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donner de la stabilité au bâtiment, et que la manière dont on les étend aur les côtés ou vers Tavant et Tarrière, peuvent ou lui assurer de bonnes qualités, ou détruire celles qu'il peut avoir. Dans l'arrière de la cale, on dispose les ballots de tissus et, en un mot, tout ce qui doit être conservé le plus sèchement^ en ayant soin de corriger, à l'aide de poids, les dirférences que les marchandises légères pourraient amener dans le lirant d'eau de l'arrière et de l'avant. — S'il s'agissait d'un chargement composé en grande partie de fer en gueuses ou de plomb en saumons, il faudrait mêler beaucoup de bois dans Tarrimage, afin de diminuer la vivacité des mouvemens du navire. — Quand la cargaison se compose de coton ou de laine, il faut prendre son lest en fer ou en plomb , afin de se ménager plus d'espace que si on le prenait en pierres^ comme cela se pratique assez ordinairement dans la marine marchande ; et on doit avoir toujours soin de le disposer de manière à ce que les mouvemens du navire ne soient pas trop durs. On arrime ensuite les balles de coton ou de laine, en les serrant étroitement l'une contre l'autre à l'aide de presses. -rLorsqu'on charge en plein avec du grain de même espèce, on partage la cale de l'avant à l'arrière par une forte cloison, qui s'appuie sur la carlingue et s'élève jusqu'à l'entrepont. Cette cloison a pour but d'empêcher le grain du vent de tomber sous le vent. Ensuite on arrime le lest, en observant que le grain pèse plus que la plupart des autres objets de chargement; on établit un grenier pardessus, et on garnit toute la cale d'une chemise en toile. Si les espèces de grains sont différentes, on pose dans la cale des espèces de cases en bois garnies de toile, pour les séparer. — A bord des navires richement chargés en denrées coloniales, on prend encore de plus grandes précautions pour les préserver du contact de l'eau qui pénètre dans la cale. Après avoir fait le plan du lest, on élève au dessus à soixante-dix ou quatre-vingts décimètres un grenier solide, et tout autour de la cale, on met une garniture de bois de trois cent vingt-cinq millimètres d'épaisseur; cette garniture se compose ordinairement de bois de chargement, tels que rotin, sapin ou autres, suivant l'endroit où l'on charge; on place ensuite par dessus le tout une chemise de toile à voile , que Ton cloue à mesure qu'on élève l'arrimage. S'il se compose de caisses de thé, on les dispose par rangs et par plans, en commençant par l'avant à joindre la cloison de la cale A l'eau, et on force à coups de masse que l'on frappe sur des planches qui sont mises momentanément par dessus les caisses, pour les mettre de niveau les unes avec les autres, de telle sorte qu'il n'y ait pas une ligne de différence. On met aussi des planches devant les bouts de caisses, afin de les faire entrer de force dans les rangs, et on remplit les vides avec des quarts de caisses QU demi-cuisses* Aimi