PUI
4ûeu8e possession, mais qu'A défaut de celle garantie qui ne lai serait, sans doute, pas accordée, elle devrait, ou se résigner à la plos grande perte qu'elle puisse éprouver, ou combattre poiir s'en préserter.
Quant A la Russie, ce ne sera, nous Tavons dit, que dans un intérêt des plus pressatis, que dans une circonstance, comnâe celle que nous avons citée, où Texpectative ne lui serait plus possible, qu'elle hasarde- Tait êes flottes, et la lutte sourde qu'elle a commencée contre l'Angleterre, en Asie, été toute probabilité au fait extraordinaire d'une alliance sur mer. entre ces deux puissances, à moins de l'un de ces accords, momentanés et spéciaux (à ne point admettre légèrement dans les prévisions, mais qu'il ne faut pas non plus en écarter entièrement), dont l'effet serait de troubler, au plus haut point, l'équilibre européen. Mais alorë, ou TAutriche et la Prusse concourraient au même accord, ou une guerre continentale sérieuse se joindrait à la • lutte maritime; si le réie de la France, pour ce dernier cas, ne serait pas incertain, quel serait-il, que peurrait-il être dans la première éventualité?
Concluons que si ces dernières complications n'appartiendront, vraisemblablement, qu'i un avenir éloigné, il en est une dont la réalisation semble dépendre de l'issoe des luttes entamées par TAngleterre, soit sur les bords de l'Indus, soit dans les mers de Chine. Si l'issue de ces luttes, et notamment de ceHe avec la Chine lui est favorable, la nécessité qui pousse cette nation, douée d'un indomptable esprit d'entreprise, à s'ouvrir de tioo- TelJes voies, sera satisfaite; le motif le plus sérieux qui la porterait à engager, dans cette vue, une lutte maritime aura cessé, pour un temps du moins. Mai» quelle sera cette issue? quel sera, d'un autre côté, pour rintérêt commercial anglais, l'effet des progrès toujours croissans de rindusthesur le continent euro^ péen? .
Nous avons établi que, parmi les élémens de la force navale réelle d'une nation, Fun des principaux consistait dans l'importance et le régime économique de ses colonies. Pour mettre à même d'apprécier, comparatiyemeot, soua ce rapport, la puissance maritime des divers Etals, la France comprise, nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer à un. article très développé de notre ouvrage sur cet intéressant sujet. {Voy. Colonies.)
Quant à réiémentde ta même force, à prendre en égale considération, au moins, celui qui résulte du nombre de matelots exercéa qu'une puissance maritime peut faire refluer, en cas de guerre, - de ses navires marchands sur ses flottes, on sait que l'Angleterre est encore, à ce poiat de vue, .au premier rang, les Etats-Unis d' A mértque au deuiième, la France au troisième seulement ; que la Hollande viendrait ensuite; puis, sur une ligne à peu près parallèle, lea autres Etats dont nous avons
pur
parlé. On sait enfin que la Russie, relatlveraeitt au per' sbnnel de sa flotte de guerre, est peu avancée, les moyene de former de véritables matelots, à l'aide d'un commerce actif et étendu, lui manquant.
Diverses publications de statistique résultant, soft de docomens officiels, soit de renseignemens plus ou moins exacts, concernant l'effectif des flottes des diverses puissances maritimes de l'Europe, ont paru, et la reproduction de ces documens semblerait, au premier aspect, devoir constltner ici Tun des élémens de notre examen. Nous ne pensons pss que ces informations doivent être absolument négligées, et nous nous empressons, au contraire, d'établir qu'il importe beaucoup d'en vérifier, d'en suivre, avec une vigilante attention, Texactitnde, relativement surtout au nombre et à la force des vaisseaux et frégates, soit armés ou en armement, soit en construction chez les diverses puissances maritimes; mais, en outre de la considération que nous serions exposés A reproduire des erreurs, les documens officiels ne se rapportant qu'à quelques unes de ces puissances, nous avons la conviction que, fussent-ils complets , ces documens ne préciseraient encore qu'imparfaitement la force navale de chacnn des Etats : attendu que ce n'est pas seulement dans la connaissance de l'effectif, A une époque donnée, de la flotte d'un pays, mais principalement dans celle, tant de la situation rée|le de ses bAtimens désarmés que des ressources de tout genre nécessaires à ce paya pour réparer ses pertes, après un ou plusieurs combats, qu'il faut puiser les élémens d'une juste appréciation.
Ainsi, la liste des bAtimens de la flotte anglaise comprend encore un très f rand nombre de vaisseaux et de frégates désarmé»; mais, d'une part, beaucoup de ces vaisseaux et frégates sont de rangs inférieurs A ceux des bAtimens construits en France, sur des plans nouyeaux, et il y en a inévitablement, d'autre part, un certain nombre hors d*élat de reprendre la mer. Sans s'exagérer ni sans méconnaître la force réelle de la ma« rinedesa puissante rivale, n'en point perdte de vue, un seul moment, l'importance, mieux établie que jamais, la enivre, et dans l'accomplissement de toutes ses entreprises actuelles, et dans les moyens qu'elle se ménage pour en essayer d'autres, si son intérêt commercial vient A l'y pousser, telle est la conduite commandée A la France par son intérêt le plus élevé. Nous avons A peine besoin de faire remarquer, en terminant, que cet intérêt entraîne pour elle l'obligation de constituer sa marine militaire sur les plus fortes bases, (Foy. MxrAftiSL. Foy. aussi REcaetRUEivr.)
PUITS, s. m* C'était autrefois l'archi-pompe, sur Tavant de laquelle, dans les bAtimens de guerre, on formait un compartiment nommé puits A boulets, où se casaient ces projectiles. Maintenant les cAbles-chalnes occupent la place des boulets^ et ceux-ci sont logés dani
des compartimens sut les aîles, par le ttavera de ta grande écouiiUe.-* Un pnitf sur le foiul est une cavité -profonde daos un hauUfond, dont le plomb de la sonde ne peut atteindre la iimite inrèriettre, PUL VERIN ^ s. m. Poudra à caDon puWérisée,
dont en se sert à défaut des nouveaux moyens, amorcer les canons.
PURGEE , V. a., le bois d*auboiir, c'est retrandar d'une pièce de bois tout œ qui en est maurais et qm n'est pas bois fait.
QUA
QUADRATURE» s. f. {Foy. Lvm et HfRÉES.)
QUAI, s. m. Espace sur le bord de la mer ou d*une ri- Tiëre, disposé de manière à faciliter tant rapproche des bAtimcns, que leur chargement et leur déchargement* — Un bâtiment est à quai« lorsqu'il est le long d*un quai.
QUALITÉ, $. /. On entend par qualités d'un navire les propriétés qu'il possède de bien porter la voile, de bien gouverner et d*avoir les mouvemens doux et réguliers ; s'il manque.de ces propriétés» il maafue de qualités.
QUARANTAINE, s. f. flxpression de la durée primitive de la séquestration imposée, par une mesure de police sanitaire, aux navires portant dés individus pu des marchandises suspectés, d'après la connaissance des parages d'où les navires ont été expédiés, d'apporter ou de contenir des germes de maladies contagieuses, ainsi que nous avons eu déjà l'occasion de l'exposer. (Foi^. Lazaret.)
C'est la peste de i 720 qui*, ayant détruit les populations de Marseille et des villes environnantes, a, comme on le sait, provoqué les recherches des moyens propres à prévenir l'introduction d'une semblable cause de calamités; delà est venu la législation sur l'établissement des quaranlaines* .Comme Marseille était principalement rohjet d/e l'attention, et comme ce sont les ports de la Méditerranée qui ont le plus de communications avec le Levant, lEgypte, Constantinople et les côtes de Barbarie, foyers principaux des maladies pestilentielles, on ne songea pas d'abord aux ports de TOcéàn ; et quand, un siècle a^rès (en 1&21), on craignit la contagion de la fièvre jaune qui, régnait en Espagne, on s'aperçut de la lacune qui existait dans nos lois, et laissait sans protection, tant nos Irontières de terre, que la majeure partie de notre littoral.
Par le décret du 9 mai 1793, la Convention nationale avait bien, en effet, maintenu les lois et règlemens relatifs à la police sanitaire, dans les ports de la Médi-
QUA
terranée, mais elle n'avait pas été an delà, et ce f«t par «une simple ordonnance du 29 septembre 1821 qiieev lois et règlemens furent déclarés applicables aux frettières de terre; puis est iiitervenUy le 3 mars saîTanCi une loi générale qui, en comprenant, et ces frootièfes et tous nos ports, soit de la Manche, soit de i*Ôcèaa, a formé la base de la législation mainteaant oDoore ea vigueur.
I)*après rarticle 2 de cette loi, les provenaiices, par mer, de pays habi toellement et actuellement sot ns, sont, sauf les dérogations jugées utiles, admises i la Kbra pratique^ immédiatement après les yisltes et les interrogatoires d'usage, à moins d'accidens ou de commn* nications de nature suspecte survenus depuis le départ des navires.
Art. 3. Les provenances, par la Bième voîe,de pays qui ne sont pas habituellement sotnt, ou qui se trouvent accidentellement infectés, sont, relaUrement i lenr état sanitaire, rangées sous Tnn des trois fégimes ci-après, savoir : sous le régime de la patente brute, si elles sodl ou ont été, depuis leur départ, inlsctéea.d'une maladie réputée pestilentielle ; si elles, viennent de pays qui en soient infectés, ou si elles ont commwMqué avec des lieux» des personnes ou des choses qui auraient pu leur transmettre la contagion;— sous le régime delà ^«» tente »u$pecte, si elles viennent d'un pays où règne mu maladie soupçonnée d'être pestilentielle, ou de pays qui» bien qu'exempts de soupçons, sont ou viennent d'étm en libre relation avec des pays qui a'en trouvent entan cbés, ou, enfin, si des communications avee des prov^ naapes de ees derniers pays , ou «l'autres cîroonstaneas quelconques font suspecter leur état sanitaire ;^6oosb régime de la patente nette, enfin, si aucua soupçon àê maladie pestilentielle ci'exialait dans le pays d'où alla» viennent; si ce pfiys n'était point ou ne venait peinl d'être, en libre relation avec des lieux entaèhés de •• soupçon, et si aucune conarnuBioation, avouoe
qoelconqm ne fftit soupçonner leur état saniw taire. Cet dIspositionB, en définitive, sont applicables aux provonancea par terre.
I^m mdme loi da 9 mars 1MB2 a conféré au Roi le 4hPoit de déterminer par des ordonnances : i^ tes paya doilt les proyenances doivent être habituellement où temporairement soumiaes an régime sanitaire ^ 29 les mesures à observer sur les c6(es, dans les ports et les radee, dans les laurets el autres lieux réservés ; 3^ les ■nesures extraordinaires que l'invasion ou la crainte de ITinvasion d'une maladie réputée pestilentielle ferait juger nécessaires sur les frontières ou dans l'intérieur du royaume.
Des peines très sévéréft, et non seulement de très Sortes amendes, mais aussi la peine de Temprisonne* meot, celle de» travaux forcés, et même, dans certaine ens, la peine de mort, sont,, an surplus, prononcées par les articles 10 à 16, contre les violations des lois et des Tèglemens sanitaires.
Le pouvoir exécutif ayant, comme nous l'avons dit, la mission de prescrire les mesures que les circonstan<ces rendent utiles, il en résulte nécessairement qu*îl n'y a rien de fixe à l'égard de ces mesures, et qu'elles varient selon l'état de santé des pays dont les navires on les marchandises proviennent. Ce qu'il y a de remar* quable^ au sujet de ces variations, en général, c'est qud les administrations étrangères correspondent entre elles, pour les suivre, comme si elles appartenaient A la même domination ; Marseille, à raison de sa situation, donne communément la règle aux autres ports.
Ces mêmes mestires qui imposent, ainsi que nous l'avons établi {¥oy. encore Lazaret), des charges très foftes à r£tat, quanl.aux bAiimens de la flotte, elcon-. stîtuent des entraves souvent fort préjudiciables au commerce,, sont-elles bien posittveoieni toujours corn-* mandées par la nécessité de protéger la santé publique? Telle est la question, vivement débattue, sur laquelle nous avons promis de revenir dans rarlicle qui vient d'être rappelé.
Dans l'état actuel de la science, la plus grande incer-»
titu(]e règne encore sur les causes et le mode de. tnrvs-i
mission des maladîq/i dites pestilentielles* D'iun côté,.
des Caits nombreux, auttientiques, présentés par le^
hommes les plus recommandables, éta)>li8Jient que ces
maladies sont conl«gieu&es,.et que teaqu^raolaines août
la meilleure, l'unique bfurrièf et qu'on puisse leur. Of^Qm
ser; d'un autre cêtà, des snédecifs non moins distin<<
gués souiieAnent «foe les mahdiep dent nous parlons
ne sont jamais sentatieusea ; que toîn d'en- préserver
' les populatioof » les quasamtaines produisent un efiei
I contraire; enfin, q»'iA es^ inutile de séquestrer les indî-
' vidas qui 8Qnl| atteints de §ette» • de fièvre jaun^ etcui
' et d'opérer la deslffostioii dfs.ebjats qui ont aervj pen-'
QUA 559
dint leur maladie. Des observations eurlevses, des faf is întéressans, également authentiques, viennent étayer cette opinion, et produisent vn doute complet (I).
On conçoit, dès lors, que la question de savoir, en définitive, s'il' faut maintenir ou supprimer les quavan- Mnes est fort grave. Dépositaire de fa salubrité pubKqne, le gouvernement ne doit mfarcher qu'avec une extrèn^e cireonspectron vers la réforme de notre syar tème sanitaire, et si, d*une part, la science semble pen» cber vers les non-contagionistes, la prudence, d'autre part, commande que, dans le doute, on ne livre pas légèrement des populations entières auxtavâges de fléaux aussi destructeurs. Si les quarantaines entravent coih sldërablement le commerc^e, elles n'en sont pas moins la seule garantie existante contre ces fléaux, et après que l'on a vu la peste, la fièvre jaune, le ciioléra eipîrerdans les l^arels, leur efficacité ne peut-être mise en doute. Il s'ensuit qne leur suppression ne saurait être hasardée, tant que la question capitale ne sera pas résolue, tant qu'il n*aura pas été démontré, d'une manière incontestable, que lesjnaladies dites pestilentielles ne peuvent, dans aucun cas, se transmettre d'individu à ifidividu, soit par infection, seit par contagion immédiate. Or, un bon nombre d'officiers de santé de la marine, qui ont vu de près la peste, la fièvre jaune, le choléra , et dont l'expérience est , eonséquemment / d'un grand poids^ persistent,' depuis que la polémique a été soulerée, è regarder ces maladies, ou, au moins, les deux premières, comme susceptibles de se transmettre d'nn individu à un autre, et cela par infection ou contagion, sans d'ailleurs disputer spr les mots. La conclusion de cet exposé nous parait être que, si un# modification du système qnèrpntenaire est désirable^ , son abolition totaievqui^seraitleréaaltat'de tliéorîes encore entourées de.k j^liis grande inèertitude, pour*' rait avoir des coriséquenees dont un gouvernement éclairé ne saurai tas^mer la responsabilité aussi légè*^ rement' que les partisans de ces théories ; que l'intérèb seeiàMe plus élevé, l'intérêt de la sahibri té publique,* ne s^M^ait être mis. dans la même balance que les intérêts commerciaux-; que, dans le doute, enfin, s'abste* nlr estid plus sage.
Cest par de tels metife que, dans les ciroongtances eè la prudence le permet, le gouvernement tempère; d'après Fa^iti du conseil supièrfênr de santé, et dès que la pos^ AlMIitd lu! en est démontrée, la rigueur des règlemens«
Ainsi, depuis la conquête d'Alger> les mesures sanitah*e8 auxquelles étaient autrefois soumises, en Frarice» les provenances de la régence, ont été' succeastvemeDl adoucies, et une ordonnance de 1934 avait même plaaé
(i> jhmMê marMMf, iSii, t. 1, arUdt ds M. Bertalisk. chiruigiyia ds la avurine,.à Toulon.
560 QVA
les provenaoces de rAigôrîe soas le régime de U pa^ tente neUe^ en disposant qu'elles pourraient être adonises dans tous ks ports du royaume. Uoe autre ordoa* sauce du 17 février 1841 a» ullériçuremenk, supprimé la .quarantaine d'pbservatiooy d'une durée de sept jpurs^ que n'excluait pas la patente nette, et a décidé que les navires, munis de patentes nettes délivrées dans les ports de rAtgérie« où il existe un- régime sanitaire régulièrement organisé» seraient reçus à la libre prati- . que, immédiatement après la reconnaissance et la vé* rification d*usage«
Quoique, depuis le comn>encement du siècle dernier jusqu'à nos jours, on ait compté six invasions de peste dans la régence d'Alger, il a été constaté que cette maladie n'est jamais née spontanément sur le territoire de l'Algérie ; que toujours elle y a été apportée^ introduite à défaut des précautions convenables, par suite decom* munications directes où indirectes avec les pays où elle exerce habituellement ses ravages*
Mais maintenant de telles communications ne peu* Tent plus avoir lieu ; nos troupes occupent tous les. ports qui pourraient avoir quelques relaiions avec le Levant ;* nos règlemens sanitaires y sont sévèrement appliqués, et nos bâtimens de guerre exercent, sur tout le littoral, vne surveillance qui doit empêcher tout débarquement clandestin. Par la voie de terre, dans l'état actuel du pays et de ses rapports commerciaux, aucune importation dé peste ne sera à redouter, tant que ce fléau n'aura pas pénétré, soi^ dans le. Maroc, soit à Tunis; mais depuis long-temps la santé publique est bonne dans ces deux pays où l'on a établi, sous la direction des consuls européens, un système de précautions sanitaires analogue à qelui qui nous régit*
Tels sont les motifs qui ont dû déterminer le gouver» nement ; la prohibition, toutefois, de l'entrée par mer des drilles ou ichiffons venant des échelles du Levantou des côtes septentrionales de l'Afrique, a été maintepue d'onemanière absolue, dans la crainte que des chiffons ou du linge de rebut prpvenant des hôpitaux d'Alger, n'apportassent en France le germe des maladies typhoïdes qui affligent trop souvent les armées.
Afin que les avantages qui résulteraient de tempéramens analogues, pour- les intérêts commerciaux, ainsi que pour la marine de l'Etat, puissent èire étendus. Il faudrait que, d'après un accord entre toutes les puis* sances maritimes, et par les soins de leurs consuls* dans tous les pays où les maladies pestilentielles peuvent se déclarer inopinément ou être facilement importées, un système général de mesures préservatrices contre les invasions du fléau, soit par mer, soit par terre» fût adopté. Nul sujet ne mériterait à un plus haut degré d'être l'objet de traités spéciaux entte tous les gouvernemens, et il serait à souhaiter que les vues phllanlhro-
qvA
piques de TAngleterre s>ppliqnasseBt à. amener la conclusion de ces traités avec autant d'ardeur qu*6lr en a mise à poursuivre l'abolition de la traite.
Jusqu'à ce que ce vœu soit accompli , et tant qa'i seul des Etats souipis aux invasions périodiques de l'i des fléaux dont nous parlons, ne sera pas entré cette ligue de salubrité publique, cç sera un devoir tous les autres Etats de maintenir les mesures profn à s'en préserver. Ajoutons, en terminant, que ai la npylité des communications obtenue de la uaTigatiu par la vapeur est^ d'une part, favorable à la promyis transmission des avis concernant les invasioua des anlad ies pestilentielles, elle présente, d'une autre jMirl, ce nouveau danger, que les traversées, soit du Levaot, par les bateaux de la Méditerranée, quant à la pote^ soit des Antilles, quant à la fièvre jaune, par lea paqn^ bots transatlantiques, seront trop courtes, pour que Tûaportation de ces maladies dans nos climats ne troufc pas une plus grande fscllUé, en ce que des équipaga pourraient en puiser le germe sur les lieux infectés, a ne le voir éclore qu'en Europe ; la durée de la périoik d'incubation de Tun et l'antre fléau n'étant point conaae.
QUARANTAINIER ou QuARANTiRiEU, s. m. P6> tit cordage composé de trois torons de fils, commis easemble« On distingue le petit et le gros quaranténier. Le premier est fait avec six ou neuf fils, tandis que dans l'autre on fait entrer de douze à quinze fils.— Les gros quaranténiers destinés à servir de drisses de pavillon ou de flamme sont les seuls qui ne noient pas goudronnés.
QUART, s. m,, de- vent; c'est une des divisions de l'angle de AS®, compris entre deux des huit prineipaai airs de vents; ces divisions forment entre elles des angles de onze degrés quinze minutes, do maufèrs que totttje la boussole est divisée en 32 quarts de veal. Le vent change de S, 4, 5 quarts, lorsque sa dîrectàou nouvelle fait avec la précédente un angle de 3, 4, 5 fois ll<» 15'; demème un bâtiment arrive de tant de quarts. — Quart est aussi synonyme de garde. Être de quart oa faire le quart, c'est être de garde, veiller à la sAretè du bâtiment et coopérer aux manoeuvres nécessaires. On prend le quart* on laisse le quart, on fait bon quait L'équipage d'un bâtiment est ordinairement divisées deux moitiés, l'une se nomme le quart de tribord, et l'autre le quart de bâbord ; elles sont successivement de garde ou de quart. L'espace de temps déterminé pour la garde du bâiiment se divise ordinairement de la manière suivante : le jour se parUgeen deux pa^ ties de six heures chacune, et la nuit en Irais parties de quatre lienrés. Ces divisions se nomment aussi quarts; on distingue les quarts de jour, des quarts de nuit, el chaque quart en particulier se désigne par le nom ds rheurè où il Commence. {I y a d'autres maafèrts de
qVE
diviser les qnarts pour moins fatiguer les équipages. QUARTIER DE RÉDUCTION, s. m, Cesim parallélogramme rectangle tracé sur une feuille de papier ( pi, XYI, fig, 3), et divisé en petits carrés égaux par des lignes parallèles à deux celés contigus. Celles qui vont dans un sens sont des lignes est et ouest^ qui se trouvent, par ce moyen, toutes divisées en parties égales ; et celles qui vont dans le sens perpendiculaire au premier sont des lignes nord et sud, pareillement divisées en parties égales. Il y a aussi sur le plan de l'iDstrument plusieurs arcs de cercle, qui'ont leur cén-
ire commun au sommet de l'un des angles^ Un de ces arcs est divisé en degrés, et de 12 en 12 rpinutes par des transversales. Il part du centre plusieurs rayons, qui font les uns avec les autres des angles de 11'' l&'y et qui marquent les airs de ven^. Pour faire usage de cet instrument, on doit le coller sur du carton et attacher un fil au centre des arcs de cercle, pour suppléer aux rayons ou airs de vent, qu*on ne pourrait, sans confusion, tracer en plus grand nombre.
On peut former sur le quartier de réduction tous les triangles rectangles possii)les, en tendant le fil dans la direction nécessaire. Ce fil représente alors Thypothénuse du triangle , dont on règle la longueur par Je moyen des cercles concentriques, en sorte qu'il est facile de trouver immédiatement la grandeur des deux autres cétés, divisés en parties égales par les droites parallèles. Le principal usage de cet instrument consiste A déterminer immédiatement, avec une approximation suffisante, le chemin fait en latitude et en longitude» lorsqu'on connaît la grandeur et la direction de la route parcourue. {Voy, Rocjte.)
QUENOUILIE , I. /• Canot pêcheur des côtes de Normandie.
QCEIVODILLETTE , s. f. Les quenouillettes de trelingage sont des petites barres de fer, rondes et recouvertes de toile goudronnée ; elles croisent les haubans de chaque bord en dessous des jottereanz; c'est un appui solide sur lequel sont fixées les gambes de hunes qui contribuent aa oaaintien des mâts de hune. -«-