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gagné la solde ou les parti de prises, comme celai de sa famille au produit de tout inventaire après àécés, sont imprescriptibles, l'administration ne cesse poin^» lorsque les produits demeurent sans réclamation, de rechercher les ayans-droit, de les avertir toutes les fois qu'elle peut les découvrir, et de les mettre en possession de ce qui leur appartient, en tout temps et sans prélèvement d^ucune sorte.
Il en est de môme des produits dé bris et naufrages non réclamés et versés, pour ordre seulement, à la caisse des Invalides, après un premier dépôt temporaire à la caisse des gens de mer ; l'administration, après avoir pourvu d'office au sauvetage (à défaut des armateurs^ propriétaires ou autres ayant mandat spécial), recherche et avertit, par toutes les voies et avec la plus consciencieuse activité, les propriétaires ou assureurs des objets sauvés.
Au second point de vue des avantages ique nous développons, comme assurés aux officiers-mariniers et marins par l'établissement de la caisse des Invalides, celui du paiement tant des pensions que des secours alloués aux marins et â leurs familles, ainsi que du remboursement des divers produits leur appartenant qui. viennent d'être rappelés, aucune précaution o'a été omise pour faciliter ce paiement et pour épargnera ceë marins et à leurs veuves jusqu'à la plus légère perte et jusqu'au moindre embarras. Ce sont encore les commissaires de rinsorîption maritime, auxquels sont adjoints des syndics, dansles localités \es plus éloignées des centres de population (^. Inscription maritime), qui sont chargés de dresser des états de revue des pensionnaires dont nous parlons, ce qui les affranchit des formalités et des frais de certificat de vie, puis de leur payer oi| faire payer leurs pensions par trimestre ou par mois, au choix des marins ou do leurs veuves, quant aux délégations consenties à leur profit, sans que les uns et les autres soient soumis à aucun déplacement. Les mêmes facilités sont données, pour les allocations qui proviennent des décomptes de solde ou de parts de prises, de produits d'inventaire, etc., et sont dues à ces mêmes marins ou à leurs familles; n'oublions pas, enfin, que ce patronage est ainsi exercé envers un très grand nombre (18 & 20,000) de pensionnaires.
Telles sont aussi les considérations que la marine a fait valoir, lorsque, sur les représentations de la cour des comptes, il a été question d'attribuer au ministère des finances le paiement des pensions de la marine comme celui des pensions de tons les autite services ; et il semble, en effet, que ce serait porter une très forte atteinte à l'inscription maritime, que de détruire une institution qui la corrobore, qui en est ie juste et sage complément. [Voy. Invalides de la
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PENTE , t. f. Les parties latérales d'une tente, soit en toile, soit en autre tissu, qui pendent yerticalenaent, sont nommées pentes de tente. — La pente d'un mÂt autre que le beaupré est son inclinaison. PEOTE, s. /. Chaloupe Vénitienne» très légère. PERÇAGE, s. m. On nompie ainsi, en construction, la série des travaux très importans qui ont pour objet l'assujettissement et la liaison de toutes les parties de la charpente d'un bâtiment. lis consistent k percer, à ouvrir, verticalement, horizontalement ou obliquement, suivant les meilleures directions, sous le point de vue de la liaison , les trous, dans lesquels les longues chevilles, soit de bois, soit de fer, soit de cuivre, doivent être chassées, et pénétrer, en traversant un certain nombre de pièces superposées, ajustées et ècarvées les unes contre les autres, dans les positions les plus diverses. Ces premiers détails établissent que le travail dont nous parlons eiige, non seulement de l'habileté de main,' mais aussi un coup d'oeil exercé pour conduire les tarières, de diverses grosseurs et longueurs, que Ton emploie successivement (surtout en ce qui concerne les chevilles qu'il faut river, ou goupiller sur virole, à l'intérieur, quand leurs bouts y sont arrivés), de manière à éviter de rencontrer d'autres chevilles ainsi que des aboutsd'écarts ou des bords d'entailles, et à atteindre, dans leur plus grande force, toutes les pièces qu'il s'agit d'unir étroitement. Avant de déterminer la direction d'un trou de cheville d'une certaine longueur, il est donc nécessaire d'aller souvent, de l'intérieur à l'extérieur du vaisseau, pour prendre des points de repère, etc.; puis, il faut proportionner, avec le plus grand soin, les diamètres des trous à ceux des chevilles, en tenant compte de la pression, dans le bois, qu'elles devront exercer, pour s'y fixer solidement. On voit qu'un bon maître, de bons contre*maîtres et ouvriers perceurs composent, dans les arsenaux, une classe de travailleurs extrêmement précieux-, et cependant ils y sont peu favorablement traités , comme nous l'exposerons bientôt. {Voy, Perceur.)
L'importance des travaux de perçage est, au surplus, bien appréciée, et ces travaux ont été successivement perfectionnés, à commencer par Tadoption des chevilles et des clous de cuivre (à l'exclusion absolue du fer), pour la carène ou œuvre-vive de tout bâtiment de guerre destiné à recevoir un doublage également en cuivre. Des devis d'échantillons, tant de ces chevilles et de ces clous de cuivre que des chevilles et des clous de fer, lesquels devis sont en rapport avec les échantillons des bois, déterminent les grosseurs ou diamètres et longueurs des uns et des autres, ce qui permet d'évaluer très approximativement la dépense, fort considérable, à faire pour cette partie de la construction des bâtimena de tout rang.
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La mise en place, enfin, de toutes les ferrures d'ar- mement d'un vaisseau, telles que crocs de sabords, boucles et pitons de manœuvre, manchons d'écubiers, garnitures de bittes, chandeliers de bastingage, etc., est pareillement du ressort spécial des ouvriers perceurs* Le dépôt central, autrefois la grande cabane àuper^ çagCy est l'espèce de magasin dans lequel on réunit, pour les délivrer aux ouvriers perceurs, au furet à mesure des besoins, les chevilles de fer ou de cuivre, les viroles, etc., puis, les tarières et les autres outils et ustensiles de la profession, et enfin, l'approvisionnement en ferrures d'armement, soit neuves, soit ayant servi, et provenant des désarmemens ou des démolitions.
PERCER , V. a. Ce serait, dans la série des travaux de construction, exécuter ceux spéciaux de perçage {Voy. ce mot) ; mais l'expression de percer s'applique plus particulièrement à l'opération qui consiste à percer, â ouvrir les trous, soit de chevilles, soit de gournables, séparément du travail qui a pour objet de chasser et mettre ces chevilles ou ces gournables en place. [Foy. Perceur.)
Le nombre des embrasures ou sabords, ouverts oa percés dans les murailles des ponts en batterie d'un bâtiment de guerre, détermine le nombre de bouches à feu dont il sera armé ; c'est pourquoi l'on dit de ce bâtiment qu'il est percé pour N canons, soit qu'il ait. toute son artillerie, soit qu'il n'en prenne qu'ube* partie.
PERCEUR, s. m. C'est, dans les arsenaux de la marine, tout ouvrier qui est chargé d*un travail de perçage. {Voy* ce mot.)
Nous avons donné un aperçu de cette partie importante des travaux de construction, en faisant observer que, nonobstant l'intérêt qui s*y attache, les perceurs^ composent, dans les ports, Tune des classes d'ouvriers qui sont le moins favorablement traités, sous lerapport du salaire, comparativement avec la majeure partie des ouvriers d'autres professions! Il nous reste à ajouter que c'est à raison même de cet intérêt qu'a lieu l'anomalie apparente, résultant de cet exposé; nous allons l'expliquer succinctement.
Ainsi qu'il y a eu lieu de le faire remarquer {Foy. Farrigatiois), le système de régie économique des arsenaux de la marine admet que non seulement les travaux de confection exécutés dans les ateliers, mais aussi ceux de construction qui s'opèrentsur leschantiers, soient payés à proportion de leur importance, d'après des tarifs de main-d'œuvre; qu'en d'autres termes, ces travaux soient effectués par entreprise, ou plus exactement encore par associations d'ouvriers. Selon ce mode, d'une part, on obtient, avec le même nombre de travailleurs, une plus grande masse d'ouvrages dont, en définitive, la main-d'œuvre coûte moins cher; et
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d^aatre part, les ouvriers gagnent de meilleurs salaires; leur paie peut s'élever jusqu'à 2 francs 50 centimes, ou môme â francs par jour.
Mais, à côlô de ces travailleurs, dont la paie est d'autant plus forte qu'ils ont fait plus d^ouvrage, se trouvent deùi classes nombreuses: celle des calfats et celle des perceurs, pour lesquelles on juge qu'il serait imprudent d'adopter te mode de salaire tarifé, eu égard à l'impor^ tance des soins minutieux à apporter dans le travail spécial confié à chacune de ces professions d'ouvriers, soins qui semblent, en effets inconciliables avec là précipitation plus ou moins grande ^ui accompagne ordinairement tes travaux accomplis à la tâche [P^oy. TRil'^ Vaux). Il en résulté que les ouvriers calfata et perceurs se voient condamnés à ne gagner jamais que là mesquine jbiitnéé (de 1 franc 20 à 1 frabC 60 (ientlmes)^ qni leuf est assignée par les réglemens, quelle que soil l'habileté qu'ils acquièrent, selon leuf Intellîgende ob leur dextérité, quelle que soit Tardent dont ils foht ][)reuve sur les travaux.
La gravité de cet inconvénient a été fort Atténuée, quaht aujc ouvriers calfats, au moyen du cumul de leur ptofesslon avec celle* de charpentier, qtie l'ofi a pu auioriSet^ après avoir astreint les jeunes apprentis chàfpentiets à accomplir Un double noviciat de chai'penlâge et de calfatage, et en organisant, par suite, des escouades de ôhatpentîerë-calfats , auxquels on alloue uhe haute paye de 10 centimes par jour, à titre d'indemnité, potit les circôpstànces où on les détache des travaux ' exécutés à i^etitreprise.
Nous pensons qu'une mesuré dnaloguè serait t)i'l8e très utileitiétit, quant à Certains travaux de perçage, du itioifis, tels que ceux du grand clonage eb fer et en cuivré, du gdurnàblagë, et delà mise en place d'ub bob botnbre de ferrures d'armement, lesquels traVaux Seraient, d'aillëdrs, toujours faite sous la conduite des maîtres et contre-iiidtres perceurs, avec cette différence qile les charpebtiers- perceurs pourraient presque Constammefit^ Comme les charpentiers, travailler à la tâche dans leur doublé profession. On ne réserverait, pour être toujours • employés à la journée, qtie les ouvriers perceurs l6s plus habiles â exécuter les travaux de chevillage qui Ibtétessent essentiellement la solidité des liaison^ du bâtlttiebt, comme l'on réserve toujours les Calfats lea plus expérimentés pour les travaux qui intéressent, soûs Un autre rapport, sa sûreté ; et le nombre dés ouvriers^ uniquement perceurs, étant alors fort restreint, il deviendrait facile de leur attribuer, ainsi qu'il est cobvenable, un salaire quotidien plus élevé.
tERDAIVT, «. m. te perdant de l'eau, c'est le jusfltbt, èbe ou reflux.
PEftMTlOiV , s. /. Un bâtiment est en perdition, Il est menacé du dabger de périr «
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i^ËRMÈ, V. d. ta bàtiibenl péM séi niâU, ion
gouvernail, etc.; il perd sa marche, il perd son erre. — On perd ses embarcations, on perd là terre de Tue^ oA perd le fond, lorsque la sonde ne l'atteint plus. — Lit mer perd. — Lé courant perd, etc.
l^ËilORÈ (se), V. pron. Faire naufrage, ^é perdre sur une côte , sur im banc, sur un écueil.
ï»ERtËCtIOlVlVËMENT, s. m. Effet, au point de vue le plus élevé, d*abord, de l'action de perfectionner.
Introduire dans une institution, dans un règlement d'administration publique, des changemens jugés suscep^ tibles de produire de meilleurs résultats : tel est Vettel de premier ordre, qui 6e rapporte à la législatioD, et, quant k botre sujet spécial, â la législation maritime ; tel est, subsidiairement, celui attendu, et plus ou moins efficacement obtenu, des nombreuses ordonnances portant organisation des divers corps ^t des divers serrices de la marine. Kous avons envisagé, à l'occasion dé plusieurs articles {P^oy. Instiiution, Orgâiiisation), les perfectionnémens acquis, et les principaux de eeifx qui restent à ëoubaiter, dans l'établissement dé ces bases fondamentales de la force naVale de toute nation.
Après les lois et les ordonnances constitutives,! proprement parler, de celte forcé en t^rance, viennent, eô vite de son emploi, ainsi que de la navigatiort,en général, les régies qui ont pour objet d*en perfectionner le développement, eb formant des ofËciers instruits, dans les diverses branches du service (f^oy, InstroctionJ, en faisant dresser de boùvëlles Cartes hydrographiques, en corrigeant les anciennes {P^ày, t'itOTEJI, èb enCoûfigeant toutes les expéditiofas propres à accroître, dans les plbs larges proportions, lé nombre des hommes qoi se touent aii métier de la hieF {F^oy. PÉcheJ. Voilà, très succinctement, potir le personnel ; et , relativement au matériel, en donnant toute l'extensiob possible, avec la meilleure directiob, aux recherches, aux investigations, dont le but est que la pratique de l'art de la construction et que l'étude d'aucun des ârt^ qui à'y rattachent né restebt eb arrière des progrès accomplis, âousces rapporta, par les autres puissances matilimeft.
C'est â ce dernier poibt dé Vue qbe nous avons réservé poiir le présent article, d'une part (Foy. Géjiik maritime), les observations suggérées, soit par rétablissement du conseil deé (ravàUx stibstitué, comme bobs l'avons rappelé, prèsdd ministère de lathariné, âl'abcien conseil des constructions bavale^, sdit parles missions qui sont données â dés Ingénieuri dé fa marihe {P^oy. ÔRGANiSATtoi^], et, d'Ube autre part, les déUlls annoncés â plusieurs triofi, suk* quelque^ perfeétidobemens, d'un intérêt plus spécial, k sigbàler.
i^ous nous sommes efforcé, ab thot OâgànisàtioiI, de faire comprendre A quelle tfobditiôff I6 cûbééit dé^ tfa-