‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 313 sur 370 · REG · texte numérisé non relu

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baUilIon, devrait coB»prendre les élémeoi de la matforavre du canoBoage à bord. Il serait d'ailleurs superflu d'insister sur les avantages que ces mesures présenteraient, tant pour le complément des nouveaux équipages à former, en France (dans les cas de revers, toujours A faire entrer dans les prévisions, A côté des chances souvent désastreuses aussi de victoires), que pour ta défense des colonies*

Quant aux hommes provenant du contingent annuel du recrutement, et dont le nombre a été Axé A 7,000, qous établissons que déjA ils. constitueraient une précieikse ressource pour la marine, si, dés le priiicipe, on avait su Tutiliser; quels marine aurait lardés A présent, sa véritable réserve, en cas de guerre, sans la prévention Aiaquelle on s'est arrêté A l'égard de ces apprentismatelots, au lieu de la sollicitude et des soins qu il eût fallu apporter nort^seulement à leur première instruction (nous n*avons pas d'objection A faire sur ce sujet), mais aussi a leur initiation A un service tout spécial.

On a pu déjà le remarquer {F'oy» Equipage), les hommes du recrulemëut sont, A leur arrivée dans les ports, placés dans des -compagnies de dépôt distinctes et séparées, sous la conduite de dix matelots^ et douze orûciersmarinierspour 133 apprentis-mari^ns par compagnie^ aux ordres de deux officiers de vaisseau ; or, nous pensons que c'est un premier vice à signaler, et qu ainsi qu'on le pratique pour les conscrits destinés aux troupes de terre, il eût été préférable de les répartir, de suite, avec les novices-matelots dans les compagnies des divisions.

Un autre inconvénient grave, dont lobservation est applicable au séjour, souvent si prolongé A terre de ces jnômes compagnies, consiste dans la mesure qui a créé, pour les hommes du recrutement, celte existence de caserne, qui énerverait, dans leur germe, les dispositions les plus prononcées que quelques-uns de ces hommes pourraient avoir pour le métier de la mer, et tend, A plus forte raison, à les anéantir chez tous. C'est, en rkde, sur des LAtimens commissionnés, si ce n*est sur des navires d'instruction, que les hommes du recrutement devraient étreimmédiatementembarqués avec les compagnies qui ne sont pas enaployées au service actif delà flotte ; c*est ainsi qu'on préparerait réellement ces hommes A la vie laborieuse du marin, et qu'en s'occupant d'eux plus spécialement, en s'attachaot à les insiruire graduellement, les officiera aideraient A pré* venir le dégoût que l'on prétend qu'ils contractent pour la profession ( Voy. Stationnaire). Il est encore un encouragement qui ne serait pas, vraisemblablement, sans efficacité; il consisterait A donner A un certain nombre d'hommes du recrutement, comme récompense d'un zèle et d'une aptitude plus marqués, la. faculté d*eml>arquer, pendant quelque temps, sur les bAtimens du commerce» et notamment sur les navires destinés» soit

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