‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 115 sur 607 · COMMISSIONNAIRE EN MARCHANDISES · texte numérisé non relu

COMMISSIONNAIRE EN MARCHANDISES

On appelle ainsi, dans le langage du commerce, celui qui se charge des commissions qui lui sont transmises par des négociants, et qui agit en son propre nom ou sous un nom social pour le compte d’un commettant. Les droits et les devoirs du commissionnaire sont les mêmes que ceux du mandataire à l'égard du mandant. En conséquence, il répond des erreurs qu’il pourrait commettre; et comme son mandat est salarié, sa responsabilité est appliquée rigoureusement. Son salaire consiste en un bénéfice net, nommé droit de commission, ordinairement réglé à {ant pour cent, et qui lui est payé soit par le mandant auquel il livre les marchandises, soit par le vendeur lui-même. La loi du 23 mai 1863 dit, dans l’article 95, que tout commissionnaire a privilége sur la valeur des marchandises à lui expédiées, déposées ou consignées.

On distingue trois sortes de commissionnaires : 1° ceux qui font simplement la commission d’achat et de vente c’est-à-dire qui sont spécialement chargés d’acheter pour le compte d'autrui, sous la condition expresse d’expédier sur-le-champ au mandant les marchandises indiquées dans la commission; 2° les commissionnaires par entrepôt : ce sont ceux qui reçoivent en consignation ou en dépôt, avec commission de vendre aux mêmes conditions que le mandant, et à la charge de lui en tenir compte au fur et à mesure du débit des marchandises; 3° les commissionnaires par voitures , qui se chargent des expéditions par terre ou par eau, Ce sont les entrepreneurs de roulage.

Aug. Husson.

COMMIS-VOYAGEUR, Voyez VOYAGEUR DE com- MERCE.

COMMODE (Luaus Ærivs AURELIUS Anronius COM- MODUS), fils de Marc-Aurèle, et arrière-petit-fils de Trajan par sa mère, Faustine, né le 31 août 161 de l'ère chrétienne, empereur à la mort de son père, au mois de mars 180, fut assassiné, l’an 193. Dès son enfance, Commode annonçait les inclinations les plus perverses. Il y avait en lui du Néron et du Caligula. 11 se piquait d'être gladiateur, Comme Néron, il se faisait gloire d’être musicien et cocher. Rencontrant un homme d'une corpulence extraordinaire il le coupa en deux, pour prouver sa force et jouir du plaisir de voir se répandre les entrailles de la victime. 1] faisait couper un pied ou arracher un œil à ceux dont la physionomie lui déplaisait. Ayant rassemblé un grand nombre d'hommes contrefaits, il les assomma avec sa massue, pour imiter Hercule. Il fit couper les bras aux prêtres de Bellone, sous prétexte que cette déesse était représentée ainsi mulilée. Dans une de ses orgies il se fit servirsur un immense plat deux bossus engloulis sous la moutarde. Dans ses jeux contre les gladiateurs, il en tua plus de mille. Personne ne lançait mieux un javelot et n’abattait avec plus de précision la tête d’une bête f6roce, Aussi se disait-il l'Hercule romain. 11 voulut que Rome changeât de nom et prit le sien (Colonia Commo ia) il appela aussi le sénat commodien, et comme dans les s0= ciélés vieillies il n’est pas de bassesses dont ne soient capables les corps délibérants en présence d'un despotisme imbécile, le sénat ratilia cette honteuse qualificativn,

Le premier qui gouverna sous le nom de Commode fut

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