E^> RIVE
* L'art de l'escrime, autrefois réservé aux nobles, tend rha<|ue jour i\ se populariser. Cixnant répondre aux besoins du publie, je viens d'ouvrir une "salle descrime, rue..., numéro.... Lu tel, élève de CA>rdelois, etc. »»
{Fragment cTmn />»••■•<■;> vfuof de /»'-•»/'► «•»if ^esrrime.i
DES UKrX COMMUNS 115
Aux /r^'ns qui font tenir Thonncur sur la pointe d'unt» épée, l'uNag^c de l'escrime facilite les moyons de larder leurs adversaires sur le terrain. 11 est naturel que les» plus habiles triomphent à ce jeu. N ont-ils pas (ait de*» €>tud/»s pour se débarrasser proprement d'un rival, ^ommc lc*s avocats en ont fait pour parler devant les tribunaux ?
Es BiMCi. S'esrrimer au jeu de Vesprit. — La lan^e fait i'ofllce de tleuret et blesse souvent quelc|u*un ou plu- Meurs comme le ferait un tleuret.
i s i L%F£. Soi fnodcmts esruhtfyes. — Cela se lit encore dans quelques revues de médecine.
« Nos rooilemes csculapt'S ne teculent devant aumiie <i<i^»e inno\ation; li'unt détrart^'urs seuls, .«ans r<*^|H'rt pour i;i \<^nlé, osent s<>*jtenir !e contraire; mais noiK* fli'i.iin restera comme la seule r^fMinse à opposer à leurs niai\ «m liantes insinuations. La juste célébrité dont jduit lecoip^uM dit-al (eia prunipte justice d'un t>.su de calomnies lioni la trame, etc. »•
{hnto<itr$ à tA^^ini/e de rWati/k.)
H-fMF. Brûler Vvsp^tce, — Celui qui rourt k un premier rendez-vous à la grille du pare brAle l'espace.
«. KUe suivait d'un regard attetiflri l'oiseau \otanl dans IV^^pacc. Elle enviait ws ailes qui l'eussmi ttanspotiée, (omme par enchantement, dans le pays, natal. »
{Pseu'Jù'S/iffnon rrgrrliant ia patne.)
• |>es vieillards qui se chaufl tient en esjialier, rhi\er. le jouff de& murs du Luxeinboiu^. dans celte oasiii parisieiiiH* vi justement nommée la petite Pro\enc4'. C4'S vieillards ne (MMirrout plus, hélas! dematider aux raxons bienfaioants du M^eii un peu de cettechaleur si nécessaire à leur existence. »
Ce cliché prenait le frais chaque fois qu'il était question de^* travaux du jardin du Luxe^ll>ou^^^ sons le rê^e municipal de M. Hau^snianii. — Quelques journal iste« de province ne l'ont pas tout k fait abandonné.
L-f-fcE w-E. — Placement d'illusions U fonds perdus et dont les rentes ne sont pas souvent payées.
• L'avenir s'offrit k moi tout riant d'espéiancew. »
[F. Cornu et H. Aup«r. Pauvre wéref}
Eipéranre homicide,
« 'ïnm\\um% du meurtrier IV^pérance bomiudf. •
'Volt lin. Atztrr, ^it- IV, m*, i».»
116 BICnONNÀIRE
Et dans l'opéra de GuUlaume-Telh musique de Rossini, mt'^me rengaine :
« Ti'ompons l'espérance honiioide, « Arrachons Guillannie à ses fors. »
C'est à cet endroit môme que le ténor s'arrache im ut do poiti'ine.
LcsiKrtwce est la richesse des ptiuvres.
Ils ainieraieut mieux avoir auti^e chose à se mettre sous la dent.
« L*esi>érance est la richesse
« De ceux qui ne possèdent rien. »
(Toarvt et S^ittUne. LWciriee en cojfoye. 2822.;
« L>spérance est à Taniour « Ce que le soleil est au jour. »
v^tYMt*!.* tfinnv s^rU-ux et à boire. BaUard. Puis, IÔ9I.J
EsréUKR,
«^ Roali que ten, couyoun quVspèiv. »
<k||ouivux quia, sot qui espère, « dit un proverbe prvv» vençal.
«V Ksp«^ivi. madame, votiv (îlle vous sera rendue ; je le j«i^ devaul Dieu qui nous entend, mère infortunée î »
* (Vesl quand on n'a plus rien à espérer qu il ue laut »Ksespeivr de rien. *
.Sêtù\)ue. Ji^JiM^ «de a, se a4
— IKx^enr. y a-t-il encore de re>t>i>ir?
— Un *vui\ï^% monsieur, du ixnn j^^e!
ESPRIT. Visi-rit iUs fi\mpts est t\r« r7/<vi#. — Traduisez par : Nous avons etè IkiIIus à pKile coulure.
L\-'^f''rit ^Hwt h's rîîr^v — CVsl pourtjuoi Poa «d nuiconliv si peu dans les livras,
* Cest jvu on Vu un ouvra^re où les fautes f^Hinnillenu m IV*s trtûsuVspril seuirsde tenq>s en temps pètiUkvt.»
R^iScAii. L'Arc jMw^s^itfi.ij
« LVsprit qu'on Teut avoir gâte tvlui quVnn au t»
NVu dépLiise à Gres^etj ce vers, devenu pn)TeiW« «e^sc
DES UETX CGXmrXS' 117
ùm% comoie toos le$ pro>TerS>er. Il dV a qpa«? le:f ^j>t5 qui T<euIeDt aroir de re:»|>iriL Par le tràT;^fl, lï^ (^nm^cil y arriver; Tcspril n'eïf. **j'«v<ent qu'un yr*j»:KilK\ nit tciécanKine.
£^^<- fgr^ — |,^es poètes aiment assez à se senrir de ce mol. — 5j-/#» IfîSKr mquif fendait lu mirfa^ df?$ eaujt,
c Mourir pr>ês «fu bonheur! Mourir diKi-trut md arrÎTe
« A lai nrîjkilir donl wh crorii? f*/iiir !
<• Vmr. l*j»fV|ue iw^line *•> [uif aiUh i4>UKh<rr Ij rive, • Le port i'ieS'iii^AnT. a
un esquif léger le naut^noier sVI mce. »
E«^5ira. Essaim «fe jeunes pili^s.
« Cn es«um de j«^unes filEief en robes bUiicb^s se pre^'^iit dans une aTant'àO'tnitr d**<r pfiefiit'^r»:». •
(Voilà pour le théâtre J
« Un e§saimde jeunes fifl*'S torjrf>i{!<^nnait dans le b'il^avec llnsoucîance et la joie de Irur d^ie. »
(\'oilà pour le bal.;
« Pareilles à un e<^*»îiim d'3l>eiE!»'^, !»"> jn'unt-s filles prirent leur Tol vtrrs le château, au pr»firH*'r •^i.'n.il d«* !t «.l'Hlii» «lui annonçait les \i>iU'ur», On aUt'H'lut W \ic'^ui(e du*..., le fiancé de Marie... Xaa curieuse» e>{M''^ies... •
(Voilà pour la vie de clijteau.ji
Tn essaim de beautés.
« D*un essaim de beauté;» la danse enchanteresse. »
Ot^imir DcUTÎgne. Le Paria, acte I, se. i.)
E*«E?ccE. Essence dnine. L'homme w i^eut jnmnis »ntiêiement renier son essence divine. — t>ependaiil, lur^{uc ses crimes le conduisent à l'échafauil^il semblerait «{u'il n'a plus rien de divin.... El lors<jue... Ewr^m^ntum Jocis I
L--fcMiEL. L'essentiel est d'être h»nwH*\ — Et les cyni.jues fit; manquent pas d'ajouter : quand un ne peut pas faire autrement.
E««oR. Donner un nouvel essor à une politùjue smje et modérée,
^Prop'*t de député.,
• Les deux jeunes gens, en se donnant la main, prirent leur essor dans la direction de rt^^Taie. L*'s |;t'nets en tl(*urs répandaient une odeur doucement pénétrante, et Wa braïuiifs
ut DICTIONINAIRE
des \ieux saules a^tés par le vent semblaient saloer leur présence.
(Petit tableau champêtre du ressort de Jfif. tâa raoumeùis.
l'essor de 1 1 pensée.
« A-t-on empêché Tessor de la pensée ? A-t-on désanné la vérité? »
.Dannoo. Essai sur les garanties indiviàue^les^,
Estampille. — Autrefois on appliquait Testam pille sur répa*!le des criminels; aujourd'hui on Tapplioue sur le dos des livres qui jouissent de la faveur du col portage, et qui souvent n*eu sont pas moins criminels*
«t Ce n*est pas sans un profond étonneinent que j ai vu ivfuser à mon dernier ouvra^^e l'estampille si facilement accordée à des livres tiui n*ont ni portée morale ni, etc. «
[Pitutttes et doléances en guise de préféee, par um auteur q-^. s'est vu refuser testantpHle.)
Estime. L'estime ne se commande pas, elle s'impose, — C'.est un sentiment que l'on ne prodigue guère. *" >rail- CL qu'on ne trouve pas souvent Toccasion de le placer ?
Estomper.
« Un léger duvet estompait sa lèvre supérieure et donnait une sorte de crànerie à son visage, d'un galbe aussi pur que celui d'une jeune fille. »
Voilà comment dans les romans on esquisse le pastei du jeune premier amoureux.
Ne sortons pas de la peinture, ceci est du pavsago :
« De petits nuages blancs estompaient le ctel, et« cliasso< par le vent, couraient pareils à un troupeau de moutons qiu se hAte de rentrer à la bei'gerie. »
Étalage. Étalage d'esprit^ étalage d'érudition, — Souvent il suffit d'avoir de la mémoire pendant vingl-qualtv heures, et de répéter devant des badauds ce que i on a lu, la veille, dans quelque bouquin.
Grand étalage de toilette, — Chez le marchand, le but de l'étalage est de séduire les femmes; chez la femme. c'est l'art de séduire les hommes et de faire endiabler d'autres femmes. Dans les bals, il est certain genre d'étalage qui mériterait plutôt le nom « d*étal ».
Étancher.
«V 11 se pencha vers le ruisseau limpide, et, avec ses mains, puisant une eau aussi pure que le cristal, il étancha la soit qui le dévorait. »
Il j a encore des écrivains qui préfèrent faii^ boire
ain^i leurs héros, que de les envoyer se soûler au cabaret.
« La jeune fille, déchirant son mouchoir, étancha le sang qui coulait de la blessure du bel inconnu. »
Soyez persuadé que tout ça finira par un mariage.
' « Agenouillée, près de lui, sur le gazon, elle étancha le sang
qui coulait de ses blessures, et, dans sa tendre gratitude, le
pressant contre son sein. »
(Satstine. Le Mutilé.)
ÉTA5G.
« Mes chers concitoyens, voter pour le candidat du gouvernement, c*est s*employer à renverser le glorieux édifice de 89, cimenté avec le saiog de nos pères. C*est vouloir retourner à ces temps néfastes, où le manant était obligé de battre les étangs oe son seigneur, où, etc. »
Cela se dit couramment dans les réunions publiques, et Ton applaudit, il faut voir.
État. Le vaisseau de l'État, Le char de l'État. Laisser rouler le char de l'État dans l'ornière, — Phrases qui ont retenti bien des fois à la tribune, phrases qui ont traîné dans tous les journaux.
11 ne manquera jamais de cochers pour monter sur le siège de ce cnar, d'où la plupart sont précipités à terre et se cassent les reins.
Joseph Prudhomme a dit : u Le char de TÉtat navigue sur un volcan. » Honneur et gloire à Joseph Prudhomme, au Christophe Colomb oe cette belle ima^e, qo*ont dû lui envier oien des hommes d'État* Il est vrai qu'avant Prudhomme, M. de Salvandy s'était écrié, en plein bal, en s'adressant au duc d'Orléans, qui donnait une fête le 30 juin 1830, en l'honneur du roi et de la reine de Naples : « Monseigneur, nous dansons sur un Tolcan. » Phrase dont M. de Salvandy a dû être très content, puisqu'il ne manque pas de faire remar(|uer dansleXn>r6 aé^ Cent et Un, que le lendemain les feuilles s'empressèrent de la répéter.
Le vaisseau de l'État est une figure de la plus haute antiquité.
« On ne manque point d'amis, quand le vaisseau de TÉtat navigue sans danger. »
(Sophode. Aniiçone, acte I, ic m. Trad. de Rochcfort.)
« Dans les maisons comme dans les États, pour que l'ordre règne, il faut qu'un spuI commande. »
itO DICTIONNAIRE
Pensée d^Euripide (Autlivm»i^ut\ acte II, se. ii), que les autoritaires ont érigée en maxime.
Tenir d'une main ferme les rênes de l'Éiat,
« Ils succombent enfin, mais notre apathit^ laisse pi^ssi^ les nMies de TEiat dans les mains de quelques èiivs aépravos, et la débauche honteuse remplace la ftu'eur ivYolutionnaire. »
[Chronipu indiscrète iu m* siède.)
« Il prit les r^nes de TEtat, heureux d'avoir laissé la paix aux peuples nutisrués d*une lonjrue ^ruen^e. »
vFl«iMcr. Orwm funèbre de JéicMel Le Teilier, le^)
« Que le char de TÉtat s enfonce dans la boue. »
(T. Gautier. Poèsits direrses.)
Êttd florissant.
« Le véritable thennomètii» de la prospérité publiqiie. c'est le luxe: or, jamais y a-t-il eu \nt de voitun^s. jamais ou «a donné tant de bals/ jamais on n'a fait tant de visites et vemlu tant lie bonlH>ns que cotte année; donc, comme disait derniéivnïent le JourmU des Débats^ jamais la France u a ete dans un état plus tlorîssant. »
.Jouy. GuiHaume le FroHC-partefir, ISI(5k>
Timon de rÉtat — Un timon auquel ou a vu plus d*un âne attelé.
« Son choix seul distribue États et dignités ;
« Du timon qu'il embrasse il se (hit le seul guide. »
vCoriioille. OtAot», acte II, s(«im» it.)
« Ai-je mis dans ta main le timon de TÉtat.
« Pour le conduire au ^ré du peuple et du Sénat? »
(Racine. BriUxHuicmSt acte I, se. u)
État-major. Le brillant état-major, — En dehors du serrioe, valse admirablement, donne le bras à la colonelle, conduit un cotillon et fait rêver les jeunes tilles, voire même les vieilles tilles, tant il est séduisant, tant il a de grâces et d'entrain.
« La foule barrait le passag:e, pour voir le maréchal )lac- Mahon et sou brillant état-major. »
yPeUt -Journal du 17 scplenb«« l$Tiâ4
Étau.
« Sa main loyale, lorsqu*elle pressait la vôtre, vous s«4rTait comme dans un étau. »
Phrase de roman démocratique et social.— U s*asrit, cela va de soi, de la main de quelque brave otivMer,
Éit:. Bravtr les feux de /Vit*. — 11 est à rematxjuer que rêté a moins été chanté par les poètes que le printemps.
DES LIEIX (OMMI'XS ««
• Il >Vi+'i:niit à râpe de quatrf-\în;rî? an«, daii^ 1*< urss !'• ».e>s eiil iiiK. <*iïtouiv dt* iV'.iiine et du it*>]K'<t d<' i<'U> les ^r-iii de bleu. •
De temps en temps, il es-l bon d'annoncer ainM dans un jourudU la m<»rl d'un urtiii^-ênaire, et in<^me oelJe d un centenaire. Cela pou<M* le> \ieux altunnês au r-no'nvllt'iiient de leur alKHint-nieiit. — Le jciuinaliMe, <jnî a la pre^-aution de présenter le centenaire comme un de <^^ abonné^, e^t un malin: ii ulitient ^'♦^neraJeiii.*nt de> rê>ultal> exce]Ieut> au point de vue du tira^re 'W >a feuille.
L:f M'ABD. Levtr VrUivi^irti ^r ht rtroit» . — On peut lever 1 ♦-t*' Il dard de la'revulN* à l^ord d un bâtiment, comme fur le plandier des va»*h<»s. C'est un*' plaisanterie qui se plie plu- cher à burd que pari h ut ailleurs.
S< ra^Kj'T f.ou$ /V'^'iï'/'/rr/ *!< U\ Uinrlé. — Un étendard qu'on ne voit pas Uotter souvent.
ÉTihxnL. B»Vh n*est tUrncl ici -bas. — Heureusement; cVst lette [M-nrêe qui console les gens de ^'oùt de la vue de Idnt d"œuvre> pitoyables.
hi'{(r*t$ éUnhh. — Ils durent plus Ion sr temps sur le marbre que >ur la pierre.
« Il emporte les re^rrels de tous ceux qui Pont connu. •
[LitîerahtTi- âf cviïu tièrt .
LTTRNfTÉ. S^m/^fT à VéUmité. — C'e>t s<mir»'r au joiir où le f««rps ne sera plus que poussière et ou l'àme sera...
Ceei est une affaire de conviction.
« La marquise était une de ces nature;; él^iér^es. toujours ^•rrdufS dans ses rêveries. »
Gar.' lorsque Tamour s'empare de ces natures là.
^TiNcLLEh. Étincelles. L*'s ty^t s t'tinrehmnt. L^.< f/rf/,r ('tinf*ï*iui$, tU fur*'ur. Eiiur*hmt d'rsprit. Sts y^wr hw^finU 'Un étin^éUt's. — Très employé p»ar les artilirier- litlcraires.
• Comme uhp (leur arrachée de sa iii:e. loin de sa nii'^pp,
1 piu\rp enfant ne tarda pis à dépérir à \u** d«nl. sVimKi,
.\ bK-ntôt les onibrvs de la ni<»rl envaliin^nl M»n gr.uuux
Ui oicno!ccAimE
Leolears sensibles ne pleurez pas emodre^ Tair .. la sanvera, el elle retn^uTera sa mère,
Doniniêe« parce qu'il ny a que des braiTe? el de? ^' > de h'iûn qui ta poirleoL
LVtoiîe de l'hosuieur hr.Ke sur sa piïHtziiie.
• Ce^it pjA^e quVîle briîîaàï sur sa ^orieuse pi»*adj>? XapoIeiiQ h' .que IVUùle de rïK>i5ae;jr jetait un si ferf •tv-i:
Étc>l-ffci. Éti-uffcr SfS sm^^k^ts.
» Elle étouffait ses sajijiî^ts pcmr ne pas d^MUoer à < baibire euiiemi le plaisir de saTôurers* vea^^^uKe, »
Etoiifrr Us cns.
« Cette fois ils tentertiient an Tain d'ètmifler les cn« #•.
père qui demande jusïîoe. »
Éthaxge. £lr»4ii k ' t'tr\sn^-: ' — Exclamation qui ne manc ., pas de faire rire les speetateurs, quand e>:sl un eom^.. aimé du publie qui la lance.
• Hier s^'îr. à la sortie de rOj>èra. es;t amvèe uneaTen*^. •rîraiî^ à laqueîle nous aurions de la |>eine àcroiie, sïk.v n'en aTioos été les témoins oculaires. Deux femmes du n^-: leur monde, etc. *
Suit le récit de quelque crêpage de chignon,
Étrjlxger. Lt w-yl-le èlnmgir. — Les journaux donnent facilement du noble étranger au premier Tenu dont • • luxe en impose. L'n beau jour, on s'açerçoit que . noble élranirer nVst qu'un escroc. Les joaiUierf^ s*^: . principalement payes, ou phit«^t ne sont pas paTès «:.. tout pour savoir à quoi s'en tenir sur le compte <îe b:o! des nobles étrangei^s.
Être. L'Être 5iipi*t*m«\ le dispensateur de foules dkdSf:?. - - Celui vers lequel les plus malins se tournent, en Tinv plorant, à l'heure du danger.
Être ou ne pas Hn\ Le w to he or iiof fo 6e » du mon.^ loffue àUamtet de Shakspeare. Point n est besoin do connaître la lanirue anglaise à fond, pour lancer cet*.' phrase aussi i^pandue que le « thit ù the q^testkm > qu en est la fin.
• Alors et seulement alors, elle ■!» ConTention^ tîI rahîîr-^ entrouvert sous ses pas. La crise était grave; il s^ajeissst : deti"e ou de ne p;»s être. »
:. ..KiNTE. Les étreintes de la faim, — Quelle opinion pcutf,n avoir d'une société qui laisse tant de pauvres diables en proie aux étreintes delà faim? 11 est vrai, il y a des «'ompensations : on les trouve chez les repus qui passent leur vie à se mettre k table sans jamais avoir faim, Az^s, celte compensation est bien mince!
Étreinte amoureuse. Duo d'amour chanté sons le v*iel... de lit.
., : ' DE. L'étude de la nature, — Une étude qui entraîne moins de désillnsions que celle des hommes.
;1 UKXIDES. Le fouet des Euménides. — Un fouet qu*ont ; >iîment fait claquer les vieux poètes.
:. v^ouiH. La beauté s'évanouit , — Hélas! C'est bien ce qui désespère les femmes. Mais on ne les console pas f.îï leur disant : « Les dons de la beauté s'évanouissent, ceux de Fesprit restent. »
S'écan&uir comme une ombre.
« Ce n'est rien, un léger évanouissement causé par lV;rao- \i .n. la joie de vous revoir. »
[Hetour du fiU^ retour eu mari dan» U* roman». \
\\i\\L. Jouer de Vétentail. — Les femmes jouent de . ';rentail comme elles jouent de la prunelle, ad majov-m fjloriam Cupidonis.
LliLTXB. Les ronums exaltent Vimafjination des jeunes *'.r^, — Phrase qui pouvait avoir jadis un sens, mais '."i; n'en a plus aujourd'hui que les jeunes filles calcu- 1 Tit comme de vieux caissiers.
t Plus j'examine la situation de notre int^-ressant ma- U/îe. moins je partage les craintes, j'oserai dire exagêr»-es, de V. n honorable djuithm. »
Voilà une des phrases que débitent entre eux nos h' fis docteurs en consultation; coût : rjuarante francs f ir léte, au malade, et la vie quelquefois).
L;.'"!LitATio?r.
« L'exaspération du mar^iuis él<iil h son cjfuAA*:. Onlraîré -. ' ^ son honneur, incapable de .se coiUenir pins îon^'ternpA, .. pi^rta la main jjur une éi^orne j-i-sq^ialors lro;> adoiée. *
^imp. de Vexaspérati'}n du marquis outragé, CoUeel da George hoAditt.)
Ii4 DICTIONNAIRE
Kxt.KLLENCK.
ft Jai riionnour d'ètro, de Votre Excellence, le très hiu«l«:v' et ti*ès obéissant serviteur. »
Depuis que la France est en République, ron a supprimé « l'excellence » aux ministres, et on a rogné leui*< émoluments. Cela n'empêche pas que les portefeuilles no soient encore très courus, et que, de temps en temps, on ne savoure encore ce mot « d'excellence » débile par quelque maire de village. On a vu, prétend-ou, certams ministres entreprendre un voyage dans h\ seule perspective de s'entendre appliquer « l'excellence ».
Exceller. — Il est convenu que chacun excelle dans son métier, si l'on en croit chacun.
Exceller dans rart de bien dire.
n Nul doute qu'il n'eût excellé dans n'importe quelle carrière, tant son esprit était vif et piX)mpt à s'assimiler toute chose. Nul doute qu'il n'eût brillé d'un vif éclat dans les arts, dans l'industrie, dans la finance, dans l'administration ; nul doute qu'il n'y eût tenu le premier ranç, si ses goùt^ no l'eussent porté plus particulièrement vers l'art oratoure. Nouveau Démosthène» etc. »
[Panr'gynque quelconque cCicn OMcat quelconque.)
Excentricité. — Folie spirituelle.
« Le duc de... avait une pointe d'excentricité de bon ion, qu'il devait, peut-être, à un long séjour en Anglolen-e, où son père possédait de vastes propriétés. »
(Roman de high-life.)
Excès. Les excès réitérés finissent par avoir tyiison du meilleur tempérament, — Ne dirait-on pas que les gens qui se livrent à des excès ont peur du lendemain?
Les excès de l'ivresse.
« Xaime le peuple, moi î jusque dans ses excès. »
« Les déplorables excès de la Révolution française soiU une conséquence de la condition misérable dans laquelle le peuple craupissait, depuis si longtemps, sous le joug de la tyrannie. »
[Tartine politique à CuSyige des frères et amis.)
« Et ù quelque excès que la Révolution se soit portée, nous n'oublierons jamais qu'appelée par les vœux de la France, etc.»
(Manuel. Discours tqfologètique.)
Les excès démayoyiques, — L'incendie, le pétrole, la
DES L1KUX COMMINS 125
guillotine, le vol et le pillage mis à la hauteur d'une institution politique.
Excitation. Délit d'excitation à la haine et au mépris des citoyens les uns contre les autres, — Diversement interprété, suivant les gouvernements établis.
Excuse.
« Des excuses, jamais! j'en reçois, monsieur, je n'en fais pas. —Alors j'aurai l'honneur de vous envoyer mes témoins. »
Résultat : deux balles inoffensives échangées à vingtcinq pas, et à çrand renfort de réclame dans la presse. La réclame, qui vise plus juste que les pistolets de combat, atteint en môme temps et les témoins et les docteurs préposés au duel. On a vu un de ces dcTuiers, lors d'un duel entre deux députés, profiter de l'occasion pour poser sa candidature à la députation.
Exécration. 'VoMé à l'exécration publique.
a La mémoire du tyran sera vouée à l'exécration publique. »
[Rapport du citoyen David sur la cérémonie projetée pour le 40 août 4193.)
Exécution.
« Une foule énorme, parmi laquelle un grand nombre de femmes, était accourue tie toutes paits, pour assister à l'exécution de ce grand criminel, dont les forfaits exécrables ne sont malheureusement pas une exception dans les annales de la justice. »
{Extrait d'un compte rendu d'exécution capitale en province.)
« Toute la nuit, une foule nombreuse a stationné aux environs de la place de la Roquette, dans Tespoir d'assister à l'exécution de... Quand donc ces exécutions se feront-elles, comme cela se pratique en Angleterre, dans l'intérieur de la prison?... Le spectacle de la guillotine éveille une curiosité malsaine, etc. »
[Extrait d'un compte rendu d'exécution capitale à Paris.
Exemple.
« Appliquez-vous, mes enfants, à suivre de bons exemples, vous en tirerez des fruits bien doux dans un âge plus avancé. »
Ce ne sont pas toujours ceux qui ont mené la conduite la plus régulière, qui se plaisent à prêcher morale.
Exemple de dévouement, « De tels exemples de courage et de dévouement ne sont
pa» rare» d-ui» rinaff^ ÊrïiJiçakîs«; nais 1 est Iwiiikniry bty,i
tKll'X'^a»: «lui lui aT-ii<;ai: coùcib»^ £es svmpatliiws â» tona/t W p«?rsckiji*el ail tibfàtre- »
EïfivEJBTs. Ej:hakr k di^mkr Sfjwpir. — Ce que tant de çeas r>ed<>ul:>eat« la seule eliose qui ne mauque jamais.
ExHlBlXtOX.
« L'exhibiKliKt du pihênom^ne qtce je souutets à Tapiurveiaci«>n de nous ki homme* compétents aura» je pesase.
fi^anta^je de... »
poitùi^w^,. m'ttaiufw, Uitermrt,. wm mt^r».)
ExiocR. Lhonnetfr fejntje,. ii k /intl, WÊsdm^e. — Quelquefois ce$ graves parole» sont prononcées par monsieur* pour en^a^er madame à vendre une rivière de diamitnts dont ie produit sera destiné à combler des rides que te ntari aura faits à la caisse^ pour attirer une ou plusieurs cocottes.
Exil. Mtmger k pain de fejtiL — Souvent un mojeu d'arriver plus tard à la députation, faute de mieux « è une sous- préfecture.
ExpÊDiTiox. Lfi dèsastfTuse expéUtiim du Mexique tt tompmtnis le pn'stii)e de nos armes.
L»i dicptontUe expédition du Mexique est ime l«rAt' de phj$ n ujoittmr tut bii*m de VEmpire.
Deux rengaines chères à ropposilion sous le second Empire.
Expérience. — Les fndts de rexpétience. — Des fruits tardifs, amei-s, et qu'on cueille, presque toujours, lorsqu*ou n'a plus de dents.
Uexpénence coûte cher. Nous acquérons l'eoqpériemx a nos dépens*
DES LIEUX COJfMCirS li7
« (Test toujours à w;s dépens qu od ac4|uicrt 1 expérience dee choses d*ici-l>as. •
[L'H'utoire du. cercle de eraUt drame cbiiiois, acte I, se. t. TrsiiL St^o. iolieo.)
ExpiATiox- L'heure de l'expiation. Ulveure de l'expiation a sonné. -* Esariation suprême. L'heure el l'instant où la tète da condamné tombe dans le fatal panier.
Expier.
« Le couperet fatal s'ahattit avec la rapidité de !'é( lair. Un bruit sec retentit. La justice humaine était satisfaite : le coupable avait expié son ciime. »
{Journaux judiciaires.)
Exploites . Exploiter la crédulité publique. — Cela ne demande pas beaucoup de frais d iraag^ination, et c'est chose courante, à en juger par le nombre des sociétés financières à l'adresse des gogos. — Certains gouvernements s'entendent fort bien à ce genre d'opération.
Exploitation. L'exploitation de l'homme par l'homme. — Vn des plus sûrs moyens de s'enrichir.
ExpLOBATECB. L'intrépide explorateur^ le hardi explorateur. — Deax épithëtes inévitables.