IV. RjÉGlOIf FEOIDE DB L'OCÉAN ATLANTIQUE NORD.— Parmi
les vents qui soufflent sur cette mer, ceux du N. et de E.-N.-E. sont les plus froids. Près (|e terre et du cap Fair Fore-tcM, les vents, en juin et juillet, se dirigent le plus ordinairement du S.-S.-O., et très souvent avec une grande violence. En avril et pendant les f 4e mai« des vents de S. apportent de la neige , et les vents de N. sont froids. Mais depuis cette dernière époque jusqu'au 1" ou au 10 juillet, le temps est doux, Talr est pur, et les vents sont variables. Ensuite, des brouillards épais surviennent souvent avec de gros vents. Sur cette mer, resserrée entre y Europe et Y Amérique , et dont la snrface- est encore entrecoupée par YIslarÊie et le Spiizberg, les vents ne peuvent avoir un cours régulier.— 7/e làlande. Les plus grands froids s*y font sentir en avril. Les vents de N. y soufflent et à la Nouvelle-Zemble, plus constamment que ceux qui sont particu Hors à des latitudes moins élevées. En été-, il y a peu d'orages ; mais en hiver ceux-ci sont terribles, très fréquena, et plus forts que ceux qu'on éprouve dans la saison de Tété. ^ Groenland, Nul vent D*y es^ périodique ; et de mal en juillet, le temps est beau et les vents sont variables ; cependant Hs paraissent alors souffler plus souvent du S.-S.-O. et avec beaucoup de force. Le ellmat n'est pas Insnpportable, et les vents incertains font variables pendant la saison de Tété, qui dure jusqu'en septembre, alors le soleil est ehaud. Nul Dikage ne paraît alors au^-dossus du continent, mats an brouillard épais et humide enveloppe toujours les Iles, excepté en août où les vapeurs sont dissipées. Les plaies ne sont pas fréqueotes, les tempéies rares et de courte durée. Les rafales le» plus violentes .
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viennent de la partie du S. Le climat est tempéré jusque par 64<' N., et>i] n'est très froid que lorsque les vents sont au N.-E. parce qu'ils viennent de montagnes couvertes de neige perpétuelle. Le Groenland, par 60» N., a un climat plus froid que celui de la Nortoège, qui est par 70« N. — Spitzberg. Au commencement de Tannée les vents aont S., mais ils sont N. à la fin. On croit que c'est le vent S.-;E. qui porte la plus grande quantité de glace sur le Spitzberg. — Nouvelle-Zemble. De septembre en mai le vent souffle du N. presque continuellement; et de mai en août, il est de la partie de TO.
I. Région feoidb austealb dtt grand océan. — Les observations recueillies sur cette région sont rares et contradictoires. On a remarqué , en général, que les navires y dérivaient avee les glaces au N.^E. et à E.-N.-£.; et c'est une telle remarque qui a donné à penser que des vents de la partie du S., constaus comme les glaces polaires immobiles dont ils parcourent la surface, doivent souffler de ces réglons vers des climats plus tempérés.
II. Région TBkpÉBÉB ArsiBALs nu geand océan. ~ An milieu de cette mer, et à de grandes distances des contlnens, toutes les observations semblent Indiquer que les vents domlnans sont de la partie de TO. ou plutôt du N.-O., et que ces vents s'étendent non-seulement jusqu'au tropique, mais même à SO^S. D'ailleurs les courans, qui se font sentir dans les parages du cap Horn, de la terre de Feu, de Tembouchure occi^ dedlale du détroit de Maaellan, et qui portent sans cesse à TO. avec assez de vitesse, annoncent assez qu'au large, les vents qui les produisent doivent avoir une semblable direction. — Nouvetle-Zitatide. Sur les contours de cette terre, qui est placée bien au large de ]9i Nouvelle -Hollande, plusieurs observa tiens faites pendant ;dtverscs relâches, viennent conflrmer les résultats de celles qui ont été fliites d'une manière si fugitive dans les routes des navigateur*** I^ans ces parages, les vents de N.-O. ont été reconnus dominans; on a remarqué que les vents soufflent le plus fréquemment de la partie de TO., et que souvent en hiver ils sont très violens. Malgré leuf force considérable, ils sont toujours accompagnés de beau temps ; et l'hiver y est fort doux, même parmi les hautes montagnes couvertes de neige qui environnent les lieux de relftche. En mars et avril, la saison est très pluvieuse. En avril, le temps a paru nébuleux et pluvieux dans la baie Dusky. En mal, les vents ont été observés O. avec pluie. En octobre, on a éprouvé des coups de vent de la partie du S.; et en novembre, les vents de N.O., qui prévalaient, étaient mêlés de rafales. En février, on a observé des coups de vent fréquens du N.-O., qui paraissaient descendre des montagnes voisines stir des directions qui variaient ; et ils étaient d'autant plus forts que la terre était moins éloignée. Lorsque le vent tournait au S.-E., il était modéré ; mais il couvrait le ciel de nuages et il apportait de la pluie. Lorsque les vents du S.-O. soufflaient, c'était avec violence et avec pluie; mais leur durée était courte. Dans la baie de' la Heine Charlotte, on .i vu de fortes rafales descendre des montagnes; et h la baie Tolaga, on a observé rarement des vents d'E. qui, d'ailleurs, y élèvent une grosse mer. — 77<s de /uan Fernandez et ûe Mçisafuero. Elles sont placées sur les limites N. de cette région et à une grande distance de Y Amérique. — A Masofucro, dans le mois de mai, on a éprouvé des tempêtes du N.-O. etN.-N.-0.,avec de grosses mers sur îa même direction. On regarde le climat de cette lie comme très orageux. — A i'Ue de Juan Fernandez, en hiver, ou de juin en novembre, les vents soufflent du N. au N.- O. Pendant cette saison, il y a quelquefois de grandes pluies. L'été est une saison peu orageuse et les vents qui sont de TE. au N.-E. soufflent avec assez de force. Dans la baie principale, ie vent souffle toujours dé terre ou le long de la côte , et on y est à l'abri des venU^ominans du N. Le oalme règne pendant la nuit
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et quelquefois il y a des rafales de terre. — Parages du cap Hom, On a remarqué, en Janvier, que les vents étalent variables, et qa'on 7 éprouvait plus de calmes que de tempêtes. Eo mai, on a eu des vents variables du S. h l'O. et soufflant avec force. — A llle Ch{loi,\t pluie est continuelle pendant toute l'année ; et à cette eûte, des tempêtes accompagnent surtout le commencement de Tbivcr, et marquent l'époque où les vents pé* riodiques du N. s'établissent. Ces vents régnent à la côte du CAflf, en hiver, et ils ne sont Interrompus que par quelques vents accidentels qui soufflent du O. ou du S.-O. Lèvent de S. succède à celui du N. pendant le reste de l'année. — Baldivia. Sur celte partie de c6te, les vents d'O. sont fréquens et souvent violens. — la Conception, Des vents violens du N. y régnent pendant cinq mois d'tiiver, ou de mai à octobre, et ils sont sut* vis des vents de S. pendant les autres mots. ^ f^alparaiso. L'hiver est la saison des vents de N., et cette mousson souffle avec violence en avril et mal. Elle n'est établie qu'à la ml -mal, elle dure jusqu'en septembre, ayant une force très modérée. Ce temps est celui des pluies et des brumes qui «ont coBtlnuelles- La saison sèche succède, avec le vent de S., depuis octobre ]u8« qu'en mai. En été, une brise se lève régulièrement aux environs de midi; Ces brises qui sont du S.-O. et du S., sont si fortes que quelquefois elles font déraper les ancres des vaisseaux. Les venta de S. qui régnent devant cette côte, s'étendent au large à plus de 60 et 70 lieues de distance. — Coquimbo, Les vents régnent du S. et S.-O. pendant toute Tannée, en exceptant 2 ou 3 mêis d'hiver, teinps où ils soufflent du N. bu du N.-O., une brise de terre se lève à minuit et ne ces^e qu'au point du jour. — Côte £. de la Nouvelle- Hollande, -eous la zone tempérée, Au c|p eud de Tasman, les vents ont paru souffler constamment de l'O., et y élevqr une mer si grosse que le débarquement y est très difficile, -r- A la baie Hocky, près de l'extrémité S. de cette grande Ile, on a vu, en février, les vents varier du N.-O. au S.-O., et souvent souffler par grosses rafales. Rarement ils régnaient sans nuages, mais les pluies n'étaient pas considérables. -— Au port d^Entreeasteaux, on a observé des vents de X^.-O. entre la DEiiavril et la mimai. lis étaient presque toujours impétueux, et ils apportaient de la pluie.— Enfln, au port Jackson, de grosses pluies commencent à tomber, en février et continuent jusqu'en mars. De grosses pluies tombent encore, pendant les mois d'hiver, aux époques des nouvelles lunes ; mais en général les brouillards y sont rares, les pluies n'y sont jamais de longue durée, et Il ne parait pas que dans ce climat il y ait upe saison pluvieuse régulière..
in. Région chaude du grand océan, sntr^ 30» S.. et 50^ N. — Au large, et sur cet espace, depuis 50» S. jusqu'à A° S., on n'éprouve ni grains, ni ouragans, ni tempêtes, quoiqu'on y navigue parmi de grosses lames régulières. Ce n'est qu'au N. de la ligne qu'on essuie des orages semblables à ceux de la mer Atlantique. Le vent allsé d'E. au S.-E. souffle constamment au milieu de la bande S. de cette région, et il ne s'établit qu'à 150 ou ^00 lieues des côtes occidentales de l'Amérique S. En été, les vents soufflent de E.-S.-E. à S.-S.-E., et jamais ceux du N. ne se font sentir entre la ligne et le parallèle de 20o S. — On croit que la région du vent alise s'étend moiùs au S. que dans le N.^ que ce vent est plus certain et plus frais dans la bande australe, que les calmes et les orages y sont plus rares, et que la température y est moins élevée. — /Za Norfolk..Çtii9 lie est placée presque sur la limite S. de cetie région, et. on n'a que quelques remarques sur son climat. On y a reconnu, en août, une saison de printemps. L'été y est excessivement chaud, et il y a unç saison pluvieuse depuis février jusqu'en août. L'hiver, d'avril en juillet, est très doux ; mais les vents deS.-0., lorsqu'ils soufflent, sont froids çt sombres. — Ile de Pàquee ou WaX-hou. Les vents de S. à E. sont les plus ordinaires, et ils ne
passent à O. qu'après avoir tourné suceesstvement à E., «a 5.-1 . et au N. — /le Piteaim, Près de cette Ile, au commeiicnKMé juillet, on a éprouvé un temps très orageux et des 'venis vanblés qui soufflaient surtout entre le 8.-S.-0. et le O.-N.-O. U' vents d'E. y ont paru rares.— //ej des y^mû. A Tonga-Tabtm.n! juillet, les vents soufflent le plus fréquemment entre le S. n n S'ils sont modérés, le temps est beau; mais plus forts Us anoîl tent des nuages et souyent de la pluie. Le £oir le vent touise^ N.-E., N.-N.-E. et même N.-N.-O., mais JainaU pour \ot^ temps, ni avec beaucopp de force. Alors de grosses pluies tiabaient et la chaleur était surfocaote. — Nouvelle Calédonie £1 septembre, on a eu des yents de S.-K.; mais en octobre, depc vents deS.-S.-O. régnaient dans ces parages. En m^l, on a 1? marqué que les vents variaient de N.-E au S., et que les pb forts venaient de'l'E. et du S, -E, — Nouvelle $ IlébHdes. i Tanna, les vents de S. sont dominans. S'ils soufflent do N.-£ ; N, ou de E. \ N.-E., c'est rarement ^vec force. En juillet, !< a une brise du S -E. qui est forte à l'Ile Aurore, et les Teeisér cette partie sont ceux qui régnent à Erromant/o, où les vcai d'O. et du N.-O. soufflent rarement. — /fei de la Société, i Otahiti, les vents, pendant une grande partie de rann<^, sa^ fient de E.-S.-E. àE.-N.-E. Eu juillet, on y a observé des %im de £. au S.-S.-E., et à £^/t'e(ea^ les vents dominans sont de h partie de l'E. Quelquefois Talisé souffle avec beaucoup dr font et* alors le temps devient nébuleux et quelquefois il y a de li pluie; mais il est beau et fixe lorsque l'alisé a une vitesse ai»dérée. Si panni ces lies l'alisé se range vers le S. jusqu'à étr S.-E. et S.-S.-E., la mer est belle. En octobre, nortmbrr et décembre, et même en janvier, les vents règneot du S.-O. Ils varient à O.-S.-O et sont mêlés de calmes, de brises et l'E. et quelquefois de rafales. Souvent Ils soufflent par risées et sont accompagnés de nuages, de tonnerre et de phie. C'est en décembre et Janvier, époque où le soleil est dans In parallèles de ces parages, que le temps et les vents sont très variables. Ceux-ci soufflent souvent,' mais avec modératioa é O.-N.-O. au N.'O. Pendant la durée de ces derniers, qui es quelquefois dé 5 à 6 jours, le ciel est couvert et souvent i! ji de la pluie. jS'ils se rangent plus au N., il» s'affaiblissent beaicoup^ ils sont suivis ordinairement de vents de O.-S.-O., S,0^; et s'ils se rangent plus au S., leur violence est extrême. Cnn de S.-O- à O.-S.-O. sont d'ailleurs plus fréquens que ceux et la partie du N. ■— lies Marquises. En juin, régnent des vesu de %., au N.-E. Ici tout parait varier beaucoup d'une saison à l'autre, la sécheresse, l'humidité et la température-— /?e« Gelépagos, A ces lies, on a remarqué que pendant le Jour le vert venait du large, et que la nuit fl était froid et soufflait deit terre. De novembre en janvier inclusivement, on y éprouve des tempêtes violentes ; et de mai Jusqu'à la fin d'août. Il B*y tonifte aucune pluie. Il y a alors des brises de terre et de mer. Div les parages voisins et au N. de ces fies, on a eu* des vealrdr S., S. \ S.-O., S.-S.-0. et S.-O. ,^8. — Iks Marqueen, Eay venant de Monterey, on remarque que l'alisé N.-E. derirslAp plus eo plus frais; et en allant de ces lies aux Galapaim, <* janvier, les vents soufflent du S., S.-S.-O., S.-O., et S.-i'^souvent avec peu de totce. -—Ile» Marianne», A TMsa, m observe une mousson O. qui dure depuis la mi-juin jn^'t la mi-octobre. La saison des pluies est aussi établie pendant j^ et août, et souvent elle n'est marquée que par des ondées laecessives. En août, on y essuie des pluies eûntinuelles et descki' leurs plus fortes qu'en Guinée et aux Indee œeidentaU», Pendant la dnrée de la mousson O., les vents varient aux époqoo des syzygies, et alors Us se dirigent sucofsslvenent de tons les points de l'horison, en soufflant avee beaucoup de violence. Ut typhons et les ouragans qu'on observe dans les mers de Ckim se répètent ici au changement, des moussons, et les valMNoi
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lolTvM 8*élol8««r de cette tfe p^idattt cette Mtton des ploiei , à tftuse des mauvais temps, d'une groMe mer, et d*uii air malMln. {>epulft le t5 octobre Jusqu'au 15 jdlu, le temps est uniforme et tieaa. Les brises sont constantes, et la mousson E. règne sans raiialion. On l'a trouvée établie le SI octobre. L*lle Gmaham, où le climat est le même, a toujours paru, pendant le règne de rallsè, Hre enveloppée d'un air nébuleui, et se montrer aiosi aux navigateurs revenant dniarge.— /le •Socorro. Le vent sduffle rareTnent au S. de PË., de plus d'un ou deux quarts, pendant la mauTaise saison, ou depuis juin jusqu'en décembre ; de décem- 'bve en Juin la saison est très bé\e,^liei Sandwich. Le climat de CCS lies ressemble à celui des lies de la Soeiité et de^ AmU, et Il dirrère très peu de celui dei tndtB occidentales. En général, on y a observé des vents de Ë.-S.-E. au Ï7.-E. comme les plus ordinaires. En décembre, les sommets des Diontagnes sont couverts de neige. A la fin de novembre et en décembre, les vents de terre soufflent pendant plusieurs Jours, en apportant beaucoup de pluie. Depuis décembre jusqu'en mars, dans rintérieur des terres, les pluies sont plus abondantes qu'aux AntHUSj et cependant le temps est beau sur la côte dans le même intervalle. Alors le vent ne cesse d'être de E.-S.-E. au N.-E., variant de ^ quelques quarts au S. et au N., mais pour peu de temps. Pendant ces mêmes mois, les brises de terre et de mer se succèdent , sans Interruption le Jour et la nuit, dans la baie de Kearakekoua, , Aux environs ^de mars, il y a des tempfties. Dans le prinlcmps, le vent de S. domine à fFahou. - Vile Atouai a une rade sur la côte S.-O., et i'alisé, arrêté par les terres élevées qui la dominent, est détourné de son cours, de manière à être S.-E. et E. S.-E., tandis qu'il est N.-E. sur la côte opposée. Ici la 4cmpérature a paru être très variable en février, temps où la saison est moins certaine. La chaleur alors était modécée. Je temps peu faumide ; mais il v avait de fortes rosées. Les vents de N. et N.-O. sont les plus violens qu'on connaisse à OtohyM. Sur la côte £. de ÏVahoxi, le "vent de S. se fait sentir sur la fin du printemps, et le vent de N. y régne au commencement de Janvier, avec une
grosse mer de la même partie.
^ GOTB OCOIDBNTALB D'AMÉBIQOB , SOCS lA ZONB TORRIBB ,
coTB DU pAaou. — Il règne dans cette région comme à la côte û' Angola, et jusques auprès de la ligne,, dès vents entre le S. et 1*Ë., et l'alise ne commence à se fhire sentir qu'à ISO ou 200 lieues du Pérou, Par le travers des Andes et à peu de distance, des brises toujours fraîches soufflent sous un ciel toujours obscur. Un vent de S.-O. règne toute l'année Ip long de la côte, ainsi que dans la plaine, et il soûrfle avec violence. Alors le temps est nébuleux sur la plaine tandis qu'il est clair et serein sur les montagnes. Il ne pleut jamais dans lesenvirons de Lima, 00 de 5*» S. a 27o S., mais le temps est sans cesse couvert. Les t»roaillards paraissent le matin et de fortes rosées se précipitent pendant la nuit. Sur cette côie, le temps est beau de mars en septembre ; mais en été, .il y a ^des tornados. En octobre, l'air esldiargé de brouillards. De Callao au Chili, les vents parais» sent souffler du O. au S.-O. sur une espace de 15 à âO Heues ea mer, à compter de la côte, et entre Callao et Pisco, ils varient dtt S.-S.-O. au S.-.E. Auprès de Payta, on n'éprouve aucun ventdaN.; mais II y a des brises du S. et rarement du S.-E. De Payta k Callao, comme entre Callao et Guayaquil, le vent
* de S. se range au S.-O. depuis novembre jusqu^en mai. On a ' observé aussi des vents de S.^O. à O.-S.-O. en été, entre Guaya-
* quil tlPisco. Quelquefois sur celle côte, entre i6» etâoo S., il ^ y a des calmes pendant 2 ou 5 jours, surtout devant Jriea; ^ mais, en général, une brise de terre souffle depuis minuit jus- !' ^'au jour, et elle est suivie de la brise du S.-O. — La Caldera, ^ Ce port semble être la limite qui n'est pas dépassée par les veats ^ de N. qu'on observe sur la côte du Chili ; car de tels vents souf-
flent rarement et ftiiblenieiit par cette latitude. Les venu tes plus ordinaires depuis ce lieu jusqu'à Coquimbo, sont ceux de S. et S.-O. Cependant à Copiapo on a remarqué des vents de N.'O. assez forts. — ^riea. Il y a Ici des brises régulières, de . longs calmes, et jamais de pluies. La brise du N.-Ë. ou de terre Saaffle depuis minuit jusqu'au jour. Celle de mer ou du S.-O. lui succède eonstammenu — Pieco. Lee vents ordinaires sont du S«S.-0. au S.-E., et les T«nts de N.^O. qui, dans les plaines placées au S. sar cette côte, sonttrès dangereux, saufleat ici pea détends et toujours avec modératloa. —/(a Xoôdi. Le vent parait réglé et souffler ordinaiiettenl du S. \ S.*B.-- Calteo. Id ia mer est toujours calme, et on y épreuve peu de ces raDiles subites qui pont très fréquentes sur les parties plus australes de la même côte. Les veats de N. et N.-N.^O., peu fréqaens, aè sont que de belles brises. Ceux du O. au N.-N.-O. sont (kibles quand ils soafflent. De là à Panama, les vents sont presque toujours les mêmes et ne varient pas souvent de plas d'un quart sur tout cet espace. Devant Lima^, toujours ils soufflent avec forée du S.-O. à O.-S.-O. ; daas l'hiver, près de terre. Ils se rangent aa fi. et mêoie an S.E. Près du pied des CordUtiéreê , la nltOÉ pluvieuse est de novembre à mai. — Cap Can^lun, Par soa travers, les vents sont toujours impétueux et semMeat de'scen'^ dire des montagnes. Chaque jour après la hrise. Il y a un calme à uae heure fixe, et les rafales qu'on éproa^e au mouillage sont quelquefois assec violentes pour f^ire chasser les vaisseaut. — Port Caêma- La brise ordinaire souffle toujours avec vkH
lenee depuis midi jusqu'au coucher du soleil. -^ iiiviin-e Mtdakrigo. Les vents d'O. et S.-O. sont très'fbrtt pendant la dernière partie du Jour, et des rafales descendent des montagnes.— Pay fa. Des brises de terre et de mer revieanent régulièrement chaque jbiir de l'année. Celle de terre se lève à minuit et dure ]usqu*è 8 heures. A M. Près de la pointe voisine, souvent il y a des calmes plats. -«Gaaya^ail. lin été, les vents soufflent du S.O. à 0.-S.-0. Il t a ici des brises réglées comme à Paytu.-^ Cap Blanco, Depuis mat jusqU'en novembre, il y a ,en général des gros vents de S. et S.-O. — Cap Saint' fYandito. De mal a décembre» après une forte brise qui dure "depuis midi jusqu'au soir, le calme succède. De ce cap à Panama, les vents sont dtt N. au N.-E. entre septembre et mars, ensuite ils soufflent du S.-E, au S.-O., de sorte que les vaisseaux scr rendent du Pérou et de Guayaqyil à Pa$MfMi avec les vents du S., et en reviennent avec ceux de la partie du N. Sur cette côto, depuis Juin jusqu'en novembre, souvent il y a des grains ; et souvent, pendant le calme dont on jouit dans la plaine, le vent souffle avec force sur les Cordilliéres. Entre rtl« G<Mrgone et ce cap, les pluleA tombent abondamment, et il y a des calmes fréquens à Cbximas. -^Ile Gorgone. Le tempk est pluvieux ici pendant toute l'année ; et si on distingue deux saisons, c'est parce que les pluies sont, pendant uae partie de l'année, moins fréquentes que dans l'antre. Le temps est aussi très pluvieux dans les parages de la rivière Congo, surtout enjuin, juillet et août. •^Panama. Lèvent varie de £. à E -N.-E., au N. depuis septembre jqsqu'en mars^ et du S. au S.- S.-O. dans les autres mois de l'année. Quand la première brise s'établit, elle s'étend peu à peu en combattant le vent de S., et elle s'avance quelquefois jusqu'à la Plata. Pendant la durée du vent E.-N.-E., la saison est sèche, et ces vents, qui ne sont de cette partie qu'en dehors de ta baie, se rangent au .S. dans son intérieur. Les pluies commencent à s'établir par des oadéeS) en avril ou mal ; et chaque jour elles augmentent progressiTement. C'est en juin, juillet et août qu'elles tombent le plus abondamment. On dit que près de la rivière .^anfa-ilfarta, la dnrée de la saison sèche n'est que de trois mois. Il y à des brises de terre et dçmer. Celles de mer viennent du S.S.-O., et celles de terre se dirigent du N. Mais leurs successions alternatives ne sont pas, pendant la saison humide, aussi assurées que
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poidant la faison sèche, et elles ne soufflent pas pendant les mois les plot ji^avieux» tels que jiiln, juillet et août. Dès le mais de septembre, les pluies diminuent et elles ne cessent qu'en no- . Tcmbre ou décembre. Ces mois -ci et celui de mai sont donc quelquerois pluvieux ; mais la belle saison commence au plus tard à la fin de décembre. — Cdis O. de la NouvêUe-Etpagne et de Mexico, Les venu sont presque constamment de la partie de l'O. Cependant depuis lexap Blanco Jusqu'à 11» N. pendant mal. Juin, Juillet, souvent le vent souffle du N. pendant 3 ou 4 jours, et même pendant une semaine sans discontinuer, ni le jour ni la nuit. Des navigateurs ont aussi remarqué la constance des venu d'O. depuis lO» N. jusqu'à ao» N. sur cette c6te. Us 7 ont observé aussi des tornados et des temps semblables à ceux qui ont lieu sur la côte .0* correspondante de VJflriqûe, avec des calmes pendant la nuit et des vents qui viennent de terre le matin.— Gtfolu/co. La brise de mer souffle ici du O.-S.-O. et quelquefois du S.-O. Celle de terre vient du N. A Gautulio, les venu de S.-O. sont souvent vlolens.— i/ca|»ttZeo. Devant ce port, les vents sont les 'mêmes que sur toute la c6le de Mexico, et constamment dans l'intérieur les brises de terre et de mer se succèdent. Dana TO. de ce port sur la côte, le vent de terre est N.-E., celui de mer est S.-O. Plus loin dans ro:, celui de terre est N. et la brise de mer est O.-S.-O. A 18 lieues dans le N.-O. d*i^copulco, les vents sont O.-S.-O. en hiver, et très vlolens— CoHma. Sur cette partie de la côte, les vents deN.-O. soufflent avec beaucoup de force en été. — Cap Corientee. Les venu ordinaires sont du N.-O. au S.-O. Au N. de ce cap, la* côte court au N.-N.-Ë. et le vent de terre qui est N.-£.^ est suivi d*un vent de mer dirigé du N.-O. -« Chequetan. Depuis octobre jusqu'au commencement de mal, le vent est modéré; mais pendant le reste de TannéC;, il y a de gros tourbillons, de grandes pluies et de foru vents qui se dirigent de toutes les partiesde l'horizon.
RIVA6B OCCIDBMTAL DU fiEAND OCÉAN, SOUS LA ZOHB TDK-
ninE. — Cd«e E, de la Nouvelle-Hollande. A la ttale J?0pu7#a, les vents de S. et S.-Ë. paraissent prévaloir ; et, près de la rivière EndeavouT, les vents du S.-E. sontconsUns. Dans la partie N. de celte grande lie, le mois d'août a paru faire partie de fa saison sèche.— iVotiveHe-Gtitn^e. On distingue ici deux moussons qui semblent être le prolongement de celles de la mer de Chine, l'une est N.-O. et l'autre S.-E; mais elles s'élablinent deux mois plus Urd que dans cette mer. En janvier, près de cette lie, des navigateurs ont trouvé des venu de N.-N.-O. au N.-E., et assez fréquens. En février, ces vents ont été plus rares. Dans l'E. de cette terre, le vent est S.-E, pendant que la mousson S.-O. règne au N. de la ligne. Entre Java et la Nouvelle- Guinée, pendant la mousson mmmétnordy le vent est N.-O., et il est S.-E. pendantia durée de celle qui est nommée «tic{. Au printemps, le temps est variable à cette dernière Ile. En mars, avril ti mai, il y a des chaleurs, des tonnerres et quelques ondées. De Juin à septembre, la saison est très humide, parce que les pluies sont continuelles , et le beau temps s*éUbHt en octobre jusqu'en mai, avec un ciel serein, qui jamais n'est obscurci, ni par des nuages ni par des brouillards. Entre cette lie et Java, les calmes sont fréquens et les moussons n'y changent que six semaines après les époques .de leurs retours dans la mer de Chine. —A VMe fraigiou, les vents sont faibles, mais en général ils soufflent du S.-S.-E. au ^.'O.—Nouhelle-Breiagne, A la côte S.E. de cette terre, en mars, on a remarqué des brises de terre et de mer soufflant, les unes du S. au S.-S.-E. et les autres du N.-E au N.-O. En Janvier, on a reconnu que les venu étaient maniables pendant le jour et impétueux pendant la nuit. — Ile Timor. Sur la côte N.-O. de cette Ile, et de septembre à mars, la mousson régnante cstN.-N.-O. Elle est suivie de celle de S.^S.-E. depuis mars Jusqu'en septembre. Le beau temps accompagne la prcmlèrp, et la dcuiièmç est interrompue par des ouragans et
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des tempêtes qui, en décembre, sont d'une grande Tiolenee. U mousson O. n'est bien éublie qu'en no vemtMre ou décembre, lei ^ents soufflent du O. ou du N , avec fureur el avec pluie Joh qu'aux environs du 15 février. A la On d'avril ou au conmencement de mal, les venu recommencent à sounier do S., suivant les uns, et de TE., suivant les autres ; mais c'est lao- Jours avec beaucoup de force sur ia côte N. de Ttle où régie alors le beau temps. Au reste, les vents qui soufflent avec k plus de force , viennent depuis l'O., ou O. \ S.-O. Jusqu'au N.-N.-E. On a essuyé des calmes fréquens sur la côte, iorsqoe le solefl était dans le parallèle de cette lie. — Les Tcnts ont de grandes différences sur les deux côtes opposées. La moussoo & est très faible sur la côte australe et très violente sur la côuN. Sur la première, le commencement d'octobre eat celui de fa saison des tempêtes qui ne se font sentir sur Tautre qu'en déccnbre. Sur les deux côtes, pendant la belle saison. Il y a de bomei brises de (erre et de mer. A la côte S., celle-ci est du S.-S.-E. au S.-S. 0.» et celle de terre du N. au N.-E. — À l'Uc Aivu, voisine de Timor et peu éloignée de Sutnha, la saison lècl» commence en avril ou mars, et finit en octobre ou novembre.lits de la Sonde. Parmi toutes ces lies, suivant Dampier, dei vents d'O., ou plutôt de N.-N.-O. à O., commencent à souffler en novembre, et amènent de mauvaU temps. Ils s¥tendeot Jusqu'à Timor et Solor. Leur force est au fMiximum en Janvier, et les pluies qui commencent à tomber en décembre 5ont accompagnées d'orages et de tempêtes jusqu'au milieu de février. Alon ces vents s'affaiblissent graduellement jusqu'en mars. Eaarri/, lls^varient et le temps'cst doux. En mai, les vents se Oient dias la partie de l'E., en variant du S.-S.-E. à £. Ils sont dans leor plus grande force pendant juin et juillet, et le beau temps règne avec ces vents jusqu'en septembre ou octobre ; cette moussoo plui forte que celle qui la précède devient faible dans ces mois et lei venu varient jusqu'au retour de la mousson O. Ces changemeM de mousson ont lieu un mois pu six semaines plus tard que dam la merde Chine, —Dans le détroit de la Sonde, les vents soufflent de S. S.-E. à E.-S.-E., d'avril à octobre, et en général Hi sont N.-O. pendantia durée de la mousson nommée o«e«r. Des brises de terre et'de mer sont régulières, ainsi qu'au détroit de Sapy. Elles soufflent du S. A M et du N. PM. Elles sont séparées sur les bords du détroit, par un intervalle de calme qu'osa remarqué aussi entre les brises qui régnent depuis les Iles de la Sonde jusqu'à iffornéo.— Dans les détroits de Banca et de Gai' par, je vent est souvent N.-O. pendant que la mousson estN-E. au N. de la ligne. — A 7ara^ les vents, en mal, juin et jïiWW, sont S.-E. et mèlésde retours de vents opposés qui, quelquefois varient jusqu'à devenir N.-E. Près de sa pointe O., ils soufflesi du S.^S.-E. à E.-S.-Ë. pendant la mousson ou pendant la beRe saMon. l^n octobre, Ils s'affaiblissent et les' vents devleonrat variables. La mousson N.O. ou de N.-O. à O., qui règne de septembre où novembre jusqu'en mars, apporte des pluies ; et pesdant la mousson qui lui succède, le temps est sec. En déeewbit, les vems d'O. sont dbmlnans. Aux environs du miliéD de féfHer on éprouve des orages et des tempêtes avec pluie. A Satam, d'avril à novembre, la saison est toiérable, mais il pNt'* *^* de Tannée. On a remarqué que sur la côte N.dc /aco, les vents étant de N..-0: à 0., ils soufflent avec force du N. et de 1*0. s«t la côte austrajc. - A l'Ile Madura, qui est sur le côté N. * Java, les moussons commencent à souffler un mois plw ta qu'à l'Ile Cilèbes. -^ Mer de Chine, Les venU qui soufflent sUr cette mer Influent beaucoup sur ceux qui régnent parnri es Moluques^ les Philippines et les autres Iles qui, dans IB- «J continent de VJsie, sont éparses sur cet espace de golfe qn» formé entre la iV^owv«He-//oHande et la côte de CWiu.--A« W. de la ligne, le long des côtes de Camboge, de Coeként^f^ ^ Chine, et même depuis le détroit de Sineapour im^'^^ •^^^'
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des moiisfoiif Dommëes N. et S., le tueeèdenfr «Ueinaiif ement clMàenne après sii mois à» durée; malt ces Tenu périodiqoes ont dans ces parages um cours moins eertalo que celui des veots ûu solfe dVraMs.— Sur ces côtes, une mousson S.*0. comlAence en avril, et elle ne s'établit au large qu*uD mois ou six semaines plus urd. C*est par cette ralsou qu'à la cMe N. de Bortkéo, ans PhUip^nes, etc., elle ne eoi|unence à souffler qu'eutte le l*' et le dernier de mal ; et entre /aoa et la Nouvelle GuMê, elle n'est étaMIe qu'un mois après qu'elle s*est fiiée sur .la mer de Chin9. Sa duré^ est de six mois, el elle cesse près des côtes pluC6t qu'en pleine mer. Cette mousson S.-O. est un vent frais qui s*6tend sur toute la mer de Chin$ Jusqu'aux Philippineê. Une mousson N.-ï). lui succède près des côtes et s'étend progresslTement au large €ii>mme>la précédente. Ainsi, veut-on sa- Tolr à quelle époque doit commencer une mousson dans certain parage. Il suffit d'être informé du temps où la mouston contraire ft*eBt établie^ en donnant à celle-ci une durée de six mois.— Pcndaiit la mousson ' S.- O., il 7 a en général sur' les côtes de ce contioent, surtout en ]uin, JuHlet et août, de grandes pluies, et quelquefois de gros coups de yenC. En septembre, fréquemment, on Tolt Tarier les yents de N.-E. à £. et au S.-E. Us sont frais et accompagnés de plnie, mais plus souvent ils sont $.-0. Ils se mainUeuMDt ainsi Jusqu'à la syxygie du commencem^t d'octobre. Alors la mousson cbange, et cette époque est généralement marquée par une tempête violente du S.-O. qui, quelquefois, tourne à O., ou au N.-^. en apportant beaucoup de pluie. Après ce grand mouTcment, lèvent se range graduellement au N.-N.-E. ou E.*N.-E. et s'établit comme mousson N,^£. — Le mots d'octobre est très dangereux et quelquefois pluvieux ; mais ensuite le beau temps dévient ûie, et cette mousson règne d'octobre en avril. — U est à renaarquer quç pendant lé temps où la saison est bumide au Tonkin, la saison est sècbe dans les parages situés entre S<* N. é( la ligne, et qae la même contr/irlété a lieu pendant la saison sèche du TonHn. En général, sur cette mer, entre 5» N. et 3* S., le temps est plus inconstant que sur tout autre parallèle.—Aux côtes de Chine, la mousson N.-E. ne commence qu'aux environs du 15 octobre. En Janvier, elle est dans sa plus grande force. Souvent elle est mêlée de pluie avec des intervalles de beau temps; la mer est grosse; et les choses étant ainsi dans ces parages, surtout près de p'^^'apafa^ par le travers de p® i^or, etc., il ne faut qu'entrer dans le détroit de Sineapour pour ne plus éprouver de temps fâcheux pareils à ceux de la mer de CAtne. — Lorsque les moussons S.-O. et N.-E. approchent de leur fin, elles s'affaiblissent, et alors une brise de terre est suivie d'une brise de mer ou d'un vent qulélonge la côte du continent. C'est en mars et avril que ces brises soufflent , avec pins ou moins de force, Jusqu'à ce que la mousson suivante soit bien établie, ou ait acquis une puissance supérieure. Il en est ainsi sur les côtes de Camboge, de Cochinjhine, de Siam, etc. A la fin de la mousson S.-O., de pareilles brises ne sont aussi fortes ni aussi fréquentes qu'à la fin de celle N.-E. —Aux époques des ehangeroens des moussons, les vents deviennent variables , et des calmes fréquens sont observés comme dans la baie du Bengale, auN.de iVe^o^i.Dans cette baie, ainsi que dans la partie N. du golfe d'Jrabie, la mousson N.-E. a beaucoup de ressemblSDce avec celle de la mer de CMne, Des tempêtes marquent les chingemens de moussons. II y en a aussi aux mêmes époques que dons le Bengale, en août, septembrCi octobre et novembre; celles de septembre et octobre sont plus fréquentes et plus violentes, et leurs causes paraissent être les montagnes élevées qui dominent sur les contlnens voisins ; car les ties, par leur isolement, ne paraissent pas alors être enveloppées par des tempêtes lembUbles.— Aux environs d'avril, des vents, qui paraissent ikrs Tenir de terre, se font sentir sur les côtes de Camboge,
de Chine, etc.; mais c'est avec moins de tloleace et de fréquence que sur les côtes d'Oriâsa^ de Pegou, éeNegrais et de Siam. De tels vents de terre qui ne sont que la mousson régnante, soufflent en avril, mai, juin. Juillet, plus souvent et phis fortement qu'en août et septembre. Quelquefois un vent violent de mer souffle sur ces nsêmes côtes pendant la durée de la mousson S.-O., et dans les mois de mai. Juin et Juillet. -~ En octobre et novembre}, sur la mer de Chine, les vents deviennent variables ; et ils ressemblent à ceux de la baie dei9sti(|ra2e. Alors on éprouve de gros vents et- des calmes de courte durée. Cependant au Bengale, leur époque est plus tardive que Sur la mer de Chine. Ces tempêtes se font sentir sur cette- mer en août, septembre, octobre et novembre ; mais pendant- les deux premiers naols, elles sont plus violentes et reviennent plus fréquemment. — Côte Jk\ de Afaiacca. En Juin, le vent pendant le Jour est S.-E., et la nuit il tourne à O. Jusqu'à 10 on il heures du lendemain. Les saisons sont opposées à celles qui régnent sur la côte O. de cette presqu'île, et les pluies sont ici continuelles pendant l'Iqtervalle de six mois, ou pendant la saison du beau temps sur la côte orientale.— Au détroit de Sineapour j les vents sont N.-E. à la fin de novembre.— A l'E. de celte presqu'île, la succession de la mousfon N.-E. à celle S -O. est mar<tuée perdes typhons ouxles ouragans'; mais le retour du vent de S.-O., après la mousson N.-E:, s'opère avec moins d'agitation, quoiqu'il soit accompagné de mauvais temps.— /les Molufues. Ici comme kJava,leê moussons sont nommées N. et S., parce que n^ndant l'une, lès vents spufflent plus du N -N.-O. que du N.-O., et pendant l'autre, du $.-S.-£. plus que du S.-E. Les changemens de moussons n'ont pas des époques bien fixes, et Us retardent ou avancent quelquefois d'un mois entier. Ordinairement les moussons changent en octobre, et celle qui régnait précédemment, ayant soufflé avec peu de force en septembre, est suivie d'une nouvelle qui a encore moins de force en octobre et novembre, c'est alors la salson descahnes. — Au N. de Ceram et de j^ouro^ la mousson souffle d',ordinaire du S.-S.-E. au S.-S.-O. ; et aux lies d'^môof^ct de Banda', elle est de l'E. au S.-E. Celle de 1*0. souffle du O-S.-O. au N.-O. C'est en avril que cesse la mousson O., qui est la mousson orageuse parmi ces lies. Celle de l'E., qui dure Jusqu'en novembre, est la mousson pluvieuse ; devant Jmboyne, pendant Juillet entier, on a essuyé des pluies continuelles. Pendant que la mousson S.-O. régne au N. de Is ligne, des tempêtes terribles exercent leurs ravages parmi les Moluques. Alors les pluies tombent aussi avec abondance et surtout autour des grandes lies. Le vent reste de la partie du S.-E. jusqu'en novembre; mais la mousson N.-O. ne lui succède et ne s'établit que longtemps après ; car, pendant deux mois, les vents sont variables, comme ils le sont toujours à la fin de chaque mousson. Le temps est beau pendant que la mousson N.-E. règne au N. de la ligne. —Ces Iles embrassent un espace qui s'étend, à plus de 5<» au S., et à !• au N. de la ligne ; c'est pourquoi l'état de l'air est peu certain, peu régulier dans ces parages» parce qu'il y a de grandes différences entre les vents qui régnent en même temps dans les deux hémisphères N. et S., et parce que sous la ligne les vents sont toujours variables.— CtfZéôes et Bornéo. Ces lies sont traversées par l'équaleur, et c'est sans doute à cette position que Bornéo doit d'être inondée par des pluies continuelles pendant onze mois de l'année. De p* Laut au détroit de la Sonde, et par conséquent au S.' de Bùmio, la mousson S.-E. règne de mai en octobre, comme à l'O. de Jax>a et de Sumatra, et parmi les lies intermédiaires. Alors la mousson est S.-O. auN.de la ligne. Cette mousson ne s'établit à l'extrémUé N. de Bornéo que du 13 au 30 mai. Depuis septembre Jusqu'en avriU les vents d'O. soufflent sur les côtes de cette lie. Ils y portent des pluies continuelles, et sont souvent tanpétueux. Une saison sèche ou moins humide succède en avril et dure Jusqu'en septembre.— A C6
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iébes, où le climat ui teiàpéré, tes momioiit s'établlHeBt pttlstM qu*à Java, On obierve sur cette tte dei biites du N. et des pluies nuf 'cDTiroDs des sjzif les, ainsi que pendant les denx mois où le soleil est voisin de son parallèlei Dans le détrait dé Mamum, qui sépare Bomio et Cilébet, on obserYe qu'à son entrée N.» 11 y « une mousson f . entre mal et octobre, ainsi que sur la e6te orieotûlc de Bornéo. On soupçonne que» pendant le même temps, un pareil tent de S. sonffle entre CéUbti et GUoîo^ sur les deoi côtés du conii qui sépare ces Iles. Dans ce dernier canal, le tent est de la partie du N., pendant qu'il estli.E. au N; de la ligne. ^ Dans le détroit de Macauùr, te Tent est N»«>E. en aTtU, mal et Juin. Il est faible en août et septembre. Carteret dit qull y a ici de bons tents de O.-S.-O., O. variables h O.-N.-O. pefidant novembre, décembre et les quatre mois sutvans.--&iftn, datis les pAragesdeOftéèet, 6t Bornéo, ainsi que dans 1* Archipel de Sàoloû, les vents qui soufflent, en août et septembre sont faibles. Souvent alers II y a de courtes rafales dd S.-O., et de grandit intervalles de calme, ^/te Soultu, Ici et dans 1* Archipel du même nom, la monsson N.-E. n*e«t pas un vent firais et constant, ou qui souffle sur cette direction, pendant plusieurs mois de suite, sans Interruption. Souvent les vents y Sont vaHables. Dans le voisinage de Mindanao, Jamais les vemts de la partie du N. ne soufflent avet fbrce. Pendant beaucoup de Jours, des v*eiits légers et variables leur suéoèdent. Il en est iilnsl k la fin de Janvier ; et pmril^ablement II en est de même depuis cette mer Juiqu'à ÂfaniUe. Vr*lle Sùutou, peu élevée, n*a pas une saison pluvieuse, fixée à une certaine époq\ie comme elte Vest^lans lés autres tleS MùlùisHi Le vent de terre est fhlbte et 11 s*éténd peu loin en mer.-— Go/fs de Siam. Les moussons ici commencent et finissent plus tdt que dluni les autres partiel des m^rs de l'Inde, et les vents n*y sont pas ftussi constans, So|t dans leur force, soit dans leur dlrecUon. La mousson S.-O. s*étab1lt dans le cours d'avril, avec des pluies qui continuent de tomber sans Interruption pendant mai et Juin. En Juillet, août et septembre, des pluies accompagnent encore les vents, qui alors sont dfe la partie de 10. Quelquefois, pendant la durée de cette mousson, les ve:its soufflent du S.-O. à O.; et d'autres fols, ils sont S. sur la c6tc de Siam, en mars, avril et mal. Il y a de gros vents du S.-O. près de p^r>%, en Juin, juillet et août. Les vents, dès le moi.s de septembre, commcnceùt à être variables ; et en octobre, la mousson change par un coup de vent violent du S.-O. En novembre^ le temps est fixement beau, et le vent vient du N. En Janvier, il se range un peu à TE. En février, Il souffle de S. àË. Pendant ce mois ci les premiers jours de mars, des brises de terre et de mer se succèdent tous les jours, comme sur les côtes de Camboge, de Cochinchine et de Chine. On a remarqué qu'en mal, Juin, juillet, où la mousson S.-O. est dans toute sa force, un vent de terre domine sur la côle O. du golfe de Siam, et que sa durée est de trois, quatre et même Jusqu'à IS jours. — JP^* Timon et Condor. A ces lies, la mousson E. et le beau temps s'établissent au milieu d'octobre. La mousson de 1*0., qui suc^ cède et qui apporte des pluies , a une durée de huit mois. Au commencement de novembre on a remarqué, dani ces parages, des calmes^ des tornados et des pluies violentes. — Près de p» Timon, les vents commencent à varier en septembre et octobre, et le changement de la mousson est marqué par des tempêtes violentes, qui sont suivies du beau temps en novembre. — A po Condor, la fin <(e la mousson 0. est précédée aussi de vents variables et de calmes fréquens. Celte mousson apporte la pluie, et le beau temps accompagne celle de l'E. Mais l'année n'est pas partagée par la durée des pluies comme par celle des moussons ; car le temps des pluies se prolonge Jusqu'au 13 octobre, on à un mois après l'établissement de la mousson £. , ce temps ayant d'aifleurs commencé au mois d'avril. ^Cdfa dt Camboge. En
d'une année. Ces moussons s'étendent même jusqu aux
lies Ma-
Hannes et jusqu'à celles ûu Japon. --U mousson du N. co»-
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Juin» Juillet et aoûti de fortes pluies tomtent lor ceitt eûie, d on y essuie de gros vents du S.-O. On a remarqué, nn généni, que det>uis Juillet Jusqu'en février^ les ventn vloleoi dont ss vient de pu\%T n'ont pas lieu pendant le dernier quartier de li lune. Cette cète est élevée, sa forme est très IrrégoUère, et Isi bords de la mer étant fbrités par de hautes terres, les monniii ne peuvent y avoir un cours régulier. Les brises de terre et de mer s'établissent dans la fhibleasè de la moueson régnante. Sv la fin 4e la mousson S.-O., la durée des brises est de 4 à 6 heares, et elles ne sont ni aussi Ibrtes ni aussi Tréquentes qu'à la fc de la mousson opposée» -*Cd(e d» Coehinehint, La saison ds pluies embrassa septembre» octobre et novembre. liCS mois de décembre, janvier et février sont pluvieux aussi à eause des vcaii froids qui alors vienatnt du Nord. AIbU, il y a une espèce dHver dans ces parages, qui par là sont distingués des tégionsveisines de la llgna% Pendant la durée de la mousson If., les vcati soufflent souvent de la partie de l'E. dana rioterTalle quisépaie cette côte du /^aroeaJ^ depuis la tête de xe l»ane jusqu'au ei|p Avattlla* Dans ce canal, souvent II y a dea orages et des calncr, mais dans TE. du Paraeél, les^moussoBS sont fraîches et régilibres.— A TVironou ffaman, la brise demer^à resnbaudiwe du Havre, s'établit dès 3 ou 4 heures A M., et ella dureiasfa'i la même heure P M. Celle do terre ou qui vient des montapa lui succède aussiièt» et souffle pendant le reste des vlngt-qusin heures. Le long et près de cette c6ie, les vents sont variaàlH toute l'année et las moussaos faibles* Pendant la mousson N.-&, la cote sous la vent n'est Jamais à redouter. En sepccmbrr, setobre et novembre, le temps est pluvieux et surtout aui envtroas des syzygiès ; ensuite, pendant les trois mol» aoiraiis, d€§ venu froids souffient du N. et apportent aussi des pluies» --^a^s i$ Tonkin, Il y a ici une saison sèche et une pluvieuse, comme dssf tous les parages de la zone torride. Celle des pluies est aussi cdie des plus grandes chaleurs, et elle commence à la fin d'avril, psor .durer Jusqu'en août. La saison sèche s'étend de novembre sa février et même Jusqu'en mars. Aui environs du milieu de asvembre, il y a de forts vents de N. qui, à la fin du mois, devieanentE. et £.-Sr-E. Dès la fin de décembre, les vents soufflcsl du N.-N.-E. à E., avec des brumes épaisses , et du lV.-E.s« N.-N.-E en janvier et février. Pendant avril, le temps est moisi froid et le vent est plus modéré. Les pluies et (es chaleurs, fd sont considérables, diminuent ensuite au mois d'août, etlateapératureest modérée en septembre et octobre. Ici, plus quedtas toute autre partie de la mer de Chine, on éprouve, pcodant les mois de juillet, août et septembre, comme aux JntiUes, etsai époques des syiygles, des coups de vent terribles, qu'on oomas typhone. Ces ouragans sont précédés par un beau tempSi P^' "" ciel serein et des vents Jolis frais ; ceux-ci sont contrsires à h mousson régnante S.-O. Ils se rangent par le N. auN.-£., àoau heures avant que le tourbiUôn se fasse sentir ; un grand aasT se montre alors dans le N.-Ê. Il parait très noir (irés ûelloiizon et il est d'un rouge foncé près de sa partie supérieure- ^ couleur devient plus yive à une plus grande élévation ; ef ^ ^^ Jusqu'à ses extrémités > sa couleur est pâle et blansbKff- *^ qu'il commença à se mouvoir avec rapidité, il annonce sia*^ 4^^ est suivi immédiatement de la Umpéte. CeUe-ci souffle alon ti«lemment du N.-E. pendant douze heures, avec grioée plMic, . éclairs et tonnerre. Ensuite sa force s'affaiblit» U pluie cesie, » | calme succède pendant environ une heure, et le vent se rangesn au S.-O, souffle avec une force nouvelle et enisi gnode «ne lorsque sa direction était N.-E. — liée PhUippines. Ces lies ««^ encore placées dans les parages où^ comme sur la mer de Cntne» deux moussons se succèdent régulièrement pendant le co
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mence en octobre, et les Tents de la |»rtie de TE., arec le beau temps, régnent jasqu^en avril. La mdvuon 5.-0. ne commence à se faire sentir qu'entre les premiers et les derniers jours de mal. Elle n'est pas fixement établie arant le mois de Juin. Elle 8*aTanee jnsqu'aui lies Mariannes, et elle conduit chaque an- . née. Jusque dans l'E. de ces lies, les nayires qui , à cette époque, partent xle Manille pour aller à Jeapulco. Pendant cette mousson O., le temps est épais, nébuleux, très pluvieux; et des tempêtes terribles, avec des tonnerres et le^ plus ipauvais temps, correspondent à la fin- de juillet, ainsi qu'au commencement d*août. En septembre, le vent et la pluie diminuent, le ciel devient serein ; mais, pendant les matinées, Il y a des brouillards jusqu'à midi. — A Mindoro', en avril, rnai et juin, les vents or^ dlnaires sont de la partie du N.-E.-— A.l'lle de teyta, qui, dans son milieu, porte une chatoe de montagnes, dirigée comme sa longueur du N.-E. au S.-E., l'air est très froid d*un côté de la chaîne, pendant que des chaleurs excessives se font sentir sur le côté opposé.— A Mindanaoy la température est très douce, quoique celte lie sott peu éloignée de la ligne. Le vent commence à sourfler de la partie de l'E. en octobre^ et il n'est bien établi qu*au mois de novembre, il apporte le beau temps. Le vent d*0. lui succède en mai et ne se fixe qu'un mois après, pour cesser en octobre. Cet inler>'a1ie est la saison des pluies, des grains et des tempêtes, surtout pendant juillet et août. En septembre, il j a des brumes épaisses. Au commencement de cette mousson, le vent est long- temps faible , et des grains soufflent avec pluie dans le sens opposé, pendant un temps qui est quelquefois d'une semaine entière. Ces grains reviennent de temps en temps, et sopvent ils se répètent trois ou quatre fois dans le jour. II s'y mêle aussi de vrais coups de vent de la pkis grande violence et qui se succèdent assez rapidement. Enfin, après ces agitations, le vent se fixe à O et ne change qu'en octobre ou novembre.— lU Foi'mose, Le cannil qui sépare cette lie de la Chine, et qui est dirigé N.-E. et S.O., semble être le siège d'orages continuels. Au milieu de Tété et de la durée de la mousson S.-Q., l'air est encore agité. H y a de grosses rafales et de grandes pluies. Entre cette lie et les Philippines, des navigateurs ont aussi essuyé des coups de vent dans toutes les saisons.
IV. Région tempéséb scr lb grand Océan.— Les observations ont été peu nombreuses sur cette partie de mer ; mais tout porte à croire, avec les navlgaleurs, qu'en s'élevant au N. de la zone torride, on doit trouver des vents dont la direction est opposée à celte de rallséN.-E. — Cd^e N.-O. d'Amérique tous la zone tempérée iV. Les navigateurs s'accordent à dire que des vents d'O. et de N.-O,, avec des temps brumeux, sont presque continuels depuis la Californie jusqu'à la rivière de Cook. — La partie de cette côte, qui est au N. du cap Mendocinô ou du parallèle de 40<> N., doit être bien distinguée de celle qui est au S. de ce cap ; car sur celle-ci le temps est toujours doux et modéré. Mais sur la première, au contraire, il est souvent orageux; des tempètes'violenies du S.-E. s'y font sentir, et al on en éprouve sur la côte de la Nouvelle- Albion, elles sont plus rares et moins fortes.— Au port Saim-Francisco, les vents de la partie de 10. sont dominans, et leur durée est souvent de plusieurs jours. En général, aux environs de 58<> N., et le long de la côte, les vents soufflent entre le N.-O. et le N.-N.-O. — A Nootka, comme à la côte voisine, le climat est plus doux qu'à la côte E. d'i^m^t'gua sor les mêmes |feralièles. En avril, on a observé le vent souffler du X. à O. et être accompagné de beau temps. Mais s'il se raûgeait au S. de l'O., Valr était alors troublé par des brumes et des pluies. A l'anse Ship, le vent d'Est soufflait quelquefois très violemment. Au havre Hancoh, éloigné de 20 lieues de Nootka, UD vent d'E. était le présage d*une tempête, et le vent d'O. celui da retour du beau temps. A Nootka , depuis le printemps
ju8qu*à Mptembre, pendait une année, on a eu le temps beau. Le vent venait de la mer pendant le jour, et la nuit il y avait une petite brise de terre. — Cdfa orientale de VAsie sous la zone tempérée N. Une mousson O. s'étend de la xone torride jusqu'aux lies du Japon, et ici à fa fin d'août eu au commencement de septembre, les vents d'O. soufflent avee la plus grande violence. Au temps de cette mousson, des trombes firéquenles se font remarquer dans ces parages, et , dans leurs mouvemens, eUes se dirigent vers ces lies. — Sur la côte de la Tartarie orientale, le vent de S. a été observé régner constamment en juillet ; et ce vent, dans ie canal qui sépare ^lle Seffalien du continent, est pips fixe ou plus constant que dans la mer de Chine, d'où il semble souffler. Ses plus grandes variations sont de deux quarts à E. ou O. — A Saint- Pierre et Saint-Paul du Aamf- ' chatka, il règne des vents très forts de la partie de 10. Les vents deN.-E. soufflent rarement sur ce pays couvert de hautes montagnes dans sa partie septentrionale. G*est surtout en hiver. Ou de septembre à mal, que dominent ces vents d'O. qui, dès le commencement d'octobre, apportent des neiges. Dans cet intervalle, avec ces gros vents d'O., 11 y a aussi de terribles ouragans. En été, et au commencement dé mai, le vent se range au N.-E. De là à août, n souffle de la partie de l'E. et surtout du S.-E. sur cette côte. Depuis la fin d'août Jusqu'à celle de septembre, les vents sont changeans ; et, à cette dernière époque, ils se rangent ensuite à O. pour tout l'hiver.
ViNTS OBSBRvÉs SUR LA HïR UBs INDBS. — Ls partie de cette mer, qui s'étend au N. de la ligne, ne ressemble ni à l'Océan atlantiqoe ni au grand Océan, soit dans sa forme, soit dans sa grandeur. Ses limites boréales^ bien loin d'être reculées à de si hautes latitudes, sont fixées aux environs du tropique du cancer; et sa surface, profondément découpée parla presqu'île de r/ndotfan, est partagée d*une manière particulière en deux vastes golfes qui sont ceux d'Arabie et de Bengale.— De môme aussi les vents qui soufflent sur* cette pa^le de la mer de VInde, depuis le parallèle de 1â« S. jusqu'aux côtes de Perse et de Ben' gale, ont une force, une direction et une durée qui les distinguent de ceux qui sont observés sur toutes les autres mers cor* respondantes du globe. Là, ce n'est point un vent alUé constant qui soulfie' sous la lone toirride, mais ce sont des moussons ou des venta réguliers qui,, après une durée d'environ six mois, se * succèdent périodiquement et sur des directions presque opposées
Ces vents regnans n'ont pas toujours la force modérée des ali»és, leur cours n'a pas la même uniformité, et leur force varie à difVftrentes époques de l'année.
i. Région tbmpéréb aiïstralb pb la mbr ubs indus.— On pense généralement que sur cet espace, entre SS*" et 40o S., au large, les vents sont plus inconstans que dans les mers d'Europe , et que les vents les plus fréquens soufflent du N. ^N.-O. etO.-8.-Ô. On a remarqué entre âS'' et 35" S. que les vents, quoique variables, sont ordinairement de la partie de l'O , que souvent ils passent au N.-E. et que quelquefois ils se maintiennent long-temps sur cette dernière direction. Entre les parallèles de S3o et 36* S., les vents ont paru souffler fréquemment du K. au N.«E. Mais dans les parages du cap de Bonne-Espé- ' ranee, et par 36* S., les vents, assez constamment de la partie de ro., en juin, juillet, août, varient de N.-O. à O.-S.-O., et soufflent avec beaucoup de force. Ces derniers vents sont ceux qui élèvent les plus grosses mers dans ces parages, et qui souvent deviennent impétueux. Alors ils sont annoncés par des nuages noirs qui obscurcissent Tborizon entre le N.-O. et l'O. Aussitôt que cet indice parait, la tempête s'avance rapidement, et souvent elle se forme en tourbillon. Le vent commence par souffler de O.-N.-O. à O., pour sauter ensuite rapidement au S.-O. Il se range enfin au S. et un calme subit succède. — Sur
VEN
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le iitrallèle de 37* S., «iasl que par le travers du ckpétiJiguU-' les, en mal, Juin, Juillet, août, il y a de gros veuts dé O.-S.-O. au S.-S.-Q. et au N.*0. Pendant ces mois, étant dans l'Ë. des lies Saint-Paul et Jmêterdam, on retrouve Tallsé S.-E., 4iui souffle quelquefois avec beaucoup de force. Mais les venls de la partie de TE. ne sont pas de longue durée. Entre ces lies et VJfriquê, les venls de N.-O. apportent des pluies, et le beau temps ac« compagne les vents deS.-O. Entre septembre et avril, dans les parages au S. de 37 et 58* S., les vents sont de la partie de 10., gros frais,: et au N., de 55^ ils sont du N. à E. — Suivant plusieurs navigateurs, dans l'infervalle de V Afrique à la Nouvelle^ Hollande, au S. du parallèle de 25"» S., les vents en général sont de la partie deTO. pendant une grande partie de Tannée. En Janvier, février et mars, près du cap et jusqu'à âOO lieues dans i'E., ainsi que jusqu'au .parallèle de 55<> S., les venls viennent plus souvent de la partie de TE. que dé celle de 10. Au large du cap, les vents de S.-E., en mars et avril, soufflent plus longtemps et aveo plus de force que pendant les autres mois de l'année, on ils se font sentir cependant assez fréquemment. Pendant ' ces deui premiers mois, de tels venU produisent des brumes fort épaisses. En avril et mai, il y a de fortes rafales de la partie du N>0. à O.-S.- O. Près des côtes, ces Venls sont moins violens qu'au large. Ces gros venls de N.-O. à O.-S.O. règnent'en général entre 37<» et iO^ S., où Ils sont dans leur plus grande force pendant les mois de juin. Juillet et août. Alors les vents sont rarement N. ou du N.-E., et s^ils prennent cette direction, leur durée excède rarement douze heures ou vingt- quatre heures. S'ils se rangent de E.-S.-E. au N.-E., on doit s'attendre à les voir en peu d'heures revenir auN.-O. -Pendant les autres moi$, .tes venti d'O. sont dans ces parages plus fréquens que sur les c6les. — nés venls d'O. soufflent ainsi cnlre l'i^/îriguaet la Nouvelle'Hollande, En général, leur directioan'esl jamais constante. G*est en hiver que ces vents d'O. s'étendent jusqu'aux parages, du cap de fionne-Eepérance, et; en été, de tels vents s'éloignent moins du parallèle de iO> S.— Côte orientale d'Afrique mous la zone tempérée. En mai, depuis le cap de Bonne- Espérance Jusqu'à l'Ile de Madagascar, les vents sont faibles et. interrompus par des calmes. De mal Jusqu'à octobre, sur la c6te, comprise entre le cap de Bonne-Espirande et eelul des Courans, les vents soufflent constamment du O. au N.-O. et Jusqq'à une distance de 30 lieues en mer. L^e venls les plus forts viennent duN.-O.; et sur cette dirccUdn ils apportent des pluies et des mauvais temps. Les vents ord'maires sotat de O. au S.-O. d'octobre en mars, les vents soufflent de E#-N -E. à E.-S.-E. et le temps est beau. Les vents de E. N.-E. sont frais et ceux de E.-S*-E. sont faibles. D.'oclobre en avril, les vents du S. au S.-E. sont tes plus fréquens depuis le S. d^ Madagascar Jusqu'au cap de Bonne-Espérance, le long de la €6le d'Afrique, En août et septembre, unebrise du large se lève le malin dans le N.-O. et dure jusqu'à midi. Le vent S.-E., qui règne le plus ordin^rement dans ces parages, s'clabVt à 3 heures ou 6 heures P. M; il commence par des bouffées, et sa forco augmente à mesure que la nuit est plus avancée. Il cesse cnlre dix heures et minuit,' et le calme succè Je pendant le reste de la nuit. Cependant ce vent se fait sentir quelquefois Jusqu'à 3 ou 4 heures A M. La brise du. N.-O. l'evienl avec le Jour et un calme la sépare de celle qui l'a précédée. C'est celle brise N.-O. qui est violente en mai, Juin, juillet, août. Elle est accompagnée de pluie et de grêle, et ce temps est' la saison de l'hiver dans les parages du cap, près iluquel on éprouve, en septembre, des coups de vents de N.-N.-O.Pendantmai, Juin, Juillet, lés vents varient de O.-N.-O. •u S.-O., souvent avec beaucoup de rapidité et soufflant avec une grande violence. — Côte occidentale de la rfouvelle-H<d^ lan4e sous la xon^ tempérée. Peu d'obserVa^ons Qnt été fal^s
sur cette e^te. Dans sa partie S*-0. pendant le moto d'odobn, on a eu des vents de la partie de l'E. £n— janvier, près de ii terre de f^an-Diemen, on a observé dés calmes et des petits vents d'E. Au port d'Enirecasteaux, depuis la fin d'avril ]«• qu'à la mi- mal, on a remarqué des vents de N.-O, quiéuiest accompagnés de pluies et de mauvais temps.