‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 79 sur 370 · CABANE · texte numérisé non relu

CABANE

CABLE 9 s. m. Gros cordage, composé de trois auBsièrescommisesaa tiers, destiné à tenir un bâtiment â l'ancre. Un câble a une longueur de cent vingt brasses et un poids deux fois plus grand que celui de l'ancre à laquelle il est étalingué(l} ; sa circonférence varie depuis 0"*, 15 pour les petits bâtimens jusqu'à 0'°, 65 pour les plus grands. Aujourd'hui on n'embarque ordinairement qu'un câble de veille, qui a une touée de deux câbles, et l'on se sert de câbles-chaines, qui prennent peu de volume et offrent une grande résistance au vent et â la mer.

Câble^chaine, — Se distingue des autres chaînes par ses anneaux ou maillons, qui ont dans le milieu une traverse ou contrè-fort qu'on nomme ajussi étal, et par des mailles de jonction qui réunissent diverses parties de la chaîne, ou permettent, au besoin, de les séparer. Un câble-chaîne se compose de trois pièces différentes : l^le chaînon ou maillon, ou maille; 2° la manille ou pièce d'assemblage; S^" l'émérillonou pièce tournante. Deux chaînons consécutifs étant dans des plans respectivement perpendiculaires , on peut manœuvrer une chaîne avec une roue â engrenage, dont la forme et les dimensions sont dépendantes de la forme de la chaîne et des dimensions moyennes de ses mailles, {f^oy. ca-

BESTAN*BARBOTIN .]

La longueur des câbles-chaines a été déterminée ainsi :

Pour les bâtimens portant plus de 18 bouches à feu 300™.

Pour les corvettes-avisos et bricks de 18; pour les bricks de 16 et de 10, et pour les gabarres de 380 â 200 tonneaux 240"'.

Pour les canonnières-bricks et les goélettes de 8 â 6 bouches à feu. 210".

pour les bâtimens inférieurs. 150*°.

(i) Le poids des ancres est donné en fooction de leur longueur par la formoie : P=8S, 9529 U.

Si on considère les ancres de tout poids comme des corps géomélriquqs semblables , leurs dimensions homologues seront pro« portionnellcs à la racine cubique de leurs poids respectifs. £n admettant le principe de la similitude , on pourra donc déduire d*UDe seule ancre prise pour type les dimensions de toutes les autres. On a choisi pour type l'ancre de 1» de longueur ; pour le déterminer, on a fait le dépouillement de tous les gabaris trouvés dans les magasins de Cosne depuis Tancre de 196 kil. Jusqu'à celle de 5,140 kil. Du gabarl de chaque ancre , on a déduit les dimenitoos de 42 ancres types de !■" de longueur ; puis , prenant pour chaque dimension la moyenne entre les 42 résultats précédens , on a obtenu les dimensions de Tancre-type déûnitive. Cette ancre pèse sans organeau 22 kil. 9529. C'est d'après ce type qu*ont été calculées lesdlmeniions des nouvelles ancres.

CAB

Les câblês-chalnes , dits d'affourche et de grande touée» ont la même grandeur.

Les câbles-chaines se composent d'un certain nombre de morceaux de trente mètres, que l'on nomme aussi chaînons^ réunis par des manilles ou pièces d'assemblage.

On a cru long-temps qu'il était Indispensable d'empêcher les coques que les chaînes peuvent faire, par suite d'un long séjour des bâtimens sur rade. Pour y parvenir, on a employé Témérillon dont le pilon tourne dans une chape. Mais ce mouvement devient le plus souvent impossible, â cause de Toxyde qui s'introduit entre la chape et le piton ; de plus, l'émérillon augmente le poids des chaînes et en diminue la force, sans avoir aucune utilité ; car une faible tension suffit toujours pour défaire les coques. Les émérillons qui s'opposaient en outre â la manœuvre du cabestan Barbotin, ont été supprimés, à Texception du premier , en partant de l'étalingure.

A la face inférieure des baux qui correspondent au puits des câbles-chaînes est fixé un stopeur. Les deux écubiers les plus rapprochés de l'élrave sont pourvus d'un stopeur faisant linguet. Les deux autres doivent avoir un diamètre assez grand pour le passage facile de la cosse d'épissure des chaînes avec les câbles en chanvre.

Lorsqu'une chaîne rompt â la mer, on doit prendre note :

V Du diamètre du fer, de la chaîne;

2® Des marques portées par les étais.

Avant 1830, les étais avaient presque la même épaisseur aux deux bouts que dans leur milieu ; ils portaient un numéro de 1 â 12, désignant l'espèce de câble; le numéro 1 pour les plus gros câbles, les numéros suivanr pour les calibres inférieurs.

Depuis 1830, les étais, renflés aux deux bouts, portent de cl)aque côté deux ancres entre lesquelles est placé un numéro de 16 â 60, désignant le calibre du fer des mailles en millimètres.

On relèvera encore :

La distance du maillon rompu â Técubier et l'emplacément de la rupt.ure. On reconnaîtra si la maille a été dessoudée ou rompue. Dans ce dernier cas, on indi* qucra si la rupture a eu lieu â l'endroit de la soudure, qi|i est toujours reconnaissable, ou au bout opposé, ou bien dans la partie de la maille qui repose sur l'étai. On fera, en un mot, la part des défauts de fabrication ou autres, qui ont aidé â la rupture, et des circonstances on efforts extraordinaires qui ont pu agir sur ces pièces.

CABLEAU ou CABLOT, s. m. Cordage employé dans les embarcations et les petits bâtimens, aux mêmes usages que le câble dans les grands bâtimens.

GAG

CABLER » V. H* oa a. Fonner un câble par la réunion de trois aosaières tordues ensemble.

CABOTAGE , s. m. Navigation le long des côtes et quelquefois sans perdre la terre de vue. Les marins du commerce, chez qui ce terme est en usage, distinguent le petit et le grand cabotage^ suivant l'étendue des trayersées. Dans l'une et dans Tautre de ces deux navigations» on se conduit en grande partie par la reconnaissance des caps, d'où est venu le mot cabotage. Celui qui fait le cabotage, grand ou petit, doit donc connaître parfaitement la configuration des terres, leur aspect général et particulier, la nature du fond de la mer, la profondeur de l'eau aux différons états de la marée et la force des courans près des côtes et des endroits qu'il peut fréquenter , enfin la nature des différons ports qu'il visite et de ceux qui sont sur sa route, etc.

CABOTER, v.n. Faire le caboUge.

CABOTEUR,!, m. Navigateur qui fait le cabotage.

CABOTIER , «. m. Bâtiment qui fait le cabotage.

CABRE, s. m. Sorte de chèvre. {Foy. ce mot.)

CABRION , s. m. Morceau de bois, de forme triangulaire et de la longueur de l'essieu de derrière d'un affût de batterie basse. Lorsque le roulis est considérable, on place des cabrions en travers, sous les roues de l'arrière des affûts, afin qu'ils s'opposent aux mouvemens des canons. — Dans les chantiers, on nomme catrwns des pièces de bois qui ont peu d'équarrissage et douze i quinze- mètres de longueur; elles servent de montans pour les cloisons des navires.

CACATOIS , s. m. Nom des plus petits mâts d'un grand bâtiment. On les grée au dessus des mâts de perroquet, et ils ont comme les autres leurs vergues, Yoiles et bonnettes. (Fay. agrâs.)

CACHE-ADENT, s. f. Petite entaille au Ulon d'une varangne, qui entre dans Fadent de la contrequille et la couvre entièrement.

CADÊNE, s. /. Synonyme de chaîne. {Foy. ce mot.)

CADRE, s. m. Lit formé par Tasse mblage de quatre tringles, formant un rectangle, garni d'un fond en filet ou en toile et de deux araignées â chaque bout pour le suspendre, et garni en outre de la literie Jiécessaire. Quelquefois on place les cadres sur des pieds en bois, montés dans le faux-pont. Les cadres servent, â bord aux malades, aux officiers, et aux passagers ayant rang d'officiers.

CAGE, «. f. Iss cages â drisses des huniers sont des cages cylindriques, â jour et ouvertes par le haut, dans lesquelles on dépose les drisses quon y tient rouées, etc. On commence à en perdre Tusage.

CAGNARD. Pièce de toile de Mélis double, peinte en ocre, qu'on tend dans les bas haubans par les mauvais temps, pour servir d'abri aux matelots de service.

CAGVE, s. /• Petit navire hollandais. {Foy. ^hj&kv.)

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