‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 153 sur 607 · COMPTOIRS D'ESCOMPTE - COMTAT · texte numérisé non relu

COMPTOIRS D'ESCOMPTE - COMTAT

le cours d’une instance ont besoin d’avoir copie d’un acte dans lequel ils n’ont pas été partie; la loi vient alors à leur secours, et les autorise à demander un compulsoire. La demande à lin de compulsoire est formée par requête d’avoué à avoué ; elle est portée à l’audience sur un simple acte et jugée sommairement sans aucune procédure, Le jugement est exécutoire, nonobstant appel ou opposition. On appelle procès-verbal de compulsoire celui qui contient la collation de l'expédition ou de la copie de cet acte à la minute par celui qui en a le dépôt ou par le notaire commis par le jugement qui ordonne le compulsoire.

COMPUT ( du latin computus , nombre, call ). Ce mot s’applique particulièrement aux calculs chronologiques nécessaires pour construire le calendrier, tels que le c ycle solaire, le nombre d’or, lépacte, l'indiction romaine, les fêtes mobiles, etc.

COMTAT, COMTAT D'AVIGNON, COMTAT VENAIS- SIN. Le mot comtat est un nom provençal qui, ainsi que l'italien contado, dont il est dérivé, signifie comté, et sous lequel on désignait en général ie comté ou comtat d’ Avignon, comprenant seulement cette ville avec son territoire, et le comté ou Comtat-Venaissin (Comitatus Vindiscinus). Celui-ci est ainsi appelé de Venasque ( Vindiscina), qui en fut la capitale , et fut aussi le siége d’un évêché vers le neuvième siècle. Il n’est donc pas exact de dire qu’Avignon est la capitale du comtat Venaissin, et quele comtat est le territoire ou l'État d'Avignon. Quelquefois on dit simplement le Comtat, au lieu de comtat Venaissin.

Le Comtat était borné au nord par le Dauphiné, à l’est et au sud par la Provence, et à l’ouest par le Rhône, qui le séparait du Languedoc. C'est un des pays les plus beaux et les plus fertiles du monde, surtout la partie basse , qui est arrosée par plusieurs petites rivières , telles que la Sorgue, l'Ouvèze, etc. Les principales villes du comtat Venaissin étaient Carpentras, qui en était la capitale, Cavaillon, Vaison, l'Isle, Pernes, Malaucène, Valréas, etc.

Les commencements de l’histoire du Comtat se lient à celle d'Avignon et de la Provence. Dans le partage qui eut lieu l’an 1125, le Comtat, qui faisait partie de ce qu’on appelait alors le marquisat de Provence, échut au comte de Toulouse, Alphonse Jourdain, dont les successeurs le possédèrent jusqu'à Raimond VI, dit le Vieux, sur lequel il fut confisqué vers la fin du douzième siècle, durant la croisade contre les albigeois. Raimond VII, dit Le Jeune, son fils, céda au saint-siége, en 1259, tous les pays qu'il possédait au-delà du Rhône, Le comte de Provence, auquelils étaient substitués par l’acte de partage de 1125, réclama vainement contre cette cession. Le comte de Toulouse ne fut pas plus heureux en redemandant au pape cette partie de son patrimoine. Il réussit mieux en s'adressant à l’empereur Frédéric II, suzerain du Comtat. Ce monarque cassa le traité de 1229, et ordonna aux états de ce pays de ne reconnaître d’autre seigneur que le comte de Toulouse, qui se remit en possession du Comtat et obtint enfin la renonciation du pape Grégoire IX, en 1234. Raïmond ne laissa en mourant (1249) qu’une fille, Jeanne, qui transporta toute sa sucéession à son époux, Alphonse, comte de Poitou, frère de saint Louis. Après la mort de ce prince, dont elle n'avait pas eu d'enfants, Jeanne, qui ne lui survécut que quatre jours, légua, en 1271, tous ses États en deçà du Rhône à son neveu Philippe le Hardi, et le Comtat, avec tout ce qui lui appartenait au delà du fleuve, à sou autre neveu Charles II d'Anjou, roi de Naples et comte de Provence, Mais Philippe s'empara de toute cette riche succession, et consentit à faire au pape Grégoire X, en 1273, une nouvelle donation dn comtat Venaissin, qui ne devait appartenir ni à l’un ni à l'autre. Les rois de France furent depuis fondés en droit, comme héritiers des comtes de Provence , lorsqu'ils prirent possession du Comtat, ainsi que d'Avignon, à diverses époques, notamment en 1768,

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