COMMANDEMENT — COMMANDERIE
commandement doit être visé dans le jour par le maire ou l’adjoint du domicile du débiteur, et copie lui en doit être laissée. Du reste, il va sans dire que la formalité de l'enregistrement est indispensable.
On conçoit qu'après le commandement un délai soit laissé au débiteur, pour qu’il puisse prendre des arrangements et préparer sa libération; si le créancier laissait écouler plus de trois mois sans donner suite à son commandement, il serait obligé de le renouveler. Il ne faudrait pas cependant dans ce cas considérer ce commandement comme périmé, dans la véritable acception de ce mot , et il subsiste encore, sinon comme préliminaire de la saisie, du moins comme acte conservatoire et interruptif de la prescription. Toutefois, il n’a pas pour effet de faire courir les intérêts de la créance : cet avantage ne peut résulter, aux termes des articles 1154,et 1904 du Code Napoléon, que d’une demande en justice. Si le débiteur vient à mourir dans l'intervalle, bien que les titres, exécutoires contre le défunt, soient pareillement exécutoires contre l'héritier personnellement , le créancier ne peut en poursuivre l’exécution que huit jours après la signification de ces titres à la personne ou au domicile de l'héritier. DuBanD, ancien procureur général.
COMMANDEMENTS DE DIEU ET DE LE- GLISE. On appelle commandements de Dieu les préceptes contenus dans le Décalogue. Ils composent l’abrégé des devoirs de l’homme envers Dieu et envers son prochain. On sait que pour en faciliter le souvenir et l’usage, on les a mis en vers ou lignes rimées.
L'Église étant, dans les idées catholiques, une société parfaite, a le droit de prescrire des lois à ses enfants, et ceux-ci, par une corrélation nécessaire, sont dans l’obligation de les accomplir. La teneur des commandements de l'Église a varié pour le nombre dans quelques rituels et dans les livres élémentaires de la religion. Aujourd’hui on énumère six préceptes sous le nom de Commandements de l'Église. Is ordonnent 1° de sanctifier les fêtes; 2° d’entendre la messe les dimanches et fêtes ; 3° de se confesser au moins une fois l'an; 4° de communier au moins à P 4ques; 5° d'observer le jeûne dans les quatretemps, aux vigiles et pendant le carème; 6° enfin de s'abstenir de chair les vendredis et samedis. Quelques rituels et quelques catéchismes anciens contiennent la défense de célébrer les noces à certains temps de l’année et le précepte de payer la dime. Le souverain pontife ne pent dispenser des commandements de Dieu, qui, fondés sur la loi naturelle, sont immuables. L'abbé Banicne.
COMMANDERIE ou COMMENDERIE, revenu, dignité, souvent l’un et l’autre ensemble, appartenant à divers ordres militaires de chevalerie, et conférés aux anciens chevaliers ayant rendu des services à l’ordre ou à l’État. Son origine remonte à 1260, époque où l’on établit des maisons de commission, où les percepteurs des revenus de l'ordre envoyaient de quoi faire face aux frais des guerres contre les infidèles. Leurs lettres commençant par le mot commendamus, ces maisons prirent le titre de commanderies, et ceux qui les tenaient, celui de commandeurs. Plus tard, on érigea en commanderies les léproseries de l'ordre de Saint-Lazare. Puis, les commanderies ne furent plus que des bénéfices éloignés de la résidence de l’ordre, Enfin, les bénéfices ayant été abolis en même temps que la dime et la féodalité, les ordres de chevalerie, avec leurs divers degrés hiérarchiques, n’ont plus été maintenus que comme titres purement honorifiques accordés par les souverains aux individus qui sont censés avoir bien mérité de la patrie,
Dans l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte, la commanderie était un domaine bénéficiaire, une subdivision, une dépendance d’un grand-prieuré, Elle s'était appelée préceplorerie jusqu'au treizième siècle. Les biens furent d'abord affermés à des receveurs séculiers, qui devaient verser
COMMANDERIE — COMMELINE
au trésor commun le prix de leurs baux. Mais les comptables, placés hors de toute surveillance, abusaient de leur éloignement de Jérusalem et de Rhodes, et s’appropriaient tout ou partie des revenus. On crut remédier à ces abus en conférant aux grands-prieurs la régie des biens; mais bientôt ces fonctionnaires regardèrent comme leur propriété ce qui leur avait été confié comme un dépôt. Le chapitre général de Césarée confia l'administration de chaque préceptorerie à un chevalier, révocable à la volonté du conseil. Le mot et la chose changèrent : chaque préceptorerie s’appela commanderie, et forma une petite communauté, qui recevait quelques novices, et au service de laquelle un chapelain était attaché. L'administration des commanderies fut confiée à d'anciens chevaliers comme retraite, mais la faveur avait au moins autant de part que l'ancienneté de service à ces promotions d'emplois lucratifs, qui n'étaient jamais conférés à perpétuité. Le titulaire, après cinq ans de bonne gestion, était en droit de se présenter pour obtenir une autre commanderie de plus grande valeur, Il y en avait de plusieurs catégories : la commanderie magistrale, dont la totalité des revenus était réservée au grand-maître et formait une partie de sa liste civile; 2° celles qui étaient conférées exclusivement à l'ancienneté; 3° celles de grâce, que le grand-maitre donnait par anticipation et à son choix; 4° celles de chevissement, accordées à des chevaliers sous la condition de verser au commun trésor une somme convenue. C'était, en d’autres termes, un véritable bail à ferme.
Il y avait aussi des commanderies dans les ordres de Calatrava, d' Alcantara, du Christ, de Saint-Bernard, de Saint-Antoine, etc.
COMMANDERIE ({ Vin de la). Voyez Carre.
COMMANDEUR, chevalier d’un ordre militaire ou hospitalier, pourvu d’une commanderie; comme il y en avait dans les ordres de Malte, de Saint-Lazare, Teutonique, etc. On désigne également ainsi, dans plusieurs ordres militaires, un grade, plus ou moins élevé, purement honorifique : commandeur de la Légion d'Honneur, du Christ, du Bain, du Mérite civil. On appelait autrefois commandeurs de l'ordre des ecclésiastiques ayant l’ordre du Saint-Esprit.
Le grand-commandeur était la première dignité de l’ordre de Malte après celle de grand-maitre. Il était pilier (chef) de la langue de Provence, et pouvait émeulir (postuler } le grand-prieuré de Hongrie. Le grand-commandeur était président né du commun trésor, de la chambre des comptes ; il nommait, sous l'approbation du grand-maître, les officiers de ces deux juridictions , ceux de l’infirmerie et de l’église de Saint-Jean. Il résidait au couvent, et n’en pouvait sortir pendant tout le temps qu’il exerçait sa charge. Le commandeur du grenier à Malte avait la surintendance des grains et de fout ce qui était relatif aux subsistances. Les préposés sous ses ordres se qualifiaient de prud'hommes de la petite commanderie. 11 fallait pour être admis au titre de commandeur dans l’ordre de Malte : 1° être de la nation dans la circonscription de laquelle était située la commanderie; 2° avoir fait des caravanes, c’està-dire compter quelques années de service actif à Malte, ou sur les galères de la religion ; maïs souvent on dérogeait à ces exigences des statuts, suivant les circonstances et l’illustration de nom et de naissance. Les prélats, les ecclésiastiques agrégés à l’ordre de Malte, les supérieurs des maisons conventuelles des Mathurins et des Pères de la Mercy se qualifiaient de commandeurs.
Commandeur des Croyants était jadis un des titres que prenaient les califes, ou que leur supposaient plutôt les récits des voyageurs.
Les Hollandais appellent commandeurs les gérants de leurs comptoirs en Orient , dans l’Inde, en Perse, dans l’île de Java, etc. Les planteurs de nos colonies en Amérique
donnaient ce titre aux régisseurs de leurs habitations, qu’ils |
choisissaient d'ordinaire parmi les blancs, mais quelquefois cependant parmi les nègres. On a observé du temps de l’esclavage que ces derniers étaient les plus féroces. Quelle que fût, du reste, leur couleur, ils exerçaient sur les noirs un pouvoir despotique, ne les quittant pas une minute, les éveillant de grand matin, visitant les cases, mettant le holà parmi les négresses, conduisant hommes et femmes dans les champs, pressant sans pitié le travail de tous, et à la moindre faute, un nerf de bœuf en main, {aillant ce pauvre bétail humain jusqu'au sang, jusqu'aux os, suivant l'expression alors en usage dans les colonies. La seule crainte d’avarier la marchandise du planteur mettait un terme aux brutalités des comMmandeurs.
COMMANDEUR (Baume du). Voyez BAUME.
COMMANDITE, On nomme commandite une s0ciété commerciale composée de plusieurs individus, dont les uns fournissent de l’argent et dont les autres donnent leur travail et leur industrie en compensation de l'argent qu’ils ne mettent pas en fonds. Les premiers s'appellent associés commanditaires : leurs noms ne figurent point dans la raison sociale. Les obligations et les droits de l’associé commanditaire sont déterminés par les articles 23 et suivants du Code de Commerce. La loi du 6 mai 1863 a apporté d'importantes modifications à l'exercice de la commandite. Auparavant la gestion de ces sortes de sociétés était réservée au gérant seul et il était défendu d’une manière absolue à tout associé commanditaire de s’immiscer dans cette gestion, sous peine de devenir solidairement responsable pour les dettes et engagements de la société. La loi nouvelle, tout en maintenant le principe, en a considérablement mitigé l'application : elle a rayé de l'article 27 la défense d’être employé dans les affaires de la société. L'ancien article 28 prononçait absolument l'obligation solidaire de l'associé qui s'immisçait; le nouveau ne prononce cette solidarité que pour les dettes et engagements de la société qui dérivent des actes de gestion qu’il a faits, et déclare en outre que les actes de contrôle et de surveillance n'engagent pas les commanditaires.
En 1856, on avait modifié profondément le régime des sociélés en commandite. Une dernière loi, celle du 24 juillet 1867 sur les sociètés commerciales, remania de fond en comble tout ce système dans le titre Ier qui lui est consacré. Nous indiquerons seulement les innovations qu’elle a établies. Dans les sociélés en commandite formées par acte sous seing privé il suffit que l’acte soit fait en double original, quel que soit le nombre des associés. Les actions ou coupures d’actions sont négociables après versement d’un quart, et après libération, elles peuvent étre converties, si les statuts le permettent, en actions au porteur; mais le premier souscripteur reste responsable, s’il les a vendues, de même que les cessionnaires, du versement de la seconde moitié pendant deux ans. La constitution de la société et la constatation des apports sont réglées d’après les mêmes principes que pour les sociétés à responsabilité limitée. Le conseil de sur veillance, élu par les actionnaires, peut ne se composer que de trois membres; ces membres n’encourent aucune responsabilité en raison des actes de la gestion; ils ne répondent que de leurs fautes personnelles. Aucune répétition des dividendes ne peut être exercée contre les actionnaires, si ce n’est dans le cas où la distribution en aura été faite en l'absence de tout inventaire ou en dehors des résultats qu'il aurait constatés. De nombreuses pénalités sont édictées contre les infractions aux dispositions de la loi.
COMME LIN (JÉRÔME), savant imprimeur, né à Douai, émigra, comme huguenot, à Genève, où il exerça son art jusqu’à ce qu'il eut été appelé à Heidelberg en qualité de conservateur de la bibliothèque de cette ville. Jusqu'à sa mort, arrivée en 1568, il s’'occupa de donner de nouvelles éditions d'auteurs grecs et latins, dont il revoyait les textes
avec le plus grand soin sur les meilleurs manuscrits, et qu’il enrichissait de notes critiques. Ce sont surtout ses éditions d’'Héliodore et d’Apollodore qui ont rendu son nom célèbre. De Thou ne l’a pas jugé indigne d'occuper une place dans son Histoire. La plupart des ouvrages sorlis des presses de J. Commelin portent au frontispice une figure de la Vérité, avec ces mots : Æx officina Sanct. Andreana.
COMMELIN (Isaac), né à Amsterdam, en 1598, appartenait sans doute à la même famille. Il est auteur de divers ouvrages relatifs à l’histoire de la Hollande, entre autres d’une Beschrijvinge van Amsterdam, publiée par son fils (1693 ; 2e édit. 1926). Il mourut en 1676.
COMMELIN (Jean), né en 1629, à Amsterdam, dont il fut échevin, mort dans la même ville en 1692, se fit un nom comme professeur de botanique, et fonda dans cette capitale un jardin des plantes, dont il s’efforça de faire l’un des plus beaux établissements de ce genre. Il consara les vingt dernières années de sa vie à composer de bons livres qui ont puissamment contribué aux progrès de celte science.
COMMELIN (Gasparp), neveu du précédent, né à Amsterdam, en 1667, succéda à son oncle dans sa charge, et mourut en 1731. Lui aussi il mérita de la botanique par de nombreux et précieux ouvrages.
COMMELINE, genre de plantes monocolytédones, ainsi nommé en l'honneur de Gaspard Commelin. Toutes les espèces sont exotiques; on en compte cinq en Asie, deux en Afrique et cinq en Amérique; toutes sont des herbes. Le fruit est une capsule (et dans une seule espèce une baïe) triloculaire, contenant trois semences.
Quoique ces plantes appartiennent en général à des contrées plus chaudes que l'Europe, il en est qui pourraient supporter le climat de l'Espagne, de l'Italie et même de la France méridionale, Telle est celle que l’on nomme commeline commune, qui paraît originaire du Japon, mais qui s’est aussi répandue en Amérique. Ses fleurs, qui viennent plusieurs ensemble dans une même feuille florale spathacée, ne se développent que successivement, et durent peu. Elles ont deux pétales d’un bleu magnifique, plus grand que le troisième, qui est blanchätre ou d’un bleu pâle. Suivant Kærmpfer, les Japonais en tirent une couleur à laquelle ce voyageur donne le nom d'outre-mer.
Outre l'espèce dont on vient de parler, il en est une autre qui mérite quelque attention: c’est la commeline tubéreuse, originaire des hautes montagnes du Mexique. Ses racines recèlent peut-être, comme la pomme de terre, une substance alimentaire, qui ajouterail à nos ressources contre la disette.
Le genre commeline a servi de type à la petite famille des commélinacées, établie par R. Brown el adoptée par tous les botanistes. Frnny.
COMMEMORATION, terme de liturgie dont on se sert en parlant de la mémoire que l'Église fait d’un saint ou d’une sainte.
La Commémoration des Morts est une fête qui se célèbre dans l'Église le second jour de novembre, en mémoire de tous les fidèles trépassés, et qu'on appelle aussi le Jour des trépassés. « C’est saint Odilon, abbé de Cluny, qui institua, dit l'abbé Fleury, la Commémoraison générale des trépassés, dans le onzième siècle. On raconte diversement la révélation que lon dit y avoir donné lieu. Voici ce qui m’en paraît le plus vraisemblable, Un pieux chevalier revenait du pèlerinage de Jérusalem : s'étant égaré de son chemin, il rencontra un ermite, qui, apprenant qu’il était des Gaules, lui demanda s’il connaissait le monastère de Cluny et l'abbé Odilon. Le pèlerin ayant dit qu'il le connaissait, l’ermite lui dit : « Dieu m'a fait connaitre qu'il a le crédit de délivrer les âmes des peines qu’elles soufirent en l’autre vie. Quand donc vous serez de retour, exhortez Odilon et ceux de sa
COMMELINE — COMMENDE
communauté à continuer leurs prières et leurs aumônes pour lesmorts.» Nous avons le décret faità Cluny pourPins-
titution de cette solennité en ces termes : « 11 a été ordonné
par notre père dom Odilon, du consentement et à la prière
de tous les frères de Cluny, que comme dans toutes les églises on célèbre la fête de tous les saints le premier jour de novembre, de même chez nous on célèbrera solennellement la commémoration de tous les fidèles trépassés qui ont été depuis le commencement du monde jusqu’à la fin en cette manière. Ce jour-là le chapitre, le doyen et les celleriers feront l’aumône du pain et du vin à tous venants, et l’aumônier recevra tous les restes du diner des frères. Le même jour, après vêpres, on sonnera toutes les cloches et on chantera les vêpres des morts. Le lendemain, après matines, on sonnera encore toutes les cloches et on fera l’office des morts. La messe sera solennelle : deux frères chantront le /rait (espèce de verset); tous offriront (iront à lofferte) en particulier, et on nourrira douze pauvres. Nous voulons que ce décret s’observe à perpétuité, fant en ce lieu qu’en tous ceux qui en dépendent; et si quelqu'un suit l'exemple de cette institution, il participera à nos bonnes intentions. » Tel est le décret de Cluny. Cette pratique passa bientôt à d’autres églises, et finit par devenir commune à toute l'Église catholique. .
L'abbé Bergier dit que dès les premiers siècles l’usage s’établit de faire dans les assemblées chrétiennes la commémoratlion des martyrs, le jour anniversaire de leur mort; ce que les catholiques regardent comme wn témoignage du culterendu aux martyrs, tandis que les protestants soutiennent qu’il n’y a dans cette coutume aucune marque ni aucune preuve de culte. Edme HéREAu.
COMMENCEMENT (de la particule cum, et du verbe initiare, initier). On entend proprement par ce mot le point de départ de chaque chose, la première chose faite ou à faire. Dans le sens philosophique, il est synonyme de naissance, principe. La crainte de Dieu est le commence ment de la sagesse. On dit dans le même sens que Dieu est le commencement et la fin de toutes choses, comme on dit dans le sens direct que Dieu n’a point eu de commencement et n'aura point de Jin.
Au commencement, dès le commencement, façons de parler adverbiales, employées pour marquer le début d’une chose. Au commencement se prend aussi dans un sens absolu : Aw commencement, Dieu créa le ciel et la terre (Genèse, 1, 1); Au commencement était le Verbe; il était en Dieu, et il était Dieu (S. Jean, 1, 1).
On dit proverbialement qu'il faut un commencement pour avoir une fin. En toute chose, dit-on encore, les commencements sont les plus difficiles. Ce n’est pas ce que pensait le Petit-Jean des Plaideurs quand il dit :
Ce que je sais le mieux, c’est mon commencement.
Le mot commencements, au pluriel, s’est pris dans le sens de premières leçons, premières instructions, que l’on donne ou que l’on reçoit dans quelque art ou dans quelque science. De là aussi l’acception particulière donnée au qualiticatif commençant, dont on se sert communément pour désigner les enfants qui apprennent les premiers éléments d’une langue ou d'une science quelconque.
Charite bien ordonnée commence par soi-même dit un proverbe égoiste, et fort peu chrétien , qui caractérise parfaitement notre temps.
COMMENDE (du latin commendare, confier, fait de mandare où mandatum). On entendait originairement par ce mot la garde, le depôt, le regime et l'administration des revenus d'un benéfice qu'on donnait à un séculier pour en jouir par économat pendant six mois, ou à un évêque, voire à un simple ecclésiastique, pour y remplir les fonctions pastorales, en attendant qu’on en eût pourvu un titulaire. On prétend que ce fut le pape Leon IV qui érigea des