INSTRUCTION POUR LA VISITE DES BOUCHES A FEU
DÉNOMUfATION BT DÉFINITION- BBS DÉFAUTS ORDINAIRES
M9 bovcubs a FBU.
Les défauts que présentent ordinairement les bouches à feu reçoivent des noms différens dans les divers établissemens^ ce qui n'est pas sans inconvéniens ; et, pour qu'il n'en soit plus atnsf , on va sueeesilvement définir tous ces défauts, en même temps qu'on fera connaître sous quels noms Ils doivent être désignés.
Excentricité,
On donne le nom d'excentricité à la divergence entre l'axe de l'ame et celai de la bouche à feu. Ce défaut provient ocdinalr»* mentd'mi mauvaisoeatrage et se meeure tu.fond de Tame.
Lorsque, pendant le moulage, les divers tronçons dont se eompose le modèle n'ont pas été réunis de manière à ce que leurs axes se trouvent en ligne droite^ la bouche à feu prend une inflexion que l'on a désignée sous le nom d'arçure ; ce défaut a également lieu si, lors du ramoulage, on a laissé quelque corps étranger entre les brides circulaires du châssis, ou si on a serré Irrégulièrement les clavettes qui servent à réunir ces brides.
Courbure,
La courbure est l'inflexion de l'ame , dont l'axe cesse alors d'être en ligne droite.
Ce défaut provient d'une déviation du foret pendant l'opération du forage, et ne peut avoir lieu sans que la base ne prenne un mouvement particulier , que Ton 'désigne ordinairement, en disant qu'elle fait manivelle.
jtgrandisêêmêtti d$ calibre.
On appelle agrandissement de calibre l'augmentation de diamètre qui a lieu sur une assez grande étendue de Tame, quand on a mis de la négligence à faire avancer Talésoir pendant que la pièce tourne.
Ofuffj.
Une onde est un agrandissement de calibre en forme de ruban, de peu de largeur, circulaire ou en spirale, et que le miroir fait apercevoir.
Coup de fortt.
Uneeup^ fcioi est le résultat d'un m0af< roulU qui A entamé la paroi de l'ame.
bffUifuede
Bayure. '
On appelle rayure une marque en ligne droite plus ou moins profonde, que fait parfisis le tranchant de la lame da l'aléioir contre la paroi de l'ame, quand on retire l'outil.
L'introduetioB aeeldentelle d'un grain do limaille ou de tout autre corps dur, entre la paroi de l'ame et le bloc de l'alésolr» peut aussi produire une autre espèce de rayure.
Ces défauts sont ordinairement peu importons.
CAaih^e.
On appelle chambre une cavité qui existe dans le métal à l'io» térieur ou à l'eitérieur de la pièce, soit que cette oavlté se trouve vide, soit qu'elle se trouve pleine de sable, de terre ou de crasse.
Les chambres doivent être découvertes et vidées de tout corps étranger, de sorte que le métal reste è vif.
Le taconnage, est un défaut produit par une dégradation dans le sable du moule, ou par une gerçure dans l'enduit de dépouillement. Dans ce dernier cas , les bords de cet enduit se relèvent, de sorte que la fonte, étant passée en dessous, ne reste adhérente à la pièce que par un côté.
On doit enlever au burin toute la fonte, au dessous de laquelle se trouve du sable ou un corps étranger, et la profondeur maximum du vide qui résulte de cette opération, est ee qu'on appelle la profondeur du taconnage.
Champignon,
Le champignon est un défaut du même genre et dû à la même cause que le taconnage : Il n'en diffère qu'en ce qu^ses bords fonnent une courbe fermée.
On dirait que le champignon' a été produit, en eoulant aprèe coup de la foute dans un trou, pav le toucher.
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Oa enlève le« bords du cbamplgnon avec un burin, comme ceux du Uconnage, et la profondeur maiimum du vide qui en résulte est la profondeur du champignon.
Cicatrice,
La cicatrice eit le ^défaut qui reste, lorsqu^im champignon a été enlevé complètement, c*est'à-dlre lorsqu'en en soulevant les bords ou les lèvres, on est arrivé Jusqu'au centre sans leur trouver une adhérence sufDsante.
Zoupe.
Une. loupe est une portion de métal qui eicède la surface de la pièce. Elle provient ordinairement de ce qu'il s*est trouvé, dans le sable du moule, une cavité qui a été remplie par la fonte liquide, au moment de la coulée. Quelquefois il s*est seulement trouvé quelque petite portion du moule où le sable a été assez peu serré, pour que le métal ait pu s'y introduire.
Les loupes doivent être enlevées au burin, et il faut avoir soin de le faire avant de forer les pièces, parce qu'il pourrait se trouver en dessous des chambres capables de faire mettre la bouche à (eu au rebut.
Jlianque de matière*
On appelle manque de matière le défaut qui a lieu quelquefois et principalement sur les arêtes, lorsqu'au moment de la coulée la fonte ne s'est pas trouvée assez liquide pour venir remplir complètement le moule.
Écornure.
On appelle écornure» le défaut qui reste sur une trète ou sur une partie saillante de la plèee, lorsque, par accident, pendant le travail ou le transport, il en a été enlevé un morceau.
Affaiêêemmt de matière.
On appelle aflliissement de matière le défaut qui a eu lieu quand il s'«st trouvé une bosse dans le moule, ce qui arrive principalement quand on a mal réparé une dégradation quUy est survenue et qu'on y a mis trop de sable. On dirait que le métal s'est affaissé dans cette partie ou qu'il a été comprimé.
Gravelwrei,
On appelle ainsi une suite de petites cavités qui se montrent à la surface du métal, et qui sont produites par des crasses ou des globules de fonte.
Hugotitéê»
Les rugosités sont l'empreinte en relief des fissures qui se trouvaient dans la paroi du moule à l'Instant de la coulée.
Les pièces ont des rugosités, quand on a passé sur une partie du moule une couche d*enduit trop épaisse, qui s'est fendillée en tout sens pendant l'étuvage. Ce défaut a peu de gravité, et son plus grand Inconvénient est de donner quelquefois aux pièces un aspect désagréable.
DBSCRIPTION BT USACiB DBS INSTRUHBNS DB TISITB POVR LB8
B0IJCHB8 A FBtJ.
Miroir.
Les miroirs destinés à la visite des bouches à feu sont ordinairement de forme ronile.
Avant de s'en servir, il faut faire soulever un peu la volée des pièces, qui ne doivent pas avoir la bouche tournée du c6té du soleil. On tient le miroir, de manière à lui donner une Inclinaison telle, qu'il réfléchisse la lumière du soleil dans l'ame de la bouche à feu, et on aperçoit alors très bien les ondes, les coups de foret et les chambres qui peuvent s'y trouver. En réfléchissant les rayons solaires bien parallèlement à l'axe de la pièce» et
en éclairant successivement les génératrices de l'ame, on peut dlstfaiguer si l'ame est droite, et, dans le cas contraire, reconnaître de quel c^té est la courbure.
Quand 11 ne fait pas de soleil , on se sert d'une bougie ou d'une petite lampe , qu'on Uitrodult Jusqu'au fond de la pièce ; mais ce moyen ne vaut pas le miroir et ne doit être employé qu'en cas d'urgence ; néanmoins on peut employer la bougie avec succès pendant que la plèee est encore sur le banc de forerie, pour vérifier si lame est droite ; car, en ii^ectant un peu d'eau dans la pièce, les lignes d'eau qui se forment à la partie Inférieure de rame rendent visible la courbure qui peut exister.
Pied-de-ehat.
Le pied -de-chat est composé de plusieurs branches, assemblées en faisceau au bout d'une hampe; chaque branche fait ressort, et est armée à son extrémité d'une pointe aiguë en acier trempé, perpendiculaire à la surface extérieure de la branche; toutes ces pointes forment autant de points d'une circonférence d'un diamètre plus grand que celui de l'ame du canon, pour lequel le pied-de-chat est destiné. Lorsqu'on veut s'en servir, on pousse un anneau de fer , monté sur une hampe, lequel resserre les branches, de manière qu'il devient facile de les Introduire dans Tame de la pièce qu'on veut visiter. On retire ensuite cet anneau en arriére et on donne k l'instrument un mouvement de va-etvient, en le tournant dans tous les sens, de sorte que les pointes touchent tous les points de la surface de l'ame. Si une d'elles s'arrête dans une chambre ou autre défaut , on marque sur la surface extérieure du canon de quel cèté se trouve la pointe arrêtée, et on marque ensuite sur la hampe le point où elle est coupée par le plan de la tranchée de la bouche : ces marques servent à retrouver le défaut, quand ensuite on veut en mesurer U profondeur au moyen du crochet.
Crochet pour mesurer les chambres intérieures.
Cet Instrument se compose d'une hampe et d'une pointe d'acier très aigué, qui se visse k l'extrémité de la hampe et perpendiculairement à la longueur. Lorsqu'on veut s'en servir, on garnit de cire l'extrémité de la polùte : ensuite on l'enfonce dans le défaut, découvert par le pled-de-chat, défaut qu'on retrouve au moyen des marques dont il été parié plus haut, et on a la profondeur de la chambre ou cavité, en mesurant l'espace qui se trouve entre le bout de la pointe et l'espèce d'embase pratiquée dans la cire. Ce moyen n'est pas très exact, car la chambre peut être oblique, ou trop petite pour que la pointe puisse s'y Introduire Jusqu'au fond, et, dans l'un et dans l'autre cas, on ne peut pas connaître exactement sa profondeur.
Étoile mobile.
L'étoile mobile peut être montée sur trois longueurs :
La premiçre, pour mortier ;
La seconde, pour caronades et canons- obusier s ;
La troisième, pour canons.
Chaque extrémité des trois portions qui composent la hampe porte un tube qui sert de conducteur quand on veut les assembler; sur ce tube se trouve encastré un grain d'argent avec un trait. Indiquant le départ de l'instrument. ^, L'étoile mobile étant dans la caisse, si on veut la monter pour mortier, on prendra la hampe tenant à la tête de l'étoile, on vissera les pointes du calibre qu'on veut vérifier, on présentera la lunette du calibre sur lesdites pointes, qui doivent, quand l'instrument est k fond, avoir environ six points de moins que la lunette ; on poussera ensuite la tringle intérieure , de manière k faire toucher les pointes mobiles à la lunette, puis on prendra le manche à douille de cuivre portant l'échelle d'agrandissement, et l'on fera coïncider le zéro de la division avec le trait qui se
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troure enctslré daos le tube GondHCtear ; enfin, on fixera la douille sur la irlogle, en terrant Técrou logé dans la yirole du manche. L'éloile ainsi montée, eha^e diytslon après le zéro donne an point en dessus du ealilure, chaque division avant le léro donne un point en dessous.
Si Ton veut monter l'étoile pour caronades ou eanons-obusiers, on fiit sortir le manche portant l'échelle d'agrandissement, et Ton adapte la seconde portion de la hampe sur celle qui tient à la tète de l'étoile. La graduation longitudinale de rinstrument indique la portion de hampe qu'il îàni chèislr.
Comme la tringle et la hampe doivent se visser en même temps, il faut avoir soin de faire en sorte que le plan incliné se trouve totalement rentré dans la tète de l'étoile, et de Tempécher d'arancer pendant qu'on visse la seconde portion de la hampe; ensuite, on prendra les mêmes précautions que ci-dessus, pour fixer suivant le calibre à vérifier le manche à doirille sur le tube conducteuff de la seconde bampe , de manière que le zéro de rédielle d'agrandissement coïncide avec le trait du tube.
S'il faut monter l'étoile pour canons, on adaptera la troisième portion de hampe, avec les précautions déjà indiquées pour l'assemblage de la seconde avec la première. U en sera de même |K>ur fixer le manche è douille porUnt l'échelle d'agrandissement.
Dans la pose des pointes sur la tète de l'étoile, on a soin de bien serrer leur embase. *
Quand on pousse le plan Incliné pour prendre le diamètre de la pièce à vérifier, on doit éviter les diocs brusques sur le manche : il faut toujours le pousser avec une égale force , la main sent mieux le contact des pointes mobiles contre les parois de rame.
A chaque étoile est Joint un T à coulisse, portant tous les calibres et ayant un encastrement à son centre pour soutenir et laisser glisser la ha'mpe de l'étoile, après qu'il a été fixé horizontalement à la bouche de la pièce, à reflet de soutenir la bampe dans l'axe. Des traits numérotés et placés à égale distance du centre de l'encastrement sur chaque branche du T servent à mettre le centre de cet encastrement dans l'axe de la bouche à feu.
Befoulfnr garni de terre.
Ce refouloir doit être presque juste au calibre de la pièce, il en faut par conséquent un pour chaque espèce de pièces ; le devant doit avoir la forme du fond de l'ame, quoique un peu plus faible. Il faut dans cette partie former une cannelure de quinze à dixhuit lignes de largeur sur trois à quatre lignes de profondeur. Elle prendra naissance à cinq lignes en avant du point où doit aboutir la lumière et parcourra le bout ilu refouloir jusqu'à un pouce au delè de l'axe.
Lorsqu'on veut se servir de cet instrument, on remplit de terre glaise la cannelure dont il vient d'être question, de manière à ce que la terre dépasse le bois du refouloir. On saupoudre celte terre de cendre ou de poussière fine, et on -enfonce ensuite le refouloir en appuyant fortement contre le fond de l'ame. Puis avec un dégorgeoir, ayant trois points de moins de diamètre que la lumière et terminé en pointe de diamant, on piqae la glaise en faisant faire un tour au dégorgeoir, pour être sûr que le centre du trou fait dans la glaise correspond bien à la lumière. On reiirera ensuite le refouloir, pour mesurer la distance du centre de la lumière au fond de l'ame ; cette distance étant prise parallèlement à l'axe.
Ces sondes ont les extrémités de forme cylindrique sur une longueur de dix-huit lignes ; le reste de la tige est d'un diamètre plus petit et se termine par une soie avec épaulement, pour recevoir un manche.
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u faut trots de ces sondes : l'une a le diamètre égal à celui de la lumière ; la seconde est plus forte de quatre points, et la troisième plus faible de trois points.
Dana aucun cas, la forte ne doit entrer dans la lumière. Si la première n'entrait pas, la troisième doit nécessairement entrer jusque dans l'ame \ ainsi, dans la visite, on présente d'abord la forte, ensuite celle qui est exacte, et enfin la faible.
Règle pour mesurer lee longueure extérieures et intérieures.
Cette règle est en fer carré de 7 à 8 lignes. A l'une des extrémités, et sur une des faces est fixée une pointe d'acier trempée. Sur la face opposée et à partir de la pointe ci-dessus, sont marquées les longueurs extérieures détentes les pièces avec 3 lignes en dessus et 3 lignes en dessous de chaque longueur. Sur la face qui porte la pointe^ sont aussi marquées de la même manière, et à partir du bout de la règle, les longueurs Intérieures des^ mêmes pièces!
A cette règle on en adapte une autre de 18 pouces de longueur, perpendiculairement à la première. Cette petite règle a une douille dans laquelle s'introduit la grande. La douille porte sur un de ses angles nne-échancrtire qui laisse voir les divisions de la grande règle.
Pour se servir de cet instrument on place la pointe à la platebande de culasse contre son arête antérieure ; on tient II) grande règle parallèlement k l'axe de la pièce, en plaçant sur le bourlet un taquet de bols d'une hauteur convenable, et on fait glisser la petite Jusqu'à ce qu'elle appuie contre la tranche de la bouche suivant un diamètre. On regarde à quel p^int de la division correspond le devant de la petite règle, et on a par ce moyen la longueur extérieure.
Pour mesurer la longueur intérieure, on introduit dans l'ame le bout de la régie opposé à celui qui porte la pointe jusqu'à toucher le fond, et la petite règle sert à reconnaître la longueur intérieure.
La règle est maintenue dans l'axe de la pièce au moyen de deux demi-cylindres en bols, dont le rayon est un peu plus petit que celui de l'ame. Sur la partie plate de ces demi-cylindres 11 y a une entaille longitudinale pour recevoir la règle ; sur cette entaille est placée en travers une petite sus-bande en fer, au milieu de laquelle il y a une vis de pression pour fixer les deml-cylindi'es aux points convenables.
• Aéglê pïotnbéê,
La règle plombée sert à vérifier si l'ame est droite , ou à faire reconnaître dans quel sens est la courbure qu'elle peut avoir.
Elle est faite en bois léger de 8 lignes d'épaisseur à peu près, et de longueur de l'ame du canon auquel elle est destinée. Elle a environ 2 pouces 1/2 de largeur à un bout et 6 lignes seulement à l'autre. Sur chacune des faces du gros bout est clouée une plaque de plomb de 2. ponces de largeur, 6 ou 8 pouces de longueur et 5 ou 6 lignes d'épaisseur. De sorte que le centre de gravité de la règle se trouve très près de la partie plombée.
Pour se servir de cette règle, qui doit être bien dressée, on l'introduit dans l'&me du canon, la partie plombée la première, une des petites faces en dessous, et on la fait bien toucher au fond de l'ame. Un arrondissement ménagé dans l'angle inférieur du gros bout fait que l'arrondissement du fond de l'ame ne soulève pas la règle.
SI elle touche bien l'ame dans toute sa longueur, on doit en conclure que Tame est droite. SI on fait tourner la pièce doucement et qu'on maintienne la règle constamment dans la partie inférieure et toujours sur sa petite face, on verra son petit bout s'écarter de l'arête de la bouche du canon, dans le cas où il y aura courbure.
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Le point où la distance observée sera la plus grande tndfquera le lens de la plus grande courbure et celui dans \eq;ae\ il faudra faire agir le curtimètre.
Bègl» fowr miwrw les arçures.
Cette règle, ordinairement en bois, doit avoir un peu plus de longueur que le plus long canon qu'on peut avoir k visiter. A l'une de ses extrémités se trouve un trait transversal qu'on fait aboutir i Tarète antérieure de la plate-bande de culasse. La règle est placée successivement dans le plan de la lumière en deasua ei en dessous, ensuite sur le c6té droit et sur le côté gauche, en rappuyani sur la plate-bande de culasse et sur le bour* let. Dans chaque position on mesure la distance de la règle à la fin du renfort, et on en conclut i'arçure comme il est expliqué daas les observatiops fui suivent la description des divers inslnimens de visite.
Curvimitre.
Le curvimètre se compose de deux parties princlpeles : nus règle en beis bien dressée, d'une longueur égale à celle de l'ame des pièces qu'on veut visiter, plus un curseur en eulwe.
Deux disques en bois mince d'un diamètre ceAfeoabto, placés l'un au fond de la pièce et l'autre à la bouehe, nuiintlennent la règle de manière que l'une de ses faces, qu'on a eu soin de reeovh vrir en papier blanc, partage l'ame en deux parties égales.
Le curseur se compose d'une plaque de cuivre garnie d'une douille, pour recevoir un numche qui, passant par on trou pratiqué dans le disque de bois placé à la bouche, sert à faire glisser le curseur le long de la règle.
La plaque ci-dessus se termine d'un c6lé par un arc de cercle qui, pendant le mouvement du curseur, s'appuie contre la paroi de l'âme, à Tintersectiou de celle-ci avec la face de la règle recouverte en papier.
A l'autre extrémité de la plaque est un tube aussi en cuivre, et perpendiculaire à la règle. Dans ce tube se trouve un crayon constamment poussé contre la règle par un faible ressort à boudin. Pendant le mouvement du curseur, ce crayon trace, sur le papier qui recouvre la règle, une ligne dont tous les points sont équidistans des points correspondans de la ligne suivant laquelle l'antre bout de la plaque touche l'ame.
Un ressort courbé en acier, fixé sur la plaque, embrasse la règle pour venir presser l'autre face, au moyen d'une roulette ou d'un galet placé à son extrémité, afin de maintenir les deux parties du curvimètre toii^ours appuyées l'une contre l'autre.
On conçoit que, pourvu qu'on ait eu soin d'abord de fixer la règle dans le plan même de la courbure de l'ame, plan qui a dû être déterminé d'avance par un des moyens indiqués , la ligne tracée par le crayon sur le papier aura la même courbure que l'ame , et qu'il sera facile de déterminer la flèche de cette courbure avec une seconde règle bien dressée.
Si môme on n'avait pas de règle bien dressée, on pourrait se servir d'une règle qyelconque *, pour cela on l'appuierait successivement par ses deux faces opposées, contre les extrémités de la ngne dont on voudrait mesurer la courbure, mais en ayant soin de placer les mêmes points contre les extrémités. Dans chacune des deux positions de la règle, on tracerait une droite imparfaite, et la flèche cherchée serait moyenne entre les plus grandes distances d'un point de la courbe aux points correspondans des deux lignes ci-dessus.
Compas pour mssursr les excentricités.
Ce compas se compose de deux branches paralTèlés formées par deux règles en bots léger, réunies au moyen de deux fortes traverses distantes Tune de Vautre de quelques pouces seulement. La disUnce entre les deux règles doit excéder de quelques lignes
CâM
le plus grand rayon de la ptèee à laquelle le eoBupas MtdeslM (car n en faut un par chaque calibre). Une des branches doit être aussi légère que possible, sans cependant être soMeptlMe de fouetter ; c'est pourquoi sa targeur va en dtaotouaut extérieur»* ment, depuis les traverses jusqu'à reitrémfté opposée. L*antre branche porte deux disques en bols, de 8 ou 9 lignes d'épalssear, et d'un diamètre moindre de quelques lignes que eelul de Tane. L'un est fixé près du bout , de manière cependant à rester en arrière de rarrondlssement du fend ; l'autre disque est à une distance telle qu'il affteure la tranche de la bouche , lorsque le compas est dates le canon.
Pour se servir de cet instrument , on place la plèoe à peu près horizontalement , puis on introduit le compas de manière que le pian des deux règles loit vertical. Lorsque la branche Intérieure touche le fond de l'ame , le dernier disque doit , comme il a éfeé dit plus haut , afAenrer la tranche, et l'on prend avec un compas la distance qu'il y a de la surface extérieure du canon vls-à-^ le fond de l'ame, à un point fixe marqué sur la branche extérieure dq compas. Cette mesure est prise successivement en dessus, «n dessous, à droite et à gauche. SI ces quatre distances sont trouvées égales, rame et la surface extérieure sont conoentriques; l'ame est excentrique dans le cas contraire.
rnstrument pour mesurer la profondeur des chambres.
Cet histrument se compose d'une pointe très alguê engagée dans une coulisse en forme de T. Lorsqu'on veut apprécier la profon-, deur d'un défaut , on applique la tète du T sur la surface du canon , et on pousse ' la pointe dans l'endroit le plus profond du défaut : un ressort , placé sur le celé de la coulisse , maintient la pointe dans la position qu'elle a prise. On porte ensuite la pointe sur une règle graduée, pour connnaitre la longueur de ce qui est hors de la coulisse ou la profondeur du défaut.
Lorsque la chambre ou le taconnage ont un peu trop d'étendue, on se sert d'une autre petite règle en fer qui sert de tête à iinstrument , et l'on porte l'un et l'autre sans les déranger, contre la règle graduée.