‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 80 sur 370 · CAL · texte numérisé non relu

CAL

CAIC ou CAIQUE, s. m. Petit navire en usage dans le Levant et la mer Noire. [Foy. bateau.)

CAILLEBOTE , s. m. Morceau de bois de chêne que l'on cloue sur une membrure, pour remplir un défaut.

CAILLEBOTIS, s. m. Treillis en bois, formé de lattes de différentes grosseurs croisées perpendiculairement et dont on recouvre certaines parties d'un bâtiment, telles que les écoutilles.

CAISSE, s. f. La caisse d'une poulie est la partie qui renferme le réa et son essieu. — La caisse d'un mât de hune, de perroquet ou de cacatois, est la partie carrée de son pied qui passe entre les élongis du mât inférieur. — Il y a aussi des caisses à eau [Foy. arbihàgb) et des caisses d'amarrage. {Foy. coffre.)

CAISSON, s, m. Sorte de coffre formant banquette, placé dans les chambres des bâtimens.

CAJOLER, v. n. C'est se servir du courant et de la marée, pour avancer dans l^space malgré un vent contraire. £n cajolant, on se laisse ainsi dériver, la voilure étant toutefois disposée de manière â produire toutes les évolutions nécessaires.

CALAISON, s.f. Tirant d'eau d'un bâtiment.

CALCET, s. m. On nomme mâts â calcet ceux qui portent une antenne, et dont la tète est carrée.

CALE^ s. f. Une cale de construction est la base inclinée et factice sur laquelle repose la quille d'un bâtiment pendant sa construction. On nomme cale cou^ verte la cale de construction au dessus de laquelle est phicé un toit élevé, et les cales qui servent de base aux bâtimens qu'on répare portent le nom de cales de carène ou de radoub. — Une cale est aussi une rampe en pente douce, revêtue de pierres qui, en se prolongeant sous l'eau, offre un endroit commode pour embarquer ou débarquer. — Les petits coins en bois, qu'on place sous le pied des étais ou autres pièces qu'on veut fixer solidement, prennent encore le nom de cales, — La cale d'un bâtiment est son fond intérieur compris d'un bout â l'autre au dessous du faux-pont, ou du premier pont pour ceux qui n'ont pas de faux*pont. Elle se dfvise en plusieurs parties, qui prennent des noms différens. {Foy. coNSTRUcnoN).. — Enfin, on nomme calCf un châtiment infligé aux matelots, pour faute grave. Il consiste & précipiter le coupable de l'extréinité de la grande vergue, brassée carrée , dans la mer. Comme il est amarré â un cartahu, passé dans une poulie fixée au bout de vergue, on peut le rehisser et quelquefois on le plonge dans l'eau jusqu'à trois fois.

CALEBAS, s. m. {Foy. halebas.)

CALER, V. a. Caler un mât supérieur, c'est l'amener, l'abaisser le long du bas-mât qui le porte. — Caler signifie aussi appuyer, fixer un objet quelconque â l'aide de cales, petits coins en bois.

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CALER I t;. n. Enfoncer dans l'eau. Un bâtiment caUy d'autant plus que sa quille descend plus profon<< dément dans la mer. II est sur le nez ou sur le cul, suivant qu'il est trop calé do Tavant ou de l'arrière.

GALFAITy s. m. Espèce de ciseau^ qui sert dans lo calfatage des bâtimens à agrandir les coutures pour y introduire l'étoupe.

CALFAT f s. m. Ouvrier qui calfate. Il est en outrQ chargé à bord de l'entretien des pompes.

CALFATAGE » s, m. RésulUt de l'action de calfater.

CALFATER, v. a. Remplir les joints du francbord^ des ponts, des écarts, etc., avec des cordons d'étoupe, qu'on y ohasse avec force au moyen d'un fer et d'un maillet, pour fermer tout accès à Peau extérieure.

CALIBRE, s. m. Le calibre d*un corps cylindrique ou sphérique, tel qu*un boulet ou un cordage, c'est son propre diamètre. Le calibre d*un canon, d'une pompe ou d'un mortier, c'est le diamètre de leur ouverture,

(Foy. CANON.)

CALIORNE ou C AYORNE , s. f. C'est un composé de deux grosses poulies, ordinairement à trois réas, et d'un cordage qui, taisant dormant d'un bout à l'estrope d'une de ces poulies, passe de là par tous les réas. Les caliornes, dont les deux principales sont aîguiUetées sur des pondeurs^ capelés à la tète du grand m&t de misaine, servent à soulever les plus gros fardeaux, tels que les canons et les embarcations. (P/.X, fig.S. )

CALHE , I. m, Immobilité de Tair. — Calme plat, cessation entière du vent, telle que les voiles tombent à plat sur leurs mâts respectifs.

CALBIIE, s. f. {Foy. accalmie.)

CAMBUSE, s. /. Lieu séparé dans un bâtiment, où se fait la distribution des vivres aux hommes de l'équi* page. Sur les grands bâtimens , la cambuse est placée dans un retranchement du faux-pont au dessus de la cale au vin ; elle est assez vaste pour contenir divers objets d^approvisionnement.

CAHBUSIER, s.m.Nomdu servant de la cambuse.

CAMPAGNE , i. f. Voyage sur mer, dont la durée commence au jour de la mise en rade et finit avec le désarmement. Ce mot ne s'applique qu'à la marine militaire.-«On distingue les campagnes de rade, d'évolution, d'observation et de découverte suivant leur but.

CAN , s. m. C'est le côté d'une planche ou d'un bordage qui en marque l'épaisseur. Mettre des pièces de bois de can, c'est les faire porter sur leur épaisseur ou leur face la plus étroite.

CANAL , t. m. Le canal d'une poulie, c'est la cannelure qui règne autour du rouet ou bien la mortaise qui reçoit le rouet. — Le canal du gouvernail est une cannelure dans la face de l'arrière du gouvernail, qui va

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de haut en bas du saffran. Quelquof auteurs prétendent qu'il est inutile, d'autres qu'il contribue à augmen-» ter l'effet du gouvernail, lorsqu'il se présente obliquement au cours de Teau, parce que les filets d'eau, en s'échappant derrière le gouvernail, se réunissent dans ce canal, en frappent le côté opposé, et par là augmentent l'impulsion du fluide. — Le bas des mâts de hune et de perroquet présente de chaque bord un canal de guinderesse^ qui sert à loger cette manœuvre quand on guindé ces mâts. — On nomme aussi canal le prolongement de Templanture dsins les bâtimens dont les mâts s'abattenif-T" Outre la signification ordinaire du mot canal, les marins désignent, par extension, sous ce nom, un espace de la mer, étroit et prolongé, qui présente aux vaisseaux un passage facile et sûr â travers d^ hauts fonds et des écueils.

CANARD, ^. t». Bâtiment qui plonge l'avant dans la mer; défaut qui provient d*ui^ mauvais arrimage ou d'un vice de construction.

CÀNDELETTE, s. f. Palan doul>le, dont les rouets des poulies qui le composent sont au dessus les uns des autres. Ils servent à soulever les moyens fardeaux. Leurs poulies d'en bas ont toujours un croc d^ fer, et celles d'en haut sont frappées sur des pondeurs, capelés aux bas mâts. On ride les haubans de hune et on traverse les ancres avec les candeUtles.

CANON , s. m. La marine se sert de canons en fonta de fer. En jetant un coup d'œil sur l'article armement .« on verra que les bâtimens construits sur des plans nou*» veaux ne portent en général que des canons de 30» longs ou courts. Cependant l'artillerie des navires anciens » dont les plans ont été abandonnés depuis 1824 , se compose de canons de divers calibres. (Le calibre se diffé*^ rencie par le poids des boulets). Il y a des eanons de 36, 30 , 24 , 18 , 12 , 8 , 6. Pour ohaque calibre il existe dea carions longs et courts , excepté pour le 30.

Les diverses parties d'un canon sont : l'ame, qui comprend tout le vide intérieur ; le /ond, terminé par un plan perpendiculaire â l'axe et raccordé par de petits arcs de cercle; la touche et sa tranche; le collet et le bourlet en tulipe; la volée ; un renfort , comprenant la plaie^bande de culasse ; la culasse , comprenant le eul^ de4ampe et le àouton) les tourillons; leurs embases^ leurs tranches; la lumière; le support de plaéine; Vaiu neau de brague.

Les moulures portent les noms suivans : Gorge de la bouche ; listel de la bouche; plate^bande du collet; gorge delà volée; Itsiel de la plaie^nde de volée; plate- bande de la volée; plale^bande du milieu du re»« fort; listel supérieur de l* astragale; astragale; listel inférieur de l'astragale; gorge de la culasse; listel de la plate^bande de culasse; plate^bande de culasse; col* let du bouton.

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