‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 363 sur 370 · II. -AÉGION CHiiCDB SUR LA MSR DBS INDBS. — LcS TCBU · texte numérisé non relu

II. -AÉGION CHiiCDB SUR LA MSR DBS INDBS. — LcS TCBU

quoique annuels et périodiques, sur tout cet espace qui est coiapris entre le'parallèle de 50<* S. et le tropique du cancer, ne sont pas les mêmes sur tous ets points^ et, pQur les décrire avec ta méthode et la clarté nécessaires, il faut imaginer cette mer composée de quatre parties distinctes. L'une nonmiée banàt australe et embrassant rintervalle de VAflrique à UNouvtUi- Hollande, entre les parallèles de 30» et 1â<* S.; la seconde nommée bande moyenne et s'étendant parallèlement à la première entre le dernier parallèle et l'équateur ; ' enfin les deux anlrei placées dans l'hémisphère N où elles sont séparées par la preiqu'lle de Vlndostan, sous les nonis de golfes d'Arabie fXét Bèngalc^Sut .ces quatre parties de la mer des Indes, les itsU régnant babilnellement présentent de grandes différences, et h température de l'air est loin d'être la même ; car les cbaleun sont modérées au N. de la ligne et très vives dans rhémlspbère auslri^l. — Dans la bande australe, les vents, 'àu large, sonicoastans du S.-E. Dans la bande moyenne, deux moussons S.-E. el N.-O. se succèdent régulièrcment.de six. mois en^lx mois; et dans les golfes d'Arabie et de Bengals, des moussons N.-£. rt S.-O. régnent alternativement pendant la moitié de Tannée.- Prèsdes continens^ les variétés sont encore plus multipliées qn'io large, et des détails relatifs aux Iles de la Sonde, aux côtes qui bordent la baie de Bengale, à celles de Malabar, delà Perte, ^ VArabiiB, de V Afrique, peuvent seuls les faire connaître. Ils seront donc présentés successivement dans cette section.— Sur la partie de la mer des Indes, où des moussons sont obsento, le temps de la -mousson 0. est en général celui des rafales H des mauvais temps. De longs calmes et de grandes tempêtes mdI remarqués aux époques des changemens de ces moussons, c'està-dire qu'il y a des tempêtes depuis la ml -avril Jusqu'au milieo de Juin, ainsi que de la fin de septembre à celle de novembre, et que le temp^ des calmes est en mars, avril et mai. Ces calma sont plus ou moins fréquens, en mars et avril, dans l'espace qui a pour limites, d'ud côté, les parallèles de ^ ou 3<> N., et pareili parallèles S., et de l'autre, les méridiens de Bengale et de la léte des Afal(i{t;0a. Chaque année ils ne sont pas de longue durée, et quelquefois ils s'étendent au delà des limites qui viennent d'éiit \nd\qnéùs.^ Parages de la mer des Indes entre les paraUilit deZO^ et i^ S, Depuis ce dernier parallèle et même depuis 8 i 9« S., Jusqu'à26« ou 28» S., mais dans l'E. de Madagascar juiqu'à la Nouvelle-Hollande, les vents, au large, soufllcot de S.-E. à E. pendant toute l'année. Ils ne sont fixement étsbiisqœ par 26o S. Ils portent par conséquent, comme sur les deux sa* très grands océans, le nom d'alisés et de vents générioi.-^ Vile Bourbon, il' y a des ouragans entre les mois de déctsa^ et de mal, et, suivant certains Navigateurs, Jusqu'à la fiotf''ffi'> surtout aux environs des syzygies. Cette saison est celle des pluies; Il y a d'ailleurs autour de cette lie des bristf de terre el de mer. Aux époques des syzygies. Il y a soufrent dcs^w^»"" S. à O. — A l'i/« Maurice, les vents soufflent presque eonsumment du S.-E. Au port Louis, un tel vent a beiyicoopdc force au lever du soleil. Quelquefois cette brise cesse de bonne heure A M dans la partie N. de l'Ile, et alors une faible brise du N-O. lui succède pendant une ou deux heures.— Pendant que le wleil à une déeiinaison australe, c'est-à-dire en octobre, novembre» décembre, Janvier et môme jusqu'en mars, l'état de l'aimosphère éprouve de (^rand^ ct^angemens autour it cette Ile* l^

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tes et les ouragans se font sentir pendant cette saison, et de déc^embre en ayril, toute navigation est interrompue, par l'incertitude et les dangers des vents. Les mois de novembre et décembre sont les plus chauds de Tannée, et ils sont aussi ceux où les pluies sont abondantes.— Les ouragans qu'on éprouve sont très violens, et cependant ils paraissent ne pas s'étendre à plus de S ou 5 lieues de l'Ile. Au delà de cette limite, le vent est modéré pendant que l'intérieur de l'Ile est ravagé par des vents furieux. Qes coups de vent viennent souvent du S.-E. et changent de direction avec une grande rapidité. On ne peut leur comparer que ceux qui sont observés dans l'hivernage des Antilles et aux époques des cbangemens de moussons dans VInde. Ils se dirigent successivement de tous les points de l'horizon, et ces mouvenieDS sont suivis de calmes. On dit avoir remarqué, pendant la durée d'un de ces ouragans, que la vitesse du vent était de 140 pieds par seconde, et le mercure, par sa descente dans le baromètre, avait annoncé le coup de vent quelques heures avant qu'il eût éclaté.— A Vile Rodrigue, les vents soufflent constamment entre £. et S.-Ë., et sont assez frais. Quelquefois ils apportent des ondées, mais plus souvent ils sont accompagnés d'un leqsps ou beau, ou nuageux, ou couvert. Les calmes y sont très rares, et des ouragans, quelquefois très vtolens, se font sentir en Janvier, février et mars. £n général ils éclatent du N.-O. —A Vile Madagascar, qui est aussi tout entière dans la bande australe dont nous parlons, il faut bien distinguer les vents qui soufflent 8ur sa côte E. et ceux qui régnent sur sa c6te occidentale ou dans le canal Mosambique, Pendant que la mousson est N.-E. au N. de la ligne, ou de novembre en avril, et même pendant la plus grande partie de l'année, cette lie se fait reconnaître de ceux qui sont à 15 ou 20 lieues au large dans TE. par une bande de nuages noirs qui se forment, et la couronnent pendant le jour. Cette bande obscure parait être élevée à 10^ au dessus de l'horizon, étant vue à la distance indiquée. — Dans Tintenalle de l'extrémité S. de cette lie, au parallèle de où» S., les vents soufflent dé E. au S.-E. après le mois de mai, pendant lequel, sur cet espace, les vepts sont faibles et mêlés de calmes. En général, sur la côte orientale de Madagascar, le temps est beau de juillet k février, et on peut la prolonger à l'aide -des vents frais d'£.-N.-£. ou S.-O., qui soufflent constamment pendant cet intervalle de temps ; mais de février jusqu'en juillet, il y a des pluies et des tempêtes. Après la mUaoût, les vents sont frais dans l'E. de Madagascar, — On a remarqué, dans les environs deFouîpointe, des moussons comme dans le canal Mosambique; une première, du S. au S.-E., qui dure depuis avril ou mai jusqu'à octobre ou novembre; et une seconde, dont la direction est N.-E. pendant le reste de l'année. ~ Devant le fort Dauphin, dès vents de "Jf.-E, régnent toute l'année sons le nom de vents du fort Dauphin; ils soufflent avec force et souvent par rafales. Ils s'étendent à 10 lieues de la côte et jusqu'à 22o et Sô» S. Sur ces derniers parallèles, ils sont faibles ; mais par 24°, leur force prend un grand accroissement. La brise commence 1 heure oui heure) après le lever du soleil, et cesse après son coucher. La nuit est calme.— A l'extrémité S. de l'Ile , les vents en général sont du S. ou du S.-E., ou du S.-O. On y éprout e de gros coups de vents. Souvent la mer y est grosse et le temps sombre. » Les vents S.-E. soufflent ordinairement sur la partie de nie qui est au S. de Saint' Augustin, et, pendant toute l'année, ils sont très forts. Souvent ils se rangent au S. et au S.-O., depuis la fin de novembre jusqu'en février, et alors ils ne soufflent que par rafales et avec ploies. Dans cette partie australe de l'Ile, les veots sont petits et variables après la mi-août, tandis que les vents sont constans dans TE. de l'Ile. — De mars à septembre, il y a dans ces parages des brises modérées de terre et du N.-E-, excepté OUI syzygies, époques où les vents viennent de l'O. et avec vio-

lence.—A l'extrémité N. de 111e, mie mousson N.-E. ou de N -jy.-E. à E., s'établit au large dans les premiers jours de novembre, et dure jusqu'en avril. Près de la côte, les vents sont alors de E. -S.-E. au S.-E. D'avril à octobre, près de la pointe N., les vents sont S.-S.'O. et s'inclinent plus à O. dans les parages plus septentrionaux. — Canal Mosambique. En général, dans ce canal, les vents sont variables, le temps est incertain, et des tempêtes imprévues se font sentir dans tous les temps de l'année, mais le plus ordinairement pendant le cours de la mousson N.-E. 11 y a deux moussons successives dans ce canal ; l'une S.-O. depuis avril jusqu'à novembre, et l'autre N.-E. qui succède à la première, et dure jusqu'en avril. Pendant le règne de la mousson S,-0., la saison est belle et les vents soufflent ordinairement S.-O., S. -S.-E. et E.-S.-E. avec modérationi ou du S.-O. au S.-E. Cette mousson s'étend sur tout le canal. Pendant sa durée, il y a de fréquentes révolutions dans lès vents ; après la nii-aoûC surtout, ils sont souvent variables, petits, mêlés de calmes, et fréquemment de la partie du N. au large. Près des côtes, il y a des brises de terre et de mer ; cependant, au large, les vents ordinairement soufflent du S. au S.-E., et varient jusqu'au S.-O. Les brises de terre et de mer sont interrompues aux syzygies, et alors le vent vient de TO. Dans la partie N. du canal, le vent se range de S.-S.-O. à O.-S.-O., tandis qu'à l'extrémité S. il souffle constamment du S. ou du S.-E. au S.-O. Si quelques tempêtes s'élèvent entre avril et novembre, elles viennent ou du N.-N.-O., ou du N.-O., ou du S.-E., et elles sont de peu de durée. A la baie de Saint-Augustin, le vent souffle fréquemment et avec force du S.-E. et de E.-S.-E., tandis qu'à l'entrée N., parmi les lies Aiy'ouan, Comore, Moyotte, les vents sont alors faibles, variables et souvent mêlés de calmes.— La mousson N.-E. commence avec le mois de novembre parmi les lies qui sont situées à l'entrée N. du canal. — Là, ils sont du N.-N.-E. à E., et près des côtes de E.-S.-È. au S.-E. Cette mousson se propage progressivement le long du canal, et elle ne s'établit, à la baie Saint- Augustin, qu'à la fin de novembre. Ce parage est une limite que cette mousson ne dépasse que de temps en temps, quand les vents deviennent variables, ou lorsque le temps est disposé à la tempête. Devant cette baie, les vents sont souvent du N. et du N.-O. pendant celte mousson nommée N.-E., et ils sont fort dangereux pour les vaisseaux qui sont au mouillage, car ils rendent la mer fort grosse. — C'est pendant la durée de cette mousson qu'on éprouve les plus fortes tempêtes dans le canal. Alors les vents se changent en tourbillons, la mer devient très grosse ; le ciel est couvert et les pluies sont très abondantes. Ces mauvais temps se répètent souvent depuis novembre jusqu'à la fin de mars. — A la fin de novembre ainsi qu'en décembre, janvier et février, les vents S.-E. soufflent avec une grande force à l'extrémité S. de Madagascar. Souvent ils se rangent au S. et au S.-O., alors ils soufflent par rafales et apportent des pluies. Ces vents généraux du S.-E. et du S. qui dominent à l'entrée S. du canal, arrêtent la mousson N.-E. dans son cours, et ne lui permettent pas quelquefois de s'étendre au S. de 2^0 et même 21<» S. Leur force supérieure l'emporte sur celle de la mousson, et les tempêtes déjà citées résultent de leur opposition. Ainsi, aux lies Bazarouto, les vents soufflent du S. au S.-S.-Ë.— Sur la côte du continent, qui est comprise entre le cap des Courans et Mosambique, il y a des brises de terre et de mer. Les saisons sont trçs incertaines, les vents variables et les tempêtes fréquentes dans tous les temps de l'année, et surtout pendant la mousson N.-E. D'avril en octobre, la saison est belle, et de Sofala à Mosambique, les vents domlnans sont du S. au S.-S.-E. En mal, les vents sont faibles et les calmes très communs. Alors, entre V Afrique et la pointe N.-E. de l'Ile, les vents soufflent du S.-S.-O. — Côte 0. de la Nouvelle- Hollande sous la

xone torride. On croit que sur cette côte, pendaul le règne de la mousson S.-O. au N. de la ligne , les vents doivent souffler (le la partie du S. comme sur la côte orientale et correspondante de VJfrique.— Au mois d'août ou pendant la saison sèclie, en prolongeant cette côte, de 28 à âr><> S., on a observé que le vent qui régnait au large était Talisé S.-S.-E., qui était réglé par25<* S., et que, près de la côte, une brise de terre succédait régulièrement chaque jour à une brise de mer. Gell.* de terre soufflait entre le S.-S.-O. et le S.-S.-E. Ayant cette direction au lever du soleil, elle en changeait peu à peu et se rangeait à midi à E.-S.-E.. ou devenait alors un vrai vent de mer assez frais. Celui-ci s'affaiblissait à 5 heures P M. et cessait au coucher du soleil. Dans ce mois, on a vu quelquefois la brise de mer de E.-N.-lil. au N.-N.-E. s'établir dès le lever du soleil, devenir très forte ou carabinée entre neuf heures et midi, et ensuite s'affaiblir pour s'éteindre à la fln du jour. Elle était suivie d'un calme qui précédait la brise de terre, dont le retour avait lieu à 1 heure ou 2 heures A. M. En septembre, on a encore remarqué, dans les vents près de cette côte, des variations continuelles qui annonçaient le changement de la mousson N.-O. dans les parages voisins. Alors les brises de mer auparavant violentes et de la partie de TE., dépendaient davantage du ^^, et se rangeaient ensuite à rO. où elles se Axaient quand leur force s'affaiblissait. — Parages compris entrB la ligne et le parallèle de 15o 6\ sur la mer des Indes. Au large, sur cet e^ace d&mer, onobservedes moussons dans Tinlervalle d'une année. Elles s'étendent depuis U ligne jusqu'à 8 ou 9^ S., et près des lies de la Sor^de jusqu'aux parallèles de 12 et 15^ S. Les limites orientales et occidentales de la région où elles se succèdent alternativement après six mois de dorée, sont Madagascar et les Moluques. —Une mousson N.-O., qui est pluvieuse et mêlée de rafales fréquentes, ne commence à souffler qu'en novembre, et de novembre jusqu'en février, et souvent en mars. Il y a, entre W S. et la ligne, de gros vents do S.-O. au N.-O., avec des rafales et beaucoup de pluies. Une seconde mousson d'E., qui est accompagnée d'un beau temps, lui succède au mots d'avril. Les époques de leurs changemens ne sont pas marquées par des ouragans et des tempêtes comme ceux des moussons observées dans l'hémisphère N., et les vents ne sont jamais violens, quoique les temps soient d'ailKurs assez mauvais. Entre 2 et là» S., il y a des calmes qui durent quatre, cinq et même six semaines. La région où on les éprouve plus ou moins, pendant mars et avril, a pour limites d'un côté les parallèles de ù^ N. et 30 S., et de l'autre les méridiens du Bengale et de la tête des Maldives. Quelquefois les calmes s'étendent au delà de ces Umites, et tous les-ans ils ne sont pas toujours de longue durée. Pendant les mois d'avril ei novembre, mi^mc en mars et octobre, les vents sont communément variables. La mousson S.-E. s'établit dans l'E. du méridien de Bengale, dix à vingt Jours plus tôt que dans l'O. de ce méridien. Au retour des moussons, les vents sont plus variables entre 2 et 12o S., que sur toute autre parfie de la mer des fndesj et s'ils affectent plus fréquemment certaine direction, c'est celle de l'O. ou du N.-O. àO.-S-O. Pendant la durée de la mousson S.-E., les vents soufflent de S.-S.-E. à E.; et pendant celle du N.-O., ils sont de N.-N.-O. à O. Pendant cette dernière mousson, il y a de gros vents du S.-O. au N.-O., ainsi que des rafales et beaucoup de pluies. Alors par !<> N., on trouve la mousson N.-E. qui est constante dans l'hémisphère N. où le vent souffle de N.-E. ^ E. à E.-N.-E. Cette mousson N.-O. s'établit plus tard que celle N.-E. au N. de la ligne; et les vents soufflent du 0. au N.-O. On a remarqué en juillet et août que , près des Chagas, les vcnis de S.-E. soufflaient avec beaucoup de force, qu'il y avait de fortes rafales avec delà pluie et un temps nébuleux, et qu'en août le Tent se range au S. par 3 ou 40 S. sous le méridien des laque-

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dives. Près delà ligne, les venls sont toujours variables swm bande qui est comprise entre les parallèles de S<* N. etô^ S., a les pluies y sont aussi très fréquentes. On. a trouvé que la mmson S.-O., qui règne au N. de la ligne, s'étend jusqu'à celles!, et que celle S.-E: s'arrête au parallèle qui eat -à 2« S. — Sur l'epace de mer qui est placé entre V Afrique, la pointe N. de Madagascar, et la ligne, pendant le règne de la mousson S.-E, au large, ou d'avril en octobre, des vents frais soufflent réguliérement entre le S.-S.-O et le S.-O., et plus la latitude est petite, plus les vents fraîchissent et prennent de l'O. D'octobre 00 novembre jusqu'en avril, les vents sont de N.-N -E. à E., etpfà la côte d'j4frique, de E.-S.-E. au S.-E. — Côie S. de Java. Peedant que la mousson est N.-E. au N. de la ligne, le vent sonffl* sur cette côte du N.-O. à l'O., comme dans le détroit de k Sonde, Cette mousson cesse en mars. Les vents sont variabin en avril. Us se flxent à E. en mal, avec beau temps, et ils sont dans leur plus grande force en juin jusqu'à la fin de septembrt En octobre, celte mousson S.-E. s'affaiblit, et pendant sa dorfe quelquefois les vents varient à se diriger du N.-E. A la fln ^«r tobre et jusqu'au retour de la mousson N.-O., les vents sont nriablos. En mai et novembre, les pluies sont abondantes. Es février et pendant les premiers jours de mars, ainsi qu'en octobre, des brises de terre et de mer se succèdent altcrnativemeiK chaque jour sur cette côte comme sur celle O. de Sumatra. Es octobre, elles ne soufflent pas avec autant de force ni aussi fréquemment qu'à la fin de la mousson précédente. Un vent de terre, en mars et avril, s'établit chaque fois par une rafale quelquefois très forte et accompagnée de pluie. Dès qu'elle est psfsée, la brise de terre souffle avec modération jusqu'au retour de celle de mer. En avril et mai, sur cette côte, le vent de mer commence par une rafale violente , mais de courte durée, ce qui n'arrive jamais ou rarement sur toute autre côte. En géaé- , rai, une brise de terre est constamment suivie d'une autre de mer, ou d'un vent qui élonge la côte. A la pointe N. de Java, il y a constamment de telles brises, avec un temps beau et sans broaillards. — Au détroit de Bally , chaque jour des vents de N. soufflent avec beaucoup de force. Sur les côtes de celui de Sapy, os remarque des brises régulières de terre et de mer, qui, le matin, souiflentdu S, etduN. à 2 heures P M. Elles sont séparées pir un calme tel qu'on en a remarqué entre les brises obscrré», soit parmi les auîres îles de la Sonde, soit à Bornéo.-— Régif» maritime comprise entre les côtes de Sumatra et d'Jfrique, l'équateur et le parallèle d'Jckem. Sur cet espace, qui a «se grande étendue en longitude et 3 à 6° en latitude, dcui monssoof se succèdent régulièrement choque année. L'une S.-O. qui dure depuis le milieu d'avril jusqu'au milieu d'octobre, et uneantie N.-E. qui la suit et souffle pendant le reste de l'année.— Pédant la mousson 0-, le temps est pluvieux, et il y a de groati rafales. Celle de l'E., au contraire, fit accompagnée d'un bew temps, et les vents sont plus constans. En juin, juillet et août, des vents de S.-O. à O.-S.-O., assez frais, soufflent dans \W' valle de la ligne au parallèle extrême de Ceylan, et JortV"^ augmentent en force, le temps devient brumeux; ill^*"^ d'autant plus que les parages jont plus éloignés de 11 145^*" Les changemens des deux moussons ne s'opèrent qu ap^ tempêtes violentes qui sont précédées de vents variables pcndan mai, avril, octobre et novembre. Ces tempêtes et ces ouragani sont surtout' remarquables en octobre et novembre, lorsque mousson N.-E. succède à celle S.-O. -On a remarqué que da cap des Basses aux Laquedives, pendant la mousson S.-Ui vent est constamment dé la partie du S.-O., ou ordioairemcot du O.-S. O. au S.-S.-O., ^et quelquefois du S. Ces vents son frais et cerlains. Ils augmentent en force, et les rafales se mu plient à mesure que la distance aux Zaçtiadw** dimin^*»*'"^

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le ce ne soit à la fin de septembre ou au commencement de vembrc ; car Alors, près de ces tics, les vents sont faibles, vaiblcs et mêlés -de rafales avec pluie. — On a observé aussi, près î*extrâmlté S . de Ceylan, que les vents de la mousson 0. coracncent h s* établir et soufflent avec force dès la fin de mars ou JL comixiencement d'avril, pour continuer Jusqu'au mois d'oc- )l>re. Pendant la durée de cette mousson qui, quelquefois s'étend lême au S. de la ligne, le vent est frais, le temps est sombre, ^rumeuXy et ces circonstances augmentent dans les parages de >1us en plus éloignés au N. de la ligne. — 11 y' a des tempêtes ?ntre le milieu d'avril et le milieu de juin, comme depuis la Ho ie septembre jusqu'à celle de novembre, et des calmes en mars, avril et mai. — Hes Maldives. En îèyrkr, mars et avril, et surtout pendant les deux derniers mois, les vents soufflent du N.-O. à O.-N.-O. La saison pluvieuse commence en avril et dure &\x mois. Celle qui est sècbe commence en octobre, quoique ce ne soit qu^après ce mois quMl n'y a plus de pluie, et les vents alors soufflent toujours de VE. Pendant des nuits, qui toujours sont froides alors, les rosées sont abondunles, et les jours qui succèdent sont très cbaud^. En général, les venti^ pendant la mousson N.-E., sont faibles et mêlés de calmes.— Cdfe orientale de l'ytfriquê au N. de la lifjne. La mousson S.-O. (ou des vents de O.-N.-O. au S.-O., suivant h position de chaque partie de cette c6te} commence à souffler dans les premiers jours de mars. La mousson N.-E. lui succède après six mois. Ces moussons s*établissent près des côtes plutôt qu'en pleine mer, et plutôt près de la ligne qu'au cap Gardafui. Rarement la mousson £. est forte sur la côte.— Depuis octobre jusqu'au milieu de janvier, les vents sont variables, et souvent ils se dirigent successivement de tous les points de l'horizon. Les vents dominans viennent du nord, et souvent avec violence et de grandes pluies. Depuis Janvier jusqu'en mal, les vents «ont frais du N.-E. et N.-N.-E., avec beau temps. Sur la fin de mars^ près de la côte, il y a des vents S.-O. qui s'étendent au large en avril et mal. Dans ce dernier mois, prés du cap Gardafui , les vents forment souvent des tourbillons. De mai à octobre, les vents sont de la partie du S. et pendant juillet , août et septembre, il y a de grands calmes , tandis qu*à 100 lieues de terre un vent frais souffle de la partie du S. Pendant ce même temps, on éprouve, au cap Gardafui , de gros vents qui ne se font pas sentir à iO lieues au large, où le temps est beau et la mer tranquille. Au S. de nie SocotorOj à la fin d'avril, les vents sont faibles, variables; et souvent ils soufflent du N.-E. au S.E.— Le long de la côte E. d'Afrique, en février et i!end;.nt les premiers jours de mars, des brises de terre et de mer«e succèdent régulièrement chaque jour, et elles cessent lorsque la mousson S.-O. a acquise une force supérieure. Lorsque celle ci s'affaiblit, les brises reparaissent, et c'est en octobre où elles ne sont ni aussi fortes ni aussi fréquentes qu'à la fin de la mousson précédente. — Côte S.-O. de l'iîe Sumatra. Cette lie, traversée par Téquateur dans le milieu de sa longueur, a une parlie qui s'avance dans thémifiphère S., et qui a de plus grandes largeurs que celle qui s'étend dans l'hémisphère N.Ces deux moitiés de l'Ile sont enveloppées de venls différens à cause de leur position, et dans les mômes temps de l'année. Pendant que la mousson N.-E. se porte sur la parlie boréale de l'Ile, celle australe est dans la région d'une mousson N. O.; et pendant que la mousson S.-O. est établie au ) N. delà ligne, la mousson S.-E. règne sur la parlie S. de l'île, j Celte mousion S.-E. n'est que Talisé qui s'étend alors de 23<» S. i jusqu'à U ligne. Son cours, par cette raison, ii'esl jamais troublé , par des coups de vents, comme celui de la mousson N.-O. qui la j, précède sur U côie S.-O. de cette partie australe de Sumatra. ^ Peudint celle dernière qui souffle avec plus de force que celle ^ du S.E., il y a de gros venu et des pluies ; et pendant colle du

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S.-E., qui commence en mai pour cesser en septembre, le tempg est toujours beau.— -La mousson S. E., sur cette partie S.^ de la côte qui court S.-E. et N.-O., le vent est en général du S.-E. au S.-S.-O. C'est en mal, juin, juillet que le vent S.-E. est interrompu par des retours de vents de N.-O. qui durent plusieurs jours, comme à Java et au détroit de la Sonde, surtout aux syzygics. Alors il y a un grand ressac à la côte, mais peu de coups de vent comparables à ceux qui troublent le cours de la mousson N.-O. — Aux environs de la ligne, les vents sont variables dans celte saison, et ils le sont même pendant presque toute l'année; il y a peu de tempêtes. A l'Ile Mintao il y a de longs calmes, ainsi qu'à Priaman, où d'ailleurs de fréquentes risées descendent des montagnes pendant ]a nuit.— La saison pluvieuse sur cette parlie australe de la côte S.-O. de Sumatra, commence en novembre et un peu plustôt que dans les parages plus voisins du tropique, et elle ne finit qu'en mars. D'octobre à avril, les vents du N.-O. à O.-N.-O., soufflent ici avec beaucoup de force jusqu*au détroit de la Sonde, Ils sont souvent in> terrompus par des vents du S. au S.-E. et par des tempêtes accompagnées de pluies. En avril, mai, octobre et novembre^ le temps et les vents sont variables et inconstans. Les deux moussons N.-O. et S.-E. peuvent mêmen*être regardées comme établies d'une manière fixe, que lorsqu'au large elles sont dans leur ^lus grande force. — Devant Baneoulen, il y a de grosses pluies et de vives cbaleurs en septembre, octobre et novembre ; de septembre en mars le vent est N.-O., et souffle avec force. H y a alors, ou en décembre et janvier, des brises qui s'étendent depuis cette place jusqu'à l'Ile des Coeoê. Pendant la belle saison, des brises fratcbes se succèdent aussi régulièrement ; on les remarque au S. d*Indrapoura. Quelquefois au N. de ce dernier port, des brises viennent de terre, mais elles sont violentes et de peu de durée. On doit diro des brises qui soufflent sur cette côte ce qui a été dit de celles observées sur la côte S. de Java ; nous ajouterons seulement que des vents de terre descendenjt souvent des hautes montagnes de cette lie, et se dirigent, soit vers la côte S.-O., soit vers le détroit de Malacca. A cette côte, en général, la brise de mer se lève à 10 heures A. M. après un calme d'une heure ou de deux heures ; elle dure jusqu'à six heures P. M. Sur les sept heures, la brise de terre se fait sentir, ei c'est un vent frais et humide qui souffle jusqu'à huit heures du matin, époque où 11 s'éteint peu à peu. — Le vent de terre ne souffle pas sur une direction opposée à celle du vent de mer, qui le précède. Dans les parties où la côte court N. et S., le vent de mer est N.-O., et celui de terre est N.-E. Si la côte court N.-O. et S. E , le vent de mer est S., et celui de terre vient de l'E. Lorsque la brise se range de TE. au N., c'est un indice que le vent doit souffler du O. au N.-O. pendant le jour suivant. Le vent de mer ne se fait pas sentir à plus de trois à quatre lieues de distance du rivage, et sa force diminue en s'avançant au large. — Sur la côte S.-O. de la partie boréale de Sumatra, la mousson S.-O., qui est établie sur le golfe de Bengale, s'avance sans obstacle au large de cette lie. Les vents soufflent fortement du S.-O. dans la raded'^cAem, depuis avril jusqu'en novembre ; ils se rangent dans la partie du S., depuis la fin d'août jusqu'au milieu de septembre ; et, dans ce dernier mois, on les a observés sur cette rade, du S. au S. -S.-O., tandis qu'au large ils étaient O.-S.-O. et S.-O.— Près de P^ fi^ay,\h sont du S.-S.-O. au S., comme dans la passe du Bengale, surtout après le 15 septembre. Pendant la mousson O. le temps est incertain au N. de Sumatra ; et à Queda, ainsi que près de P^ Panjang, les vents sont très variables.— Mais les vents S.-O. qui soufflent dans le golfe de Bengale, en arrivant sur la partie occidentale et boréale de Sumatra , semblent être arrêtés et même réfléchis par ses hautes terres ; car ils se rangent dans la direction de la côte, en

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soufflant da N.-O. au S.-E., depuis la pointe d^/^cA^m jusqu'à la ligne : Ils portent des pluies et des mauvais temps. Ces vents ne sont bien certains que lorsque la mousson est 'dans sa plus grande force au large, ou lorsque le soleil a une grande décltnaison.~A Achem, les saisons sèche et humide correspondent à celles du Tonkin; et les pluies commencent plus tôt que dans les parages plus voisins du tropique. — La mousson N.-E. succède à celle S.-O. Sur cette côte, pendant sa durée, on Jouit du plus beau temps, comme sur la côte de Malabar ; et les vents sont plus modérés que dans la saison précédente. Le vent N.-E., qui souffle fortement sur la partie orientale de celte lie, est arrêté dans son cours par de hautes montagnes, et il ne se fait sentir en mer, dans l'ouest de nie, qu'à une très grande distance de sa côte S.-O.— Détroit de ilfaZacca. Ce canal est placé dans la région des moussons S.-O. et N.-E.; cependant les vents y sont souvent variables, et des brises de terre et de mer se succèdent régulièrement sur ces rivages. Aucune de ces moussons ne se montre d'une manière certaine et fixe, pendant long temps, dans ce délroit, excepté dans les temps où, sur les mers voisines, ces vents périodiques sont dans leur plus grande force ; encore ne sont-ils alors que Joli frais en dedans du canal, et pendant une grande partie du jour seulement. Ces vents sont donc de la partie de l'E. en décembre et janvier, et de celle de l'O. en juin et juillet. Les vents sont N.-O. dans le détroit, pendant que la mousson N.-E. règne en dehors ; et en mai, Juin et juillet, août, ils soufflent surtout du S.-E. au S., c'est-à-dire pendant qu'au large la mousson S.-O. est dans sa plus grande force. Rarement les vents ont dans ce canal une force qui puisse faire chasser les vaisseaux mouillés. — Après le mois de décembre, des vents de la partie du N. soufflent à l'entrée N. du délroit. On a remarqué que, dans la partie N.-E. de Sumatra, les vcnls en général sont moins certains que dans le golfe d'Jrabie. Sur la côte N.-E. de cette lie, il y a des calmes pendant la mousson O., mais moins que sur ta côte opposée ; ils sont rarement de longue durée. Jamais les temps ne sont fixes et Uniformes entre les pointes Pedro et du Diamant; les vents sont variables, el souvent il y a de violentes rafales de S.-S.-E. à E.-S.-E. Les vents sont de la partie de 1*0. en juin et juillet. Au mois d'août, le vent se fixe au N.-O. à l'entrée N. du détroit et près de p® Pinang, pendant que dans le détroit ils sont variables et mêlés de calmes, de manière qu'il faut dépasser la pointe Uomania pour retrouver la mousson S.-O. — A la côte O. de Malaye, les pluies sont continuelles pendant les six mois de la durée du beau temps sur la côte orientale de celte presqu'île. — La partie de la côte de Sumatra, où les calmes sont moins fréqui*ns, est celle qui est adjacente à la pointe du Diamant; mais, dans le détroit, les calmes, près de l'Ile, se répètent souvent et plus qu'auprès de la presqu'île. Les calmes correspondent au milieu du jour, et les vents les plus frais sourflent toujours la nuit ou de bon matin. De forts vents de terre, sous le nom de Sumatras, descendent des hautes montagnes de l'Ile, pendant la durée de la mousson S.-O. Ces vents dirigés de la côte dans le S. ou le S.-O., commencent en général à souffler à minuit, et ils conlinucnt jusqu'à deux ou trois heures A. M.^^Golfe de Bengale, Sur cet espace de mer et sur ses rivages, les phénomènes des vents sont très variés.— Cependant deux moussons S.-O. et N.-E se succèdent régulièrement chaque année sur ce golfe et «près une durée de six mois. La mousson S.O. commence au fond de la baie pluiôt que dans les parages plus voisins de l'équateur. Elle s'éiablit près de la côte Orixa, au commencement de mars, et quinze ou vingt jours plus tard, près de la côte de Golgonde. Prés de celle de Coromandel, c'est entre la fin d'avril et le milieu de mal, tandis que, près de la partie N.-E. de Ceylan, elle souffle déjà entre le milieu et la fin d'avril. Près des cô(,es orientales du golfe^ la mousson ne commence que da milieu à la fin de mai ; et, à cette dernière

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époque, elle règne sur toute l'étendue de ce golfe en se même jusqu'à la ligne. Elle ne s'établit ainsi au large q^oT mois après s'être fait sentir sur certaines de ces c6tes. Après mois, la mousson N.-E. la remplace avec le même ordre chacun des parages désignés, et la mousson S.-O. cesse plvUk dans les lieux où elle s'est établie à des époques moins dans la saison. Lorsque les moussons changent, comme en et octobre, les vents sont variables ; cependant dans U baie et Bengale, les venjs, alors plus fréquens, viennent da N. E. |^s quede toute autre partie. Des tempêtes aussi fortes que ccIIb qu'on éprouve sur toute autre mer du globe aceompagscM aussi les changemens de moussons. Elles sont plus violentes prà des côtes du Bengale , d' Orixa , de Goleonde, de Coromawêdei, que sur celles orientales qui sont à TE. du cap Nigrais; éOet sont d'ailleurs plus fréquentes et souvent plus fortes eh octobie et novembre que pendant avril, mai et juin. Des tempêtes suêê observées auN.de ce dernier cap; elles sont annoncées en octtAn et novembre dans le Bengale, par une petite pluie et on ycH E.-S.-E. assez modéré qui bientôt augmente en force en toarnant à E., E.-N.-E., N.-E, et N., où il s'éteint. SI la tempête a un grand dpgré de force, le vent tourne quelquefois au N.-?ï.-0. et N.-O., où il cesse après avoir soufflé violemment da N.-N.-E. au N.-N.-O. ou au N.-O., étant accompagné coniinaellement àt grandes pluies pendant toute sa durée. Dans cette saison, quelquefois, il y a une tempête de l'E. ou E.-N.-E. au N. pendait un jour ou deux ; elle est suivie d'un calme de quelques minâtes» mais ensuite elle reprend avec plus de force da S.- S. G. pendant une demi-heure et s'éteint subitement. — Après ces wcs générales, voici les circonstances qui ont été observées pins ptrticulièrement sur divers points du contour du golfe de Bençah^ ^Baie de Bengale. Celle baie embrasse un espace de meres0pris dans le fond du golfe, entre le Bengale el une partie éa côtes d'Orixa, de Chatigan et d'jéraean. Ici la mousson S.-O. commence dans les premiers jours de mars» et la mousson N.-E. lui succède après six mois de durée. Pendant celle-ci les veatt soufflent de N.-N.-E. à E.-N.-E.; d'autres disent qu'ils soU du N.-E. au N.-N.-O. dans le fond de cette baie. Pendant la mousson O., les vents viennent de la partie du S. et sont accoBh pagnes de pluies abondantes. — En mars, ainsi qn'en octobre, ks vents sont variables, cependant ils soufflent plus ordinairenKsI du N.-E. que de toute autre partie, et à ces époques les chaagemens des moussons sont accompagnés de tempêtes et de bmivais temps , comme on l'a dit précédemment. — Lorsque ces moussons s'affaiblissent, des. brises de terre et de mer se sorcèdent chaque jour; mais celles qui ont lieu à la fia de la mousson S.-O. ne sont ni aussi fortes ni aussi fréquentes qqeceUef qui correspondent à la fin de la mousson N.-E. — En mars H avril, les vents sont du S. -S.-O. à O.-S.-O.,, et il j a alors des coups de vent ainsi que des orages fréquens. Qoelquefais en mars, les vents varient du S.-O. au S.-E. et au N.-E. he§ mois d'avril et de mai sont dangereux pour les valsseanx ^ naviguent alors dans la baie ; car on éprouve non-senleaxKdef tempêtes furieuses dans certiànes années , mais anBoeBenent des orages du N., et des ventk impétueux de cinq à Ai Rentes de durée et même plus, se suc(?èdent de trois en trois jours .— En avril, mai et juin, les vents ordinaires soufflent do S. a« S.-E.; et du S.-O, à O. pendant Juin, Juillet, août. La moi»son est dans sa plus grande force à la fin de Juillet. Le mois et Juin est surtout remarquable par le mauvais temps, qui correspond à la pleine lune, et en août les vents sont de G. -N.-O. an N.-O. Pendant la dernière moitié d'août et en septembre, les vents sont de la partie de l'O. et varient du S.-O. au N. Soih vent en septembre, les vents sont N.-O. et les pluies contlnoeal de tomber abondamment. En août et septembre, les venu sont incoi)8tans \ quelquefois le (empi est beau, et d'autres fois il ei

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plQvfeux et troublé par des rafales, htt yeDts ordinaires -sonfUent du S.-S.-E. sur les côtes d*Orixa, [alusl que sur celles de Gol» gonde, — Après le 15 septembre, eu trayersant la baie pour aller des côtes de TE. à Bàlasore, on trouve quelquefois au large, des yeuts variables duN.-E. auN.-N.-O. A Tëquinoxe de septembre, il y a de forts vents de la partie de TE. dans les parages de Balasore; et, après cette époque, des vents de la partie du N.-O. dans le milieu de la baie.— Les pluies cessent dans le mois d'octobre, après être tombées abondamment et continuellement pendant juillet, août et septembre, au Bengale et sur les côtes de Chatigan, ainsi que sur celles à*Jr<ican et de Pégou ; à la fin de ce mois d'octobre, il 7 a des tempêtes et des ouragans qui ont plus de violence que près de la côte de Coromandel Souvent dans ce mois les vents ordinaires viennent du S., et il y a de gros vents du N.-E. à E.; on peut dire en général qu'ils soufflent du S.-E. au N.-O. En novembre, 11 y a aussi de forts vents du N.-E.*, ensuite, depuis ce mois et souvent depuis octobre Jusqu'à mars, les vents soufflent ordinairement de N. -N.-E. à E.-N.-E.— Pendant le beau mois de février, dans cette baie et sur les côtes orientales, on est sûr en général d'avoir de bonnes brises de TE. et du N., tandis que, sur ses côtes occidentales, 11 y a des brises de terre et de nier qui se succèdent chaque jour, ou des vents assez frais qui régnent du O.-N.-O. au S.-O. — En février et mars, ordinairement les vents sont faibles et les calmes fréquens. Des brises de terre et de mer s'établissent au Bengale et sont peu régulières à une certaine distance en mer. Ces brises commencent dès le milieu de février et dans les premiers jours de mars : elles sont d'une force modérée ; mais près de la fin du dernier mois, au Bengale^ les vents soufflent de la partie du N.-O. par rafales, et avec ou sans pluies. Ce vent de terre n'est pas particulier à ce parage. Il se fait sentir successivement sur les côtes d'Orwra, de Golgonde et jusqu'à Cey'lan. II souffle de temps à autre pendant la mousson S.-O. sur ces côtes occidentales du golfe de Bengale, et il est plus violent en avril, mai, juin et juillet, qu'en août et septembre, surtout entre la pointe des Palmiers ou Palmiras et f^ieagapatnam. — Les changemens des moussons ont lieu en avril et octobre, quelquefois la mousson S.-O. change à la fin de septembre, et d'autres fois cette époque est reculée jusqu'aux premiers jours de novembre, alors les mauvais temps se font remarquer aux environs de la pleine lune, ou dans l'Intervalle de celte phase au dernier quartier. Les tempêtes en octobre et novembre l'emportent beaucoup sur celles qui, en mai et Juin, accompagnent le changement de la mousson précédente» et elles sont plus violentes le long des côtes d'Ori^a et de Coromandel que sur \eà côtes orientales du golfe.— >Cd(e# orientales du golfe de Bengale, La mousson S.-O. commence à régner Ici entre le milieu et la fin de mai. A cette dernière époque elle s'étend généralemenl sur tout le golfe, et la mousson N.-E. lui succède six mois après. Pendant la durée de celle-ci, ou d'octobre en avril, les vents près des lies Nieobar et Andaman sont souvent du N., tandi qu'au large ils sont du N.-E. | N. à E. -N.-E.— La mousson S.-O. n*est plus marquée, ni reconnue régulière à 25 ou 50 lieues dans TE. de Nieobar, Dans l'E. de cette distance , les vents sont généralement variables du O. au N., quelquefois Ils sont S.-E., S., ou S.-O.; mais d'ordinaire N.-O., avec de grosses rafales et des pluies qui toujours viennent du N.-O.— Aux changemens des moussons près des lies Nieobar, 11 y a de fréquens tornades qui rarement durent plus d'une heure. -^Pendant la mousson N.-E. les vents sont près des lies Andaman, tel qu'en les a indiqués pour les parages des Nieobar. Celte saison est celle du beau temps ; elle commence en novembre. Les vents sont faibles et souvent \U sont interrompus par M brises

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de terre et de mer. Au N. de ces lies, en décembre et Janvier, les vents ont été observés de la partie du N., et sur la fin d'avril quelquefois on y a éprouvé des coups de vent de la partie de l'O* Alors le vent ordinaire est modéré et souvent il est interrompu perdes brises de terre et de mer. La mousson S.-O. commence en mai avec les pluies, et elle dure jusqu'en ncnembre* Alors dans ces parages les vents soufflent souvent et fortement de la partie du S. Le climat est plus doux qu'au ^an^ata.- Parmi les lies voisines de la côte de Mergui, les vents sont faibles en juillet et août; ils dépendent du.N., de l'O., et les gros vents qui régnent alors dans la baie du Bengale, ne se font sentir ici qu*avce une force très affaiblie. ->ll en est de même sur les côtes si* tuées à l'E. du cap Négrais. Sur ces mêmes côtes on observe aussi des calmes surtout en février, mars et avril ; mais rarement ils sont d*ane longue durée. — Sur les côtes O. de Malaye et de Siam, les saisons diffèrent de celles qui sont observées sur les côtes opposées, comme les saisons des côtes de Malabar et de Coromandel. Des pluies tombent continuellement sur les premières pendant la durée de la mousson S.-O., tandis que le beau temps règne sur les parties de TE. Pendant la mousson N.-E., les vents dépendent beaucoup du N.— En octobre, décembre et janvier, le long de la côte de Tinasserim^ la mousson qui ressemble à un vent de terre est constante.— Au N. dé de Négrais, en octobre et novembre, comme au fond du Bengale, de fortes tempêtes se font sentir. D'abord les vents soufflent de E.-S.-E., ensuite Ils tournent à E., E.-N.-E. et N., où ils s'éteignent, et ils sont accompagnés de grandes pluies ; de gros vents de terre soufflent aussi dans ce parage» pendant les mois de novembre, décembre et janvier, et ils durent 3, 4 et 12 joura, comme au Bengale. Leur durée est plus longue sur la côte de Ténasserim, et on en éprouve pas de semblables sur la côte de Pégou, depuis Négrais jusqu'à i^irtoim.— Au milieu de février et au commencement de mars, temps où la mousson N.-^E. s'af* faiblit, des brises de terre et de mer se succèdent sur ces côtes, orientales. Elles soufflent ordinairement avee modération , et de l'E. et du N . , surtout en février, comme au fond de la baie, de* puis le milieu de février ; sur la côte de Afergui, les vents sont plus souvent du S. que du N. En février, mars et avril, les vents régnans sur ces côtes orientales sont souvent mêlés de calmes qui sont rarement de longue durée. -» La mousson S.-O. est un vent frais, quelquefois violent, «ur les côtes de Téneuse^ rim, Pégou et Arctcan; elle souffle avec peu de variation, pen« dani mai. Juin et juillet. Près de Ténasserim, elle est dans sa pins grande force depuis août jusqu'au milieu de septembre. Les vents sont de 0. au S. -S.-O.; et près de la pointe N. de SumatrOf ils sont de la partie du S. Plus tard, les yents deviennent varia* blés, et mêlés de calmes ainsi que de folles brises. Au commencement d'oelobre ou à la fin de la mousson S.-O., des brises de terre et de mer se succèdent sur ces cotes { mais elles ne sont ni aussi fortes, ni aussi fréquentes qu'à la fin de la mousson précédente ; sur la fin de ce même molil, de gros vents soufflent du S.-O. sur la côte d'^rucafi.— Surces côtes orientales, les changemens des moussons sont marqués par des tempêtes , malt moins fortes dans TE. du cap Négrais que sur les côtes opposées d'Ortoa et de Golconde,— Côtes occidentales du golfe de Bengale» au N, de Coromandel, La mousson S.-O, qui commence presque avec mars sur la côte û'Orixa, et qui apporta le beau temps dans ces parages, ne s'établit que i5 à 20 jours plus tard près de la pointe de Divi ou sur la côte de Gol* conde. Ensuite elle commence entre la fin d'avril et le milieu de mal sur la côte de Coromand^, et 15 et 20 Jours plus tard que inr la côte N«*E. de Ceylan. Lt mousson N,-.£, succède six] mois après, dans chacun de cet parages » k\%

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mousson S.-O , et avec les marnes retarda sur les (lifTdrcntee parties de ces côtes orcidentalcs. C'est alors la saison dos pluies et des orages, ou depuis le milieu de sepiciTibrc jusqu'à celui de janvier, et surtout en novembre et décembre. — Sur les côtes d'Ch'ixa et de Golronde, à la fin de févrierje vent est N.-E., quelquefois Trais, quelquefois faible. Des bribes de (erre et de mer commencent à s'établir dans les premiers jours de mars. Elles souffleitt de O.-N.-O. au S.-O., et ces brises, de Ceylan à Balasbre, sont mêlées de calmes. En mars, le vent est de S.-E. à £.»S.-E. pendant le jour, et du S.-S.-O. au S.-O. pendant la nuit. — A la fin de mars, sur ces côtes et à Balasore, on éprouve de forts vents de terre du N.-O., tels qu'on les a décrits en parlant des vents de la haie de Ùengale,— Les vents, sur la côte d'Oriœa, sont souvent très forts et de la partie du S. pendant avril et mai; ils soufflent du S. au S.-E., avec un temps sombre, brumeux et épais. Il en est de même aux environs de la pointe des Palmiers. En mal, les vents varient du S.-S.-E. au S.>0. et jusqu'au O.-S.-O , le long d'Orixa et à Balasore. En mai et juin, ils soufflent souvent et fortement du S. -S.-O. et S.-O. Le temps est alors nébuleux et la saison très mauvaise, surtout dans le mois de juin où il y a de violentes tempêtes. 11 y a de gros vents qui sont annoncés et précédés, pendant cinq à six jours, par un beau temps, par l'affaiblissement de la mousson S -O , et par des vents légers qui, incertains et mêlés de calmes, soufflent successivement sur toutes les directions jusqu'à ce qu'its se fixent au N.-E. dans le sens contraire à la mousson régnante : ensuite ils reviennent à se diriger du N.>0.; et lorsqu'enfin ils se fixent au S.-O., le temps redevient serein. Ces gros vents correspondent à l'intervalle de la première et de la dernière quadrature de la tune. Leur durée est quelquefois de trois ou quatre jours, et ils ne s'étendent pas beaucoup au N. de Balasore ; alors le temps, est épais et couvert. Entre la fin de mal et celle de juin, il est dangereux de venir à Balasore, ainsi qu'entre la fin de septembre et d'octobre. En mai, juin et juillet, on éprouve des rafales fréquentes avec pluie. La mousson S.-O. est dans toute sa force en juin, juillet, août, devant Orixa, et le temps est nébuleux. Le vent S.-O. souffle avec beaucoup de force h Balasore. Ici, le vent en général, pendant la mousson S.-O., est de la partie de l'O, et souvent en avril et mal, li souffle du S. an S.-E. Si les vents se rangent du S.-S.-E. au S.-O., et s'ils soufflent avec beaucoup de force, ils apportent de grandes pluies, comme aux côtes de Pégou et de Siam, pendant que le temps est beau sur la côte de Coromandel. — Pendant In mousson S. O., en mars et avril, les venisdu S.-O. s'étendent à 2 ou 3' lieues dans l'E. de la pointe des Palmiers, et plus loin à TE., il y a des brises du N.-E. jusques par ir>o latitude N., pendant que , devant Balasore, les vents sont O.-S.-O., O.-N.-O. ou N.-O. Ceux-ci sont faibles et parfois interrompus par des calmes. En avril, mal et juin, il y a des vents du S. au S.-E.; et des mauvais tem^s, décrits précédemment, se font sentir de la fin de mai à celle de Juin. En août et septembre, les vents à la côte û' Orixa cl à Balasore , sont incertains étant de S. -S.-O. à O.-N.O., et parfois au S.-S -E. On y éprouve alors quelques fortes rafales cl de grandes pluies. — A l'équinoie de septembre, de forts vents d'E. sourflent sur Us mêmes parages, et la fin de cette mousson est distinguée par des tt^mpétes vlnrenles, semblables k celles des Jntilles. Elles sont plus fortes en octobre et en novembre qu'i'U avril, mai et juin. — En octobre et nove.'nbre, du Bengale à Coromandel, on trouve de fort s vents de N. E.; cependant, en octobre, les vents sont variables. Les mois de novembre et décembre sont ceux des mauvais temps, et Il y a des coups de vent du milieu de décembre à celui de janvier, avec des rafales et un temps couvert. Cet état de l'atmo- »pbèr« est tel, surtout près de Ceylan, De gros vents du N.-E,

soufflent depuis le commencement d'octobre jusqu'au iiillîc« t décembre, et delà, à la fin de janvier, les vents de ^.-C mk moins forts que dans les mois précédens. Les pluies cessent j .fin de janvier, et le vent de N.-E. s'a rfaiblit beaucoup. A.lors ^ brises dç terre et de mer dominent de E.-N.-E. à 0--^--0.- Cdre de Coromandel. La mousson S.-O. est accorops g o^e «Te beau temps, et la mousson N.-E. se fait remarquer par des pi et des orages qui, cependant, sont moins considérables t la côte de Malabar. En mars, le temps estbcaû, et les ora^-?:^i sont rares ou de peu de durée. Après minuit, un vent petit fraÉ souffle du N.-O. variant jusqu'au S.-O. Quelquefois il c^st siih' de calmes; mais quand il est frais, il ne cesse qu'à 0 Iiearcs co 10 heures. A. M. La brise vient du S.-E. après ifiidi, variai jusqu'à E.-N.-E., et quelquefois jusqu'à N.-E. Ces petits rrtoursdu vent au N.-E. arrivent, dit-on, quand la lunaison, c mencée à la fin de février, embrasse une grande partie de — Dans les premiers jours d'avril, la mousson N.-E. s'éteioc, les vents deviennent variables, le temps est incertain et il y a dei pluies. Alors des vents dé E.S.-E. ou S.-E. soufflent «joel^iV' fois très frais, et varient le soir au S. et au S.-O. en perdant de leur force. Les calmes sont rares sur la côte, et on les voit j^t^ céder seulement, ou un coup de vent ou des retours de la inoos- j son N.-E. Alors les tempêtes sont peu flréquentes, quoique fe temps ait souvent une apparence très menaçante; mais il y a de gros vents avec des rafales et beaucoup de pluies pendant ou trois jours de suite. En même temps la c^te est battue par grand ressac qui vient de l'E. Il faut alors se tenir au large par 16 ou 18 brasses, ou par \6 et 16. A l'époque de la pleine luoe d'avril, on a observé, dans certaines années, de violentes tempêtes. Dès la fin d'avril, des vents d'O. s'établissent pendant quelques jours ; et au large, les vents sont faibles, variables et mêlés de calmes. Le vent y est alors le plus souvent de N.-E. à E. et S.-E., et quelquefois assez frais du N.-E. pendant quelques jours. — Entre le milieu d'avril et celui de mai, il y a ordinaire ment des tempêtes ; elles commencent au N.-N.-E., tournent an N.-E , E. ou E. \ S.-E. Sur cette dernière direcilon , le vent cesse; et il est dans sa plus grande force lorsqu'il souffle du N.E. à E. Ces tempêtes sont annoncées douze heures auparavant par un grand ressac sur la côte. Quelquefois elles varient an S., S.-E. et S.-O. où elles cessent, et alors elles ont une plus grande violence. En mai, près dé Mazulipatam , les vents varient do S.-S.-E. au S.-O. et jusqu'à O.-S.-O.— Eu mai, les vents ordinaires sont du S.-E. et E.-S.-E. Ils soufflent avec plus de force de E.-S.-E , et alors leur durée est de plusieurs jours de suite. Si ces vents sont modérés. Ils s'établissent d'ordinaire à 9 ou 10 heures A. M, pour continuer jusqu'à pareilles heures P. M, ei guelquefois pendant toute la nuit. Ensuite le vent se range an S.-S.-O. et S.-O. jusqu'à 9 heures ou 10 heures A. M ; à celte époque, il change, fraîchit et souffle fortement du S.-S.'E. et S.-E. La brise du S.-E. n'est |)Ius sensible à une di&tance deâ ou ô lieues en mer. Pendant qu'elle sourfle, il parait que c'est dans la région basse de i'aimo.«|ibcre, car alors les nuages paraissent chasser de i'O. avec vitesse. Dans les terres, le vent esla/ors S -O. ou O., et la brise du S.-E, n'est scniic à â,000 luises de la mer que deux heures après avoir commencé à la c6u. En mai, le ciel est beau, mais quelquefois le soir, le ciel est nébuleux dans la partie de ro. Quand le vent est frais pendant le jour, le temps devient btumcux et l'horizon obscur. Un calme sépare, mais très rarement, les brises de terre et de mer. Quand il n'y a pas de calme, la brise souffle avec plus de force, et le vent S.-O. se range au S., S.-S.-E. et S.-E. On a observé que , dans ce mois, la brise dujour, et du S.-S.-E. au S., ne commence qu'après midi pour finira 9 ou 10 heures P. M, et que, le matin, il y a des brises quelquefois assex fraîches, du S.-O. à 0. Quand elles sool

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fortes^ leur durée est plus longue que pendant avril. À la fin de ce mois-ci, des vents soufflent quelquefois de O. et S.-O. pendant trois Jours de suite avec beaucoup de force dans le milieu du jour, et plus faiblement le malin et le soir. — En mai, juin, juillet, août, OD a, près de Coromandelt de grands vents de S.-O., et un temps nébuleui, tandis que, le long ÔQicàics d'Orixa et de Bengale, il y a de fréquentes rafales avec pluie. On peut dire en générai que le beau temps règne sur la côiede Coromandel, depuis janvier jusqu'au milieu d'octobre. — En juin, juillcf, la mousson S.-O. est dans sa plus grande force, et des vents très forts soufflent de O.-S.-O. et O. S'ils se modèrent, alors il y a une brise de mer du S , S.S.-E. ou S.-E. Les rafales et les pluies, pendant ces mois, sont moins fréquentes qu'en août. Les vents d'O. étant très frais, il y a un très grand ressac sur la côte, surtout devant Madras. -^Lt temps est incertain en septembre, les vents sont variables, des rafales se font sentir et des pluies tombent avec abondance. Les vents de la partie de TO. dominent cependant, variant souvent de 0.-S.-0. à 0. et tournant jusqu'au N.-E. Des brises dans le jour viennent du N.-E., mais plus souvent du S.-E. et S.-S.-E. Le vent est très modéré, quelle que soit sa direction ; et, si on éprouve quelques rafales qui soient violentes quand elles viennent de terre, leur durée est courte. — > Du milieu d*août à celui d'octobre, les vents, au S. de Madras et de Pondichéry, sont variables ; et i la fin d'octobre, en général, ils dépendent de l'E. On a remarqué aussi que, pendantcette mousson, les vents, près de Néyapaîam, ou dans la partie S. de la côte de Coromandel, soufflent fortement de 1*0. — Pendant le mois d'octobre, le temps est plus incertain que pendant toute autre partie de Tannée. Les vents, sur cette côte, sont alors extrêmement changeans. Des rafales sont fréquentes, et il y a des calmes, de la pluie et du beau temps alternativement. On ne s'aperçoit de la mousson N.-E. qu'au milieu ou à la fin de ce mois.— Pendant novembre, les vents sont variés, quoique ordinairement ils soufflent du N.-N.-E. et N.>£. Le matin, en général, ils sont du N.-O. et N.-N.-O., l'après midi du N.-N.-E. au N.-E. et quelquefois du S.-E. au S.-O., pendant un jour ou deui; mais cela n'est pas fréquent. Pendant la première partie de ce mois, il y a des calmes qui durent plusieurs jours de suite, et qui d'ordinaire sont suivis de tempêtes et de beaucoup de pluies; ce qui arrive dans ce mois plus que dans tout autre temps de Tannée. Souvent ces tempêtes font violentes à ne pas permettre aux vaisseaux de rester au mouillage. Elles commencent en gé* nérai au N.-O., et de là se rangent successivement au N.-N.-E., E.-N.-E. etE. Si elles tournent de E. au S., elles s'abattent et le ciel s'éclaircit;mais si après avoir soufOé violemment du N.-E , le calme succède, alors elles passent au S.E., S- et S -O., et ont encore beaucoup de force. — En décembre, la mousson est réglée, les vents sont plus constans et les pluies moins abondantes. Le matin, le vent souffle de N.-O. et N.-N.-O., et à midi du N.-N.-E. à E.-N.-E. Des pluies accompagnent le Tent lorqu'il tourne du N.-N.-O. auN., et même lorsqu'il vient du N.-E.; mais, sur cette dernière direction, il souffle fortement pendant deux ou trois jours de suite. A la fin de décembre, les vents soufflent du N.-E au N.-N.-E. Suivant d'autres, dans rintervalle du milieu de décembre à la fin de janvier, le temps est plus beau et plus fixe que pendant les mois précédens ; et des vents assez frais soufflent du N.-E. Les vents, en décembre, sont plus forts qu'en Janvier et février. — En janvier, février et mars, le temps est doux, beau et agréable, le ciel est serein et la mer est très calme. S'il s'élève des tempêtes, ce qui est rare, elles sont de courte durée. Les vents sont d'ordinaire ae E.-N.-E. et N.-E. pendant le jour, variant la nuit au N.-N.-O. et au N.-O. Après minuit, aux époques des syzygies, ils tournent du N. au N.-O. et quelquefois jusqu'au S.-O.; quelquefois aussi ils sont suivis de cal-

mes. Quand la brise est forte, elle dure sans discontinuer jusqu'à 9 ou lObeures A M, elle calme succède fréiiuemment, quoique le vent tourne quelquefois à O. et au S.-O , avec peu de force et jusqu'à midi. Il est suivi de la brise de mer du S.-E., variant à E.-N.-E. et au N.-E. dans l'après-midi. — Eu février, la mousson N.-E. s'affaiblit ; cependant les venu sont souvent N.-E. sur cette côte, et quelquefois S , mais pendant peu de jours.— Ile Cetjlan, Cette lie, placée à l'extrémité de la presqu'île de VJndoslan, a ses côics orientales et occidentales, situées comme celles de Coromandel et de Malabar. Les unes pourraient être regardées comme étant sur l'alignement des autres, et celle position fait pjrtager aux côtes de Ceylan et aux mêmes époques, les temps, les vents et les saisons qui sont observés à Coromandel et à Malabar,— Région maritime comprise entre les côtes de Malabqr et d'Afrique, Depuis le milieu do novembre jusqu'à celui de janvier, les vaisseaux qui partent de la côte Malabar pour aller en Afrique j traversent rapidement la région des brises qui .régnent sur la première côte, et arrivent bientôt à des parages où les vents soufflent constamment du N.-E. En novembre et décembre, entre Malabar et Tentrce de la Mer Houge^ des vents frais de N.-E soufflent au large et près de Soeotora ; le temps est alors souvent obscur et nébuleux. Plus tard, cotnme au milieu de janvier, cette région des vents de N.-E. c$t plus éloignée de Malabar, Ce n'est pas parce que les brises s'étendent alors à une plus grande distanre en mer, mais parce que les vents soufflent du N.-N.-O. à O.-N.-O. dans les parages* où ils étaient N.-E. précédemment. En février, mars et avril, et surtout pendant les deux derniers mois, de gros vents d(|N. O. à O.-N.-O. se font sentir, ainsi que parmi les Maldives^ Dans celte saison, cependant, le temps est beau, sec, surtout en le comparant à celui qui accompagne la mousson S.O. — En mars , la mousson N.-E. s'affaiblit, et les vents ordinaires N.-E. sont souvent interrompus par des vents de S.-E. au S.-O. , ou plus ordinairement par ceux du N.-O., et on peut dire que les vents ne varient que du N.-N.-E. au N.-N.-O. Ces vents de la partie de TO. sont remarqué^ en mars et avril , au large et à 5 ou 6° dans TO. de Bombay, Us soufflent au large à la fin d'avril, du N.-O. \ O. au N.-O. , quelquefois pendant buit jours de suite. — Au milieu d'avril , sur cet espace de mer, on ne trouvas nulle partie vent de^.-E , mais des vents du N. à O., qui dominent jusqu'au retour de la mousson S-O. Les vents de N.-O. qui soufflent alors avec une grande violence sur la côte Malabar, ne se font | as sentir avec celte même force, à ôO ou 40 lieues de cette terre. En mars et avril, on a remarqué des calmes dans Tintervalle de la côte de Malabar, aux lies Laquedives, A la fin d'avril , des vents forcés de N.-O J O. au N.-O. soufflent quelquefois ; et de même en septembre , temps où la mousson S.-O. diminue, on voit dominer des vents de O.-N.-O. au N.. N.-O. Jusqu'au commencement de la mousson N.-E. —La mousson S.-O. s'établit en mars , près de lo côte d* Afrique , et ce n'est qu'entre la fin d'avril et le milieu de mai qu'elle règne •ur 1.1 côte occidentale de la presqu'île , entre Cochin et le cap Comcrin, Ainsi , dans Tintervalle qui sépare l'Afrique et Malabar, la mousson S.-O. doit commencer plus ou moins tard , progressivement de TO. à TE. ^ Au S. de lUe Soeotora, sur la fin d'avril , les vents sont faibles , variables , et soufflent le plus souvent du N.-E. au S.-E — Aux Laquedives, la mauvaise saison commence en avril et dure jusqu'à octobre; le.^ pluies alors sont abondantes, et les vrnts sont de la partie de TO. En Juin, Juillet , août, parmi ces lies, il > a des orages, ainsi que sur Tespacc qui les sépare de Malabar. Dans les mêmes mois on cfsuic aussi, dans ces parages, de gros vents du S.-O., et le temps y est épais, brumeux et nébuleux. —A 10 lieues au S. du

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cap Comorinf on ne trouve plus le mauraig temps qui, dans celte saison » se fait sentir sur toute la c6te de Malabar, et on y Jouit du plus beau ciel. —A la fin de septembre, quand la mousson S.-O. a^affalblit, les vents de O.-N.-Oau N.-N.-O dominent jusqu'au retour de la mousson N.-E.— Entre Malabar et Y Afrique , les tempêtes ( qui cependant ne se font pas sentir tous les ans ) éclatent ordinairement dans Tinter valle du milieu de mai à celui de Juin. Elles sont plus sévères et plus fréquentes que celles qu*on remarque dans ces parages en octobre et novembre ; elles commencent par de Tortes rafales et par des pluies ; ensuite les vents soufflent violemment de O.-S.-O. Celles qui se font sentir en novembre viennent d*abord de la partie de TE., ensuite les vents tournent au O.-S.-O. et au S.-O. Les calmes sont Ici rarement de longue durée , et on y est eiposé surtout en mars et avril , parmi les Laquedives et dans rinlervalle qui sépare ces lies de Malabar, ^ Depuis le cap Comorin jusqu'à la pointe de Galle, les moussons N.-E. et S.O. se succèdent réguMkTtntni'^ Baie d'Arabie, om parages eotnjnris 9ntre Bombay et les côtes d*Arabie,de Perse et de Goudjeratei Sur cet espace de mer on distingue deux moussons , et celle du N.-E. a plus de force et de constance que la même mousson observée dans la baie de Bengale.^Ea novembre et décembre , un peu au large de Bombay, des vents frais soufflent du N.-E. Leur force augmentent dans les parages plus occidentaux ou moins éloignés de nie Socotora; et, pendant ces mois, ainsi, que pendant Janvier et février, les vents dépendent beaucoup du N. ; ils sont accompagnés de beau temps, et quoique les mêmes , ils sont plus modérés en Janvier et février. S'ils se rangent au N.-E. , ils sont interrompus par des rafales subites. Ces rafales, en Janvier, soufflent du S. de 1*0. — En mars et avril , les vents soufflent du N.-E. moins constamment que dans les mois précédens. Souvent ils sont N.-O. et mêlés de calmes. On peut même dire qu'ordinairement , en fé?rier, mars et avril il y a de gros vents, qui, en mars, sont ordinairement du N. à 0>N.-0. — On a remarqué, au large , devant Bombay , que les vents varient de N.-O. i O.S.-O. et S.-O , en mars , avril et mai ; que sur un espace de 6 à 7» placé à l'O. de la côte de VJndostan, les vents dépendent beaucoup de 10., et qu'au S. de Bombay, les vents de la partie du S. s'établissent plus tôt que devant ce port. La mousson S.-O. n'est générale sur toute la baie d'^^rabte^ qu'au milieu de Juin. Elle commence et cesse près des côtes plus tôt qu'en pleine mer.— De mai à octobre , entre Bombay et la côte d'Arabie, les vents soufflent de la partie du S. Cette mousson est suivie de celle N.-E. dans le même ordre de temps sur les divers parages. — Au S. du cap Rosalgate, et au large de la côte d'yira* bie, les vents sont O.-S.-O. depuis la fin d'août Jusqu'en septembre : en septembre et octobre , ils sont variables entre Bombay et V Arabie ; mais près de Bombay, sur un espace de quelques degrés dans l'O. de ce lieu, les vents soufflent fréquemment du N.-O. — En septembre, entre l'entrée du golfe de Perse et Bombay, ou entre la Perse et Surate, les vents sont faibles et varient du O.-N.-O à O. Au large du cap Jask , Us soufflent alors du 0. au S., et sont interrompus par des calmes. Enfln, devant la Pointe J>iu, ils sont de la partie du N. — Côtes de Malabar, Cananore, Cocliin. Une mousson S.-O. s'établit sur cette côte , au S. de Cochin, entre la fin d'avril et le milieu de mai. De Coehin à Bombay, le retard de l'établissement de cette même mousson est d'environ un mois. La mousson N.-E. succède k la première, et elle se fait sentir, comme elle , sur les côtes plus tôt qu'en pleine mer.— La mousson N.-E. n'a ni une force ni une direction constantes sur la côte de Malabar, ainsi que sur celle de Guadel. Elle s'établit à la fin d'octobre , après la syzygie , ou au commencement de novembre, et elle fait cesser les mauvais temp« , ainsi que les pluies qui ont lieu pendant la

durée de la mousson S.-O. Ep général , ce r marqué par des tonnerres , par des éclairs et tempête, qui d'abord souffle violemment da S.-E. plusieurs heures, avec des pluies abondantes, pour s ensuite au S. O. Après s'être dirigé de toui 1 l'horizon, elle s'éteint sur la de'rnière direction iodi Si une telle tempête n'accompagne pas le retour de la son N.-E., il y en aura en décembre. — Dès qae la est changée , et lorsque celle N.-E. est bien fiiée, frais soufflent sur cette côte du N.-O. au N. et au ?f .-£., seulement sans tempêtes, mais même sans rafales , et le n'est jamais incertain. Il est scfeln, beau, agréable, et id n'y en a pas de comparable, sous ce rapport, dans ancime partie du globe. La mer est calme et la tempêta lure Telle est la saison en novembre, décembre. Janvier et féTiiK — Pendant ces quatre mois, chaque Jour, à midi oa onxe h le vent vient du large, sous le nom de brise de mer, scnafllaai ei général de O.-S.-O. i O., Joli frais, et ensuite il toame parè> grés au N. A 6, 8 ou 10 h. P. M, le vent de terre saoeèdé, aar flantdu N.-E. à E.-S.-E. ; quelquefois un calme de courte dan sépare ces brises , mais ce n*est pas général. D'abord les bhm de terre sont faibles , mais bientôt leur force augmente , et cb | soufflent frais jusqu'à 9 ou 10 h. A. M. De petits Teots oaéf calmes succèdent alors Jusqu'au retour de la brise du large, e cette succession est très régulière chaque Jour. — Ces brises, |i. commencent dès le milieu de novembre au cap Comorin, s'éiadent de là Jusqu'à Surate. On les a vues souffler quelqnefi^ l'une de O.-S.-O., et l'autre de E.-N.-E., mais rarement;» le vent est N.-E., N,-N. E., et peut-être N. la nuit, et dans h matinée il est 0., O.-N.-O. et N.-O. Ainsi cette mousson >'.-L ne s'établit pas partout où régnait précédemment la mousn S.^. Près des côtes Malabar, Goudjerate ti Guadel , elfe a'cs fixée parfaitement dans aucun temps. Entre la fin d*ocu*R et le milieu de novembre, les brises commencent et durent jah qu'en février , comme on l'a dit précédemment. Après ce lenpi, elles sont suivies de vents presque constans du N.-N.-O. i O.-N.-O., qui continuent Jusqu'au retour de la mousson S.-fl en mai ou juin. — En mars et avril, il y a des brises dn laip qui sont plus fortes que dans les quatre mois précède» , tf celles qui viennent de terre sont très-faibles. Rarement celleH} commencent avant le matin , parce que le vent de mer pralosp sa durée Jusqu'à cette partie du Jour. Les brises de mer vor nent de la partie du N.-O. , où elles commencent à soufBer à N. de rO., et se rangent vers le N. pour être suivies de tmu faibles et des calmes. I^s brises de terre, qui non-seulcvcst sont faibles , mais aussi de courtes durée, souffleot du N.-I^.fi. au N.-E -^ N. De cette manière on peut dire que, pensait csi deux mois. Il y a peu ou point de vents de terre ; que les reiis soufflent presque constamment de N ^ N.-E. et N.-N.-£. is N.-N.*0. et N.-O., et quelquefois au O.-N.-O., mais ordisainment de la partie du N.-O. Aux syxygies , ees vents de 3'.-^ sont très forts et la mer est très grosse. — En mai, le M* est très incertain, les vents sont variables; et le dfr.ssarcit couvert, menace de rafales et de pluies qui n'ont pis tenjonis lieu ; mats quelquefois U y a des éclairs et des ondées quH vinnent de la partie du S.-E. Dans ce mois, les vents sooIM souvent du S. et S.-O , et quelquefois avec force, surtout ta tel de la côte au S. de Talichery, où les moussons s'établioeit plus tôt que dans le N. de ce lieu. Cependant le vent soufDeordinaircment de la partie du N.-O. aveo assex de force , étalon le temps est beau et serein ; mais s'il se range au S.-E., S. et S.-O., ce qui arrive fréquemment, le ciel se charge de Duagtf comme aux approches d'une tempête. Vers la fin de ce mois, aux environs de la syzygie, ou dans les premiers Jours de jui^i

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on est assuré du retour de la mousson S.-O. de la saison pluvieuse. Ce retour est accompagné d'un air chargé de gros nuages, et, en général, on éprouve, à cette époque, une tempête du S.-Ë. qui dure plusieurs Jours, avec tonnerre, pluie et grosse mer sur la côte. Après cette tempête, le vent se range graduellement au S. etS.-O.; et, pendant la durée de cette mousson, II soumeordlnairement entre TO. et le S -0. On a remarqué que dans les partie' de cette c6le qui sont par une plus haute latitude , les vents se rangent plus à O. Au cap St-Jean, ils sont de O.-S -0. au S.-O. — Pendant le mois de mai, les chaleurs sont excessives; et en Juin, juillet, les temps sont si mauvais qu'ils arrêtent, pour ainsi dire, toute navigation sur cette côte. C'est une tempête continue avec plaie et grosse mer du S.-O. Si dans certains momens, la piuia cesse et le vent se modère un peu, le ciel reparaît ; mais de tels intervalles sont de courte durée, et ne se présentent que de loin en loin. — En août, la mousson est plus Gxe, les vents sont moins violens, et les intervalles de beau temps sont plus longs. Cependant ce moisest encore très pluvieux, et il y a des rafales fortes et fréquentes. On doit craiodre aussi des tempêtes dans le cours de ce mois. — En septembre, le temps est plus beau qu'en août, et plus souvent beau que mauvais ; le soleil parait fréquemment et pendant plusieurs Jours de suite. Ce mois n*est pas exempt dé tempêtes, cependant il n'y a ni grosses rafales ni de grandes pluies, et un ressac continuel du S.-O. brise sur la côte. Le ciel est souvent couvert, et l'horizon est obscurci par une brume épaisse. Les vents soufflent, comme en août, du S.-O. et à O.-N.-O.— En octobre, le temps est le même qu'en septembre, jusqu'à l'époque de la syzygie. Alors le temps devient incertain à cause des approches du changement de la tnousson. En octobre et novembre, lorsque la mousson S.-O. s'affaiblit, des brises de terre et de mer se succèdent régulièrement, et leur durée, comme on l'a dit, qui s'étend Jusqu'au mois de février, est plus longue que celles de pareilles brises sur toute autre côte des mers de l'Inde. -^Les vents de >\-0.qui soufflent en février, mars et avril, sont quelquefois très frais, mais rare ment à 50 lieue s de terre on s'a perçoit de leur violence. Au bas de la côte, les brises subsistent encore en février et mars ; mais elles sont faibles, et alors les vents soufflent ordinairement de la partie du S.— Au cap Comorin, dès le milieu de novembre, les brises commencent pour s'étendre ensuite sur cette côte et l'embrasser Jusqu'à Surate. Y^a décembre, on a observé, près de ce cap, des vents ordinaires du N.-E. et N.-E. \ N. Quelquefois, dans ce mois, il y ia de gros vents de N.-N.-O. auN.-O., qui soufflent pendant 3 ou 4 jours. Des brises viennent du N. pendant le jour, et le soir elles se rangent h N. et E.-N.-E. Du milieu de décembre à celui de janvier, des briseis fraîches soufflent du N. au N.-E. -4 N. — Sur le côté S. de ce cap l'été est superbe , et alors le temps est tout contraire sur le côté N. L'air est ici brumeux, épais, malsain et agité par des tempêtes. Les vents de S., qui font régner le beau temps d'un côté, sont accompagnés, sur rautr.% de mauvais temps et d'orages. A la baie Tuticorin, il y a des tempêtes violentes pendant la mousson N.-E , et l'intervalle d'avril à septembre est le temps de la belle saison. — A Coekin, on a observé que les vents (à quelques irrégularités près, qui sont peu fréquences) soufflent pendant six mois du N.-N.-E. à E-N.-E., et le reste de l'année du S.S.-O. à O.-S.O. — A Mahé^ les pluies sont abondantes, sans doute à cause du voisinage de la chaîne des Gattes, et des tempêtes terribles y exercent une violence qui se fait sentir encore à 50 lieues au large pendant la mousson S-O,--' A Bombay, la mousson S.-O. no s'établit qu'entre la fin de mal et le milieu de juin. Alors les vents dépendent du S. et la mer est très grosse. Les pluies commencent à tomber dès la fin de mal ; leur commencement est marqué par un coup de vent nommé EUphanta, et elles continuent pendant quatre mois. Elles cessent ainsi en septembre, et après ce mois il n'y a que des ondées passagères. — On a remarqué en

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Juillet et août, de forts coups de vent dont la direction est au N. de l'O.; il y a aussi des rafales, beaucoup de pluies et un temps couvert, épais et brumeux. Le vent est constamment au S.-O. ou du S.-O. à S.-S.-O., et la mousson est alors dans toute sa force. Les rafales et les pluies s'étendent rarement au delà des Sondes, ou à plus dc2« dans l'O. de la côte, et le mauvais temps Indique les approches de terre. La mer est très grosse devant Bombay, et chaque jour, après-midi, les vents se rangent assez généralement à 10- — En août et septembre, les rafales dépendent plus du N. Elles varient pendant la mousson de deux, trois et quelquefois quatre quarts. Elles sont fréquentes, les plulea sont continuelles, et le temps est ordinairement brumeux. —En septembre cl octobre, les vents soufflent du N.-O., et la mer est grosse au large. En novembre, Hécembre, janvier et février, les vents dépendent beaucoup du N. et sont accompagnés de beau temps. S'ils se rangent au N.-E., ils sont interrompus par des coups de vents subits. — A yinjar, auN. de Bombay, la belle saison règne de septembre à mai. I! y a alors des brises rafraîchissantes; mais, dans les autres mois, le temps n'est pas sain. En été, de gros venu soufflent de la mer ou du S.-O , et le ciel est souvent couvert d'épais nuages. Les pluies commencent à tomber au milieu de cette saison, et rarement elles sont très abondantes.—A Suraie,^ les veiUs paraissent dépendre de 10., pcndont la mousson S O., plus que dans ces parages qui sont au S. du cap Saint-Jean, Vis-à-vis ce cap, iis souiflcni alors du O.-S.O. au S.-O. A Surate, }à mousson S.-O. s'établit au milieu d'avrM et plus tôt qu'à Bombay. Après sixmois de durée, elle est sui>ie de la mousson N. E. — On éprouve ici des mauvais temps et de gros vents plus tôt qu'à Bombay. Ils sont fréquens en avril et mai ; les coups de vent 5ont annoncés par un ciel nébuleux, obscur et noir dans le S.-È., par des éclairs et de petits vents variables, mais dépendans du S. D'abord ces tempêtes viennent du S.-E. et tournent graduellement Jusqu'au S.-O.; elles sont violentes quand elles se dirigent du S.— Dans la baie Coulch, la saison du beau temps s'étend aussi depuis septembre Jusqu'en mal. Lorsque le soleil est dans le même parallèle, on éprouve constamment «Je gros coups de vent du large ou du S.-O. Dés le mois de mai, le ciel commence à être souvent couvert de nuages épais. Des pluies tombent , mais sans abondance, à compter du milieu de l'été, et il y a en hiver de fréquentes ondées. En novembre, décembre, Janvier et février, on a vu dans cette baie. le vent souffler fortement de E. et E.-S.-E., le temps éunt noir et nébuleux. Si le vent se rangeait au N , le ciel s'éclaircissait ; et s'il était N.-E., on pouvait s'attendre à des rafales subites, dont la force ou la vitesse était marquée par la marche d'un petit nuage qui les précédait immédiatement. — Cdfa« de Gouâj&rate Sindky et Guadel La mousson S.-O. s'établit progressivement sur les diverses parties de ces côtes, entre les premiers Jours et le milieu d'avril. Sa durée est de six mois , comme celle de U mousson N.-E. qui lui succède. Ces deux moussons commencent près des côtes plus tôt qu'en pleine mer; mais celle N.-E. ne s'y soutient pas d'une manière bien fixe. Les choses sont les mêmes depuis la côte Màfabar jusqu'à Guadel. Des brises de terre et de mer sont observées sur ces côtes, aux mêmes époques et pendant le même temps que celles qui ont été décrites à l'article de la côîe Malabar. La mousson S.-O., à la côte de Arw, commence avec le mois d'avril.— Cd/«« d'Arable. Sur la findcraars, la mousson S.O. commence à souffler sur cette côie, et par conséquent plus lard que sur la côted'.'Z/'riîuc. Des brises de terre et de mer se font sentir aussi en février et dans les premiers jours de mars, non seulement sur la côte ù' Arabie, mais aussi sur la côte N. de l'Afrique, près de la Mer Bouge, et dans lE.. près de G^fudjeraie. Elles cessent en mars ou avril, lorsque la

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mouMon S.-O. a acqoisune certaine force.— Depuis les premiers Jours d*avril Jusqu*à la fin d'août, des vents soufflent du S.-O. au S.-S.-O. entre Àden et Morehat. Us varient à O. avec violence et quelquefois avec pluies. Il serait très dangereux de naviguer sur celte côte pendant cette partie de la saison.— On a remarqué sur cette côte que, de la fin d'août au milieu de septembre, les vents sont O.-S.-O.— Devant la baie Macula, les vents soufflent pendant une moitié de Tannée du S.-O. ou du S. à O., et pendant les autres mois, de £. au N.-E. Depuis avril Jusqu*à Juillet, les venta dominans sont du S. au S.-S.-O., et la mer est fortement agitée. —Par le travers du cap Jiosalgate, en mari, avril et mai, les vents sont S., assez frais en mars et avril, ci phia forts en mai. Si, pendant avril et mai, les vents viennent à souffler de ia partie du S., ils ne tardent pas à se ranger à £., et quelquefois ils soufflent fortement sur cette direction. En mars, près de la côte £. d'^ra^ta, le vent est S.O., et il s'établit au large en avril ou mai. En août, lorsque au S. du cap HoêOlgaU, un vent frais souffle du S.-O., on reconnaît que, par degrés, il se range au S.-E. aur l'espace qui s'étend de là au N. de ce cap ; et dans la partie N. de cet espace, oif dans le N. du cap, on ne retrouve plus la mousson qui règne au large et sur les côtes voisines. De ce cap à Matcat, on observe des vents légers, variables, et des brises de terre et de mer. Quelquefois un vent de N.-O. qui sort du golfe de Perse, s'étend jusqu'à ce parage, et le vent S.-E. souffle une ou deui fois dans le mois, pendant quelques jours de suite. — Sur cette côle, les brises commencent à se succéder à la fin de la mousson S.-O., comme sur les côtes orientales de ce golfe ; mais elles sont moins fréquentes et moins fortes que celles qui régnent à la fin de la mousson N.-E. En septembre, et depuis ce mois jusqu'à la fin de mars, les vents soufflent de la partie de l'E.; ils sont petits frais. Souvent il y a des brises de terre et de mer, et rarement on éprouve des vents violens dans cette saison. Ces brises sont très faibles de la partie de l'E., mais elles sont très fraîches sur la direction opposée. En septembre, ces brises ont été observées régulières près de ^fore6af^et en général on doit regarder comme variables les vents qui, en septembre et octobre, soufflent sur cette côte. Cependant, au milieu de septembre, on a observé des vents du O.-S.-O., en venant de Moka, dans l'E. de la M» iïoti^a. — Pendant la mousson Ë., quelquefois il y a des calmes entre le cap Jio$algaie eiMaseat, ainsi que sur la côte S. d'^ra- Ma. £b février, mars et avril, il y a des brises de terre et de BM, et qnelqtttCols le vent S.-0. commence à se faire sentir près de terre.— Enfin, sur cet espace qui précède l'entrée de la Mer MùugB, et dont les côtes se dirigent presque E. et 0., les vents •ouffleat de l'E. depuis novembre Jusqu'en Juin, et de l'O. pendant le reste de l'année.

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RouQ9, Les vents, sur cette mer, soufflent de la partie du S. ou du S. à S.-S.-E. pendant neuf mois de l'année, c'est-à-dire depuis la fin d'août Jusqu'au milieu ou à la fin de mai. A cette dernière époque, les vents se rangent au N., et viennent du N. au N.-N.-O., pour continuer ainsi jusqu'à la fin d'août. Quelquefois des brises de terre et de mer interrompent le cours de ces vents périodiques. Chaque mousson est environ un mois à s'établir d'une manière fiie ; et pendant la durée de celle du S., des vents de N. soufflent aux époques des syzygics pendant deux ou trois Jours. —A ilfoAa, depuis le commencement d'avril jusqu'au milieu du mois d'août, les vents dominans sont du S.-S.-O. au S.-O. et varient à 1*0., éUnt mêlés de rafales, de risées, et quelquefois de pluies. Pendant le reste de l'année, le vent est E.-S.-E. et S.-E. 5 E. Dans ce parage, le long de terre. ù'Adm à Moka,

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pendant les mois de novembre et décembre, les vcsts avec beaucoup de force ; en Juin et Juillet, ils sont tsi modérés. De grandes ploies tombent sur VAhyuiné^ Juin et juillet; et l'intervalle d'avril à septembre est le la saison pluvieuse.— Go{/0 de Perse. Les vents dc^ N.-O i O.-N.-O. soufflent ici pendant que ceux de ia partie du S. rèpsj sur la Mer Rouge, ou depuis ia fin de septembre jusqa*cai joi*] De là jusqu'au! environs d'octobre, les vents de S.- El. saotij plus fréquens ; de sorte qu'il y a des vents de la partie da >.-.; pendant neuf mois de l'année environ, et pendant trots mm d'autres vents servent à remonter vers le haut du golfe. — Cd vents ne sont ni aussi réguliers ni d'une durée aussi ton^sf ^ ceux ^ui soufflent sur la Mer Rouge. Fréquemment ils soat mterroropns, on les uns par les autres, ou par de gros Torfrr. S.-O., surtout près de l'entrée du golfe, ou quelquefois parés brises de terre. Les vents de y.-O. soufflent parfois ainsi qv'tf^ beaucoup de violence, et on a observé des tempêtes entit b mois de novembre et mars.— En juin et juillet, ordinaimot le vent duN. règne pendant quarante jours de suite. £o mant avril, quelquefois un pareil vent s'établit pendant Tcspace a vingt jours sans interruption et sans variation de force. Daaii j temps où les vents sont changeans, ceux de terre soufHeot pi»; frais dans le voisinage de la côte. — l«s vents de N.-O. et S.-l sont les seuls qui se montrent avec une certaine €onstaoc« m . ce golfe ; s'ils prennent d*autres directions, lis sont si variahlB que la durée du même vent n'est pas de plus d'une heure. Psdant l'hiver, les vents de S. sont souvent accompagnés de rafde et de pluies ; mais rarement ils s'étendent jusqu'à Bossora, m on retrouve les vents de N.-O., et où les pluies sont rares. - Près d*Ormus, lèvent change quatre fois chaque jour. De m nuit au lever du soleil, il est froid et vient du N.; de là i fO«i 11 heures A M, il est E. Un vend chaud du S. s'établit à 5 bah res P M ; et ce vent, toujours chaud, tourne à O. au couc&eré soleil jusqu'à minuit. Ces changemens d'un air froid à va sii chaud sont subits. Le temps des plus grandes chaleurs cKp» dant Juin, juillet et août. Rarement il pleut dans cet esifoDccBea de la côte d'.^ra6<a.*-* A l'entrée du golfe, en novembre, déMibre et Janvier, les vents soufflent fortement du N.-O.; et éia TE. du cap Jask, on trouve de petits vents de O. ou O.->'.-0, qui varient de l'O. vers le S. — Mer Méditerranée. Les vents nrient sur les différentes parties de cette mer étroite, dont lanr* face est entièrement placée sous la zone tempérée boréale. Oi cite le vent de N. comme très fréquent et comme domiaatf pendant neuf mois de l'année. Un vent de la partie de l'E. souffle aux environs des équiooxes, et à cette époque, il y a ordioaûtment un coup de vent. — Sur les côtes en général, un veaiée terre souffle au coucher du soleil, et à son lever le vent Tîest es la mer. Sur les côtes d'Espagne, la brise de mer vient do S.; dans le golfe du Lion, elle souffle du S. et S.-E. Snrkscwtf de Languedoc, en été, les vents ordinaires sont de la partit è ro., et quelquefois ou duN. ou du S.-O. Sur la tblbdelt,k brise vient de l'E. ou du S.-E. On a remarqué qu'eUespaffleéa 10 heures A. M à 5 heures P. M, et que souvent II n'i afu ^ vent ni le matin ni le soir. — A Marseille, en hiver, levenitonffle du N.-E. pendant plusieurs semaines ; et dès qu'il cesst) 1^ temps est celui du printemps. En été. Il y a des brises du Urgi. — A faille franche, on éprouve des risées ou des relaies soiMM ainsi que des calmes.— A l'Ile de Corse, les brises sontcMtfnuelles en été. — Pareilles brises sont observées à JtTajitef.^E* Grèce, le vent est N.*£. en juillet et pendapt une certaine païUtf de l'année. —A Constantinople, la brise se lèvt apràs-midl, et se dirige de la mer en été. — Sur la mer de Afsrmoro, piàf*

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rtle de ce nom, les Tcnts, en hlver^ soufflent du S. cl du S.-E. Eo été, ils soDt ordinairement du IH. avec beau temps.-- A l'tle de nhodes, les Yents sont de la partie de 10. pendant neuf mois de l'année.— A nie de Chypre, près du cap Blanc, les venU du S. à O. régnent pendant une grande partie de Tannée. Au cap Baffa, il y a ordinairement une brise de terre le matin. Elle diminue Tcrs midi, et elle se calme lorsque le snlell est dans le S.-E. dé l'Ile. Au coucher de cet astre, un vent frais vient du large, et porte en c6te, ou il est suivi d'un calme Jusqu'au retour de la brise de terre. — En Syrie, vers l'époque dei'équinoxe de septembre, lèvent N.-O. commence à souffler fréquemment et avec force ; souvent sa durée est de deux ou trois jours de suite, comme celle des vents de S. et S.-E. aux environs de l'autre équlnoxe.— Depuis noyembre Jusqu'en février, les vents sont N.-O., O. et S.-O., et sont accompagnés de pluies. En mars^ les vents du S. dominent comme en Egypte, et parfois leur durée est de vingt-quatre heures ou île trois jours. Les vents d'E. leur succèdent jusqu'en Juin, époque où le vent de N.-O. s'établit. Dans cette saison, les vents, chaque jour, se dirigent successivement de tous les points de l'horizon. Ils passent de TE. au S., et du S. à 0., pour revenir dans le N. La nuit le vent vient de terre ; il commence à souffler dès le coucher du soleil, et Jusqu'à son lever suivant. Il ne s'étend qu'à 2 ou 3 lieues en mer.— Dans le voisinage de Tripoli, et même sur toute la côte de Syrie, les vents soufflent plus ordinairement du N.-O. que sur toute autre direction, et souvent avec violence. — Dans la rade d'Mexandrette, en hiver , les rafales descendent avec rapidité des sommets neigeux des montagnes environnantes, et plus loin à Alep, les vents sont O. pendant l'été. En Egypte, les ventt sont périodiques. En mars, ils soufflent du S.-E. au S. et au S.-O., et ils se rangent alors au S. plus que dans tout autre temps. En avrils ceux de la partie de l'E. sont les plus fréquens, surtout à la fln de ce mois. Pendant ces deux derniers mois, les vents indiqués sont interrompus par d'autres qui viennent duN., de rO. et de l'E. En mal, le vent d'E. règne alternativement avec celui du N. En Juin, les vents sont constamment du N. ou du N.-O. En Juillet, ils varient du N. au N.-O. et au N.-E. Sur la fin de ce mois et pendant août, ainsi que la moitié de septembre, ils soufflent du N. et sont modérés. Pendant le Jour, ils sont plus frais que pendant la nuit. A la fin de septem-* bre, ils varient rapidement du N. au N.-O. et à O. Ils dépendent communément de TE. à cette époque, et quelquefois du N. L'état de l'air est le même en octobre et pendant une partie de novembre. A mesure que la déclinaison australe du soleil augmente, les vents deviennent plus variables, plus tumultueux, et dominent du N., N.-O. et O. avec des brouillards et des pluies. Ils sont les mêmes en décembre, janvier et février ; sur la fln de ce mois et en mars, ils dépendent plus du S. Pendant ce dernier mois et pendant avril, les vents sont S.-E., S. et S.-O., mêlés de vents O., N. et E. Ce dernier devient le plus fréquent sur la fin d'avril. Aux environs des équinoxcs, les vents viennent du Désert ou de la partie du S. ils sont fréquens et dangereux. Le vent de TE. leur succède. Lorsque la déclinaison du Soleil devient boréale, les vents qui tenaient de l'E.^ se rangent vers le N. et a'T fixent.— Les plaies sont peu fréquentes sur le Delta, et en-^ core plus rares à mesure qu'on s'élève dans le SaXde, Dans le Darfour, elles sont considérables depuis le milieu de Juin jusqu'à celui de septembre; elles sont apporices par des vents de S.-E.. et les vents en général , dans celte partie de l'intérieur des terres, sont alors irréguliers et incertains.— Il nen est pas de même dans la Palestine : les premières pluies tombent dans le commencement de novembre et les dernières au milieu ou à la fln d'avril.— A Tunis, les vents du iî^wrf soufflent ordinaire*

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ment en juillet et août. Quelquefois leur durée est de cinq à sl^ Jours an plus. Les vents de mer viennent du N. et de VO. En été, ils sont secs, et en hiver lis apportent des pluies. Les vents de S. et de l'E., en général , rendent aussi le temps sec, quoique dans plusieurs saisons ils soient accompagnés de nuages épail.-^ Dans les parages de l'Ile Galita et de Taharea, les vènU d'O. et de N.-O. sont les plus dangereux. Près de la pointe E. de Galita, des rafales furieuses descendent des montagnes voisines^ tandis que le cahne règne sous le vent de ces mêmes montagnes. Ces calmes et ces rafales se succèdent et se répètent souvent. Oh volt des vents différens souffler en même temps sûr les diterset parties des côtes de l'Ile. Souvent le vent est N.-N.-E. par le travers de la pointe E., et il est O.-S.-O. au même moment devant la pointe O.— Al'tle Minorque, nul vent ne souffle ni le soir ni le matin en été ; mais au milieu du*Jeur, le vent se diriges sur la partie orientale de Itle. Il suit le soleil dans son cours Jusqu'à deux ou trois heures, et il diminue ensuite. Les vents de N.- 6. et N. sont fréquens ici en hiver et au printemps. —A/«r de la Baltique et de Danemark. On a remarqué que, de mars en septembre, les vents soufflent de E. au S.-E., et que, pendant l'autre partie de l'année, ils varient du 0. au N.-O. et au N.

TENTER, V. n. Lorsque le vent règne avec une certaine force et sur une direction déterminée, les marins disent qu il vente, et, pour fixer à peu près le degré do celte force, ils disent qu*il vente bon frais, ou grand frais, ou gros frais. «-^ Il vente à démâter, esl une expression dont on ne se sert qu'en parlant d'une tourmente.

VENTILATEUR, s. m. Appareil dont l'objet est de porter, introduire , et faire circuler de l'air atmosphérique pur dans des lieux clos, afin de le substituer à un air plus on moins vicié.

Pfous l'avons déjà fait remarquer (Fojf. Htgiène NAVALE II), rhuroidité chaude qui règne dans les parties du vaisseau où l'air ne se renouvelle que difficilement est la cause principale des maladies qui atteignent les marins, en déterminant le dégagement des gaz pernicieux produits par les^ émanations tant animales que végétales qu'exhalent^ et les hommes réunis dans des espaces très resserrés, et les vivres, et enfin surtout la décomposition des eaux de toute nature qui s'ac* curfiulent au fond de la cale des bâtimens.

Pour remédier aux funestes effets d'une telle in* flùence, la première condition est d'ouvrir le pdssage à l'air, qu'il s'agit d'introduire, quel que soit le procédé qu'on emploie pour Tamener, et c'est dans cette vue qu'une ancienne disposition 'avait prescrit de construire à claire-voie toutes les cloisons des cales et des faux ponts (1).

Ainsi que nous l'avons éii{Voy. Vaisseau), rien n'est plus opposé à ces mômes vues que l'établissement, dans les cales desbfttimens, consacré par l'ordonnance du 20 décembre 1838, des trois cloisons, dont deux magonnées en briques, allant duo bord à

(i) Mémoire de M. Forfait, ingénieur de la marine, «ter les fnoyens de renouveler V air dans les cales des vaisseaux.

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Tautre, ot montant du \aigr8ge jusqu'au faux-pont, qui séparent ces cales en quatre divisions principales, en quatre grands foyers d*infection. Maintenir les cloisons maçonnées pour les enceintes des soutes à poudre, tant de l'avant que de l'arrière, comme indispensables pour la sûreté de ces soutes, puis, remplacer par des grilles, avec treillis en fer, soit la cloison qui sépare la cale à eau de la cale au vin , soit les parties latérales et supérieures attenant aux cloisons maçonnées des soutes à poudre, en ménageant, dans ces grilles, les moyens de communication nécessaires avec Içs emplacemens des soutes à biscuits et à légumes; telle est Tune des modifications au règlement existant, sur laquelle nous avons dû appeler l'attention au mot VAISSEAU, et que nous reproduisons, parco qu'elle est évidemment la première condition de l'efficacité de toute méthode de ventilation.

Il ne peut exister que deux moyens de renouveler Tair dans les lieux renfermés ; le premier est de retitirer Tair qu'ils contiennent, et de le remplacer par uu air plus pur; le second, d'y introduire une forte quantité d'air atmosphérique, afin d'en augmenter, dans un grand rapport, le volume; il se produit alors une combinaison continuelle dans laquelle la portion de Tair le plus pur devient à chaque instant plus considérable, et doit finir par dominer (c'est du moins ce qui paraît vraisemblable ), par annihiler l'autre por* tion.

Ce dernier moyen qui est le plus simple a dû d'abord être préféré ; il consiste dans une manche en' toile, ayant la forme d'un c6ne tronqué, dont la base, ainsi que le sommet, sont tenus ouverts au moyen de cerceaux. ( Foy. Manche. )

L'avantage des manches à vent ou trompes que l'on doit aux Danois n'est pas contesté conime moyen d'aération à bord des Mtimens désarmés; mais il n'en est pas <}e même quant aux bâtimens armés, à l'égard desquels on a dit que remploi des manches à vent était inutile ou souvent même nuisible. On a cité^ d'une part, deb expériences^ dont il résulterait que l'air atmosphérique,* étant mis en contact avec l'air méphitique, la combinaison est extrêmement lente et difficile, et fait remarquer, d'autre part, que si l'on amène l'air par une manche à vent, dans le poste des malades, par exemple, ceux qui sont à portée de le sentir, en sont dangereusement affectés , à cause de son excessive fraîcheur, tandis que ceux qui sont placés à peu de distance de son contact, ne respirent pas un air moins infect.

C'est ce qui, au premier point de vue, a conduit à penser que retirer, par un procédé quelconque, i'air niéjhitique, pour lui substituer di\ l'air {ur, serait un moyen plus efficace et p!u$ sa'ubre, et c'est de In rc-

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cherche de ce moyen que l'on s'est depuis loogteai

et a^ec ardeur occupé. IXous ne pouvons exposeras

très succinctement les résultats obtenus.

Le premier appareil inventé, vers 1720, parle do^

teur Haies, et trouvé sur le vaisseau anglais VArdiWi

pris, en 1779, par l'escadre française aux ordres à

comte d'OrvillierSf consistait en une machine à md-

flets mise en mouvement à l'aide d'une bringoebak Une grande caisse de 3 mètres de longueur suroni»

tre 25 c. de largeur et 1 mètre de hauteur, partagée dav

son milieu par une cloison horizontale fixe; deux cl»

sons mobiles pivotant sur charnières et faisant I ofBee

de soufflets, avec lessoupapesnécessaires^ puis uo tay«

s'élevant à une certaine hauteur, pour aspirer n

rejeter au dehors Fair qu'il Vagissait de renouvekr;

tel était ce ventilateur, dont on conçoit que l*eflet p»

vait être étendu à d'assez grandes distances, au mojm

de tuyaux en cuir.

D'autres combinaisons de l'emploi de soufflets, diu le même but, furent imaginées, tant par un sieur ïksaguliers, en France, que par les Suédois en 1 741, ce par un allemand nommé Wanlerse ; mais l'appareil proposé par ce dernier était compliqué et , par soite d'une réparation difficile ; malgré Tencombrenient qo'i occasionnait, l'appareil du docteur Haies, qui fournissait 3,240 pieds cubes d'air par minute, resta coosidérv comme préférable (I).

Dans le môme temps, on essayai^ de renouveler Vw dans les vaisseaux par un moyen de tout autre ordre. On sait que l'air dilaté par la chaleur devient plat léger et s'élève ; que l'air environnant vient le remplacer, et que, par ce double mouvement, il s'établit, de bas en haut, un courant d'air qui pénètre dans les fojen et les alimente; c'est ce phénomène, que deux phyaciens, le savant Duhamel, en France, et, en Angleterm le docteur Sutton, s'appliquèrent à faire servir k poœpcr l'air méphitique des cales des vaisseaux, en mutant, l'un et l'autre, à profit le feu des cuisines du bord. L'appareil du docteur Sutton eut l'avantage résalUal principalement, au surplus, de ce que le feu des ciiiiiD«» des bàtimens anglais sur lesquels il fit ses expérieDcei, était dès lors alimeifté avec du charbon de terre, 0^ non avec du bois, comme à bord des bàtimeos ù» çais. Il suffit, pour s'en rendre compte, dereiBirqaef que les grilles sur lesquelles brûle le charboa de Utre, sont toujours élevées de quelques centimètres au iesitf du cendrier, et que si l'on ferme ce cendrier, le î«« s'éteint aussitôt. Si, au contraire, c'est le foyer. ouU partie comprise entre le chambranle et le cendrier, (p«

(I) Des vcnlllalcurs consfrults sur le modèle de cet appirdl furent établis sur tous les bàtimens de l'armée navale que w«* miii'îaU If romic d'Eslnin?, dansla guerre de ITT8.

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n ferme» le feu s*anime davantage, et un bruit très r t est produit par le courant rapide de Tair qui le trarse. Sur celte simple observation, le docteur Sutton pagina de ferofier Touverture des cuisines des vaisau.x avec une feuille de tôle, à laquelle il adapta deux k^aux qui descendaient dans la cale.

Oe m^ me appareil eut à triompher de beaucoup d'ob- \ac\e8> en Angleterre, avant que d*ëtre adopté ; mais înfin l'amirauté, déterminée par les rapports des commandans des vaisseaux qui en avaient fait usage, finit par ordonner d'en établir à bord de tous les bâtimens, et cependant, peu de temps après, le. procédé du docteur Sutton était tombé dans Toubli. On a dit que l'air înflainraable, qui se développe dans la décomposition des matières qui fermentent au fond de la cale, pas* sant dans les tuyaux, y avait causé des détonations violentes; les tuyaux n'avaient pu résister à Texplosion et s'étaient ouverts ; la flamme s^étaot répandue dans les calea el les entreponts , avait donné les alarmes les plus vives et les mieux fondées.

Mais ces causes d'accîdens ont été, d'un autre côté, . contestées ; on a objecté que les cales et les entreponts I ne peurent contenir qu'unie très petite quantité d*air inflammable ; il ne parait pas que jamais il s'y fasse des inflammations spontanées, quand on y porte la i lumière, ce qui serait la preuve la plus certaine de la présence de ce gaz combustible; le peu d'air inflamt mable qui se trouve dans les vaisseaux, doit se fixer I sous les ponts, où il est retenu par sa légèreté spécifi- \ que plus grande que celle de l'air atmosphérique, et, par conséquent, plus grande encore que celle de Tair I méphitique ; les orifices des tuyaux de l'appareil qui I doivent toujours être dirigés vers les parties les plus I basses, pour chercher l'air méphitique, que sa pesan- I teur y précipite, ne peuvent pomper Tair inflammable, , le vide produit par l'aspiration du veniilaleur, étant toujours rempli par l'air atmosphérique plus pesant que le premier ; tels sont les principaux motifs qui ont , (ait persister dans la recherche des meilleurs Ventilateurs à /eu, concurremment avec les ventilateurs àiouf' flett, et conduit à imaginer divers appareils portatifs da genre des premiers, établis, soit en cuivre, soit en fonte^ pour la description desquels nous ne pouvons, au sarplos, que renvoyer, de nouveau, au mémoire que nous avons cité.

Le peu d*affinité de Tatr vicié avec l'air pur , le peu d'étendue de la sphère d'activité d'action d'un ventilateur, en général ; l'extrême difficulté de chasser Tair

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