MASSES
relie de Jnpiler
élèot 1.
Les satellites de Jupiter ont^ comme la lune, un mouvement de rotation sur eux-mêmes dont la durée est exactement la môme que celle de leur- révolution autour de la planète, é laquelle conséquemment ils présentent toujours la même face.
62. Les satelliics de Saturne ne sont pas aussi bien connus que ceux de Jupiter. N'étant d'aucun usage dans les opérations nautiques , nous les passerons sous silence ainsi que les satellites d'Uranus sur le nombre desquels on n'est pas encore fixé.
63. Des comètes. T^oQS devons dire uq niot de ces corps singuliers qui apparaissent dans le ciel à de grands intervalles, et presque toujours accooipagnés d'une traînée de lumière. * *
Les comètes circulent autour du soleil en vertu des mêmes lois que \ei planètes, <c'est-à*diro qu'elles décrivent des ellipses très allongées dont il occupe le foyer. On a déjà fixé les orbites de quelques uns de ces astres dont on a pu afinsi prédire le retour, et il est probable qu'on finira par déterminer les orbites de tous les autres , à moins toutefofs que certains àe ces corps n'aient des orbites hyperboliques, et qu'engagés accidentellement dans notre système solaire, ils s'en éloignent pour toujours, après avoir subi une fois l'action attractive du soleil.
64/ Des étoiles fixes. Les positions relatives des étoiles entre elles ne changeant jamais sensiblement, elles sont naturellement les. points fixes qui , sur la sphère céleste, servent à déterminer les lieux des astres mobiles. Pour distinguer les étoiles les unes des autres, les astronomes les ont classées par groupes o^^ constellations auxquels ils ont donné des noms pro< près à aider la mémoire; de plus , pour ne pas confondre les étoiles d'une' même constellation , ils ont marqué d'une lettré grecque chaque étoile dont cette constellation se compose. Outre cette manière de classt'r les étoiles^ on les a aussi divisées par ordre de grandeur d'après leur éclat apparent. Les étoiles* les plus brillantes sont dites de première grandeur, les autres 4o Seconde , troisième , etc. , seloà que la lumière dont elles brillent a plus ou moins d'Intensité. La plupart des étoiles de première grandeur portent; en outre, des noms particulier^. *
Il est essentierpour les marins de se familiariser avec les positions* des principales étoiles , afin qu'ils puissent les reconnaître aisément à' la vue simple, car ils sont souvent dans le cas d'observer Ie3 dislances angulaires de la lune à quelque étoile de première et seconde grandeuf . Nous indiquerons ici les conistella-' tiens les plus remarquabicrs ; mais une bonne carte du ciel et Quelques jours d'observations peuvent seuls procurer une connaissance suffisamnient exacte de la voûte côlesle.
102 Afi?
]La graniie Ourse est ]a constellation li^ plus facile à l^connaftre ; elle est composée des sept étoiles principales» dont quatre forment un quadrilatère, et les trois autres sont rangées presque sur une même ligne. On la nomme aussi le chariot, [PL Y* fig- i)
A peu de distance ^e la grande Ourse se trouve la petite Ourse dont la configuration est la même, mais dans une position inverse {pi. Y, fig» 1). L*étaile « de la queue qu'on découvre sur l'alignement des deux étoiles « et 18 de la grande ourse est une des plus importantes à connaître , car elle est située très près du pôle INord, ce qui lui a fait donner le nom û*étoHe polaire.
De l'autre côté du pôle Isord on trouve une autre constellation r«^marquable par cinq étoiles principales qui figurent assez bien une chaise {fig. 7j; c'est Cas*
§iopée.
Le Taureau se distingue aisément par un amas de petites étoiles nommées- P/meies, auprès desquelles on Y(Mt une étoile très éclatante et d'une couleur rougeàtre , marquée * (/îj. 2) , et à laquelle on a conservé le nom arabe à'Mdebaran.
Plus vers le Sud et plus à l'Orient est situé Orion (fy. b) dont le baudrier contient trois étoiles très connues sous le nom des trois rois.
I^ Lyre a une étoile très brillante qui est reconnaisgable par deux petites étoiles avec lesquelles elle forme i|Q petit triangle équilatéraU
Le Cygne contient cinq étoiles principales qui font i|ne espèce de grande croix , mais qui ne sont pas également brillantes. Dans V Aigle il y a trois étoiles en ligne droite dont, celle du milieu est la plua lumineuse. A peu de distance est le Dauphin formé de quatre petites étoiles en losange. Les deux tètes des Gémeaux sont iparquéos par deux étoiles peu éloignées l'une de l'autre. ^es deux cornes du Bélier sont aussi marquées par 4eux étoiles; mais dans le voisinage d' celle-ci il y çn a trois plus petites qui forment un triangle isocèle.
Pans l'hémisphère austral , le Scorpion est non seu- Ipment reçoppaissable par une grande ètojle pommée jintarèSf 4'une couleur fort rouge « mais par une suite de belles étoiles qui représentent la queue repliée de cet insecte, Le Navire^ le Centaure y la Croix du Sud renferment également plusieurs belles étoiles.
Il suffit de connaître quelques étoiles pour pouvoir trouver aisément le nom de toutes les autres sur la c^rle t en exil minant la forme des constellations et les étoiles qui sont dans Talignement les unes des autres. Presque au milieu de la distance de l'étoile polaire 4 l'extrémité de la queue de la grande ourse , on trouve
une étoile que les pilotes nomment la Claire des gardes e,t qui est dans l'épaule de la petite Ourse. Si de TétoilQ polaire on mène une ligne droite qui passe entre la Claire
de^ gardes et Textrémîté de la queue de la graphe Ourse, elle ira rencontrer une belle étoile* nomméo Arcturus située dans le Bouvier, Une ligne droite tirée de la Claire des gardes par l'étoile polaire passera à peu près par la Claire dePerséeei ensuite parla Mâchoire delà Baleine. On trouvera le Cœur du lion dans l'alignement de la Claire des gardes et du milieu du quadrilatère de la grande Ourse. Vépi de la Vierge , qui est dans l'hétnisphère septentrional, se trouve sur la ligne droite menée de Tétoile Polaire par la seconde de la <]ueue de la grande Ourse. Si on s'éluignedeCassiopéedu côté opposée Téloile Polaire, on trouvera la constellation à^ Andromède (fig»^) remarquable par trois étoiles principales^ à peu près en ligne droite : la plus éloignée du pôle, qui répond à la tète d'Andromède, forme un grand rectangle, avec trois autres étoiles qui appartiennent à Pégase. £n commençant au pôle on trouve de suite quatre étoiles qui indiquent à peu près le méridien du point équinoxi<|l r ; ^^^ quatre étoiles sont la Polaire^ la chaise de Cassiopée, la tête d'Andromède et le bout de l'aile de Pégase nommée Algénib. Entre le pôle et Orion on trouve la Chèvre^ étoile de première grandeur. Une ligne droite menée de l'œil du Taureau ou d'Ald6baran par la ceinture d'Orion va se rendre à Sirius^ U plus brillante des étoiles qui est dans la gueule du grand Chien. On peut ainsi former une foule d'alignemens qu'il serait trop long de rapporter et qu'on doit d'ailleurs étudier sur une carte du ciel.
6$. Si les figures des constellations n'pnt point éprouvé de chçngemens sensibles depuis les premiers âges de l'astronomie , il n'en est pas moins vrai que certaines étoiles paraissent animées de mouvemens propres qqi font varier leur position , et que , outre ces mouvemens dont nous n'avons point à nous occuper ici , toutes lea étoiles semblent osciller autour de leur lieu moyen ou décrire des ellipses si petites que ce n'est que par une suite d'observations très délicates qu'on a pu s'en apercevoir. Ces derniers mouvemens n'ont rien de réel ; ils résultent des mouvemens combinés de la terre sur son orbite et de la lumière dans l'espace. Pour comprendre ce phénomène il faut savoir que la molécule lumineuse, qui par son action sur l'œil donne la vision de l'objet dont elle émane, n'a point une vitesse infinie, mais qu'elle met un certain temps à se rendre de l'objet A Tœil , pendant lequel l'œil qui participe du mouvement 4e la terre se trouve avoir changé de place. Lea 4eux vitesses devant nécessairement se composer en-» semble selon le parallélogramme statique, c'est sur la direction de leur résultante ou de la diagonale de ce parallél(^ramme que nous apercevons l'objet et non sur la direction du rayon lumineux, c'est-à-dire que nous ne voyons pas Tobjet à sa véritable place ; mais un peu en avant. La vitesse de la lumière étant i peu prèi
AST
10181 fois plas grande que celle de la terre, Vangle de là diagonale avec le rayon lurfiineux est nécessaire* ment très petit; le calcul donne 20", 253; c'est ce petit angle qu'on appelle la constante de l'aberration , parce qu on nomme aberration de la lufnière le phénomène que nous décrivons. Ainsi chaque étoile nous paraît sans cesse en avant de sa vraie place de 20", 253 dans on sens parallèle à la direction que suit la terre , de sorte qu'à la Tm de Tannée une étoile parait avoir décrit autour de son lieu réel une petite ellipse dont le grand axe est de 40" , 5. Cette ellipse est d'autant plus allongée que Tétoile est près du plan de Técliptiqûe ; dans ce plan tnème ce n'est plus qu'une ligne droite sur laquelle l'étoile semble osciller.
L'aberration fait varier les longitudes des planètes tout comme celles des étoiles , mais entre des limites plus étendues. L'écart extrême s'élève jusqu'à 59^^ pour Mercure. Aussi lorsqu^il s'agit de calculer le lieu vrai d'une planète est-il nécessaire de tenir compte des effetd de l'aberration.
66. On nomme Catalogue iétoUes une table 6ix les positions des étoiles sont déterminées par rapport à l'équateur céleste ou par rapport à l'écHptiqtie, c*e.st-à» aire où Ion trouve Xatcentiùn droite et la dicUnaison de chaque étoile, on ml longitude et sa latitude. Pouf hi facilité tdes calculs qui doivent ptiiser leur^ élèmens dans ce^ tablés, les ascensions droites sont données non seulement en* degrés du cercle^ mais encore en temps. Le catalogue des étoileis princifiales inséré chaque année dans la Connaissance dés Temps ne donne même les ascensions dreites qu'en temps, ce qui suffit âuk besoins de h navigation. IVous devons quelques mots d^eipltcation A ce sujet.
L'ascension droite d\m astre est , comme on le sait, ta distance de -son cercle de déclinaison au point V, mesurée sur l'équateur (14); c'est donc la même chose que l'arc de Véquatetir qui passe au méridien dans l'infervallé de 'temps qui sépare les passages respectifs du point éqninoxial T et de l'astre par ce même méridien. Or,réquateur tout entier passe par le méridien en vingtquatre hilares sidérales, ainsi il y a même rapport entre un arc quelconque de Téquateur et 36o' qu'entré le temps du passage de cet arc par le méridien et vingtquatre heures sidérales, et, au lieu d'exprimer une ascension droite en degrés^ on peut l'exprimer en henreû Mérales, puisque ces heures sont proportiorlnelles aux degrés.
Les heures sidérale^ se comptent de zéro à vingtquatre heures, non pas à partir de midi ou de mijinit, Inaisqn'elles n'ont rien de commun avec le jour solaire, mais à partir de l'instant où le point équinoxial t passe m méridien supérieur. De cette manière l'heure indiquée par une pendule Iridérale » lors do passage d'tm
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loâ
astre au méridien, exprime immédiatement en temp^ Fascensîon droite de cet astre, et la détermination des ascensions droites de tous les astres se réduit à observer les heures de leurs passages au méridien.
Quand on connaît en temps l'ascension droite d'un astre on peut la convertir en degrés , en observant que une heure équivaut à l5o, une minute à l5' et une seconde à 15". C'est la même opération que pour réduire en degrés les longitudes terrestres observées en temps solaire [21}.
Quoique les positîons'des étoiles fixes soient constantes, on doit aisément comprendre que le mouvement dii point r, à partir duquel on compte les ascensions droites, joint aux effets de la nutation (38} et de t'a^éf ration (B5}, fait varier ces quantités ainsi que les déclinaisons. Les catalogues indiquent les variations en ascension droite et en déclinaison ; elles sont toujours très petites, maii on hc peut cependant les considérer comme constantes que pour une dizaine d'années au plus. Du reste , là table des positions apparentes des principales étoiles qu'on trouve dans la Connaissance des Temps dispense les navigateurs de toute espèce de calcul à cet 'égard.
(f^Oy, C\TALOGUE.}
A TERRE f Accoste à terre! commandem'ent à une embarcation de se rendra à terre.
ATTAQUER, v. a. Se diriger sur Une terre qu'ott a découverte en Venant du large. — Attaquer l'ennemi, c'e!)t commencer le feu, lui envoyer les premières bordées.
ATTÉRACË, s, tn. Approche deé premières terres après une campagne au long cours. Pour reconnaître les erreurs qu'ils ont pu commettre dans leur estime , le^ bfttimens qui reviennent d'un long voyage s^avancont vers certaines terres afin de se mieux diriger ensuite Vers le terme de leur course. Ces terres qui servent de point de reconnaissance . et qu'on nomine aussi altérâmes, doivent être visibles de loin et avancées eh mer ou même isolées. Ccst ainsi que le cap Finistère est l'attérage ordinaire des bâtimens qui , de la haute hier. Veulent se rendre àans le golfe de Gascogne. — On est â l'attérage quand on est près des terres qu'on cherchait pour rectifier sa route. — On a fait son attéragc quand on a reconnu ces terres. — En général, les matelots disent àttérissage pour attérage.
ATTERRER ou ATTERRIR, v. n. Faire son atterrage. (Fbj/. ce mol}.
ATTINTER ou ÀTIXTER, v. a. (Foy. tinter).
ATTRAPER, v. a. IVe s'emploie guères qu'à Timpératif. Attrape le bout! Attrape telle amarre! commandement de saisir une manœuvre ou un cordage que Ton jette dans une certaine direction.
ATTRAPES, s.f. Cordages employés à maintenir dea objets momentanément suspendus à bord par des
AVA
pottlJM OU des calioroes « et à leg forcer à ne participer qu'au mouvement du bâtiment. — Quand, on abat un bâtiment en carène, on emploie des attrapes pour le ^ retenir dans le cas où il obéirait trop vivement à l'impulsion des forces qui sollicitent son inclinaison. — Oh appelle aussi attrapes les cordages quon emploie dans les ports pour amarrer deuy bàlimens Vun sur Tautre et côle i côte.
ATTRAQUER , v. a. Terme de la Méditerranée. Actoster nn.quai pour charger ou décharger.
AUGE y t. f. Sorte de petit coffre qui sert à faire rapprôlé dans la grande soute à poudre des vaisseaux et des frégates.
Alt liâRGE! Commandement à une embarcation étrangère de s*éloigner du bord.
AULOFFÉE , s. /; Mouvement de rotation accidentel d'un bâtiment pour approcher du lit du vent. C'est l'opposé de l'arrivée. On arrête l'auloffée en mettant plus ou moins la barre au vent.
AU PLtiS PRÈS., adv. Aller au plus près..(f"oy.
ALLKB.) '
AURIQUE , ad'].. Les voiles duriques sont celles qui ne sont nj carrées, ni à antennes. {P^oy. agrès.)
AUSSIÈRE 9 s« f. Sortç de cordage qui se compose de trois ou quatre torons , chacun au moins de six fils de caret , et qui n*est. commis qu'une fois.
AUVEI^'Tj s. m. Faux sabord volant qu'on emploie quelquefois dans un grand, bàliiucnt à l'ancre pour garantir de la pluie; . ,
AVAL M- m. , VKNT p'avàl. Ce vent est opppsé à celui d'amont , il souffle ^ la mer sur les côtes, Un vent d'Ouest peut être quelquefois .vent d'aval \foux une côte et vent d'amont pous une autre. Ainsi ee lerma est relatif à la position des lieux.
AVALAISON 9 s. f. Ce terme exprime la durée d'un vent d'-«val qui souffle plusieurs jours sans interruption. On dit aussi par extension une avi^laison d'amont, pour désigner une longue suite de vents d'amont ; mais cette expression est jncorrecte.
AYANÇON , s. m. Morceau de planche placé au
bout des ailes d'un louret pourretenir le fil de caret sur
cette es|>èce de dévidoir en usage dans les cordçries
maritimes.
AVANT, s. m. C'est la partie d'un navire qui est comprise depuis Tétrave jusqu'au grand .niàt. Toua les objets qui la composent, qu'elle embrasse dans ses contours, ou qui lui çorrespoitdent , sont dits être à Tavant ou de l'avant. On dit les mâts, les canons, les soutes de l'avant, eljc. Un bâtiment est sur l'avant ou sur le nez, lorsque son avant plonge plus profondément dans Teau 'qu'il n'est nécessaire. — On indique aussi par le seul nom d'avant U partie extrême de l'avant quon doit nommer proue.
AVA
AYANT , adv. Exprime la situation de plusieurs navires ou de plusieurs objets extérieurs relativement â un bâtiment. Aussi tel bâtiment est de Vavant de tel autre, la lame vient de l'avant, il faut passer de ravanl de tel navire. — Un bâtiment est de l'avant de son estime , lorsqu'il découvre la terrd plus têt qu'il ne »'y attendait. •— On dit aussi : Avant bâbord ! Avant tribord ! Avant tout! etc , pour cornmander aux rameurs d'une embarcation de forcer sur les avirons afin d'augmonter la marche.
AYANT-£ALE , t. f. Prolongement, dans la mer, de keale «ut laquelle est établie un vaisseau en construction; Elle ^ un4>eu plus de 89 centimètres d^inclinaison par mètre dans son prolongement , et elle sert à-éviler au bâtin(kent„quandon le lance, toute secousse qui pourrait l'arquer.
AYAXT-GARDE ; i. f. poste miliUire placé à
rentrée d'un port, sut un quai ou sur un bâtiment. —
L'avant-garde d'une armée en ordre de bataille est l'escadre qui forme la tête de la ligne. ..AYANT-PORT, $f m. Partie d'un port en dehors de sa fermeture qui peut recevoir des . bâtimens â l'abri. ...
. AVANTAGE , s. m. Un bâtiment^^i sur un autre l'avantage de la marche quand il marche mieux que lui, et qa'il peut l]^galer en vitesse en déployant ftioins d0 voiles, en \ifi donnant l'avantage de telles ou telles voiles. — On a sur un autre navire l'avantage du vent , quand on est plus près que lui de l'origine du vent.
AY ARIB, s* f. Ce terme du commerce maritime désigne en général le dommage qu'ont éprouvé le navire ou les marchandises qui forment son chargement , de* puis son départ jusqu'à sa destination. Tous les dommages, réputés. avarie^, se règlent entre les assureurs et' les assurés â raison de leurs intérêts respectifs. (Art. 371 du Code de comm»)
Toutes les. dépenses extraordinaires faites pour le navire et lêa marchandises, Conjcântement ou séparénaent; tout dommage qui arriye aux navires et aux marchandises , depuis leur chargement et départ jusqu'à leur retour et déchargement» sont réputés avaries suivant VitL 397 du Code de commerce.
Les ^varies sont de deux classes : avaries grosses ou communes, et avarii;s simples ou particulières. Sont avariée grosses ou communes :
1° Les ciiofees données par composition , et â titre de rachat du navire et de marchandises ;
2"* Celles qui sont jetées â la mer ;
3° Les câbles ou mâts rompus ou coupés ;
t" Les ancres et autres effets abandonnés pour \e salut commun ;
6^ Les domoaages occasionnés par le jet aux marcbandiflM restées dans le navire f
AVA
6® I^e paosement et U ooarrUor» des mateioU blessés eo défendant le navire; les loyers et noorrilure des matelots pendant la détention, quand le navire est arrêté en yoyage par ordre d'une paissance, et pendant les réparations des doounages volontairement soufferts pour le saiut commun » si'le navire est affrété au mois;
7* Les frais du déchargement pour alléger le navire et entrer dans un havre ou dans une rivière , quand le navire est-contraint de le faire par tempête » ou par la poursuite de l'ennemi ;
8'' Les frais faits pou> remettre à flot le navire échoué dans Tintention d'éviter la perte to^le ou la prise ;
£t en général les dommages soufferts volontairement, et les dépenses faites d'après délibérations motivées pour le bien et salut conimun du navire et des marchandises , depuis leur chargement et départ jusqu'à leur retour et déchargement aulieii de destination.
Les avaries communes sont supportées par les marchandises et par la moitié du navire et du fret au marc le franc de la valeur. Le prix des* nuirchandises est établi par leur valeur au Heu du déchargement.
IL Sont réputées avaries simples ou particulières :
1^ Le dommage arrivé aux roarchaodisas par leur vice propre , par tempête , prise , naufrage , ou échouement; ^
2° Les frais faits .pour les sauver;
3^ La perte des câbles, ancres, voiles, roAts, cordages ,* causée par tempêle ou autre accident de mer;
Les dépenses résultant de toutes relâches occasionnées , SQit* par la perte fortuite de ces objets , soit par le besoin d'avituaillenient , soit par voie d*eau à réparer 5
4^ La nourriture et le loyer des matelots pendant la détention, quand le navire est arrêté en voyage par ordre d'une puissance , et pendant les réparations qu'on est obligé d'y faire, si le navire est affrété au voyage;
5° La nourriture et le loyer des matelots pendant la quarantaine, que le navire soit loué au voyage ou au mois.
Et en général les dépenses dites et le dommage souffert pour le navire seul , ou pour les marchandises seules, depuis leur chargement et départ jusqu'à leur retour et déchargement.
Les avaries particulières sont supportées et payées par le propriétaire de la chose qui a essuyé le dommage ou occasionné la dépense.
Les dommages arrivés aux marchandises , faute par le capitaine d'avoir bien fermé les écoutilles , amarré le navire ,. fourni de bons gtiindages, et par tous autres aceidens provenant de la négligence du capitaine ou de l'équipage, sont également des avaries particulières suj^rtées par le propriétaire des marchandises , mais