développemens sur divers antres sujets essentiels que nous ne devons, en ce moment, que rappeler pour ordre, afin de ne pas fatiguer Fattention.
Ainsi, nous traiterons, dans des articles ultérieurs, de Forganisation du service des arsenaux, y compris ' les détails que nous nous sommes réservés de donner sur les fonctions dès ingénieurs de la marine {Foy. PoRTs)^ de l'organisation de Técole navale {roy. YaissEAO-jftcoLB); de Forganisation des officiers du corps royal de la marine (Voy. Personnel); de celle des corps d'artillerie et d'infanterie, (/^ot^. Troupes.)
ORGUE, sjf. Collection des tubes en plomb qui conduisent l'eau des dalots des gaillards à ceux des ponts inférieurs. — C'est aussi un assemblage de canons de fusils disposés de manière à pouvoir partir simultanément. Les pirates et les négriers s'en servaient autrefois.
OllIENTER,, V. a. Une voile, c'est la placer, après Fa voir déployée, dans une direction déterminée, de telle sorte qu'elle produise, sons l'impulsion du vent, Feffet le plus avantageux. Elle est orientée en largue, au plus près, suivant sa position à Fégard du vent régnant. Si sa position esi bien choisie et si elle est bien tendue, on dit qu'elle est bien orientée. Elle oriente bien qua^d son plan est tracé très obliquement à la quille et qu'elle sert à faire marcher le bâtiment qui la porte^ sur une ligne ayant le nioins possible d'inclinaison avec celle 4u vent.— On s'oriente sur un bâtiment en mer comme on s'oriente sur terre en rapportant sa position à celle des objets principaux qui sontâ Fhorizon.
ORIN, s. m. Gros cordage attaché par une de ses extrémités à la croisée d'une ancre et par Fautre à une booée. Lorsque Fancre est mouillée, Votin tnaintfent la bonée au dessus du lieu où Fancre est fixée, et il indique ainsi sa position. Lorsque le câble est rompu, ou qaele bâtiment désaffourcbe, on lève Fancre par les cheveux, c'est-à-dire que For ib sert à lever l'ancre avec la chaloupe. — L'orin de galère- est un grelin dont la loDgnenr est assortie à son usage. On l'attache à la patte de Fancre qu'on mouille, et quand on veut lever cette ancre, on fait passer le bout de Forin dans une poulie fixée sous lé mât de beaupré et on le raidit au cabestan. On se sert ordinairement de cet orin dans les fleuves et on ne Fattache jamais^ qu'à une ancre dite de détroit, qui est moitié moins forte qu'une ancre de
ouv
5Ci
bossoir. — L'orin de berceau est un filin qu'on frappe sur le ber ou berceau d'un navire. Une bouée est fixée au bout, qui est libre, et il sert à relever le ber après que le bâtiment a été lancé.
I ORIIVGUER , V. a. C'est haler sur Forin pour soulever Fancre qui y est fixée. — On ' oringue souvent après avoir mouillé Fancre , pour s'assurer qu'elle a bien mordu ou pour la mettre dans une bonne position, dans le cas contraire.
ORTIYE, adj. Amplitude ortive, celle qui est observée au lever d'un astre.
OSSEG ou Oussàs, s. m. Lieu de la cale d'un bâtiment où se rassemblent les eaux au pied des pompes. — Dans les embarcations^ c'est une espèce de réservoir où s'accumulent les eaux qui traversent la carène ainsi que l'eau de la pluie et celle des lames, et c'est là qu'elles sont puiséesjpour être jetées par dessus le bord.
OSTE, s. f. Manœuvre, qui est à Fantenne ce que le bras est à la vergue.
OUElâT , s. m. L'un des quatre points cardinaux. Comme l'Est, auquel il est directement opposé, il forme angle, droit avec la ligne passant da pôle Nord au pôle Sud. Les astres se couchent vers. l'Ouest.
OURAGAN , s. m. Tempête violente, vent furieux qui varie dans aa direction, agite la mer dans tous les sens et la rend très dangereuse pour les navigateurs.
OURDIR, V. a. Dans une corderie, c'est étendre horizontalement sur une certaine longueur et dans des directions parallèles, tous les fils de caret qui doivent entrer dans la composition d'un cordage qu'on se propose de fabriquer.
OURDISSAGE , s. m. Opération qui a pour objet d'ourdir un cordage.
OURDISSOIR , s. m. Charpente qui porte des dé^ vidoirs garnis de fils de caret plus ou moins multipliés, â côté et au dessus les uns des autres.
OURSE , s. f. Manœuvre qui sert à orienter les antennes de bâtimens latins. Elle fait Foffice de bras.
OUVERT, 8. m. L'ouvert d'un port, d'une rade, d'une baie, c'est Feutrée de ces lieux du côté du large. On dit être à Fouvert d'un port.
OUVERTURE, s. f. Espace libre entre deux terres. —Distance entre les colonnes d'une armée navale, qui marche sur deux ou plusieurs colonnes parallèles^ — L'ouverture d'un couple de bâtiment est le plus grand écartement-de ses deux branches.
OUVRAGE , s. m. OEuvre, production d'un travail d'esprit, d'intelligence, résultat plus ou moins perfectionné d*un travail manuel plus ou moins habile ; c*est de ce dernier qu*il est ici question uniquement.
Les ouvrages considérés comme produits des fabrications, dans les arsenaux de la marine, sont très divers, ainsi qu'on a pu le juger d'après la nomenclature que
ouv
nous aTODS donnée des ateliers qui dépendent des di- Terseg directions des travaux {f^oy. Fabrication). Totttefois, les principaux de ces ouvrages peuvent se résumer, quant aux constructions navales, en ouvrages en bois et ouvrages en fer, ou autres métaux ; parmi les premiers» les ouvrages de charpente qui ie rapportent à ta construction des coques des bâtimens {F^oy. Matériel) sont, par cela seul, les plus importans, occasion* nent les dépenses les plus considérables, ainsi quil en est, relativement aux travaux hydrauliques etbitimens civils, de la masonnerie des édifices et des établisse* mens que la direction de c^s travaux est chargée de fonder et élever, tant à la mer qu*à terire. {roy. Ports.) Le tùoi ouvrage s'applique donc aux travaux de toute nature ; cependant Ton distingue plus particulièrement sous ce titre, quant au service intérieur des ports, les produits des fabrications dont la main-d'œuvre est exécutée à l'entreprise, ou à la tâche par association d'ouvriers, et est réglée 4 l'avance, puis payé^, diaprés des tarifs dits de main-d'œuvre {Foy. Tarif). A la fin de chaque mois, une commission composée de Tofficiet de Tune des directions, qtii est chargé dû chantier ou de râtelier, dont les ouvriers ont exécuté les ouvrages, et de Tofficier du commissariat auquel le contrôle de Ja gestion administrative du même chantier ou atelier est attribué, procède sur place, c'est-d-dire à bord du bâtiment on dans Tatelier, en présence du maître ou conducteur des travaux, à la reconnaissance et recette des ouvrages ou des portions d'ouvrages, soit terrfiinés, soit ébauchés ou préparés seulement pendant le cours de ce mois. Les tarifs ou devis de la main-d'œuvre de char^ pente pour les coques des bâtimens, présentant le détail des principales pièces dont se composent ces coqueS, les à-comptes à payer sur le prix total do devis, sont aussi facilement que régulièrement déterminés; il en est de môme pour les objets qui reçoivent plusieurs degrés i9d préparation dans le même atelier ou dans divers ateliers {Fog. encore Fabrication), te tout sur les ba^ ses posées dans des procès-verbaux qui relatent les quantités et espèces de pièces de charpente, ou les quattilés et espèces d'objets, aved les prix déterniinés p» les tarifs et devis* Les ouvrages non prévus dans ces «lèmes tarifs ou devis , sont payés sur L'estimation qui m est faite par l'officier chargé du chantier ou de l'at^ lier» soit d'après assimilation avec on autre ouvrage prévu par le tarif, soit d'après le nombre de journée* d'ouvriers des diverses classes employées, que doit con- Blater un casernet spécial tenu à cet effet par le maître ou conducteur du travail. II y a de plus, quant aux chantiers, une estimation à faire pour la main-d'œuvre, qui est en pure perle pour FÉUt, des fautiei^oupes, ou portions du travail des pièces rebutées, pour cattse de pourriture, après un ooaimencementd'équarrissage«
oov
La nécessité dès estimations ainftt introduite dàri le système, qui offk'e beaucoup d*avâiitag68, de l'eil^ cution des travaux à Tentreprise, est, il faut le dire, M c6lé faible de ce système, tant par l'abus qui poumH en être fait, dans la vue, de la part dee maitrea oueoa» ducteurs, de favoriser telle ou telle assoeiation d'oi* vriers (â laquelle la réunion des ouTta^a ou portîotf d'ouvrages effectués pendant un mois fie trouvenH peu favorable , en produisant une paie moyeiiee pci élevée comj^arativement â d'antres mois), qoe par l*aià que prèle cet emploi des estimations à des essais, qué^ quefois très coûteux, pour de médiocres pe^fectionD^ mens. La confection d'un ouvrage de quelque iolpo^ tance non prévu par les tarifa ne devrait donc jamiii avoir lieu qu'après la sanction donnée par rantoritié » périeure, à la suite d'un eïamea qui porterait et isr rutilité positive de l'esaai, et sur rappréciation delà dépense en main-d'œuvre et matiènea qu'il devrait oc* casionner. Il convient, quant aux iausses coupes, de^^ marquer que la perle pour l'Etat de la main-d'œuvre i payer est le moindre préjudice qu'il supporte, et qn la perte d'une pièce de dimensions parfois s^ipéheare est bien autrement importante* Comnie la drconaftiMe 0ù la mise en œuvre d'une pièce vicieuse n'est poist reflet d*un défaut dlaUentiou de la part de i'oavrier, joint au défaut de surveillance de la part da maîtiedo chantier, est très rate, ce ne devrait Otie qu'exc6pU<Nh neUement et après une sorte d'enquête que leprixdei fausses coupes devrait être alloué» tandis que ceUs concession est d'uiK usage généralenieat admis*
Nous avons dit plus haut que chaque Feconoaisuoee et recette d'ouvrages exécutés par entreprisa dame lieu à un procès* verbal de cette opéra tion> lequel eit signé par les géraos de Tassocialion d'ouvrisn» pvM ficier de la direction que les ouvrages conceraent, et par le commissaire des travaux. Il nous reste àaioater que ce procès-verbal est rédigé en deux expéditioas, dont l'une reste déposée aux archives de la nièmedireeki<m, «t la seconde est annexée au mandat de paiement, pou transmise à la coiir des coinptesi avec ce mandat et celui d'ordosuancement.
Or^ nous le demandons, de quelle utilité un tel pn^ cès-veri)al pent-il être pour éclairer les jqgeaisos de cette cour, dans Sa composition actuelle? Si les IsfHMS des ouvrages qui y sont énoncés étaient grecs on hé^ breux, on concevrait la bonne fortune qui lui eût séquu un on plusieurs référendaires, ayant (ait une étude pa^ ticulière de l'une de ces langues; mais comai^ot pouriait-il s'en trouver un seul en éUt de compresdie rèdiome maritime, desaveir, par exemple, ce qae c'est qu'un genou , qu'an varangue, un bnui eu telie autrs pièce de la charpente d'un vaisseau, ou td qus ce sait des objets qui composent son armémeet? Toute dép*"^
ODV