‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 364 sur 370 · VER · texte numérisé non relu

VER

chargé de miasmes qui s'engage dans les recoins de la

charpente, et de puiser l'air méphitique retenu par sa

peMDteur dans les parties les plus basses d'un vaisseau^

I sont, il faut le reconnaître, autant d'obstacles qui s*op«

^ posent i r^rfîcacité dèyirabte d^/» procédés d'aération ;

mais ce n'est pas un motif pour y renoncer, ces procédés ayant d'ailleurs reçu de très utiles perfcctionnemens* Joindre leur emploi à celui des fourneaux portatifs à roulettes, dont on se sert pour assécher les ponts; multiplier, pour les cales des vaisseaux surtout, les soins de désinfection, au moyen, soit des préparations de chlore, comme ayant une grande puissance contre les exhalaisons putrides, soit des préparations de chaux dont l'usage est spécialement dirigé contre l'acide carbonique; mais avant tout, et comme condition rigoureuse du succès de toute méthode, faire qu'un courant d'air non interrompu puisse s'établir de l'avant à l'arrière des cales des bâtimcns, en substituant partout, ou, du moins, sous la seule exception qui se rapporte aux soutes à poudre, des grillages en fer, ou des caissons amovibles aux cloisons pleines {P^oy. vaisseau), et nul doute, alors, que la question importante de l'assainissement de ces cales, sera résolue, aussi complètement qu'il est possible.

VENTOUSES, s. /. pl.y ouvertures faites dans la muraille d*un bâtiment pour laisser circuler l'air dans l'intérieur. On donne aussi ce nom aux hublots.

VENTRIÈRE , s. f. Forte pièce de bois qu^on applique longitudinalement sous la carène d'un vaisseau nouvellement construit et lorsqu'il est encore sur son chantier ; elle fait partie du berceau sur lequel il doit être lancé {P^oy. Lakcement).

VERGE , s. f. La verge d'une ancre est la pièce droite qui unit l'organeauau diamant et fait la longueur de l'ancre. (Voy, ce mot). — La verge de girouetteest la tige de fer qui soutient la girouette. — La verge d'une pompe est la lige qui tient au piston et sert à la faire mouvoir.

VERGUE , s. f. Destinée, comme nous le savons déjà (Voy. Hauban), à étendre le cété supérieur d'une voile carrée et à porter cette voile, une vergue est une pièce de bois de sapin, de diverses longueurs et grosseurs, arrondie sur son contour, et dont lesiliamëtres décroissent, dans un certain rapport, depuis le milieu de la longueur jusqu'aux extrémités ; cette pièce est façonnée, soit d'un seul brin ou morceau, quant à toutes les vergues des bàtimens légers et aux vergues hautes des vaisseaux et frégates, soit d'assemblage {P^ay- Mat) , quant aux basses vergues de ces derniers Lâtimens. Toutes les vergues étant distinguées par les noms des voiles qu'elles portent, leur nomenclature commune se présentera à ce mot : ( Voy. Yoilb).

Lorsque des vaisseaux sont placés l'un à cdté de l'autre, leurs basses vergues, ayant une longueur qui surpasse la largeur des bfttimens auxquels eUes appartiennent, se prolongent réciproquement au dessus de leurs ponts ; dans cette «ituation, les vaisseau}( aoni vergue 4 vergue.

670 vnr

VÉRIN , f . m. sorte de cric à vis» de fortes dimensions, qu* on emploie dans les ports et sur les grands bâ-

limons, pour soulever des poids considérables. {pLXXl. fig. 10).

YÉRIXE, s, f. Lampe de verre qu'on allume dans l*habitacle d'un vaisseau pour éclairer les boussoles. — On donne encore le nom de vérine à des bouts de filins volans , qui servent à la manœuvre des câbles d'un grand bâtiment.

VIBORD, s. m. Partie de la muraille d'nn vaisseau comprise entre les deux gaillards, et qui s'élève au-dessus du pont supérieur.

VICE-AlIlRAL , $. m. Titre de rofficicr-général de la marine, qui a remplacé celui de lieutenant-général des armées navales, {f^oij. Personnel).

VIF DE L'EAU, adv. Expression dont on se sert pour désigner la vivacité du montant de la mer aux marées des syzygies , par opposition à celles des quadratures qu'on nomment mon d*eau, [Foy. Marées).

VlGtE , s. f. Les hommes placés constamment, dans les bâtimens de guerre, à la tôle des mâts pour découvrir du plus loin possible les objets à l'horizon, sont dits être en vigie, — Les pointes de rochers, au milieu des mers, qui ne sont le plus souvent indiquées que par un remous, reçoivent aussi le nom de vigies.

VINGT-QUATRIÈME, «. m. Degré d'avancement d'une construction neuve; c'est aussi en vingtquatrièmes que l'on évalue les'degrés d'avancement de la confection des matériels d'armement, ainsi que l'importance des travaux de refonte rapportés à ceux d'une construction neuve ; mais nous allons reconnaître que les résultats des appréciations faites d'après la répartition existante n'ont aucun sens , et que l'établisement d'autres bases est devenu d'une nécessite absolue.

C'est par un règlement ou tarif déjà très ancien que l'on a divisé, en vingt-quatre parties ou séries, l'ensemble des travaux de charpente nécessaires pour la construction des vaisseaux, des frégates, etc. Non-seulement les vingt-quatrièmes né sont pas égaux entre eux, mais il est impossible de savoir s'ils se rapportent au temps probablement nécessaire pour exécuter les ouvrages, ou bien à la Valeur des ihatières employées^ s'ils se rapportent à la dépense eh main-d'œuvre ou à la dépense en matières; dans l'une et l'autre hypothèse , les travaux accessoires de sciage , de perçage , de calfatage, de forge, sont-ils restés en dehors de la répartition, ou bien en a-t-il été tenu compte? C'est ce dont il est également impossible déjuger.

On le conçoit , au surplus , lors de la rédaètion de ce tarif, et dans l'activité incessante de la grande lutte à seuteDîr, comme il s'agissait principalement de construire et armer des vaisseaux , des frég^teâ . etc. » lé

vilr

plus promptement possible ; comme, 1 cet efleè, les senaux, et notamment celui d'Anvers, sur les chantmt duquel les vaisseaux se succédaient rapidement, éiaio^ aussi largement dotés que les circonstances rexigeaioti il pouvait suffire, pour les prévisions â rattacher aux me» vemens et expéditions , d*avoir un terme dont la ralee quoique peu exacte , inît à même de préjuger approLmativement les époqtlés auxquelles les bèlimefis » raient prêts à prendre lA mer.

Mais aujourd'hui qu'il faut compter, et avec les cinabres législatives, afin d'en obtenii* les allocatîoba née» saires pour crééri armer, entreteftiir la flotte , et vm soi-même pout ne pas dépasser les crédfta accordéi, on a peine & eothprendra que cette même diTisiona vingt-quatrièmes soit encore prise pour base, taot ds demandes de ees crédits ^ que des comptes des dép» ses. S'il est tM, relativement à la maîn-d'œotreà charpente pottr les coques , qui est déterminée par la devis de cette roaio-d'i^uvre exécutée à Feotreprâ (Vog. Tarif), qu'à la fia de chaqae mois, le montaai partiel des travaux faits, el^ par suite, le noonbre àt vingt-quatrièmes, oU les fractions de vingt-quatrième éi montant total se trouvent étaBiis, ce n'est encore qu'ont portion de la dépense ; il faudiait y joindre les prix ds ih^in-d'œuvre des travaux accessoires, également de coque , dont nous avons parlé, et puis Ton sait que eei devis de main-d'œuvre de charpente diffèrent d'n port à un autre port, de manière à rendre cette mèois portion très dissemblable. (Vog* Travaux.)

Quant d la dépense en matières, il est malheureos»» tnent de fait que l'administration n'a pas les moyens d> fablir, tant soit peu positivement^ en quelles quantités, espèces , etc., et pour quelles valeurs les bois , les fen, les cuivres, etc., entrent dans la construction des bâtimens des divers rangs. Dabs tous les services publies, et notamment dans ceux'du génie militaire et des ponU et chaussées, on n'entreprend poiiit le moindre ouvrage, si le plan n'a été accompagné d'un devis énonçant, ma seulement le prix de main-d'œuvre, mais, de plos, les espèces, quantités et prix des matières de toals sorte qui seront employées (V^r* encore Tbavaih). On a , aujourd'hui , vivenoient à regretter que ie nêois principe n'ait pas été, dès l'origine, appliqué aax cofstructions narales. Il en résuite que, lors de Xàfémtation des budgets , les évaluations qui se rapyoricti I ces travaux ne peuvent offrir atacane garantie d'euctitude, et qu'indépendamment des éventualités, jamais, en effet , les travaux prévus ne peuvent être accomplisi moyentlant les crédits qui leur ont été affectés; penoniie^ en définitive , ne peut savoir êe que coûte uo vingu tfuatrième de vaisseau , de frégate , ou de tout autri bâtiment.

Le même vague , la même incertitude, produit pif

Page 1