‹ Dictionnaire universel et raisonné de marineChapitre 82 sur 370 · CAS · texte numérisé non relu

CAS

un nouveau mélange, et même, si, pendant la durée dn fondage, le directeur conçoit des doutes sur la qualité des fbntes, il fait part de ses craintes an ministre et demande l'autorisation de renouveler l'épreuve.

Le directeur divise les ouvriers attachés aux hauts-fourneaux, en sections ou brigades qui se relèveront k tour de rôle, soit pour le service de nuit seulement, soit pour le service de Jour et de nuit, en ayant égard à la convenance du service, aui habitudes du pays et au bien-être des ouvriers.

Le directeur organise, au moyen des agens et sous-officiers d'artillerie sous ses ordres, un service de surveillance ayant pour but de s'assurer que chacun se conforme aux ordres donnés ponr la conduite du fourneau.

Ces agens et sous-offiders rendent compte de leurs observations à l'officier d'artillerie que le directeur a chargé de Tlnspection du fourneau.

L'officier chargé de rinspection du fourneau doit lui-même, par des visites fréquentes et inopinées, s'assurer que les règles prescrites sont observées et que la surveillance ordonnée est convenablement exercée.

Le fondeur note au moment de chaque charge les quantités de matière dont elle est composée.

Il doit faire prévenir hnmédiatement le conducteur des travaux de tous les accidens qui peuvent^survenlr au fourneau.

Il lui fournit aussi les doeumens nécessaires à la rédaetloirdu Journal de fondage.

Le conducteur des travaux tient sous la surreiUance de l'adjudant le Journal de fondage.

Sur ce Journal 11 inscrit le Jour et l'heure de chaque coulée, le nombre et la composition des charges faites, les quantités de minerais, de charbon et de castine employées; les produits obtenus, les numéros des bouches à feu ou des gueuses coulées ; le jugement qu'on a porté sur la qualité et la température de la fonte ; les accidens qui ont pu arriver soit aux personnes, soit aux fourneaux, soit aux machines soufflantes. Enfin II y mentionne tout ce qui est de nature à pouvoir fournir plus tard des renselgnemens utiles sur les fontes et les bouches à feu.

Conduite des fourneaux à réverbère, pour ïa faXtrieatùm deg houehet à feu en eeeonde fluion.

Aucune fonte de première fusion, quelle que soit son origine, n'est employée à la fabrication des bouches à feu en deuxième fusion qu'autant qu'elle a résisté à l'épreuve à outrance, ainsi qu'il est mentionné plus haut.

Les fontes qui doivent être achetées dans les usines du commerce sont choisies par le directeur, ou par les officiers ou employés qu'il a préposés à cet effet, en se tenant également éloigné des nuances et textures extrêmes qui ne doivent point être admises dans les fabrications en deuxième f^lon.

Les fontes présentées en recette doivent provenir d'un même fondée et avoir été produites avec les mêmes élémens : chaque livraison doit être au moins de 80,000 kilogrammes.

Sur les fontes choisies on prend celles assorties pour faire le canon d'essai, et elles doivent être assorties de manière à produire la nuance reconnue bonne dans l'étai^llssement, pour la fabrication des bouches à feu.

Si le canon résiste à l'épreuve, la livraison est reçue* Dans le cas contraire elle est rebutée, et il ne peut plus être présenté de fontes provenant du même fondage, ou fabriquées avec les mêmes minerais.

Pour les fabrications d'artillerie, l'alliage des fontes de première et de seconde fusion est réglé dans les proportions approuvées par le ministre.

Dutts tous les cMi Mxm\ «lUftg^ ^ fontof no peut ê(r« adali

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