COMMUNISME — COMNÈNE
et extérieures, tandis que son siége est surtout dans le cœur humain. Des imaginations inquiètes se tournent vers un nouveau mobile civilisateur; personne ne songe à l'homme, en qui se trouvent les éléments de toute amélioration et de tout progrès. Pendant que les sociétés chimériques pullulent, on laisse la société réelle marcher au hasard, sans but et sans idéal. Le phénomène de ces sectes qui s’engendrent les unes les autres tient à cette sifuation, et dans ce sens cette histoire méritait d’être racontée. Un coup d’œil jeté sur les égarements de l'esprit humain a toujours
‘un utile résultat : il raffermit dans la pratique dn bon sens,
en montrant où conduisent les vertiges de la pensée. Louis REYBAUD , de l’Institut, COMMUNISTES (Droit). On nomme ainsi ceux qui
possèdent quelque chose en commun. Des co-associés, des
co-créanciers ou des co-débiteurs, des co-héritiers ou des co-propriétaires sont tous des communistes tant que subsiste entre eux l’indivision. Cependant cette dénomination s'applique plus spécialement aux co-propriétaires d’un immeuble. Lorsque cet état est le résultat d’un contrat, ce sont ses clauses qui déterminent les droits et les obligations de chacun des communistes. Dans lé cas contraire, voici les obligations respectives qui résultent du seol fait de l'indivision. D'abord chaque communiste peut aliéner sa part sans le consentement de ses co-propriétaires. Pour {out fait de nature indivisible qui se rapporte à la communauté, il est le mandataire névessaire et forcé de chacun de ses co-intéressés, souvent aussi il est réputé l'être pour ce qui est divisible. Le mandat tacite en vertu duquel chacun peut agir ne doit céder que devant l'expression d’une volonté contraire, Il peut arriver que l'exécution de ce mandat emporte une obligation à laquelle les autres communistes voudraient se dérober; lorsque cette obligation ne dépasse pas les bornes d’une sage administration , elle pèse également sur tous les communistes, qu’il faut toujours regarder comme des mandataires réciproques pour l'administration de la chose commune. C’est là du reste un point de fait laissé à l'appréciation des tribunaux.
COMMUTATIF (Contrat). C’est un contrat par lequel chacune des parties s'engage à donner ou à faire une chose qui est regardée comme l'équivalent de ce qu'on lui donne ou de ce qu’on fait pour elle.
COMMUTATION DE PEINE. C’est l'acte par lequel le souverain atténue la nature ou la durée d’une peine infligée à un individu par un tribunal criminel. C’est une émanation du droit de grâce.
COMNENE, nom d’une illustre famille souveraine originaire d'Italie, qui de l’an 1057 à l'an 1204 occupa le trône de Constantinople, et de 1204 à 1461 celui de Trébizonde, fournissant à l’histoire, dans ce long intervalle, dix-huit empereurs et dix-neuf rois, ainsi qu’un grand nombre de princes souverains indépendants, de grands dignitaires, de généraux d'armée , etc. Elle était issue de la famille romaine Flavia, qui, ayant la même origine que celles de Julia et de Silvia, prétendait descendre des rois de Troie et d’Albe, par Énée et Ascagne. A cette famille Flavia appartenaient les empereurs Vespasien et Titus, et c’est d’un frère du premier que sont sorties différentes branches, dont la première finit à l'empereur Licinius et à son fils, étranglés par ordre de Constantin le Grand, qui était issu de la seconde. Les empereurs Jovien, Procope et Léon 1°", descendaient de la troisième ; enfin, la quatrième branche a produit l'empereur éphémère Olybrius, cousin germain de Flavius Comanus Maximus, de qui sont sortis tous les Comnènes, Son surnom de Comanus lui venait de ce qu'il avait soumis les Comans, l'an 469 de J.-C. 11 transmit à ses descendants ce surnom, dont on fit Comaine; et ensuite Comnène. La première branche s'éteignit en 650 ; mais la seconde se continua jusqu'à Flavius-Isaac-Manuel ComxÈène, qui fut général des armées de l’empereur Basile II, et préfet d'Orient en 978,