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feux que l'ennemi pourrait lancer afin d'inceadier le bâtiment qui l'aborde au risque de partager son sort. Il est aussi fort important de placer dans les hunes les meilleurs tireurs ; Tclévation de ce poste au dessus du pont de l'ennemi, permet presque aux matelots de choisir leurs victimes. Ce fut d'une hune française que partit la balle qui tua Nelson.
L'abordage est sans contredit avantageux pour un vaisseau inrérieur en arliilcrie quand il a un bon équipage; mais, toutes chances égales, il serait difficile de résoudre la question. L'imj)ctuosité de la première attaque peut démoraliser l'ennemi et décider de la victoire, comme il peut se faire que celui qui est attaqué, conservant son sang-froid , sache profiter des avantages que sa position lui donne et décime les compagnies d'abordage quand elles veulent franchir les filets. D'ailleurs, de nos jours, les progrès immenses derarlillèrie tendent â rendre de plus en plus rare cette manière do combattre; maintenant on doit s'attacher simultanément â écraser son adversaire sous un feu plus vif et mieux nourri, et à manœuvrer de telle sorte qu'on puisse lui adresser des bordées dans la position la plus désavantageuse pour lui. La rentrée (Foy. ce mot) des vaisseaux de ligne rend, en outre, cette manœuvre assez difficile^ et elle n'est guère praticable qu'entre bâtimens inférieurs, tels que bricks, corvettes, etc. Quoi qu'il en soit, comme il peut se présenter â la mer des cas particuliers où Tabordage devient avantageux, les bâtimens do guerre doivent être fournis de toutes les armes nécessaires en pareille circonstance, et personne ne doute qu'un équipage muni de bonnes armes d'abordage n'ait un grand avantage dans le combat. Aussi, avons-nous remarqué avec peine le peu de soin qu'on donne en Franco â cette partie de l'armement. Le pistolet est une arme lourde et embarrassante, la hache et le sabre sont bien plus défectueux encore. Ne serait-il pas possible de remplacer ces deux dernières armes par une seule qui réunisse leurs qualités, par le sabre-poignard; par exemple, qui, tout aussi propre que la hache â couper les manœuvres, constitue en outre une arme offensive, sûre et terrible?
ABORDER, V. a. Toucher un corps quelconque , aborder un rocher, aborder une cale, un vaisseau. Ce verbe a son passif. Dans une autre acception il est verbe neutre. On dit aborder à un vaisseau, ce qui ne signifie pas la môme chose qu'aborder un vaisseau. Dans le se« cond exemple, on désigne seulement qu'il y a eu abordage, choc involontaire, dans le premier on implique disposition pour faire Tabordage. — Deux bâtimens s'abordent quelquefois, soit par maladresse, soit par la force du vent ou des courans, soit en chassant sur leura ancres. Il en résulte presque toujours des avaries gra^ ves, il peut même arriver que Tun 4<^^ dqux soit coulé*
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