PI.P.1.P
Vent du projectile
Diamètre de la chambre.
; Longaenr de l'ame . . .
LoDgaèar de l'ame en caUbM do projeoUle.
Protondtfor i» la «kmbro
Poids
Les caronades sont retenues par des bragues fixes. L'installation des bragues sur pitons à fourche ou sur crampes, avec manilles, donne la possibilité de changer les bragues en une minute de temps. La semelle de Taffût doit avoir un recul de 0°", 06. Ce recul se trouve porté de 0% 12 à 0*», 14, lorsque la brague a fait son effet. Pour prévenir les ruptures des bragues qui ont lieu fréquemment, H. Dupouy. lieutenant de vaisseau, a imaginé un affût à frein. Ce frein est indépendant de la semelle et donne à la earonade un obstacle à vaincre avant qu'elle puisse agir sur la brague; ce qui diminue considérablement Feffort supporté par celle-ci. La pièce rentre ensuite au sabord , eu cédant à la réaction de fa brague. Avec cet affût, on obtient des caronades un service sûr et prolongé et une célérité dans le tir.
La marine doit encore au même officier un coin de mircy qui a pour but de diminuer les avaries de la vis de pointage et de son écrou. Ces avaries tiennent à deux causes différentes et s'expliquent facilement^ d'un côté par la position trop basse du point fixe de la pièce par rapport à l'axe, et.de l'autre j>ar l'inclinaison de la brague dont la résistance se décompose en deux forces : l'une, parallèle à l'affût, tendant à faire rentrer la pièce au sabord, l'autre, perpendiculaire et agissant tout entière sur la vis de pointage. .Pour prévenir ces avaries, on prescrivait aux chefe de pièce de placer le coin de mire sous la culaase de la earonade^ Jaurès le pointage, e4de remonter la yis dans sofi écrou; mais^ comme le prouve l'expérienee, ce coin de mire glisse au premier ébranlement, et une grande partie de la secousse seiait sentir sur la vk de pointage, qui est ainsi promptement avariée, par ticulièrenaent (jpiand elle est trop lacg e dans son écrou, et qu'on tire sous de grands angles au dei^ aous de Thorizon. Pour é^ter ces ioeefi^uiens, H.Dupouy a donné une nouvelle forme au coin de mire et fixé un taquet sur la semelle en avant de la via de pointage. {Ftg. 9 et 10, pi. Vil.)
CAR
ft ^ est la projection Tertfçate da eoi» de mite ; c d îd. M. da taquet ;
âf y id. horizontale du corn de nire ;
cfdf id. kl. dotait;
m n sont lea projections des bonlons qui fixent le ta* quet sar la semelle.
La pression de )a culasse sitr le coîo de oiire agit snîvant une normale à la surface supérieare et se dé^ compose en deux forces : Tune R, dont la direction est verticale, détruite nar la résistance de la semelle^ Tautreû, parallèle à la senaelle et oblique au taquet. Cette dernière se décompose en deux autres, dont l'une P» perpendiculaire au taquet» est détruite, et dont Tautre S, parallèle à la fois à la semell^ et au taquet, tend à chasser le coin de mire de dessous la culasse. Dans la pratique, cette force est encore détruite par le frottement exercé sur la semelle et sur le taquet. Il faut remarquer que plus le plan supérieur du coin de mire sera incliné dans le sens de sa largeur, plus la force Q approchera d*ètre perpendiculaire au taquet, et plus S sera petite; ce qui fait comprendre aisément que, par PincKnaison latérale donnée an plan supérieur du coin de mire, on peut augmenter à volonté sa stabilité sous la culasse de la pièce. L'expérience seule peut déterminer cette inclinaison, comme aussi la position qu'il convient de donner au taquet.
La question de ce coin de mire se rattache à celle des caronades à tourillon qu'on a mises en usage avec différentes espèces d'affûts. L'axe de* rotation de ces caronades étant plus proche de leur centre de gravité, on conçoit qu'elles doivent moins fatiguer les vis de pointage et leurs écrous; mais, d'un autre côté, elles ont, pour le même motif, un recul beaucoup plus violent, et c'est là, il faut bien le reconnaître, le plus grand inconvénient des caronades actuelles, comme le prouvent suffisamment les fréquentes avaries de la brague et de ses pitons.
CARREAU, $,m. Ceinture extérieure de fortes planches, qui embrasse le contour du bord supérieur des embarcations. — On dit ainsi qu'une embarcation a le carreau à l'eau, lorsque son inclinaison est extrême. — On nomme aussi quelquefois carreau^ dans un grand b&ttment, la préceinte la plus élevée qui, bordant extérieurement le sommet de sa muraille entre ses gaillards, s'étend h ses deux extrémités.
GAROSSE. {Fay. teogde).
GAR08SER, v. n. Forcer de voiles ou déployer toutes ses voiles.
CARTAHIJ , s. m. Nom général de tout cordage, qu'on emploie pour monter un objet quelconque dans les hunes ou pour le descendre. Ordinairement on haie dessus à la main ; mais si l'objet est trop pesant, on passe le cartahu dans une poiiUe^
OAB 167
CARTE MARINE. Représentation sur une surface plaae d'oae partie de la mer, avec les cAles adjaœiites.
\i Ou marque encore sur les cartes marines ou kydrO' gutuphiguei les llea» les rochers» les bancs de sable, etc.» et 00 y place plusieurs ro^ea de vent qui servent à indiquer et à faciliter aux marine la route qu'ils doivent tanir pour se rendre d'un lieu à un autre. Le principe de k tenstrnction de ces cartes diffère de celui des cartes, géographiques : dans ces dernières, les méridiens sont raprésentés par des lignes courbes qui convergent vers les pôles, tandis que dans les cartes marines les méridiens sont des lignes droites parallèles entre elles.
Le choix des lignes droites parallèles pour représenter les méridiens a été déterminé par les considértr tiens suivantes. En pleine m^r, un pilole n'a d'autre» indications pour se conduire que la direction du méridien donnée par Taiguille aimantée et que l'angle constant que sa route doit faire avec ce méridien. Chaque rumb de vent par lequel il cingla» devant donc couper sous le même angle tous les méridiens de la route, ne ^ pourrait être représenté sur une carte géographique que par une ligne courbe, et il lui deviendrait très difficile de suivre les contours de cette courbe, ainsi que de la tracer sur la carte et d'y mesurer les distancea parcourues. Ainsi, quoiqu'il soit impossible de placer sur une carte marine les différons lieux terrestres dans les rappcnrts des distances qu'ils ont en réalité sur la surface de la terre, on s'est vu forcé de préférer la proportion des méridiens en hgnes droites parallèles à leur projection en lignes courbes convergentes beaucoup plus exacte, mais trop embarrassante pour les marins. Sans nous arrêter aux principes géométriques de la construction des cartes eu général, pour lesquels nous renverrons à notre Dîctiontuiire des sciences malhéma^ tiqueSf nous allons examiner les deux espèces de cartes en usage dans la marine et qu'on distinguo par les dénominations de caries plates et de cartes réduites.
Cartes plates, — Ce sont les premières dont on ait fait usage dans la navigation ; elles ont été inventées par dom Henri, infant de Portugal, fils du roi Jean l**". Voici leur construction.
Supposons que Ton veuille embrasser la partie de l'hémisphère septentrional compris entre le 48* jet le 51* parallèle et entre le 1*' et le 7* degré de longitude occidentale. Après avoir tiré la droite MR ( pL YII)> qui représentera le méridien du milieu de la carle« on la divisera en autant de parties égales qu'il y a de degrés de latitude compris depuis le 48* parallèle jaw* qu'au 61*, c'est-è-dire en trois parties. Sur le milieu O deMR, on lui mènera la perpendiculaire £F, laquelle représentera le moyen parallèle de la carte; puis, dea pointa M et R, on mènera lea deux droites AB et CD
CAR
parallèles à EF ; ces droites seront les parallèles extrêmes de la carte ou le 48« et le 51«. Pour déterminer maintenaot la grandeur des degrés de longitude, avec un rayon ac {fig. A) égal à la longueur d'un degré du méridien MR, ce qui est ici la troisième partie de MR, on décrira l'arc alfr, qu'on fera d'autant de degrés qu'il y en a depuis l'êquateur jusqu'au moyen parallèle £F delacarte, c'est-à-dire ici, de49'' 1/2; puis^ abaissant du point a la perpendiculaire ad, le cosinus cd sera la grandeur de chaque degré de longitude du parallèle moyen EF. On portera donc c (/ de 0 en E trois fois et de O en F trois fois, parce que la carte doit embrasser du 1®' aa 7^ degré de longitude, ou six degrés. Ensuite, tirant par tous les points de division de MR des parallèles à EF et par tous les points de division de EF des parallèles à HR, on aura tous les méridiens et tous les parallèles de la carte, respectivement de degré en degré, et il ne s'agira plus que d'y placer, suivant leurs latitudes et leurs longitudes connues, les différentes parties de la terre et de la mer qu'elle doit représenter.
On voit, d'après cette construction, que dans les cartes plates tous les degrés des divers parallèles et des divers méridiens, sont respectivement égaux entre eux, tandis que sur la sphère les degrés des méridiens seulement sont égaux, et que ceux des parallèles sont d'autant plus petits qu'ils appartiennent à des cercles plus éloignés de l'êquateur. Or, on sait que la grandeur des degrés des divers cercles parallèles à l'êquateur est proportionnelle au cosinus de leur distance à cet équateur ou au cosinus de leur latitude. Ainsi les degrés de longitude, comptés sur le parallèle moyen de la carte, auront bien, d'après la construction, la grandeur relative qu'ils doivent avoir par rapport aux degrés du méridien ; mais il n'en sera plus de même pour les autres parallèles, et leurs degrés seront trop petits d'un côté du moyen parallèle et trop grands de l'autre. On ne peut donc se servir de caries plates que pour représenter de très petites parties du globe, et quoique leur usage» borné depuis long-temps au cabotage, ne soit point encore généralement abandonné, il est toujours plus convenable et plus sûr de se servir des cartes réduites.
Cartes réduites. — Dès qu'on eut reconnu que l'emploi des cartes plates entraînait des erreurs souvent trop considérables, on sentit le besoin de les modifier tout en conservant ce qu'elles ont de commode pour la navigation, le parallélisme des méridiens. La question principale était d'obtenir entre le degré de chaque parallèle et le degré constant du méridien le rapport réel qu'ils ont sur la sphère, ce qui n'était évidemment pos* sible, si Ton continuait à faire tous les degrés des parallèles égaux entre eux, qu'en faisant Tarier les degrés du méridien. On imagina donc de donner à chaque degré du méridien une valeur d'autant plus grande que
CAR
les degrés du parallèle correspondant devraient être plus petits, en sorte que les rapports de ces divers degrés soient exactement les mêmes que sur la sphère. Ainsi dans les cartes réduites le degré de l'êquateur est pris pour unité, tous les degrés des parallèles lui sont égaux, et la grandeur des diver» degrés du méridien croit à partir de l'êquateur d'après une loi que noua allons faire connaître.
Désignons par « la grandeur constante du degré de l'êquateur, et par i la grandeur du degré du parallèle qui correspond à la latitude a. Le rapport réel du degré du méridien au degré du parallèle de la latitude a sera donc -, et lorsqu'on fera sur une carte les degrés de tous-
les parallèles égaux à « , il sera nécessaire que le degré du méridien qui commence à la latitude a ait une grandeur X telle que son rapport avec le degré « soit égal à -, c'est-à-dire que l'on doit avoir sur la carte
Égalité dont on tire
Mais, ainsi que nous l'avons déjà dit, les grandeurs des degrés des divers parallèles sont proportionnelles aux cosinus de leurs latitudes, et, comme la latitude de l'êquateur est 0 , nous avons :
a : ^ «« 1 : COS. X
Tirant de cette proportion la valeur de ^ et la substituant dans celle de x , nous obtiendrons :
X «^ -r-t ou « = « séc X.
cos X
D'où il résulte que les degrés du méridien doivent être, sur la carte , proportionnels aux sécantes de leurs latitudes.
Ainsi , en faisant tous les degrés des parallèles égaux au degré « de l'êquateur , il suffit de faire croître les degrés du méridien comme les sécantes des latitudes pour conserver entre tous ces degrés les rapports qu'ils ont réellement sur le globe.
Il faut observer cependant que si l'on n'opérait ces accroissemens que de degré en degré , il ne serait paa possible d'obtenir une carte exacte parce que le degré du méridien qui commencerait à la latitude a serait trop petit ou trop grand suivant qu'on multiplierait le degré « de l'êquateur par séc a ou par séc ( a -|- 1"» ). Pour remédier à cet inconvénient on opère do minute en minute » ce qui ne produit plus que des dif férencea insensibles. On a de cette manière, m désignant la minute de l'êquateur et m' la minute du méridien correspondante à la latitude a,
m' vai m sec X
CAR
En partant de Téquateur ou de la latitude o et nommaiit m\ fn'\ m"\ etc., les minutes croissantes du méridien qui correspondent aux latitudesl% 2\ 3% etc., nous aurons donc successivement :
m' =: m séc i', m" css m séc 2', m'" == m kéo 3'.
De sorte que si nous voulons avoir Kétendue d'une partie du méridien comprise entre Téquateur et une certaine latitude / (/ exprimant un nombre de minutes), il faudra prendre la somme de toutes les sécantes : séc i\ séc 2^ séc ^^ jusqu'à séc /, et la multiplier par m. ^Jkfais on obtient bien plus promptement ce résultat au moyen de la formule suivante :
Log L = 3, 8984896 4- Log (Log tang (45* -f. | X))
dans laquelle L désigne immédiatement la grandeur» en minutes de l'équateur, de la partie du méridien compriseentre l'équateur et le parallèle dont la latitude est a. Soit , par exemple» à trouver la longueur du méridien comprise entre l'équateur et le 40® parallèle ou le parallèle du 40* degré de latitude , on fera a = 40° et on cJierchera le logarithme de la tangente de 45^ + 20<» s= eô"". Ce logarithme étant 0. 3313275» on aura ensuite :
Log (o, 33 13^75) =^ 9, 5^01575 Nombre consUot ^^ 3 , 8984896
Log Lb= 3. 41874.71
D'où L = 2623.
Ainsi il faudra donner à la partie demandée du méridien une grandeur égale à 2623 fois celle de la minule de l'équateur prise pour unité de la carte.
C'est par des calculs semblables qu'on a construit la table suivante qui donne de 10' en 10^ les longueurs que doivent avoir les parties du méridien dans les cartes réduites » qu'on nomme aussi cartes par /oitfudescrotssantes à cause de l'augmentation des degrésdu méridien.
Pour montrer l'usage de cette table» proposons-nous de construire la carte réduite d'une partie de FOcéan comprise entre le 0< et le 34® degré de longitude occidentale » et entre le 28* et le 46* degré de latitude septentrionale. (PL VIII.)
Après avoir tiré la droite AB » qui représente ici le 28' parallèle » on la divisera en autant de parties égales qu'il doit 7 avoir de degrés de longitude compris dans la carte» c'est-à-dire en 34 qu'on 'subdivisera ensuite de (lO' en lO', ou de 5^ en 5'^ ou même de minute en minute, à l'aide d'une échelle de parties égales. Cette ligne AB ainsi divisée sera l'échelle de longitude de la carte. Aux extrémités A et.B de cette échelle» ou élèvera les perpendiculaires AD et BC » qui représenteront les méridiens extrêmes de la carte. Pour graduer exactement ces méridiens de 10' en 10% par exemple» on cherchera dans la Table des -Latitudes croissantes la valeur correspondante au 28* degré de latitude » puis on la soustraira successivement des valeurs correspon-