‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 106 sur 607 · COMMENTAIRE — COMMERÇANT · texte numérisé non relu

COMMENTAIRE — COMMERÇANT

Commentaire historique Sur ses propres œuvres ! Le Commentaire de Molière par Auger est un ouvrage très-dis: tingué dans ce genre. Les Commentaires du chevalier de Folard sur les batailles de Polybe ont joui d’une haute réputation. Les érudits d'Allemagne ont depuis le dernier siècle donné à l’art du commentateur ce caractère éminemment philosophique que l’on retrouve dans quelques unes de nos éditions de classiques.

Le commentaire, qui, ainsi que la glose, exprime des! interprétations ou explications d’un texte, diffère de son synonyme en ce qu’il est littéral, plus libre et moins scru: puleux à s’écarter de la lettre que la glose.

Le mot commentaire, pris dans une signification tout à fait latine, s'applique à un canevas d'histoire, à des mé moires rapidement écrits par celui qui y a eu la plus grande part. Plutarque appelle les Commentaires de César des éphémérides qui fournissent le fond et la matière à l'histoire. Les Commentuires de Blaise de Montluc ont été longtemps le bréviaire des hommes de guerre. Cicéron dit quelque part : « Ce n’est pas un discours, c’est une table des matières, ou un commentaire un peu moins sec. » On a parfois donné le titre de commentaires à certains livres. composés sur un sujet particulier. Kepler, par exemple, & publié les Commentaires de Mars, qui contiennent les ob servations des mouvements de cette planète.

Commentaire se dit encore d’une interprétation maligne donnée aux discours ou aux actions d’autrui, ou des diverses réflexions que chacun fait à sa fantaisie sur les actions d'autrui. On appelle enfin commentaire une addition faite. à une histoire, à un conte, par celui qui le rapporte.

Charles Du Rozoïr.

COMMENTRY, ville de France, dans le département de l'Allier, à 15 kilom. de Montluçon, est située sur une colline dominant le confluent de l'Œïl et de la Banne. Elle est desservie par deux voies de fer, l’une qui aboutit au canal du Cher, l’autre qui va de Moulins à Montluçon. En 1820 ce n’était encore qu’un village de 5 à 600 âmes ; l’industrieena fait une ville florissante qui comptait, en 1872, 11.698 habitants. Tout y est moderne, et l’on ne peut citer aucun édifice remarquable, Ses environs produisent un charbon excellent, et très-propre à la fabrication du coke Les mines de Commentry ont produit, en 1866, 5,386,000 quintaux métriques de houille, et 5,779,000 en 1867. L'établissement des forges de Châtillon et Commentry est l’un des plus considérables de France; il a atteint dans la fabrication des tôles une supériorité incontestée.

COMMERCANT. La loi emploie souvent dans le mêmé sens les mots négociants, marchands, banquiers et commerçants ; mais ce dernier terme est le plus étendu c’est une dénomination générique qui comprend toutes les autres. L'article 1°" du Code de Commerce qualifie de com merçants « tous ceux qui exercent des actes de commerce et en font leur profession habituelle. » Cette définition est complétée au livre 1v, titre 11 du même Code, par l'énumé ration des actes réputés commerciaux. Il est fort important de bien connaître ceux que l’on doit considérer comme telsy, car toutes les contestations qui s’y rapportent sont du res sort de la juridiction commerciale, et la contrainte pan corps est en général attachée aux obligations qui ont de actes de commerce pour objet.

Un acte est commercial ou par sa nature ou à cause de la qualité des personnes qui figurent dans une opération, .

Les actes commerciaux par leur nature sont: 1° tout achat de denrées et marchandises pour les revendre, soit en nature, suit après les avoir travaillées et mises en œur vre, ou même pour en louer simplement l'usage ; 2° toute entreprise de manufacture, de commission, de transs port par terre et par eau; 3° toute entreprise de fourni: tures, d'agences, bureaux d’affaires, établissement de ventes, à l'encan, de spectacles publics; 4° toute opération €

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