COMPARAISON — COMPAS
et comme signifiant seulement « l'assemblage de plusieurs figures disposées avec symétrie. » Ainsi, l’on dit fort bien d’un meuble, d’un bureau, d’un tiroir, d’une boîte, etc., qu'ils sont à compartiments ; et dans ce sens, le mot compartiments est synonyme de parties, divisions et subdivisions d’une chose, réunies en un tout, Dans le sens plus restreint et non moins usité dont nous venons de parler, on dit : les compartiments d'un plafond, d’un tapis, d'une broderie, d’un parterre, etc. Dans les ouvrages qui appartiennent plus ou moins directement à Parchitecture, on donne le nom de compartiment à toute combinaison et disposition de lignes ou de formes dont la variété, le mélange, la répétition et les contrastes produisent, suivant la nature des surfaces où on les emploie, un aspect plus ou moins agréable aux yeux. Les compartiments servent surtout à rompre et à corriger l’uniformité, qui deviendrait souvent fastidieuse dans des espaces lisses et des superticies trop étendues. Leur emploi est un des principaux moyens de décor. On en fait en bois pour les planchers, ou en marbre de couleurs variées pour le dallage. Il y a des compartiments en marqueterie, en bois précieux pour les meubles ou les lambris et les revêtements des appartements,
COMPARUTION. C’est l’action de venir en justicesur citation. Dans la procédure criminelle on emploie des mandats decomparution. Dans les affaires civiles, toutesles fois que le tribunal reconnaît qu’il est nécessaire d’entendre telles explicat'ons des parties, il ordonne qu'elles comparaïîtront en personne à une audience indiquée. Celle des parties qui ne se présente pas est réputée déserter la cause. Les procès-verbaux de comparution sont des actes dressés soit par un notaire, soit par un juge commis pour recevoir les déclarations des parties. Ils ont pour but de préciser leurs prétentions réciproques et les points de contestation.
COMPAS (du latin cum, ensemble, et passus, pas). Cet instrument est ainsi appelé par la raison sans doute qu’on s’en sert souvent pour mesurer des longueurs, et qu’alors son mouvement imite les pas d’un homme qui marche. Le plus simple de tous se compose de deux jambes réunies en charnière par un clou rivé ou par une vis, dont on serre l’écrou à volonté quand le jeu de la charnière est trop libre. On fait ce compas en bois, fer, cuivre, etc. ; maïs ses pointes, tantôt droites, tantôt courbes, sont le plus souvent d’acier trempé.
Lorsqu'on veut mesurer au moyen d’un compas ordinaire une très-petite distance , ou diviser exactement une certaine longueur en plusieurs parties égales, il est souvent difficile d'ouvrir Pinstrument de la quantité exacte et de le maintenir à cette ouverture : on obvie à cet inconvénient en faisant usage d’un compas à ressort. Il est fait d’un morceau d'acier, et sa forme ressemble beaucoup à celle d’une paire de pincettes dont les branches se termineraient en pointes. Le ressort est tourné de manière que le compas s'ouvre de lui-même avec un certain effort; pour le fermer, on tourne une vis qui traverse les deux jambes de l'instrument et force leurs pointes à se rapprocher l’une de l’autre; lorsqu'on arrête la vis, il reste nécessairement au même état.
Les dessinateurs agant souvent à tracer sur le papier des cercles à l'encre, au crayon, etc., on leur fait des compas dont une des deux branches est percée, au bout, d'un trou carré et quelquefois triangulaire, dans lequel entre le tenon des diverses pièces de rechange qu’on veut adapter au compas. On les fixe au moyen d'une vis de pression. Ces pièces de rechange sont une allonge, un tire-ligne droit ou courbe, un portecrayon, une petite roue dentée, comme celle d'un éperon, dont on fait usage pour tracer des circontérences de cercle ponctuées. Les compas des mécaniciens, qui sont à pièces de rechange, ont une pointe conique qui placée dans un trou plus où moins grand sert de pivot pour tracer des cercles. Ces compas ont encore une pointe Coupante,
Les deux jambes d'un compas sont les côtés d’un angle