‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 34 sur 370 · ARB · texte numérisé non relu

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on ne perd rien de l'espace , et il faut ordinaireoneot rompre une caisse de chaque rang quand on décharge le navire. Les ballots de tissus et les sacs de café s'arriment avec le même soin, quant au grenier et à la garniture de la cale. Enfin, si on a chargé du poivre, on peut en engraver les plans quand on n'a pas à craindre de donner du goût aux autres marchandises, tels que des tissus, par exemple* qu'il préserve des insectes.

ARRIIIER, V. a. Faire l'arrimage, disposer avec ordre tous les objets de chargement d'un navire dans les diverses parties de sa cale, {f^oy* àrrimàgb.)

ARRIMEUR , s. m. Homme chargé spécialement de diriger Tarrimage d'un navire. — Dans les places de commerce il y a des maîtres arrimeurs dont les fono» tiens sont d'arrimer les marchandises qui composent la cargaison et de les évaluer suivant leur nature en tonneaux de poids ou de volume. Le tonneau de poids est de mille kilog. et celui de volume de quarante-deux pieds cubes. Comme on fixe le fret par tonneau , on comprend qu'un bâtiment chargé de matières légères sous un volume considérable perdrait beaucoup dans le commerce si Ton évaluait et payait son port et son ton* nage en raison du tonneau de poids , aussi l'appréciation se fait*elle alors par tonneau d'encombrement.-* A bord des bâtimens de l'état, c'est le capitaine ou le second qui doit être l'arrimeur en chef.

ARRIOLLER (s') , v. r. La mer s'arriolle , lorsqu'un vent différent de celui qui régnait précédemment l'agite dans une nouvelle direction et que les lames anciennes cèdent à celles qui s'élèvent et sont effacées par elles. «— La mer est arriollée lorsqu'elle n'est agitée que faiblement par une seule lame qui suit le cours dn vent.

ARRISER, V. a. Synonyme de riser. (F^oy. ce mot.)

ARRIVÉE, s. f. Mouvement horizontal de rotation d'un bâtiment faisant du sillage. L'arrivée diffère deTabattée^en ce que la première se fait à volonlé et que l'autre est contrainte. L'arrivée qui est produite par l'action du gouvernail se fait de manière que l'angle d'incidence du vent sur les voiles reçoit un accroissement plus ou moins grand sans que le vent ou les voiles éprouvent aucun changement, les premières relativement au vaisseau et le second relativement A l'axe du monde. — On entend encore par arrivée le point de la mer auquel un navire est parvenu chaque jour à midi. Chaque jour, en effet, à cette heure on calcule abord la latitude et la longitudedu lieu de la mer où l'on se trouve et l'on indique ce lieu sur une carte réduite : c* est le point d'arrivée. Cest en s'assnrant ainsi exactement de sa position sur la surface des mers qu'un bâtiment peut naviguer en toute sûreté.

ARRIVER, V. n. Rendre plus grand l'angle d'incî-

depce du yçnt sur le$ voiles par un mouvement de rota-

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