‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 116 sur 607 · COMMISSION — COMMUNAUTÉ · texte numérisé non relu

COMMISSION — COMMUNAUTÉ

Perennis, homme de gu2rre, qui séduisit son jeune maître en lui promettant de le célivrer entièrement du fardeau des affaires. Sous ce ministre, une conspiration se forma contre Commode : Lucilla, sœur aînée du tyran, y entra avec plusieurs jeunes sénateurs. Le coup manqua, par l'imprudence de Pompeianus , l’un d'eux, qui, aprèsavoir pénétré dans la chambre de Commode, lui donna le temps de se reconnaître en lui montrant le poignard et lui disant : « Tiens, voilà ce que le sénat t'envoie. » Ces mots ne furent pas perdus pour Comnode; il en prit prétexte pour décimer le sénat. A Perennis, tué comme conspirateur, succéda le Phrygien Cléandre, autrefois esclave. Un brigand entreprit de châtier Commode : c'était Maternus. Après avoir, à la tête de quelques bandes armées, ravagé la Gaule, l'Espagne et l'Italie, il se rendit secrètement à Rome pour tuer l’empereur. Trahi par ses complices, il fat exlerminé avec quelques confidents plus dévoués, au moment de l'exécution. Averti du danger par sa sœur Fadilla, qui force la porte de sa retraite, Commode , pour sauver sa tête, jette au peuple celle de son indigne ministre.

Les excès affaiblissant chaque jour l’esprit du tyran, il tomba dans de nouvelles extravagances. Il créait vingt-cinq consuls à la fois; plusieurs préfets du prétoire furent nommés pour .quelques jours, d’autres pour quelques heures. Depuis l’émeute terminée par la mort de Cléandre, il ne jouit plus d’un instant de repos : il imaginait des conspirations pour trouver prétexte à des supplices suivis de confiscations. Il vendait le droit de commettre des meurtres. Un jour, dans un spectacle, il ordonna le massacre de tous les assistants. I1 voulut enfin quitter son palais, habiter la maison d’un gladiateur et combattre tout nu devant le peuple. Marcia, la plus chérie de ses concubines, le préfet Lætus et Eclectus, premier officier du palais, s'efforcèrent vainement de le détourner de ce honteux dessein; il les chassa de sa présence. Après leur départ, il inscrivit sur un livre l'arrêt de mort de ces trois personnes et s’endormit. Un enfant saisit le livreet le montra à Marcia, qui soudain avertit Lætus et Eclectus; el tous trois prévinrent le tyran. On commença par l'empoisonner; puis le poison tardant trop à produire ses effets, on l’élrangla. Pertinax fut proclamé empereur à sa place.

COMMODO ET INCOMMODO (De), locution laline qui est passée dans la langue du droit, et qui exprime que dans cerlaines circonstances il y a nécessité, avant de procéder à l'exécution d’une mesure, de s’enquérir soigneusement des avantages el des inconvénients qu'elle peut entraîner avec elle, ce qui se fait au moyen d’une enquête. |

COMMODORE. C’est le titre queles Anglais, les Américains et les Hollandais donnent à un capitaine de vaisseau chargé du commandement de quelques bâtiments de guerre composant une division. C’est le nom de l’emploi conféré temporairement, et non celui d'un grade effectif. L'officier qui en est pourvu est assimilé , pour le rang, pendant son commandement , aux brigadiers généraux. L'institution des commodores présente, entre autres avantages, celui d'une grande économie dans les dépenses de l'État, en ce que les émoluments dont ils jouissent cessent lorsqu'ils sont débarqués, et qu'il n’y à plus lieu de leur payer le traitement d’officier général. |

Dans l’usage, on donne aussi, par courtoisie, le titre de commodore au plus ancien capitaine de trois ou d’un plus grand nombre de vaisseaux en croisière. "À

COMMUNAUTÉ CONJUGALE. D’est une société de biens que la loi ou les conventions du contratde mariage étabhssent entre les époux, et qui a pour objet principal et primitif les acquisitions faites dans le cours de l'union. Cette association, entièrement différente des s0ciétéf ordinaires, fut inconnue au droit romain. Elle est d’origine germanique, Nos pères, les Francs, l'apportèrent

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