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On se sert pour le poiotage d'une haune de mire qui m'ge^ comme donnôe , l'appréciation de la distance du but. La hausse est fixée sur Tafnilt et graduée en diverses subdivisions de la distance. Il faut prendre les hauteurs correspondantes aux distances intermédiaireti et éraluer Tinfluence de la hauteur et de rabaissement ^Itat M tes iiidicationâ des hausses^ Ce lystème,
quoique grossier , donne avec les platines à percussion une grande justesse au tir; mais Faffùt a des imperfections qui s'opposent à l'instantanéité du feu des batteries. Le commander Marshall , après avoir remarqué que le système des afrûts marins n'a pas changé depuis lerègne de Henri VIII, propose un affût composé de deux parties distinctes dont les mouvemens sont indépendans et dont les fonctions sont séparées , quoique ces deux parties concourent à supporter la pièce. L'une se nomme affût de culasse, l'autre affût de volée.
{F'oy. POINTAGE, TIR.)
La marine se sert de oanonS'Obttsiers de '30 et de 80 qui lancent des obus dans une direction horizontale. Ces projectiles vont se loger dans l'intérieur de la membrure, et occasionnent, eu éclatant, de larges brèches, tandis que la roche à feu qu'ils renferment peut incendier les bâtimens de Tennemî.
La fabrication , l'épreuve et la réception des bouches â feu en fonte de fer , dans les fonderies de la marine ont été réglés ainsi qu'il suit , par une ordonnance du roi du 24 avril 1837.
Plané cf tracés; mode de fakrieatian.
Les bouches à feu sont fabriquées conforménient aux tables et tracés qui ont été approuvés par le ministre de la marine ; U est expressément défendu d*en donner communication sans ses ordres.
Les boucbes à feu sont coulées en première ou en deuxième fusion, suivant les ordres qui sont donnés à cet effet par le ministre.
Elles continuent à être coulées pleines , et sans autre espèce de doyau.
Elles sont moulées en sable et les moules sont convenablement étuv^s.
Ces modèles doivent avoir des proportions telles que, malgré la retraite de la fonte , on obtienne des boucbes à feu ayant les dimensions prescrites par les tables.
Aucun modèle de bouche à feu ne peut être mis en service avant que le procès-verbal de visite et de vérification n'en ail été soumis à l'approbation du ministre.
Quand il s'agit de faire de nouveaux modèles ou de renouveler ceux qui existent , ils sont confectionnés en fonte de fer.
Les pièces d'applicage pour les parties en relief, telles que crocs de bragues, tourillons et embases , plates-bandes et cor* dons, etc., sont en bronze ou en fer forgé.
Les ch&ssls sont coulés en fonte de fer ; Ils sont ferrés avec le plus grand soin , de manière que l'assemblage en lolt facile, et que leurs diverses- parties n'aient pas de jeu entre ellesi
Lorsqu'il y a lieu d'employer des modèles provisoires» on se conforme pour la confection de ces modèles aux Instructions qui sont données par l'inspecteur général du UMtérlel de l'artillerie.
De la conduite des hauts- fourneaux, et de la fabrication des bouches à feu en première fusion.
On ne doit, autant que possible, ftilrc usage, pour le traitement des minerais, que de charbon provenant de bols jeune, de bonne espèce et de grosseur médiocre*
Les charbons doivent être transportés à la fbnderle le pluÉ tôt possible après la carbonisation*
CàX
Aucune espèce de minerai ne peut être employée ponr la fabrication des bouches à feu sans avoir été soumise à un essai. Cet essai consiste dans l'épreuve à outrance d'un canon de 8 long.
Le canon d'essai est de première ou de deuxième fusion , suivant qu'il s'agit de couler immédiatement des bouches à feu, ou seulement des gueuses destinées à être converties en artillerie.
La recette définitive des minerais s'effectue, autant que possible, sur les parterres de la fonderie. Toutefois le directeur peut, lorsqu'il le juge convenable, envoyer sur les lieux d'extraction bu de dépèt un officier d'artillerie ou un autre agent de l'établissement, afin de constater l'origine des minerais et de s'assurer, autant que possible, qu'ils sont des espèces et qualités reconnues propres k la fabrication des bouches à feu.
Le directeur doit veiller, avec le plus grand soin, à ce que les différens minerais ne soient mélangés, ni pendant le transport, ni sur le parterre de l'établissement, où chaque espèce doit étre^ placée séparément, et distinguée par un écriteau portant le nom de la minière dont elle provient.
Le conducteur des travaux doit tenir un registre spécialement destiné à faire connaître la situation des minerais de chaque espèce.
Il est réservé un espace pavé sur lequel les minerais sont mélangés dans les proportions où ils doivent être mis au fourneau.
Le charbon , le minerai et la castine dont chaque charge se compose sont, le premier mesuré, et les deux autres pesés séparément.
On établit près du gueulard un emplacement à couvert et d*une étendue suffisante pour qu'on puisse y placer la quantité de minerais mélangés, et de castine nécessaire pour vingt-quatre heures au moins, et les charges de charbon pour le service de la nuit : ces dernières charges sont préparées à l'avance pendant le Jour.
La quantité de charbon est la même pour toutes les charges ; cette quantité est fixée dès le commencement du fondage, pour toute sa durée.
On ne doit, autant que possible, faire éprouver aucun changement brusque aux charges de mtaieral et de castine; mais si l'allure du fourneau exige qu*on fasse varier les unes ou les autres d'une manière notable, on ne coule pas d'artillerie pendant tout le temps que dure ce dérangement.
Dans le cony>te qu'il adresse chaque mois au ministre sur le roulement du fourneau, le directeur fait connaître la nature des changemens qu'on a opérés, ainsi que les causes qui les ont nécessités. Il indique également le nombre et le poids des gueuses produites pendant la marche anomale du fourneau.
La marche de la soufflerie est aussi régulière que possible, et à moins d'acoidens notables, il n*y est apporté aucun changement sans Tordre du directeur.
Lorsqu'à l'origine d'un fondage on juge que la marche du hautfourneau est bien réglée, et qu'il produit de la fonte propre aux fabrications d'artillerie, on coule un canon de 8 long qui est éprouvé à outrance.
Ce canon doit être coulé en première ou en deuxième fusion , suivant la destination que doivent recevoir les produits du haut^ fourneau.
Si le canon résiste à l'épreuve à outrance, on coule immédiatement des bouches à feu ou des gueuses destinées à être refondues en deuxième fUsIon pour produire de l'artillerie.
SI l'essai a un résultat défavorable, on tâche d'en découvrir les causes et d'y remédier, après quoi on coule un nouveau canon de 8 long pour être éprouvé comme le premier. Les gueuses obtenues dans l'intervalle des coulées des deux canons d'essai, ainsi que pendant la marche anomale du fourneau, sont mises de c6té pour n'être employées à la fabrication des bouches à feu que d'après les ordres du ministre.
Une épreuve semblable est flilte lorsqu'on est obligé d*employer